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Archive pour le mot-clef ‘silhouette’

The Black Angels @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

Mardi 9 décembre 2008

 Bande-son : The Black AngelsDeer-Shee-Ree

The Black Angels ou la preuve criante qu’album marquant ne rime pas forcément avec soirée d’anthologie. Si, grâce à leur Directions to See a Ghost sorti en avril, les Texans d’Austin ont remis au goût du jour un rock spleenien laconique et bien gras trempé dans le Velvet comme les Warlocks n’ont plus su en faire depuis leur Surgery de 2005, sur scène ils pêchent par l’abus d’une formule qui, quoique captivante, revient vite se mordre la queue. Durant une grosse heure et demie, l’Élysée oscille entre riffs lourds, déprimés et lancinants et accords pesants, torturés et rampants. En gros, on repasse toujours par le même point qui, s’il plaît les deux ou trois premières fois, finit invariablement par lasser. Alex Maas ― croisement de Jim Morrison pour la voix et le phrasé, Fidel Castro pour le style et la barbouze et Robert Smith pour la posture et les pas de chat timide ― envoie du bois sur des versions de Science Killer et Young Men Dead vraiment méchantes, la batteuse Stephanie Bailey est impressionnante dans son style mais, malgré tout, quand vient le rappel, on se surprend à regarder sa montre un peu trop souvent et regretter que le fumage de drogue soit dorénavant interdit dans les salles de rock et roll, car ça nous aurait pas mal aidé à triper comme il s’eut dû toute une soirée. À la sortie, tous les avis que j’entends rejoignent le mien : excellent mais trop répétitif, avec la voix de Maas gâchée par un abus de réverb’ sur le son. La formule est payante, c’est certain, les Black Angels ont seulement besoin de travailler leur fond pour se hisser à la hauteur des Warlocks ou de Black Rebel Motorcycle Club. En attendant…

« … ils devraient s’en tenir à faire des premières parties, quand ils ne jouent qu’une demi-heure ils sont mortels. »

Gros Thom, 08 décembre 2008.

You and Whose Amis ?

Vendredi 19 septembre 2008


Passage des Taillandiers, Paris, 12 août.

 Bande-son : Radiohead Street Spirit (Fade Out) (acoustic)

Black Rebel Motorcycle Club @ Furia Sound Festival, Cergy-Pontoise, 28 juin.

Lundi 30 juin 2008

Aaaaaaaah Blablabla plutôt crever que de les louper blablabla bla bla défoncent tout blablablabla trop bien blablablablablablabla meilleur groupe du monde (après les White Stripes) blablablabla blabla blablablabla vais me marier avec Peter Hayes blablabla blablablabla Robert prends-moi grand fou blablablablabla suis amoureux blablablablablabla Heart + Soul dans mon top 5 de la vie1.

 Black Rebel Motorcycle ClubWeapon Of Choice

Bilan de la journée :

  • Nombre de folles bonnes pour l’asile qui ont oublié de prendre leurs médicaments et t’accompagnent sur le chemin du festival : 1
  • Nombre de lapins morts à l’espace presse : 3
  • Nombre de journalistes vivants à l’espace presse : 1
  • Nombre de bières avalées sur la journée : 32
  • Nombre de morceaux-sans-flash moyen que la sécu laisse squatter les photographes en pied de scène en plus des trois réglementaires sur les 4 premiers concerts de la journée, en s’excusant pardon monsieur de vous avoir bousculé3 avant que Robert Levon Been te regarde méchamment4 et que Tour Manager viennent virer tout le monde en vociférant que oui bon ça suffit les conneries maintenant : 6,9.
  • Ratio strings / tomates lancés aux BB Brunes : 1 / 3
  • Nombre de bouteilles de flotte reçues du public : 1
  • Nombre de bouteilles de flotte reçues de la scène : 0,5
  • Nombre de minutes de prolongations jouées par le John Butler Trio : 38
  • Nombre de solos de batterie interminables visant à emplir les minutes de prolongation du John Butler Trio : 2
  • Nombre de hot-dogs vite ingurgités sur le coup de minuit parce que le rock n’roll ça creuse et qu’il faut bien se réconforter pendant les interminables solos de batterie du John Butler Trio : 1
  • Courbatures aux lombaires parce qu’on devient trop vieux pour ces conneries : 2

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1 Je la mets pas en bande-son parce que je le fais à chaque fois et qu’il faut bien varier les plaisirs aussi et puis essayez de suivre un peu, elle est déjà passée ce jour-ci et cet autre jour-là.

2 C’est peu mais je faisais le Bob, aussi.

3 La sécu qui s’excuse de t’avoir bousculé, normalement on voit ça dans la 4e Dimension. Ou les Bisounours.

4 La photo vient plus tard.

Fous comme les soirs.

Jeudi 15 mai 2008


Akershus park, Oslo, 1er avril.

Ça me fait penser que j’ai oublié de faire de la pub pour ce fin accordeur de bande-son. Allez-y, il mérite.

Bande-son : Eddie VedderThe Wolf

Épris et tu l’as.

Jeudi 17 avril 2008


Rue Saint-Louis en l’Île, Paris, 23 mars.

Trouvé grâce à ce billet-ci et celui-là : Harlan Ellison dépeint tout haut et tout bien notre triste époque artistique actuelle. Je sais pas pourquoi, mais ça me parle.

Bande-son : The Last Shadow PuppetsMy Mistakes Were Made For You (acoustic)

Kilomètre 23.

Mardi 1 avril 2008


Aéroport Charles de Gaulle, Roissy, 31 mars.

C’ton corps lècha.

Mardi 26 juin 2007


Boulevard Voltaire, Paris, 27 mai.

Ce chat qui pêche et son blues détendu vous sont offerts par le Comité National de Lutte contre le Stress Fatigant qui Empêche de Dormir.

Bande-son : The Black KeysHave Mercy On Me

Sheila, what ? Kelp ray fair ?

Lundi 28 mai 2007


Sugar Land, 26 avril.

I

Hate

Mondays.

Bande-son : Smashing Pumpkins United States (live Paris)

[198] Smashing Pumpkins @ le Grand Rex, Paris.

Mercredi 23 mai 2007

L’excitation est palpable, mais le moment est-il historique ? Par définition ça craint, les reformations. Ça en revient habituellement à des bandes de vieux sur le retour cherchant à se refaire en s’auto-singeant devant un parterre d’autres vieux en quête des eux-mêmes qu’il furent. En plus Corgan n’a même pas réussi à remeuter ni Iha, D’Arcy, pas plus qu’Auf Der Maur, dans l’histoire. Ce sera lui et Chamberlain, point. Devant le Grand Rex, gros Thom m’enfourne son Ipod plein de Tarantula pour me mettre dans le bain. Accroche directe. Plutôt vaillant, le mort-vivant. Alors qu’autour de moi on parle de concerts de 3 h, un truc qui n’arrive plus jamais de nos jours, insidieusement monte la curiosité, vivifiée par une demi-heure d’attente dans la pénombre funèbre du requiem monotone qui baigne la scène. Et puis plus rien.

[Et c'est à ce moment que de question il ne fut plus.]

Chamberlain débarque le premier. Corgan ensuite. Déguisé en Grand Strateger tibétain, Docs albinos aux pieds. Autour d’eux Jeff Schroede (ex-The Lassie Foundation), assorti au chanteur et Ginger Reyes (ex-Halo Friendlies) en bassiste trash de service. Le Grand Rex se lève d’un bon. Sur fond de stromboscopes, les Smashing Pumpkins attaquent dans un impossible noir et blanc coloré un United States industriel et étiré au possible, d’entrée de jeu intense et haletant jusqu’à la fin. Puis Today, mortel. Avant un Stand Inside Your Love spatial trempé dans le fuchsia. Pas de reformation débile, non, pas le retour du groupe en lui-même non plus, mais plutôt la résurgence de l’inspiration d’un mentor puisant sa créativité dans la résurrection du projet de sa vie. Enterré, Zwan. Oublié, le solo électro-laborieux. Virés manu-securitari1, les photographes. La fin de la soirée, je la suis par téléphone. Set acoustique en solo au milieu. Reprise de The End. Rappels en pagaille. Trois heures de show. Les coups de fils extatiques s’enchaînent dès la sortie. Le concert de l’année, que ceux qui m’appellent ont tour à tour rêvé, espéré, attendu puis finalement vécu. Mes trois titres, eux, auront suffit a réveiller un truc en moi, une flamme enterrée depuis longtemps, quelque chose qui me rend solidaire de leur excitation. Parce qu’après tout moi aussi, j’ai grandi dans les années 90.

Ah oui, sinon Dieu inventa Tutubes et il vit que cela était bon. Enjouissez.

Et la bande-son, à fond :

Bande-son : Smashing Pumpkins Tarantula

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1 C’est la sécu qui nous a virés, hein, pas les militaires.

Cafard n’a homme.

Mercredi 28 mars 2007


Le Grand Rex, Paris, 19 mars.

“All my fears will come to me in dreams
Maybe the end ain’t as far as it seems
Not yet revived but not yet mourned
Not quite denied just not yet born.

Bande-son : The VeilsNot Yet

Préchi-percha.

Dimanche 24 décembre 2006

Île de la Cité, Paris, 23 décembre.

À la base j’aurais plutôt voulu mettre celle-ci, mais faut avouer que derrière, personne n’aurait calé le jeu de mots du titre.

Sinon à part ça, rien. Bon réveillon tout le monde, hein.

Bande-son : Pearl Jam ― Immortality (live Benaroya Hall, Seattle, Oct. 22nd, 2003)

The BellRays @ le Bataclan, Paris.

Samedi 11 novembre 2006

Derrière Flash Express, séduisant sans être novateur, puis Tokyo Sex Destruction, survolté mais un peu brouillon, les BellRays y vont comme la dernière fois avec un mélange irrésisitible de soul, de garage et de funk, devant un Bataclan à moitié vide pour cause de concurrence du festival des Inroques. Le seul souci, c’est que ce coup-ci, après un départ en fanfare, le milieu du set s’enlise dans une soul franchement molle. Pourtant, Lisa Kekaula se donne du mal, fait de grands signes, occupe tout l’espace, musicalement tout y est, il y a juste ce peutti dje ne sé kwâ qui fait que pour un peu, on s’endormirait. Ça arrive. On peut pas non plus aligner 422 concerts d’affilée sans passage à vide. Quoi qu’il en soit, alors qu’on ne les attendait plus, les Californiens jaillissent d’un coup de leur torpeur, claquent un Sinister Disaster et un Tell The Lie magistraux, provoquent les premiers pogos et écrasements de cloportes dans la fosse, rejettent manu militari un type monté sur scène puis se cassent après un Revolution #1 décidément irrésistible et un Startime à tout péter. Les BellRays en refoutent une couche en rappel, Kekaula harangue la foule comme un chef de chorale gospel, le Bataclan chavire… Et réclame à corps et à cris un rappel supplémentaire malgré les lumières rallumées et les roadies qui démontent, un rappel obtenu et mortel1. Paix à nos âmes et longue vie aux BellRays.

Bande-son : The Libertines ― Up The Bracket

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1 Et je n’ai absolument aucune idée du titre du morceau qu’ils ont joué. C’est con, parce qu’il dépotait sévère.

Camés rats crachés.

Mercredi 30 août 2006

Rock en Seine, Paris, 25 août.

Pouét pouééééte.

Bande-son : The Rapture ― The Devil

Radiohead @ Rock en Seine, Paris.

Dimanche 27 août 2006

La première [et dernière] fois c’était au milieu des palmiers d’un désert californien surchauffé, quelques minutes à peine après la reformation des Pixies, au fin fond d’une foule de 60 000 personnes savourant religieusement leur seule date américaine de cette année 2004.

Ce coup-ci, assis en tailleur derrière des grillages, verre de blanc à la main, collègue plongé dans son bouquin [ça t'étonnera toujours, cette propension qu'a ton collègue de se mettre à lire n'importe où et surtout n'importe quand], tu frissonnes sans discontinuer, une grosse heure durant, sur le côté d’une foule de 30 000 personnes savourant religieusement leur seule date française de cette année 2006.

2h30 plus tard tu finis devant chez toi vanné, les oreilles ravies, toujours obnubilé par ce “And for a minute there, I lost myself, I lost myself”,

À la fin duquel, paradoxalement,
Tu t’es comme retrouvé.

Bande-son : Radiohead ― Everything In Its Right Place (live)