Articles avec le mot-clé « The Black Angels »

Mardi
26
jan 2010

Wolfmother + The Black Angels @ le Bataclan, Paris.

1 WolfmotherCalifornia Queen

Ce Bataclan-là ressembla quand même beaucoup à cet Élysée-Montmartre-ci. Pourtant, là où à l’époque je voyais « un combo australien complètement à fond de 5e, le compte-tour dans le rouge, les pistons qui fondent », hier c’était plutôt un groupe de reprises de lui-même ― rappelons que Stockdale a viré ses deux potes en 2008 pour les remplacer par un nouvel effectif plus maléable ― surenchérir à l’envi dans les postures rock et roll, les riffs bétonnés et les choucroutes capillaires. Seul aux commandes, sans personne pour le juguler, Stockdale s’emballe et dévale à la tête de sa troupe de mercenaire la pente du gouffre qui engloutit en son temps The Darkness. Et malgré tout, je n’arrive même pas à être d’accord avec moi-même en tapant ces lignes puisqu’hier soir, je faisais comme tout le monde en tripant sauvagement sur ce Woman corrosif et étiré dans les flammes, sans crier à la caricature. Réaction allergique à l’écœurement suscité par Cosmic Egg, ce second album plombé par ses excès ? Ou plutôt parce que, bêtement, on en revient toujours à dire que « c’était mieux avant », même si justement l’on trouvait que ce qu’il y avait de bien, avec cet avant, c’est qu’il rappelait à merveille l’avant d’avant ? Mais bon, ce Bataclan-là ressembla quand même beaucoup à cet Élysée-Montmartre-ci. Reste qu’à trop exagérer sa vénération pour les années 70, Wolfmother risquent bien de finir aussi mal qu’elles.

PS : saluons la clairvoyance de gros Thom qui, il y a 13 mois, avait prévu le coup : les Black Angels sont effectivement graves de mortels quand on ne leur laisse qu’une demi-heure et aucune occasion de se mordre la queue.

The Black Angels

Wolfmother

_____

1 Tant qu’on y est, profitons de l’affichage de cette belle pochette pour nous refaire une compile de coucous.


Mercredi
14
jan 2009

À dos les sens.


Givet, 24 décembre 2008.

 Bande-son : The Black AngelsSniper at the Gates of Heaven

Proverbe du mercredi :
« clique là-dessus, ta soirée est foutue. »


Lundi
05
jan 2009

Lacs et phares abîment.


Sacré-Cœur, Paris, 16 décembre 2008.

 Bande-son : The Black AngelsVikings

C’était l’hiver sur Montmartre et il y avait trois personnages. Quatre, en comptant la masse de pierre glabre. Cinq, même, avec le fotoaparat qui avait accompagné le Poilu au sommet de la butte. Un fotoaparat neurasthénique, sa sangle penchait vers la retraite.

La masse de pierre glabre ressemblait à une glace d’arctique et dominait toute la surface de la place que le Japonais avait entrepris de photographier. Oui, sous la masse de pierre glabre, il y avait un Japonais, très quelconque, debout, l’appareil au bras. Il faisait face à sa douce, prête à sourire avec une millimétrique application et, à force de tâtonnements reptants, semblait avoir réussi à assembler jeune fille et vieil iceberg dans un seul cadre. Encore fallut-il tout exposer comme il l’eut fallu, voilà qui n’était pas gagné.

Ces supputations gambadaient sous la longue chevelure d’airain du Poilu, lui-même en pleine quête du bon angle, quand une paire de phares blancs vînt envahir tout son viseur, le perturbant en pleine génuflexion cadreuse.

Fussent les visages rieurs de l’escouade de policiers occupant l’estafette qui venait d’aborder la place, ou le léger bourdonnement qui couvrait légèrement son iPod, le Poilu en coupa sa bande-son. Le fourgon rallia au pas le fond de la place, y fit demi-tour et repassa le long de la masse de pierre glabre, haut-parleur branché, un sergent de ville jovial tenant son micro au milieu de sa troupe hilare, débitant

« La Préfecture de Police,
La Mairie de Paris,
Se joignent à nous,
Pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année.
 »

Regardant l’estafette s’éloigner, le Poilu ne put que convenir du fait qu’il existait effectivement d’autres moyens de changer les policiers en fleurs que le Walther P38.


Lundi
29
déc 2008

2008 en… #4.

2008 en 10 trucs de fous trop dingues

Le décompte à la Miss France ayant été super bien reçu l’année dernière par l’association des brodeuses sur soie de Saligny-sur-Loire, on va remettre ça cette année pour leur faire plaisir.

10 ― The Ting Tings – We Started Nothing

Ils ont effectivement commencé quelque chose, et quelque chose de bien. Les Ting Tings ont fait cette année dans l’irrésistible, le déluré et le chaloupé sans dépasser les limites du raisonnables ― donc du chiant ― , et 2008 s’achève en emportant avec au moins un Shut Up and Let Me Go ― traduit « tais-toi prends un vélo » par mewa si vous voulez l’entendre venez me payer des Guinness jusqu’à ce que chant s’en suive ― et un That’s Not My Name dans sa longue liste de titres de fous qui auront marqué l’année et ses soirées.

 

9 ― The Black Angels – Directions to See a Ghost

Je ne vais pas trop épiloguer là-dessus après la note d’avant-hier : tout le bien que je pense des Black Angels rejaillit forcément sur cet album en forme de litanie électrisée et désespérée rouge et verte aussi. Bel album, beau groupe, concerts à retravailler un peu mais on vous aime quand même, des bises.

 

8 ― Oasis – Dig Out Your Soul

Depuis le temps, on sait que le meilleur album d’Oasis est derrière eux. Il faut l’accepter et vivre avec. Cela n’empêche pas Dig Out Your Soul d’être à la hauteur, point. Avec des Shock of the Lightning, des Falling Down, Ain’t Got Nothing et des To Be Where’s There’s Life, les frères Gallagher se sont montrés dignes de leurs jeunes années tout en faisant mieux que Don’t Believe the Truth, qui était lui-même mieux qu’Heathen Chemistry. Les albums passent, les Mancuniens sont toujours là et, en attendant que Blur reviennent, ils jouent tout seuls dans leur catégorie, trop vieux pour rivaliser avec les jeunes et trop jeunes pour se comparer aux vieux. Oasis vit toujours et c’est déjà bien, de moins en moins de groupes peuvent se vanter d’en faire autant.

7 ― TV on the Radio – Dear Science

TV on the Radio est un groupe cool que c’est la frime de les écouter, on pourrait même les qualifier de branchés si cette dernière expression l’était toujours, branchée. À coups de Red Dress impatient, Shout Me Out courant après la montre, DLZ vengeur et Lover’s Day envolé, TV on the Radio signe un album urbain dans la lignée des précédents, ce genre qui colle parfaitement à une chevauchée de métro quand on est en retard pour le boulot, scotché sur ta vie comme si subitement tu vivais à New York. Leur premier qui me marque à ce point. Je ne suis pas mécontent de suivre la haÿpe, pour une fois.

6 ― The Raconteurs – Consolers of the Lonely

En voilà un qu’on m’a bien gâché. Malgré ça, ce deuxième Raconteurs est largement au-dessus de son prédécesseur grâce à une prod bien meilleure et des compos plus incisives. Cette année, White et sa bande on enfin passé la 5e, subitement tout va mieux, on part pour l’album de l’année juché sur des Salute Your Solution, Consoler of the Lonely, Five on the Five, Carolina Drama et puis… Non. La vie. Mais je salue quand même l’effort.

 

5 ― The Dandy Warhols – …Earth to the Dandy Warhols…

Et voilà les Dandys ressurgissant dans ma vie. Pas leur meilleur album non plus, Thirteen Tales of Urban Bohemia ayant mis la barre haut à son époque, mais …Earth to the Dandy Warhols… a eu au moins le mérite de me réconcilier avec eux alors que nous étions fâchés depuis Welcome to the Monkey House. Trois albums plus tard, enfin, on se rabiboche. J’y peux rien, je suis de nature rancunière. C’est mal mais je me soigne.

 

4 ― I’m From Barcelona – Who Killed Harry Houdini?

Jack White mis à part ― on trouve toujours une place pour un Jack White dans les classements de fin d’année, la vie est ainsi faite ―, I’m From Barcelona se retrouve seul survivant de mon top album 2007, après le lamentable échec de Kings of Leon et de leur Only by the Night à vite oublier dans les cachots de la honte musicale, l’incapacité de Cold War Kids à faire quoi que ce soit d’intéressant sur Loyalty to Loyalty et les vacances prises par tous les autres. I’m From Barcelona, cette année, a pris son image de groupe de bisounours toujours guet’z et prêts à faire des poutoux à tout le monde, l’a mise en pièces et a recollé le tout à l’envers, pondant un album bien plus sombre, prenant tout le monde sur un contre-pied inattendu. Le résultat est épatant, la bande d’Emanuel Lundgren s’éclaire d’un jour ― ou plutôt d’une nuit ― nouvelle, la musique m’a tué, Houdini et mort et la multitude suédoise finit cette année 2008 dépouillée de son costume de carnaval. Ce n’est pas une légende, les clowns les plus drôles peuvent vraiment être les gens les plus tristes.

 

3 ― Bloc Party – Intimacy

Voilà un groupe qui aura mis le temps à me percer à jour. Silent Alarm me laissait de marbre en 2005, je ne jetais même pas une oreille sur A Weekend in the City deux ans plus tard, et voilà subitement qu’Intimacy me marque avec ses Signs, Ares, One Month Off, Halo, prouvant que je ne suis finalement pas un si gros imbécile que ça puisque je finis par changer radicalement d’avis sur le groupe. Douce flatterie, rassurant constat, même la pochette est une des plus jolies de l’année, voilà le quartette sur mon podium 2008. Drôle d’année, décidément.

 

2 ― The Kills – Midnight Boom

Un album qui tabasse d’un bout à l’autre, je ne vois pas quoi ajouter. Pourtant pas tellement éloigné des deux premiers Kills, Midnight Boom est la soudaine explosion du duo qu’on commence à subitement retrouver partout. L’année prochaine, ils feront la Star Académie en trio avec Miquailze et Looane et ce sera bien fait pour eux, tiens, ils l’auront bien cherché, merde à la fin, on n’a pas idée de sortir des trucs pareils, une vraie mine de bandes-sons pour ce journal électronique, avec des textes aussi bien torchés et des mélodies épurées et fatales. Je serais musicien, tant de perfection simpliste me déprimerait grave, en fait.

 

1 ― Eddie Vedder – Into the Wild

J’avoue, c’est super-gonflé d’aller mettre en album de l’année 2008 un truc qui est sorti en 2007. Cela étant, beaucoup ayant placé In Rainbows dans leurs classements 2008 alors qu’il est sorti l’année dernière, je prends donc le droit de faire de même devant la nécessité : Into the Wild est le seul album que je me suis écouté complètement, dans l’ordre et sans rien zapper cette année. Ce disque se pose en invitation au voyage géante, l’album idéal du train, l’album parfait de la bagnole, l’album évident de l’avion mais surtout l’album qui colle aux semelles de la moindre équipée pédestre. Parfait de son intro à sa piste cachée, toujours prêts à partir et toujours content de rentrer, moi qui pensait que seuls les labradors étaient vraiment fidèles, je découvre que les chanteurs à cheveux longs et chemises en draps aussi. En 2009 lui et moi en aurons encore à vivre, à découvrir, juste tous les deux. Et c’est tant mieux.

Bande-son : Eddie VedderRise

2007 en 10 albums graves

      1. Arcade Fire – Neon Bible
      2. Editors An End Has a Start
      3. The White Stripes Icky Thump
      4. PJ HarveyWhite Chalk
      5. Kings of Leon Because of the Times
      1. Black Rebel Motorcycle Club Baby 81
      2. The Wombats The Wombats Proudly Present: A Guide to Love, Loss and Desperation
      3. I’m From Barcelona Let Me Introduce My Friends
      1. Interpol Our Love to Admire
      2. RadioheadIn Rainbows

1998 en 5 disques méchants

      1. K’s Choice Cocoon Crash
      2. Oasis Be Here Now
      3. Manic Street Preachers Everything Must Go
      4. Pearl Jam Yield
      5. Soul Asylum Candy from a Stranger

Samedi
27
déc 2008

2008 en… #2.

 

Présentent

Les 5 groupes inconnus au bataillon de 2007 et reconnus d’intérêt public en 2008


L’Élysée-Montmartre, Paris, 8 décembre.

Je suis effectivement resté sceptique devant le concert de l’Élysée-Montmartre, mais malgré tout, les Black Angels ont lâché cette année un Directions to See a Ghost qui m’a bluffé de sa première piste à son emballage soigné trahissant leur passé de graphistes méticuleux. Ce groupe-là a tout pour plaire, pour peu qu’on aime le velvetien, le doorseux, les rythmes pesants et écrasés et les sillons désolants étirés sur des dizaines de minutes. Là où les Warlocks ont échoué l’année dernière, le combo d’Austin sauve les meubles d’un rock spleenien désabusé et dépressif en renouvelant le genre, mais pas trop, hein, parce qu’il est des choses dans la vie auxquelles mieux ne vaut pas trop toucher.

        1. The Black Angels
        2. The Ting Tings
        3. Blood Red Shoes
        4. The Blakes
        5. MGMT

Saluons également des Ting Tings explosant avec un We Started Something déluré et chaloupant, taillé pour les soirées haÿpe et les pubes d’iPods ; ainsi que Blood Red Shoes revisitant le duo mixte à batterie et guitare dans des directions en tous points opposées à celles des White Stripes, péchant d’une main et promettant de l’autre. The Blakes m’ont séduit avec leur premier album, MGMT fut omniprésent et mérite sa place. Au plaisir de revoir tout ce monde-là en 2009.

 Bande-son : The Black AngelsDoves


avec

2007 en 5 chouettes groupes pas connus en 2006

        1. The Wombats
        2. I’m From Barcelona
        3. Air Traffic
        4. Cold War Kids
        5. Handsome Furs

1998 en 2 groupes blabla tout ça

        1. K’s Choice
        2. Manic Street Preachers

Mardi
09
déc 2008

The Black Angels @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

 Bande-son : The Black AngelsDeer-Shee-Ree

The Black Angels ou la preuve criante qu’album marquant ne rime pas forcément avec soirée d’anthologie. Si, grâce à leur Directions to See a Ghost sorti en avril, les Texans d’Austin ont remis au goût du jour un rock spleenien laconique et bien gras trempé dans le Velvet comme les Warlocks n’ont plus su en faire depuis leur Surgery de 2005, sur scène ils pêchent par l’abus d’une formule qui, quoique captivante, revient vite se mordre la queue. Durant une grosse heure et demie, l’Élysée oscille entre riffs lourds, déprimés et lancinants et accords pesants, torturés et rampants. En gros, on repasse toujours par le même point qui, s’il plaît les deux ou trois premières fois, finit invariablement par lasser. Alex Maas ― croisement de Jim Morrison pour la voix et le phrasé, Fidel Castro pour le style et la barbouze et Robert Smith pour la posture et les pas de chat timide ― envoie du bois sur des versions de Science Killer et Young Men Dead vraiment méchantes, la batteuse Stephanie Bailey est impressionnante dans son style mais, malgré tout, quand vient le rappel, on se surprend à regarder sa montre un peu trop souvent et regretter que le fumage de drogue soit dorénavant interdit dans les salles de rock et roll, car ça nous aurait pas mal aidé à triper comme il s’eut dû toute une soirée. À la sortie, tous les avis que j’entends rejoignent le mien : excellent mais trop répétitif, avec la voix de Maas gâchée par un abus de réverb’ sur le son. La formule est payante, c’est certain, les Black Angels ont seulement besoin de travailler leur fond pour se hisser à la hauteur des Warlocks ou de Black Rebel Motorcycle Club. En attendant…

« … ils devraient s’en tenir à faire des premières parties, quand ils ne jouent qu’une demi-heure ils sont mortels. »

Gros Thom, 08 décembre 2008.


Vendredi
26
sept 2008

Well hold on tight, just hold on tight you’re too slow.


Parc Monceau, Paris, 6 septembre.

 Bande-son : The Black Angels Young Men Dead

Les Black Angels c’est bon, mangez-en.

[Et cliquez sur la pochette pour la voir en grand parce que la réduction ne lui est pas flatteuse du tout.]


Lundi
18
août 2008

J’y croîs dur comme fer.


Très Grosse Bibliothèque, Paris, 12 juillet.

Celui-là j’avoue, j’en suis fier.

 The Black AngelsScience Killer


Mardi
22
juil 2008

Pis à prismes #13, #14.


Paris, 3 juillet.

Pöng.

Cela sans même prêter attention à la basse attaque focalienne dont je fais l’objet, mouarf.

 Bande-son : The Black AngelsYou on the Run


Vendredi
25
avr 2008

Phoebe Killdeer & The Short Straws @ les Femmes s’en Mêlent, la Maroquinerie, Paris.

Cette semaine c’est vraiment le total pieds.

Bande-son : The Black AngelsDoves