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Remastered #4.


Orchard Lake road, Keego Harbor, 23 septembre 2004.

[Close your eyes to the world that you see.]

Bande-son : Black Rebel Motorcycle ClubAmerican X

Aube rigua d’eau.


Sugar Land, 28 septembre.

Relayons les niouzes des Blogoteux pour annoncer la naissance du belögue des Eurockéennes de Belfort, un médium d’avenir de ce nouveau millénaire rugissant qui se posera cette année en source privilégiée de fiévreuses rumeurs festivalières francs-comtoises jusqu’aux dernières secondes du 3 juillet 2008. Enfin, si j’ai bien compris.

Bande-son : Air TrafficYour Fractured Life

Piles hippies lient.


59 et 90, Sugar Land, 26 septembre.

Rendons hommage aujourd’hui au fier Eos 20D qui ne me quitte plus depuis le 29 octobre 2004, jour où je le trouvais nonchalamment abandonné par le mec d’UPS sur le perron de la mémère qui me logeait à l’époque. Je l’avais chargé tout de suite avant de passer le week-end à photographier au cul de bouteille des arbres, des bus et des songwriters américains au visage angélique déguisés en citrouille aussi, depuis lui et moi on est topains comme torchons, son flash ne marche plus, il est tout cabossé d’une vie passée dans mon sac mais lui et moi c’est comme au premier jour même s’il jalouse secrètement Eos 1D, je le vois dans ses yeux. Joyeux anniversaire, gros.

Rendons également gloire à Winona Ryder, à qui c’est l’anniversaire aussi, et avec qui c’est également comme au premier jour : elle est toujours aussi jolie et elle ne sait toujours aussi pas qui je suis (ni que j’ai un Eos 20D au flash en berne qui partage son annive). Joyeux anniversaire également.

Enfin, rendons acézar aux Editors même si c’est pas leur annive. C’est fou mais quand Tom Smith me chante des trucs comme :

« Come on now
You knew you were lost
But you carried on anyway

Oh come on now
You knew you had no time
But you let the day drift away »

… J’ai une folle envie de dormir avec lui le soir de leur Cigale. Si si.

Bande-son : EditorsThe Racing Rats

Fil-art m’honnit.


Verizon Wireless Theater, Houston, 25 septembre.

Rien.

[C'est con, hein ?]

Bande-son : TV On The RadioWolf Like Me

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1 J’ai fortement hésité avec « fille larmes honnit », mais beaucoup moins avec « Phildar Monique ». Va savoir pourquoi.

Plu skieur m’oins que demain¹.


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

Le NME poste du nouveau Verve2 et j’ai subitement 10 ans de moins.

Fêtons donc ça, non pas en s’écoutant des bouts du nouveau Von Bondies qui sonnent comme une vieille soupe froide bien loin de ce qu’ils purent être, mais plutôt un Warlocks dépressif et éthéré à souhait comme eux seuls en ont le secret, en espérant qu’ils se repointent vite dans le coin, parce que ça fait longtemps, quand même.

Bande-son : The WarlocksDeath, I Hear You Walking

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1 Proverbe valesan.

2 Ils vérifient pas l’adresse électronique sur le formulaire donc vous pouvez entrer n’importe quoi pour télécharger. Sympas, les Anglais.

Ride the snake to the lake the ancient lake baby¹.


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

[J'ai quand même hésité à faire un auto-ping-pong avec ça.]

Les photos de route floues la nuit, c’est décidément un gros pied.

Bande-son : RadioheadBodysnatchers

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1 Les titres en anglais introspectifs, mystérieux et originaux qu’on trouve soi-même tout seul, ça fait tout de suite beaucoup plus classe.

Get your kicks.


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

Y’avait longtemps que j’avais pas posté une photo de bagnole avec cette bande-son-ci, dis donc1. Respectons les traditions.

Oh you’d be surprised
How we race
While our lives
Erased.

Bande-son : Secret MachinesNowhere Again

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1 et , pour les nostalgiques.

Previously unreleased #71¹.


Interpol, Verizon Wireless Theater, Houston, 25 septembre.

Je devais prendre de gros gens en photos dans un restaurant. Passionnant. Alors quand l’autre est venu me voir pour faire une session avec Doherty, j’ai dit oui. Doherty était au fond d’un cimetière, teint en blond, d’ailleurs il ne ressemblait pas à Doherty, enfin si, dans la gestuelle, surtout quand il s’est mis à brandir un costume de marié blanc en expliquant que c’était ce qu’il porterait pour l’enterrement de Kate Moss. « Terrib’ la photo », me dis-je. Mais j’avais oublié mon transmetteur infra-rouge. Obligé de faire avec le flash sur le boîtier. Au grand-angle, Doherty vautré par terre sous moi, le carton du costume pour compléter le cadre.

De retour à Bastille, je découvre dans mon sac que mon Canon-Eos-1D-mark-II s’est changé en Canon-Eos-1D-mark III flambant neuf, avec un écran géant 16/9 en guise de visionneur sur le verso « que je vais super-bien voir les poils de Doherty avec ça ». Manifestement, c’est un autre photographe qui s’est planté et à fait l’échange. Le con. Vite, il faut que je raconte ça au milieu de la place de la Bastille à Starbucks, la fille toute maigre de la classe de terminale d’à côté que j’ai pas vue depuis 10 ans, et à Charlie, croisé dans le hall d’un hôtel proche alors que je n’ai plus de nouvelles de lui depuis son diplôme en 2002.

Une fois rentré à la maison de retraite, je visionne les cartes mémoires du mark III et ne trouve pas les photos de Doherty. Il n’y a que celle des gens gros du restaurant. Ça tombe bien, il faut que je regarde l’exposition qui a lieu dans la salle de bain. En démontant mon flash. Qui arrache le sommet du boîtier au passage, il me faut un écrou H M6, parce que là le dos se démonte et la roue qui fait défiler les photos essaie de se barrer. C’est à cause de la barre oblongue en polypropylène et ses 4 ressorts, dont deux courts, qu’il faut que je comprime préalablement.

Sur ce, je me suis réveillé avec Feist. Il était 6h37.

Et je sais, tout ça n’a rien à voir avec Carlos D.

Bande-son : Feist1234

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1 Concept from chez Juyette.

Interpol @ Verizon Wireless Theater, Houston.

Ils sont comme ça, les Ricains. Ils adorent proposer à des marques de sponsoriser leurs salles en leur refilant leur nom. D’où le Verizon Wireless Theater. Devant lequel je trouve deux files : celle pour la plèbe et celle pour les abonnés Verizon qui, en brandissant leur combiné, peuvent entrer en passant devant tout le monde. S’il y a une Smith & Wesson Arena en ville, elle doit être le théâtre de chouettes fins de soirées.

Liars, j’en sors déçu. On m’avait tellement vanté le nouvel album que je m’attendais à une grosse tuerie, mais celle-ci n’aura lieu que pour Pure Unevil, sur la toute fin. Je zappe, bière au bar d’à côté pendant que le plateau se change.

Interpol surgit 30 minutes plus tard sur un fond de scène où est projetée leur moche nouvelle pochette. Paul Banks a maigri. Carlos D. surgit d’une autre époque. Fogarino et Kessler n’ont pas changé. Pioneer To The Falls éclate avec une puissance démesurée. Que ce soit sur disque ou sur scène, Interpol n’a jamais loupé ses entrées en matière. La lumière est bleue. Les photos du premier titre seront pourries. Banks enchaîne sur un Obstacle 1 qui affole le devant de scène. Je frissonne. Lumières rouges. Les photos du deuxième titre seront pourries. Sur Narc, déjà, ça retombe un peu. Dans les lumières mauves. Toutes les photos de ce soir seront pourries. C’est con.

Interpol déroule et se montre vaguement plus ouvert au public qu’à l’accoutumée (comprendre : « ce soir Paul Banks a sourit. Deux fois. »). Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Daniel Kessler, la mêche a été vendue par Angus Andrews de Liars, avant qu’il quitte la scène. Kessler fête ça en multipliant les entrechats et en lançant le riff frénétique de Say Hello To The Angels. Plus rapide et agressive, la version souffre de l’interprétation trop aiguë de Banks. Le Mammoth qui suit rattrape largement le coup, comme Slow Hands, puis The Heinrich Maneuver, sous de belles lumières blanches qui auraient fait de belles photos (enculés). Mais ce qui m’étonne le plus, c’est l’accueil hystérique que reçoit Evil, pourtant single de fin d’album il y a 3 ans. Il a dû se passer un truc ici avec ce titre que nous autres, les Européens, on n’a pas calé. Ou alors le phénomène se limite au Texas, son texte faisant une apologie de la country en chapeau de cow-boy qu’il n’y a qu’ici qu’on comprend. Va savoir.

Interpol se casse sur un Not Even Jail magique, puis revient pour un rappel dont je ne retiens que le PDA final, toujours aussi taillé dans l’urgence. Tout le monde au lit, un peu frustré. Ça fait toujours le même effet de les voir, mais tout ça manquait gravement d’NYC et de Leif Erickson. Et en 6 concerts ils ne m’ont toujours pas joué Untitled. Je vais finir par croire qu’ils le font exprès.

Je fais copain-copain avec le taxi qui me ramène. Il me fait monter devant pour que je puisse cloper avec lui. Il est sénégalais, il vit ici depuis 8 ans, c’est son frère qui lui a proposé de venir parce qu’il y avait de la thune à se faire. Journées de 15h pour rembourser l’achat de la voiture, 5 ans qu’il est pas rentré au pays, le mec me parle d’Afrique, du regard des Ricains sur la pognon sans lequel tu n’es rien pour eux, de leur incompréhension quand il leur raconte qu’un jour, quand il aura gagné assez, il retournera chez lui, où la vie n’est pas constamment surveillée et tout le monde est relax. Au final, je crois que ce que je retiendrai le plus de la soirée, ce sera cette rencontre. Mais joyeux anniversaire quand même, Daniel.

Bande-son : InterpolMammoth

Assises bonnes en gare¹.


George Bush Intercontinental Airport, Houston, 27 avril.

Jacques et Marguerite de la Blanche Bande ont révélé le nom du chansonnier qui se produira en ouverture du bal qu’ils donneront lundi au dancing « le Zénith », à Paris XIX. Il s’agit d’un certain Mr. David Viner, un Anglais jusque là inconnu malgré déjà deux 33 tours à son actif.

Pfff, j’aurais quand même préféré les Paybacks, moi.

Bande-son : Damien Rice9 Crimes

1 Désolé.

Grosse tane trois flics.


San Felipe Road, Houston, 26 avril.

Dark is the horizon
Blackened by the sun
This rotten cage of Bridgetown
Is where I now belong

[J'ai une anecdote super-géniale sur Tobacco Island mais je préfère la garder pour l'ADB#143.]

Bande-son : Flogging MollyTobacco Island (live acoustic)

Sheila, what ? Kelp ray fair ?


Sugar Land, 26 avril.

I

Hate

Mondays.

Bande-son : Smashing Pumpkins United States (live Paris)

Rôdé aux masses âcres.


59 Ouest, Houston, 26 avril.

Ce qui est chouette, avec l’étranger, c’est que quoi que tu shoutes, ça a plus de gueule que le même truc en France.

Surtout quand tu vignettes à fond.

Bande-son : Arcade Fire Keep The Car Running

Autre route du sol, hej¹.


59 Ouest, Houston, 26 avril.

There we were,
No here we are.
All this confusion,
Nothings the same to me.

Bande-son : Oasis Columbia

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1 Bien choisi mon jour pour me mettre au suédois, moi.

Laids ses passés.


Williams Tower, Houston, 25 avril.

I wish I was.

Bande-son : Pearl Jam Wishlist