
Water street, Brooklyn, 10 mai 2009.
The Dead Weather – Old Mary
Dimanche
22
août 2010

Ahah et dire que quand j’étais jeune et naïf je m’étais plaint du Bataclan de Pidji Harvet l’année dernière parce qu’on avait eu trop chaud. Hier c’était pire, bien pire, pire même que la Cigale de l’année dernière avec des morts et tout ; mais pas des morts inutiles, hein, des morts pour la bonne cause d’une soirée une fois de plus sulfureuse, grasse, noire, qui sentait le cambouis (au figuré) et la sueur (au propre) (ou sale) (bref vous voyez).
Je ne savais pas si The Dead Weather deviendra le projet de résidence de White, mais il faut reconnaître que plus cette mutante machine tourne et plus elle gagne en épaisseur, en complexité et en énergie venimeuse, développant une image, déclinant un concept qui rivalise de mieux en mieux avec l’univers qu’avaient tissé les White Stripes. Sur scène tout est sauvage et sexuel, dans la fosse tout est brutal et torréfié. L’allégorie du kids want to fuck and fight des Kills. Méchant, mordant, sadique, enlacé et bien trop court. Expédié en 1 h 15, tarif syndical. Mais de toutes façons on aurait pas tenu une demi-heure de plus à 45 °C. Mais quelle énergie putain. Et quelle douche en rentrant. Et dieu que ce groupe devient excitant.
The Dead Weather – Jawbreaker
Vendredi
11
juin 2010

Rue Michel-le-Comte, Paris, 8 mai.
[On avait dit et redit qu'il fallait que j'arrête avec les escaliers vides.]
[On avait dit et redit qu'il fallait que j'arrête avec les escaliers vides.]
[On avait dit et redit qu'il fallait que j'arrête avec les escaliers vides.]
Et j’avais déjà fait un titre dans le genre là.
Et je trouve cruel de devoir choisir ce matin entre 60-ft Tall et Twist, alors je mets les deux.
Tout fout le camp, vous dis-je.
The Dead Weather – 60-ft Tall
I Am Kloot – Twist
Vendredi
28
mai 2010
Mercredi
24
mar 2010

Rue du Faubourg Saint-Antoine, Paris, 27 février.
Et Jack White puise une fois de plus dans ses cauchemars tourmentés ― ici ce rêve en tranches et peiné tant2, qui le vit étouffer, la tête coincée entre les seins de Cure de Picrate ― pour signer un morceau une fois de plus comme il faut3, un nouveau et xylostelnique Dead Weather placé là juste en-dessous.
[Notons au passage que drodrop [« gougoutte » en français] a été tronqué dans le titre final pour ajouter du mystère à tout ça.]
Sea of Cowards, l’album, sort normalement le 7 mai.
Youpi.
The Dead Weather – Die by the Drop
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1 Trois heures que je sèche sur ce titre. Vient un moment où faut lâcher l’affaire et prendre le premier truc qui passe par la tête.
2 L’auteur aurait pu s’abstenir d’un tel jeu de mot, digne des plus grandes heures des Grosses Têtes. Il aurait même dû.
3 Plus la peine de se fouler sur les descriptions, hein, tout le monde sait que de toutes façons je ne suis pas objectif.
Mercredi
30
déc 2009
et 

Parce qu’après tout et puisque ça a tellement plu l’année dernière autant refaire un Shooting Doggies pour fêter la bande d’originales de cette année, va.
The Pains of Being Pure at Heart ― Come Saturday
Yeah Yeah Yeahs ― Dull Life
The Black Box Revelation ― Love, Love Is on My Mind
The Dead Weather ― Will There Be Enough Water?
Blood Red Shoes ― You Bring Me Down
Kasabian ― Underdog
The Veils ― Sit Down By the Fire
The Black Box Revelation― I Don’t Want It
Animal Collective ― My Girls
The Dead Weather ― Treat Me Like Your Mother

avec
et 
Samedi
05
déc 2009

Le constat sera le même que la dernière fois. À part que l’Olympia fut encore plus mal éclairé que la Cigale, comme quoi tout est possible dans la vie, et qu’il y avait moins de groupies fanatiques de Mosshart dans la fosse. Ou alors c’est que je ne les ai pas remarquées puisqu’à l’Olympia, au moins, il y a une fosse photo, et que du coup je n’était pas noyé au milieu de la masse. Pas que je sois réfractaire à la masse, hein, que la masse ne se vexe pas, mais c’est quand même plus facile de bouger pour changer ses angles quand on est pas pris au milieu d’une mêlée de rugby bourrée. Quoi qu’il en soit la soirée fut mieux qu’en juin. Je crois. Ou alors c’est seulement parce que maintenant, je maîtrise l’album et que j’ai donc pu apprécier Y aura-t-il assez d’eau ? et Traite-moi comme ta maman à leur juste valeur ― je suis moins fan de Je tranche tel un bison, en revanche ― et que j’ai trouvé un T-shirt trop bath que je vais pouvoir me la péter trop à fond avec.
Ah, et Jack White est toujours mon homme de maison.
Sur ce je file m’acheter un poney et l’appeler Lucifer.
The Dead Weather – New Pony (Bob Dylan cover)
Jeudi
30
juil 2009

Michigan Avenue, Détroit, 3 mai.
Bande-son : The Dead Weather – So Far From Your Weapon
Et de la lecture.
Vendredi
17
juil 2009

Bande-son : The Dead Weather – Treat Me Like Your Mother
J’aurais cru qu’en grandissant, j’aurais arrêté de juger tout ce que fait Jack White avec la plus grande subjectivité. J’aurais cru qu’au moment de le voir sur scène pour la septième fois en cinq ans ― la première de l’ère moderne, ahah j’adore ma nouvelle vie ― avec encore un nouveau groupe1, faire preuve d’une infinie jugeote prête à tailler en pièces son nouveau projet avec la soif de sang d’un chroniqueur de Télérama. Tant qu’à faire, j’aurais également cru pouvoir chouter tranquille depuis le deuxième rang où je m’étais planqué. Mais ça, c’était avant, quand j’étais jeune et naïf.
On passera rapidement sur le fait que les premiers mètres de fosse de la Cigale m’ont englouti dans leur tempête dès la montée en scène du groupe ― au point qu’Eagles of Death Metal et les Subways à côté c’était Pipo et Mollo font du ski ― et que mon salut vint d’un fier compagnon qui risqua sa vie pour m’empêcher de me faire couper en deux2. Tout ce qui compte, c’est que cet anti-Frankenstein musical, créature reconstituée à partir des éléments les plus vivants des Kills, des Raconteurs et des White Stripes, fut à la hauteur de l’attente. La grosse heure que The Dead Weather passa sur scène ne fut qu’un bloc de granit sauvage en pleine gueule, une rave-party capillaire cachant tous les visages de la scène, un festival de déhanchés rock et roll. Je n’ai rien retenu de la setlist, rien suivi des reprises et des compos originales, juste observé ce groupe sans leader ― mais unanimement tourné vers son batteur ― me déverser ses décibels furieux en pleine poire dans une chaleur insupportable jusqu’au complet dessèchement, pendant que volaient les corps sur scène et dans la fosse3. Il n’y a plus qu’à espérer que The Dead Weather se montre tout aussi météortel sur disque… histoire de continuer à me comporter en groupie quelques années de plus.
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1 Y a des gens qui se réveillent avec la gueule de bois un lendemain de grosse murge en réalisant qu’ils ont encore trompé leur copain/copine. Jack White, je l’imagine toujours dans ce genre de situation s’éveiller en se disant « et merde, j’ai encore monté un groupe. »
2 À ce titre merci de pardonner les photos, hein, elle furent tout sauf faciles à prendre.
3 Mention spécial au mec monté sur scène à la fin pour faire un poutou à Alison Mosshart.
Vendredi
05
juin 2009

Kellogg Boulevard, Saint-Paul, 26 avril.
Bande-son : Oasis – (It’s Good) To Be Free (live Royal Albert Hall, London, March 27, 2007)
“I feel it, you feel it―we’re all struggling with the trouble that this industry is in right now,” says White some weeks later. “And it’s not about sales; it’s about beauty and romance and a relationship to art that’s turning invisible, and it’s affecting people’s perception of music. It’s affecting whether they think of it as a viable art, because it’s so fucking disposable. It’s not about being modern or retro or a Luddite or being hopeful or pessimistic about the future; it’s about clinging on to what makes sense of our lives, and what gives our lives value, and what gives us a commonality and a feeling of belonging.”
We all may be out of a job tomorrow, and the street outside may be full of desperate overflow from the neighborhood rescue mission, and we may need heavily armed escorts to safely depart if we loiter too long, and artfully convulsive rock’n’roll may be turning into a limited-edition boutique item for insiders, but on this blur of a March night, the strawberries tasted like strawberries, and the snozzberries tasted like snozzberries, and we were the music makers, and we were the dreamers of dreams.
Charles Aaron in le dernier Spin fraîché du matin pêché.
Pas ça qui paiera nos pâtes, mais ça fait au moins oublier le reste trois minutes.
Dimanche
31
mai 2009

First Avenue, Minneapolis, 25 avril.
Bande-son : The Dead Weather – Treat Me Like Your Mother
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1 Je sais je sais c’est super grave de nase comme titre mais c’est le week-end, aussi, hein.