Zita Swoon « DPC

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Zita Swoon @ le Zèbre de Belleville, Paris.

Vendredi 8 février 2008

Forcément, quand t’as lu Pennac en boucle pendant toute ta jeunesse, mettre pour la première fois les pieds dans le Zèbre de Monsieur Malaussène, c’est déjà un événement en soi. L’émerveillement passé, posé sur la mezzanine avec un Bordeaux et l’Eos à l’affût devant toi, c’est Zita Swoon, son nouveau Big Blueville ― à paraître le 25 mars ― et son concept de band in a box, où le groupe n’est pas sur scène mais au milieu de la salle, qui te fait passer à l’enchantement. Oh, pas tout de suite, le set démarrant gentiment avec A Song Of 2 Humans, mais dès Me And Josie On A Saturday Night, tu sens les tensions de la salle s’envoler, laissant la place à une joie douillette et chaude. Ça explique peut-être l’espèce de pyjama qu’a revêtu le chanteur Stef Kamil Carlens. Tu es dans le ventre de la ville. Un cocon doux où tu arrêtes de courir, tu te poses et tu écoutes. Ton verre à la main, tu es si bien que tu en oublierais de descendre faire des photos. Thinking About You All The Time est magique. Ne pouvant fixer un point au loin comme le font les groupes sur scène, les Zita Swoon se regardent l’un l’autre, échangeant regard complices et sourires entendus. Ça ajoute du charme. C’est Amel Sera aux percus qui resplendit le plus, se tournant périodiquement vers tes voisins, manifestement de sa famille. Carlens, lui, tourne autour de son micro pour faire face, morceau après morceau, aux 360 degrés de public qui l’entourent. Conclu par un Big City spleenien, le set de 14 titres tantôt mordants, tantôt mous est passé vite. Alors que tout le monde sait qu’il y aura un rappel, Carlens livre un véritable au revoir avec présentation du groupe, « on est au bar si vous nous cherchez » et autres « on a des disques à vendre à l’accueil. » Ça te plaît. Ce n’est pas plus honnête que les groupes qui se barrent sur un timide good night parce qu’ils savent bien que leur public sait bien qu’ils vont revenir dans deux minutes, une affaire entendue, mais ça entretient la magie. Le rappel démarre avec Hot Hotter Hottest, mais le vrai point chaud, c’est un Stamina allongé, débridé et trippant sur lequel Carlens se met à danser et prendre de l’espace. Après un deuxième faux ― mais bien imité ― adieu, Zita Swoon revient une dernière fois pour Our Daily Reminders, plus intime mais idéal. C’est l’ipod que Carlens branche sur la sono qui clôt les débats avec The Lovecats de Cure. We move like cagey tigers / We couldn’t get closer than this, chante gros Robert. Oh oui alors.

Bande-son : Zita SwoonThinking About You All The Time (camera concert)

Rôt¹ qui aurore² pique chur³ Chooz*.

Vendredi 4 août 2006

Rue Étienne Dolet, Paris, 29 juillet.

[Keep moving.]5

Bande-son : Zita Swoon ― Jintro and the Great Luna

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1 Rôt comme une « Pièce de viande (boucherie, volaille, gibier) cuite à feu vif et sans sauce, à la broche ou au four. Synon. rôti. Gros rôt (bœuf, veau, mouton, porc, gros gibier), petit, menu rôt (volaille, gibier à plumes). Le duc se mit à souper à fond : quatre potages, entrées, perdrix et faisans comme rôts (BOURGES, Crépusc. dieux, 1884, p. 26.)  », pas rôt comme bürps, hein.

2 Quand bien même le TLFI prétend qu’« aurorer » n’existe pas, je soutiens pour ma part que c’est un néologisme synonyme d’« éveiller », inventé par Didier Gustin pas plus tard qu’hier soir4.

3 Ça fait super longtemps que j’ai pas lu Astérix et le Bouclier Arverne.

* La prochaine fois, je mets une photo de Chooz avec un titre qui traite de Paris, histoire de rééquilibrer tout ça.

4 Depuis hier soir, Didier Gustin me dicte mes titres dans mon sommeil. C’est maintenant mon seul et unique dieu. Di dieu, juste un. Ah ah [oui, c'est de lui aussi, ça].

5 C’est fou, quand même, cette manie de pondre à chaque fois 47 fois plus de texte dans les notes de bas de note de mes notes que dans les notes de mes notes. Faudrait que je consulte.

Ne passe enfer.

Lundi 20 mars 2006

Gare du Nord, Paris, 14 mars, 22h05.

Être rock en 2006, c’est détourer des poubelles et des rugbymen et finir au pieu avec les Stereophonics, des amis sur qui on peut Comté.

Bande-sonZita Swoon ― Moving Through Life As Prey

Statues [&] Co.

Dimanche 18 décembre 2005

Petit Palais, Paris, 07 décembre.

Et merde.

Mon stock de titres est vide aussi.

La situtation commence à craindre de plus en plus, ici.

Bande-sonZita Swoon - Hey You, Whatshadoing?

PJ Harvey @ State Theater, Détroit.

Vendredi 15 octobre 2004

Polly est arrosée de lumière pendant que son groupe reste dans l’ombre. La salle retient son souffle en hochant la tête religieusement. Des hurlements, parfois. Mais seulement entre les morceaux. Le reste de l’espace sonore est envahi par une voix tour à tour rauque ou naïve, profonde. Des remerciements, beaucoup. Et trois “Au revoir”, aussi. Avant un départ précipité, et des lumières qui nous renvoient à nos vies. Trop vite.

En sortant je tombe sur James, rencontré au Rock City Festival en juin. Il bosse depuis 2 ans sur un documentaire sur le rock local, It Came From Detroit, avec du White Stripes, du Von Bondies, du Blanche, du Dirtbombs et du Paybacks dedans. Un vrai passionné, en somme. La bande-annonce est sur leur site, en attendant la sortie officielle, début 2005. À voir, quoi.

Bande-Son: Zita Swoon - Sad Water