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Archive pour le mot-clef ‘Texas’

2007 en… #4.

Samedi 29 décembre 2007
 

Présentent

2007 en 10 albums dingues de trop l’éclate puissante qui fouette

On se la fait en décompte histoire de se la péter Miss France.

10 ― Radiohead – In Rainbows

Un de mes plus proches amis le dit en octobre bien mieux que moi, « In Rainbows ne DEVAIT pas être le plus bel enregistrement de Radiohead, tout simplement parce que la façon dont il a été sorti éclipserait son potentiel : bref, ce serait se tirer une balle dans le pied. » Et il est vrai que la forme fut mise bien en avant du fond. Pressenti depuis 2006, les rumeurs faisant part de sessions laborieuses dans lesquelles le groupe procastinait de bon cœur dans toute les directions, ce 7e album ne s’annonçait pas avant 2008. Pourtant, Radiohead pris tout le monde à froid en annonçant sa sortie dix jours à l’avance en téléchargement à prix fixé par le client, provoquant une fièvre rare sur le Internet et dans les magazines. L’accalmie rétablie, In Rainbows rentré dans le rang ― on le trouvera dans les bacs lundi ―, que restera-t-il de ce disque ? Une certaine saveur, oui. du 15 Steps, du Bodysnatchers, du Jigsaw Falling Into Place, du Videotape et du Reckoner. Pas leur meilleur album, pourtant. Mais leur premier que j’aurai autant attendu.
 

9 ― Interpol – Our Love To Admire

Qu’on soit clair, ce disque m’a donné une folle envie de faire également un classement des pires pochettes de l’année. Affreusement déçu au premier abord, le planquant au fond de mon étagère comme si j’en voulais personnellement à la bande à Banks d’avoir pondu ça, je l’ai longtemps observé d’un œil torve avant de lui donner sa chance dans le chüffle du MD. Et au final, malgré sa pochette, Our Love To Admire se fond dans le même moule que les deux précédents Interpol : il lui faut de la nuit pluvieuse, des reflets de réverbères et un peu de patience pour qu’il prenne son envol. Pas évidents au début, des titres comme Pioneer To The Falls, Mammoth, Wrecking Ball et The Lighthouse savent se faire aimer. Et bien. Mais sans atteindre le niveau de Turn On The Bright Lights, une fois de plus.
 

8 ― I’m From Barcelona – Let Me Introduce My Friends

Découverte chez feu Vox dans une session d’antologie en janvier, cette troupe de 29 Suédois déjantés a signé là un album de pop réussi de bout en bout, ensoleillé, réjouissant et optimiste. Certes moins dingues que leurs concerts, leur Let Me Introduce My Friends est idéal pour commencer une journée sous les meilleurs auspices, réveillant d’un coup et lançant sur les rails comme il faut. Pas étonnant que le titre d’ouverture soit Oversleeping. Et rien à carrer qu’il soit sorti en 2006. Il m’a sauvé plus d’un matin de 2007.
 

7 ― The Wombats – The Wombats Proudly Present: A Guide To Love, Loss And Desperation

Remarqué au hasard d’une soirée bar, enquillé à hautes doses pendant un voyage-éclair à Liverpool, pas loin de se retrouver sur le Internet de ma faute, … A Guide To Love, Loss And Desperation est aussi percutant que pouvait l’être Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not d’Arctic Monkeys, avec un nom aussi long, la même fougue juvénile, mais sans les têtes à baffes, ce qui est pas plus mal. Porté à bout de bras par son torride single Let’s Dance To Joy Division, l’album présente d’autres belles promesses. « Difficile de dire si les Wombats iront loin, mais on peut déjà crier au brillant coup d’essai. », pensais-je en octobre. Je persiste et signe.

 

6 ― Black Rebel Motorcycle Club – Baby 81

Pas qu’il fut pourri, non, mais il y en eut 5 de mieux. Comme Our Love To Admire, Baby 81 me déçoit à la première écoute, s’inscrivant dans ma longue liste d’albums bien mais pas top. Le problème, c’est qu’à essayer de se mettre à mi-chemin de la merveille blues-folk Howl et de leur Take Them On… On Your Own forgé dans le cambouis, il est difficile de faire aussi bien que l’un ou l’autre. Cela n’empêche pas le monstrueux Weapon Of Choice de faire mouche du premier coup, l’explosif Need Some Air d’arracher la gueule et le sémillant Berlin de laisser en suspens la question de savoir ce qu’il a bien pu arriver à la révolution. Plus tard dans l’année, je cède enfin au lancinant American X, tout en lourdeur rampante mais puissant dans sa lenteur. Pas leur meilleur album du club, on s’en doute bien, Baby 81 ne se pose pas non plus comme le honteux mouton blanc de leur discographie tellement noire. Et fait languir pour la suite.
 

5 ― Kings Of Leon – Because Of The Times

Because Of The Times, ou la fratrie Followill passant au rang de grand groupe après 2 albums prometteurs. Un peu plus sombre mais toujours empreint d’années 70 plus éternelles que jamais, le troisième effort des Rois du Léon est leur plus beau à ce jour, une épatante suite de compos éclairées, spleeniennes et rageuses, invitant à brûler l’asphalte ou rester là, vautré sur une terrasse du Tenessee à écouter un soleil pesant. Encore, encore.
 

4 ― PJ Harvey – White Chalk

In Rainbows mis à part, le contre-pied de l’année, c’est là qu’on le trouve. Partie en 2004 sur un Uh Huh Her éraillé qu’on aurait cru sorti à l’état de démo tellement il était rèche, PJ Harvey est revenue dans un disque intime, presque entièrement au piano à l’exception de sa plage titulaire que soutiennent trois accords folk. Survolant l’ensemble d’une voix subitement haut perchée, Harvey parcourt son disque comme dans un rêve de petite fille, peut-être celle qu’elle fut. « La PJ Harvey version White Chalk préfère la douceur du dépouillement à la rugosité du décharnement affichée dans Uh Huh Her. On n’écorche pas, ici, on effeuille en douceur. », notais-je en septembre. Et en effet, à chaque couche qui s’envole, c’est un bout d’intimité qui se montre. White Chalk est à l’opposé d’Uh Huh Her, mais c’est surtout son double complémentaire, comme un ying qui s’est trouvé son yang. Un cycle s’achève.
 

3 ― The White Stripes – Icky Thump

Je me souviens m’être demandé à l’époque si ce serait l’album de l’année. Finalement, non. Cela n’empêche pas les White Stripes d’avoir ― une fois de plus ― livré un disque affreusement bon, éclaboussé d’une giclée de rage, largement meilleur que Get Behind Me Satan et toujours aussi fidèle à ce qui fait leur essence. Entre The White Stripes et Icky Thump, la formule est la même, la production de Jim Diamond ayant laissé la place à un son plus gras, et les cornemuses et trompettes s’étant invitées comme squatteurs inattendus. Malgré cette constance, impossible de se lasser. Tout ce que touche Jack White se change décidément en or.
 

2 ― Editors – An End Has A Start

Quand Editors ont débarqués en 2005, malgré un bon The Back Room devancé par le corrosif Bullets, je ne pouvais que les voir comme un sous-Interpol. 2007 s’achève avec la cruelle sensation qu’Interpol est devenu un sous-Editors. An End Has A Start est énormissime, génialement composé et finement interprêté. Entre When Angers Shows, The Racing Rats, An End Has A Start, Smokers Outside The Hospital Door, impossible de choisir. Et de se repasser l’album entier, vite avant que ceux-là ne deviennent aussi gros que Coldplay et perdent toute leur magie.
 

1 ― Arcade Fire – Neon Bible

Promis, demain j’arrête avec Arcade Fire. Arrêter avec Neon Bible, c’est juste trop dur. Ma rencontre avec l’album s’est faite pour ainsi dire sur scène le 30 janvier, au cœur de deux journées londoniennes passées à l’écouter en boucle, entre les rues de Londres et la suite cossue du dernier étage d’un hôtel en bord de Tamise, à mater la Battlesea Station sous un froid soleil d’hiver, fumant des clopes sur le pieu pendant que jouait Building Downtown (Antichrist Television Blues) pour la 14e fois de la journée. Après ces deux jours, je préférais me mettre à l’écart de l’album, comme écœuré, avant de finir par me repencher dessus pour la chronique. Derrière, il ne me lâchera plus. Entre mes courses de métro, un enterrement, un mariage, deux festivals boueux et jusque dans le froid de l’hiver, il restera là, dans mes oreilles, pour toujours lié à 2007. Et de se repasser l’album entier, vite avant que ceux-là deviennent aussi gros que U2 et chopent leur hyperencéphale chronique.

« Et c’est auréolé de gloire, adoubé par les plus grands, porté unanimement aux nues qu’Arcade Fire s’évanouit un soir de décembre 2005, après être passé en un an de l’anonymat indie à la reconnaissance mondiale, des fonds de blogs aux couves des Inrocks, des clubs montréalais aux première parties de U2. Le temps de digérer tout ça, d’investir une église de la campagne québécoise, d’enregistrer des morceaux entre New York et Budapest, sous une pluie battante ou à l’arrière d’un taxi, nous voilà un an plus tard et Arcade Fire remet le couvert. À des lieues de Funeral, Neon Bible frappe d’emblée par son atmosphère bien plus sombre, ce climat orageux qui couve sourdement, grondant sous les glissements glauques de la voix de Win Butler. Contrastant avec la froideur de Black Mirror, Neon Bible ou Ocean Of Noise, Arcade Fire s’illumine ― mais garde de sa réserve ― dans les envolées lyriques de Keep The Car Running, rythmé comme un gospel, ensoleillé comme une route ontarienne, la hargne de No Car Go, la jouissance valsée d’Intervention, le brin de folie de The Well And The Lighthouse. On sent Joy Division sur Black Wave et No Cars Go, Bruce Springsteen sur Building Downtown (Antichrist Television Blues), Radiohead dans Ocean Of Noise, le tout emballé dans des ambiances méticuleusement fignolées, dignes de musiques de film. Lorsque My Body Is A Cage ― somptueux solo dépressif chutant dans un abîme de grandes orgues tendues ― s’achève, on ne peut que conclure que, s’il prend le contre-pied de Funeral, Neon Bible n’en est pas moins la réussite que l’on ne pouvait qu’attendre d’Arcade Fire. Chapeau bas. »

février 2007

Bande-son : Arcade FireMy Body Is A Cage

2006 en 10 galettes qui pètent

      1. The Raconteurs – Broken Boys Soldiers
      2. Damien Rice 9
      3. Placebo Meds
        Secret Machines Ten Silver Drops
        Thom Yorke The Eraser
      1. Isobel Campbell & Mark Lanegan Ballad Of The Broken Seas
      2. Arctic Monkeys Whatever People Think I Am, That’s What I’m Not
        Muse Black Holes And Revelations
      1. Ben Kweller Ben Kweller
      2. The Duke Spirit Cuts Across The Land

1997 en 5 disques de taré qui disjoign(èr)ent vilain

[ou pas]

      1. Pearl Jam Vs.
      2. Oasis Definitely Maybe
      3. Texas White On Blonde
      4. Paul Westerberg Eventually
      5. The CranberriesTo The Faithfull Departed

Aube rigua d’eau.

Mardi 30 octobre 2007


Sugar Land, 28 septembre.

Relayons les niouzes des Blogoteux pour annoncer la naissance du belögue des Eurockéennes de Belfort, un médium d’avenir de ce nouveau millénaire rugissant qui se posera cette année en source privilégiée de fiévreuses rumeurs festivalières francs-comtoises jusqu’aux dernières secondes du 3 juillet 2008. Enfin, si j’ai bien compris.

Bande-son : Air TrafficYour Fractured Life

Piles hippies lient.

Lundi 29 octobre 2007


59 et 90, Sugar Land, 26 septembre.

Rendons hommage aujourd’hui au fier Eos 20D qui ne me quitte plus depuis le 29 octobre 2004, jour où je le trouvais nonchalamment abandonné par le mec d’UPS sur le perron de la mémère qui me logeait à l’époque. Je l’avais chargé tout de suite avant de passer le week-end à photographier au cul de bouteille des arbres, des bus et des songwriters américains au visage angélique déguisés en citrouille aussi, depuis lui et moi on est topains comme torchons, son flash ne marche plus, il est tout cabossé d’une vie passée dans mon sac mais lui et moi c’est comme au premier jour même s’il jalouse secrètement Eos 1D, je le vois dans ses yeux. Joyeux anniversaire, gros.

Rendons également gloire à Winona Ryder, à qui c’est l’anniversaire aussi, et avec qui c’est également comme au premier jour : elle est toujours aussi jolie et elle ne sait toujours aussi pas qui je suis (ni que j’ai un Eos 20D au flash en berne qui partage son annive). Joyeux anniversaire également.

Enfin, rendons acézar aux Editors même si c’est pas leur annive. C’est fou mais quand Tom Smith me chante des trucs comme :

« Come on now
You knew you were lost
But you carried on anyway

Oh come on now
You knew you had no time
But you let the day drift away »

… J’ai une folle envie de dormir avec lui le soir de leur Cigale. Si si.

Bande-son : EditorsThe Racing Rats

Fil-art m’honnit.

Vendredi 26 octobre 2007


Verizon Wireless Theater, Houston, 25 septembre.

Rien.

[C'est con, hein ?]

Bande-son : TV On The RadioWolf Like Me

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1 J’ai fortement hésité avec « fille larmes honnit », mais beaucoup moins avec « Phildar Monique ». Va savoir pourquoi.

Plu skieur m’oins que demain¹.

Mardi 23 octobre 2007


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

Le NME poste du nouveau Verve2 et j’ai subitement 10 ans de moins.

Fêtons donc ça, non pas en s’écoutant des bouts du nouveau Von Bondies qui sonnent comme une vieille soupe froide bien loin de ce qu’ils purent être, mais plutôt un Warlocks dépressif et éthéré à souhait comme eux seuls en ont le secret, en espérant qu’ils se repointent vite dans le coin, parce que ça fait longtemps, quand même.

Bande-son : The WarlocksDeath, I Hear You Walking

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1 Proverbe valesan.

2 Ils vérifient pas l’adresse électronique sur le formulaire donc vous pouvez entrer n’importe quoi pour télécharger. Sympas, les Anglais.

Ride the snake to the lake the ancient lake baby¹.

Lundi 22 octobre 2007


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

[J'ai quand même hésité à faire un auto-ping-pong avec ça.]

Les photos de route floues la nuit, c’est décidément un gros pied.

Bande-son : RadioheadBodysnatchers

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1 Les titres en anglais introspectifs, mystérieux et originaux qu’on trouve soi-même tout seul, ça fait tout de suite beaucoup plus classe.

Get your kicks.

Jeudi 18 octobre 2007


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

Y’avait longtemps que j’avais pas posté une photo de bagnole avec cette bande-son-ci, dis donc1. Respectons les traditions.

Oh you’d be surprised
How we race
While our lives
Erased.

Bande-son : Secret MachinesNowhere Again

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1 et , pour les nostalgiques.

Previously unreleased #71¹.

Mercredi 10 octobre 2007


Interpol, Verizon Wireless Theater, Houston, 25 septembre.

Je devais prendre de gros gens en photos dans un restaurant. Passionnant. Alors quand l’autre est venu me voir pour faire une session avec Doherty, j’ai dit oui. Doherty était au fond d’un cimetière, teint en blond, d’ailleurs il ne ressemblait pas à Doherty, enfin si, dans la gestuelle, surtout quand il s’est mis à brandir un costume de marié blanc en expliquant que c’était ce qu’il porterait pour l’enterrement de Kate Moss. « Terrib’ la photo », me dis-je. Mais j’avais oublié mon transmetteur infra-rouge. Obligé de faire avec le flash sur le boîtier. Au grand-angle, Doherty vautré par terre sous moi, le carton du costume pour compléter le cadre.

De retour à Bastille, je découvre dans mon sac que mon Canon-Eos-1D-mark-II s’est changé en Canon-Eos-1D-mark III flambant neuf, avec un écran géant 16/9 en guise de visionneur sur le verso « que je vais super-bien voir les poils de Doherty avec ça ». Manifestement, c’est un autre photographe qui s’est planté et à fait l’échange. Le con. Vite, il faut que je raconte ça au milieu de la place de la Bastille à Starbucks, la fille toute maigre de la classe de terminale d’à côté que j’ai pas vue depuis 10 ans, et à Charlie, croisé dans le hall d’un hôtel proche alors que je n’ai plus de nouvelles de lui depuis son diplôme en 2002.

Une fois rentré à la maison de retraite, je visionne les cartes mémoires du mark III et ne trouve pas les photos de Doherty. Il n’y a que celle des gens gros du restaurant. Ça tombe bien, il faut que je regarde l’exposition qui a lieu dans la salle de bain. En démontant mon flash. Qui arrache le sommet du boîtier au passage, il me faut un écrou H M6, parce que là le dos se démonte et la roue qui fait défiler les photos essaie de se barrer. C’est à cause de la barre oblongue en polypropylène et ses 4 ressorts, dont deux courts, qu’il faut que je comprime préalablement.

Sur ce, je me suis réveillé avec Feist. Il était 6h37.

Et je sais, tout ça n’a rien à voir avec Carlos D.

Bande-son : Feist1234

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1 Concept from chez Juyette.

Interpol @ Verizon Wireless Theater, Houston.

Mercredi 26 septembre 2007

Ils sont comme ça, les Ricains. Ils adorent proposer à des marques de sponsoriser leurs salles en leur refilant leur nom. D’où le Verizon Wireless Theater. Devant lequel je trouve deux files : celle pour la plèbe et celle pour les abonnés Verizon qui, en brandissant leur combiné, peuvent entrer en passant devant tout le monde. S’il y a une Smith & Wesson Arena en ville, elle doit être le théâtre de chouettes fins de soirées.

Liars, j’en sors déçu. On m’avait tellement vanté le nouvel album que je m’attendais à une grosse tuerie, mais celle-ci n’aura lieu que pour Pure Unevil, sur la toute fin. Je zappe, bière au bar d’à côté pendant que le plateau se change.

Interpol surgit 30 minutes plus tard sur un fond de scène où est projetée leur moche nouvelle pochette. Paul Banks a maigri. Carlos D. surgit d’une autre époque. Fogarino et Kessler n’ont pas changé. Pioneer To The Falls éclate avec une puissance démesurée. Que ce soit sur disque ou sur scène, Interpol n’a jamais loupé ses entrées en matière. La lumière est bleue. Les photos du premier titre seront pourries. Banks enchaîne sur un Obstacle 1 qui affole le devant de scène. Je frissonne. Lumières rouges. Les photos du deuxième titre seront pourries. Sur Narc, déjà, ça retombe un peu. Dans les lumières mauves. Toutes les photos de ce soir seront pourries. C’est con.

Interpol déroule et se montre vaguement plus ouvert au public qu’à l’accoutumée (comprendre : « ce soir Paul Banks a sourit. Deux fois. »). Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Daniel Kessler, la mêche a été vendue par Angus Andrews de Liars, avant qu’il quitte la scène. Kessler fête ça en multipliant les entrechats et en lançant le riff frénétique de Say Hello To The Angels. Plus rapide et agressive, la version souffre de l’interprétation trop aiguë de Banks. Le Mammoth qui suit rattrape largement le coup, comme Slow Hands, puis The Heinrich Maneuver, sous de belles lumières blanches qui auraient fait de belles photos (enculés). Mais ce qui m’étonne le plus, c’est l’accueil hystérique que reçoit Evil, pourtant single de fin d’album il y a 3 ans. Il a dû se passer un truc ici avec ce titre que nous autres, les Européens, on n’a pas calé. Ou alors le phénomène se limite au Texas, son texte faisant une apologie de la country en chapeau de cow-boy qu’il n’y a qu’ici qu’on comprend. Va savoir.

Interpol se casse sur un Not Even Jail magique, puis revient pour un rappel dont je ne retiens que le PDA final, toujours aussi taillé dans l’urgence. Tout le monde au lit, un peu frustré. Ça fait toujours le même effet de les voir, mais tout ça manquait gravement d’NYC et de Leif Erickson. Et en 6 concerts ils ne m’ont toujours pas joué Untitled. Je vais finir par croire qu’ils le font exprès.

Je fais copain-copain avec le taxi qui me ramène. Il me fait monter devant pour que je puisse cloper avec lui. Il est sénégalais, il vit ici depuis 8 ans, c’est son frère qui lui a proposé de venir parce qu’il y avait de la thune à se faire. Journées de 15h pour rembourser l’achat de la voiture, 5 ans qu’il est pas rentré au pays, le mec me parle d’Afrique, du regard des Ricains sur la pognon sans lequel tu n’es rien pour eux, de leur incompréhension quand il leur raconte qu’un jour, quand il aura gagné assez, il retournera chez lui, où la vie n’est pas constamment surveillée et tout le monde est relax. Au final, je crois que ce que je retiendrai le plus de la soirée, ce sera cette rencontre. Mais joyeux anniversaire quand même, Daniel.

Bande-son : InterpolMammoth

Auto-ping pong #2.

Mardi 25 septembre 2007


Temple Neuf, Metz, 8 septembre 2007.


Temple Neuf, Metz, 4 février 2004.

Où donc, comme je disais, avec le temps s’avère fort utile l’emploi d’un 10-22 mm pour déformer allégrement sa sacristie.

Au Texas, s’ils sont gros, c’est parce que les chocs thermiques à répétition causés par les passages incessants des 35°C du dehors aux 12°C de la clim’ du dedans provoquent une distension des tissus qui les fait enfler. Enfin, ça ou le Mc Do, hein.

Bande-son : The Go! TeamGrip Like A Vice

Assises bonnes en gare¹.

Mercredi 6 juin 2007


George Bush Intercontinental Airport, Houston, 27 avril.

Jacques et Marguerite de la Blanche Bande ont révélé le nom du chansonnier qui se produira en ouverture du bal qu’ils donneront lundi au dancing « le Zénith », à Paris XIX. Il s’agit d’un certain Mr. David Viner, un Anglais jusque là inconnu malgré déjà deux 33 tours à son actif.

Pfff, j’aurais quand même préféré les Paybacks, moi.

Bande-son : Damien Rice9 Crimes

1 Désolé.

Grosse tane trois flics.

Mardi 29 mai 2007


San Felipe Road, Houston, 26 avril.

Dark is the horizon
Blackened by the sun
This rotten cage of Bridgetown
Is where I now belong

[J'ai une anecdote super-géniale sur Tobacco Island mais je préfère la garder pour l'ADB#143.]

Bande-son : Flogging MollyTobacco Island (live acoustic)

Sheila, what ? Kelp ray fair ?

Lundi 28 mai 2007


Sugar Land, 26 avril.

I

Hate

Mondays.

Bande-son : Smashing Pumpkins United States (live Paris)

Rôdé aux masses âcres.

Samedi 26 mai 2007


59 Ouest, Houston, 26 avril.

Ce qui est chouette, avec l’étranger, c’est que quoi que tu shoutes, ça a plus de gueule que le même truc en France.

Surtout quand tu vignettes à fond.

Bande-son : Arcade Fire Keep The Car Running

Autre route du sol, hej¹.

Lundi 21 mai 2007


59 Ouest, Houston, 26 avril.

There we were,
No here we are.
All this confusion,
Nothings the same to me.

Bande-son : Oasis Columbia

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1 Bien choisi mon jour pour me mettre au suédois, moi.