Articles avec le mot-clé « Radiohead »

Mercredi
23
déc 2009

Le fout là poulpe.

Square du Vert-Galant, Paris, 25 octobre.

 RadioheadElectioneering

When I go forwards you go backwards
and somewhere we will meet ah ah ah.


Jeudi
10
sept 2009

Êtres à les trois.


Museum of Modern Arts, New York, 8 mai.

  RadioheadClimbing Up the Walls

[I'll be there]


Mercredi
24
juin 2009

Some things will never wash away.


Grant Park, Chicago, 29 avril.

 Bande-son : RadioheadFog (Again) (live)


Jeudi
12
fév 2009

Main Square Festival, Arras, 6 juillet 2008.

Vampire Weekend

 

The Wombats

 

The Dø

 

Sigur Ròs

 

Radiohead

 


Dimanche
28
déc 2008

2008 en… #3.

 

Présentent

2008 en 10 soirées qui tachent grave je te dis pas


La Maroquinerie, Paris, 28 mai.

Je crois en avoir parlé comme il fallait dès le lendemain du concert. Ce 27 mai, la meute de damnés de Flogging Molly a pris la Maroquinerie, l’a retournée et l’a secouée sans relâche pour en tirer tout le bon jus. De tous les groupes que j’ai vus plusieurs fois, Flogging Molly est de loin celui qui ne déçoit jamais, qui t’offre ce que tu es venu chercher et qui te paie des stouts si tu as de la chance. À côté de cette orgie, le carnaval d’Halloween d’I'm From Barcelona fut une veillée funèbre, la soirée haÿpe d’Oasis et sa baston d’Anglais au bar une soirée pyjama, le crépuscule sudiste de Raconteurs profitant de l’annulation de Winouze pour étirer la magie de ce coucher de soleil d’août un camp scout au coin du feu. Même Radiohead à Arras, me voyant arpenter le fond de la Grand’Place déserté en quête de bouffe, pendant que là-bas, le quintette d’Oxford semblait jouer rien que pour moi dans la vacuité d’un univers duquel je serais le seul atome ; même Arras fut moins intense. Et pourtant.

Mais puisqu’il faut bien tout classer :

        1. Flogging Molly, la Maroquinerie, Paris, 27 mai
        2. I’m From Barcelona, le Bataclan, Paris, 31 octobre – [2]
        3. Oasis, le Bataclan, Paris, 10 novembre
        4. The Raconteurs, Rock en Seine, 29 août
        5. Radiohead, Main Square Festival, Arras, 6 juillet1
        6. Hushpuppies, la Maroquinerie, Paris, 8 novembre – [2]
        7. Black Rebel Motorcycle Club, Furia Sound Festival, Cergy-Pontoise, 28 juin – [2]
        8. The Wombats, le Trabendo, Paris, 20 mars – [2]
        9. Editors, le Bataclan, Paris, 7 avril – [2]
        10. Gore Gore Girls, la Maroquinerie, Paris, 21 avril – [2]

 Bande-son : Flogging MollyRequiem for a Dying Song

avec

2007 en 5 concerts de la mort létale

        1. Arcade Fire @ les Eurockéennes, Belfort, 1er juillet
        2. The White Stripes @ le Zénith, Paris, 11 juin
        3. PJ Harvey @ Canal +, Paris, 11 septembre
        4. Black Rebel Motorcycle Club @ l’Élysée-Montmartre, Paris, 20 novembre
        5. I’m From Barcelona @ les Eurockéennes, Belfort, 30 juin

1998 en 5 ah non tiens.

            • N/A

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1 Ah tiens j’ai toujours pas posté de photo de cette soirée-là dites-moi. L’année prochaine promis.


Vendredi
05
déc 2008

Julien Doré @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

Vivent les attachées de presse, les spots, les éclairagistes, le format brut, les photos au 1 600e et euh… Radiohead.

 Bande-son : RadioheadElectioneering


Mercredi
29
oct 2008

Décal’O manie.

Comme je n’ai pas pu faire le concert de The Kilts au Bataclan hier soir, sautons du Coca Light et causons plutôt décalage de pistes.

Tout le monde connaît donc la théorie des 17 secondes sur le Kid A de Radiohead.

Hum ?

Bon, tout ceux qui ne connaissent pas la règle des 17 secondes sur le Kid A de Radiohead, je vous aurais bien invités à écouter l’épisode de feu Vox du 23 octobre 2006, mais le MP3 n’est plus en ligne1, ce qui m’oblige à vous le résumer : en gros quand on se met Kid A en double avec un décalage de 17 secondes entre les deux copies, on obtient un truc neuf et cohérent. Comme je suis sympa, je vous donne deux exemples :

  • Everything in its Right Place
  • Idioteque

Évidemment, d’aucuns me rétorqueront que « de toutes façons Radiohead c’est toujours la même soupe, alors doubler leurs compos ne fera que doubler le bordel et tout ça sonnera comme du Radiohead puisque 0 plus 0 ça fait toujours 02. » À ceux-là, je répondrai par un exemple de recouvrement à 17 secondes d’une reprise de Creep par le(s) obscur(s) Xeo, si vous devez n’écouter qu’un MP3 aujourd’hui faites en sorte que ce soit celui-là :

Sur ce, reprenons.

Tout le monde connaît la théorie des 17 secondes sur le Kid A de Radiohead. Si, tout le monde. Même toi. Aujourd’hui, nous évoquerons plutôt la théorie des 0 secondes sur 9 de Damien Rice.

Elephant et Sleep Don’t Weep sont tous deux en phase avec, respectivement, The Blower’s Daughter et Cold Water sur le premier album de l’Irlandais déprimé. Mélodies semblables, rythmes similaires, dans les deux cas l’association des deux titres donne un effet de crise de dédoublement de personnalité du chanteur, dont les deux hémisphères vocaux décident de chanter chacun un truc en se foutant ouvertement de la gueule de l’autre. Pour le reste, ça fonctionne bien, sauf quand Lisa Hannigan intervient dans The Blower’s Daughter, ce qui indique bien que Rice avait manigancé longtemps avant leur rupture artistique de mars 2007 ce stratagème visant à la discréditer en lui taillant un beau costard de grain de sable venant foutre la merde dans ses manipulation inter-discographiques intimes au cas où leur relation musicale arriverait à son terme, ce qui relève du plus pur machiavélisme. Mais là où ça devient intéressant, c’est que Rice nous avait prévenus dès 2003 en intitulant son premier album O, qui peut également se lire 0, soit la valeur exacte à la seconde près du décalage qu’il faut donner au second morceau par rapport au premier pour obtenir l’effet désiré. De là, on peut s’interroger sur la signification du titre de son deuxième album, 9, quant à sa signification mathématique ainsi qu’à l’incidence de cette dernière sur les bidouilles qu’il nous faudra mettre en œuvre lors de la sortie de son troisième disque :

  • Décalage de neuf secondes entre les morceaux : classique, déjà fait, ça fait trop resucée de Radiohead, à oublier de suite.
  • Décalage de neuf ans entre les albums : là, ça devient intéressant dans la mesure où ce délai de neuf années entre l’écoute des deux disques donne des airs de petit rituel à la chose ; on a subitement envie de s’écouter le deuxième entre potes, puis de se fixer rendez-vous dans 9 ans sur une place honorant des hommes de haute taille pour s’écouter le troisième en se racontant la vie après le lycée. C’est original, personne d’autre n’y a pensé avant, sinon “The Spaghetti Incident?” se serait intitulé 14.
  • Inversion du troisième disque : 9 est un chiffre sympa qu’on a souvent envie d’associer à son alter-ego 6 pour d’élémentaires raisons de ying-yang. On peut ainsi déduire, et c’est là un scoop, que le prochain Damien Rice sera livré à l’envers et uniquement en vinyle, qu’il faudra bricoler nos vieilles platines pour inverser leur sens de rotation et que ce n’est qu’en jouant les deux albums simultanément dans cette configuration qu’on pourra en profiter. Il y a de quoi se demander où seront placés les messages sataniques au sein du nouvel album ― depuis Black Sabbath, on trouve dans TOUS les albums des messages à caractère satanique, même dans le BB Brunes ― mais le concept n’en est pas moins révolutionnaire, je vois déjà la maison de disque vanter le truc en clamant partout que Rice a fait du neuf avec son 9.

Ah, j’ai failli oublier les MP3 schizophrènes :

  • Elephant / The Blower’s Daughter
  • Sleep Don’t Weep / Cold Water
  • Évidemment, d’aucuns me rétorqueront que « de toutes façons, même en mélangeant n’importe quoi avec n’importe quoi, on obtient toujours de la musique, c’est complètement débile ton truc. » Pour ceux-là, je conclurai sur un mariage consanguin de Kyo et d’Empyr :

    2 /Edit : Ah tiens si, il est revenu en ligne. C’est con, mon texte est déjà tapé.

    1 Fichtre, cette dernière phrase me donne une folle idée de dessin.


Vendredi
19
sept 2008

You and Whose Amis ?


Passage des Taillandiers, Paris, 12 août.

 Bande-son : Radiohead Street Spirit (Fade Out) (acoustic)


Lundi
07
juil 2008

Main Square Festival, Arras, 5-6 juillet.

 Bande-son : RadioheadThe National Anthem (live)

Et se dire que finalement, après avoir eu Radiohead rien que pour soi dans un concert meilleur que celui de Bercy, après avoir découvert que les Kooks ne sont pas si anecdotiques que ça, après avoir pu passer du temps avec des gens pas assez vus depuis longtemps, après avoir senti une vrai bonne ambiance s’installer dans la fosse photo au fil des concerts et malgré la scène trop haute, la sécu trop pressante, les fans de Mika et Mika lui-même et en ayant surtout vu la photo de la fosse de la grande scène de Belfort chez le Rod, se dire qu’on s’en tire pas mal, même si verser dans le festival aux OGM aux dépens des autres, les vrais, ça laisse un cas de conscience.


Lundi
28
jan 2008

Si elles m’ont marri.


Place Charles de Gaulle, Paris, 8 janvier.

I’m just an insect
trying to get out of the night
.

Bande-son : RadioheadAll I Need


Mardi
08
jan 2008

Shooting people #22.


Paris, 6 janvier.

Demain j’essaie d’arrêter de poster des photos de mes topines au fisheye1, promis.

[Ou au moins j'enlève le rouleau de sopalin avant.]

Bande-son : RadioheadJigsaw Falling Into Place

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1 Faudra également que je me décide à cause d’« œil de poisson », aussi, pour respecter ma réputation d’anglophobe acharné.


Samedi
29
déc 2007

2007 en… #4.

 

Présentent

2007 en 10 albums dingues de trop l’éclate puissante qui fouette

On se la fait en décompte histoire de se la péter Miss France.

10 ― Radiohead – In Rainbows

Un de mes plus proches amis le dit en octobre bien mieux que moi, « In Rainbows ne DEVAIT pas être le plus bel enregistrement de Radiohead, tout simplement parce que la façon dont il a été sorti éclipserait son potentiel : bref, ce serait se tirer une balle dans le pied. » Et il est vrai que la forme fut mise bien en avant du fond. Pressenti depuis 2006, les rumeurs faisant part de sessions laborieuses dans lesquelles le groupe procastinait de bon cœur dans toute les directions, ce 7e album ne s’annonçait pas avant 2008. Pourtant, Radiohead pris tout le monde à froid en annonçant sa sortie dix jours à l’avance en téléchargement à prix fixé par le client, provoquant une fièvre rare sur le Internet et dans les magazines. L’accalmie rétablie, In Rainbows rentré dans le rang ― on le trouvera dans les bacs lundi ―, que restera-t-il de ce disque ? Une certaine saveur, oui. du 15 Steps, du Bodysnatchers, du Jigsaw Falling Into Place, du Videotape et du Reckoner. Pas leur meilleur album, pourtant. Mais leur premier que j’aurai autant attendu.
 

9 ― Interpol – Our Love To Admire

Qu’on soit clair, ce disque m’a donné une folle envie de faire également un classement des pires pochettes de l’année. Affreusement déçu au premier abord, le planquant au fond de mon étagère comme si j’en voulais personnellement à la bande à Banks d’avoir pondu ça, je l’ai longtemps observé d’un œil torve avant de lui donner sa chance dans le chüffle du MD. Et au final, malgré sa pochette, Our Love To Admire se fond dans le même moule que les deux précédents Interpol : il lui faut de la nuit pluvieuse, des reflets de réverbères et un peu de patience pour qu’il prenne son envol. Pas évidents au début, des titres comme Pioneer To The Falls, Mammoth, Wrecking Ball et The Lighthouse savent se faire aimer. Et bien. Mais sans atteindre le niveau de Turn On The Bright Lights, une fois de plus.
 

8 ― I’m From Barcelona – Let Me Introduce My Friends

Découverte chez feu Vox dans une session d’antologie en janvier, cette troupe de 29 Suédois déjantés a signé là un album de pop réussi de bout en bout, ensoleillé, réjouissant et optimiste. Certes moins dingues que leurs concerts, leur Let Me Introduce My Friends est idéal pour commencer une journée sous les meilleurs auspices, réveillant d’un coup et lançant sur les rails comme il faut. Pas étonnant que le titre d’ouverture soit Oversleeping. Et rien à carrer qu’il soit sorti en 2006. Il m’a sauvé plus d’un matin de 2007.
 

7 ― The Wombats – The Wombats Proudly Present: A Guide To Love, Loss And Desperation

Remarqué au hasard d’une soirée bar, enquillé à hautes doses pendant un voyage-éclair à Liverpool, pas loin de se retrouver sur le Internet de ma faute, … A Guide To Love, Loss And Desperation est aussi percutant que pouvait l’être Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not d’Arctic Monkeys, avec un nom aussi long, la même fougue juvénile, mais sans les têtes à baffes, ce qui est pas plus mal. Porté à bout de bras par son torride single Let’s Dance To Joy Division, l’album présente d’autres belles promesses. « Difficile de dire si les Wombats iront loin, mais on peut déjà crier au brillant coup d’essai. », pensais-je en octobre. Je persiste et signe.

 

6 ― Black Rebel Motorcycle Club – Baby 81

Pas qu’il fut pourri, non, mais il y en eut 5 de mieux. Comme Our Love To Admire, Baby 81 me déçoit à la première écoute, s’inscrivant dans ma longue liste d’albums bien mais pas top. Le problème, c’est qu’à essayer de se mettre à mi-chemin de la merveille blues-folk Howl et de leur Take Them On… On Your Own forgé dans le cambouis, il est difficile de faire aussi bien que l’un ou l’autre. Cela n’empêche pas le monstrueux Weapon Of Choice de faire mouche du premier coup, l’explosif Need Some Air d’arracher la gueule et le sémillant Berlin de laisser en suspens la question de savoir ce qu’il a bien pu arriver à la révolution. Plus tard dans l’année, je cède enfin au lancinant American X, tout en lourdeur rampante mais puissant dans sa lenteur. Pas leur meilleur album du club, on s’en doute bien, Baby 81 ne se pose pas non plus comme le honteux mouton blanc de leur discographie tellement noire. Et fait languir pour la suite.
 

5 ― Kings Of Leon – Because Of The Times

Because Of The Times, ou la fratrie Followill passant au rang de grand groupe après 2 albums prometteurs. Un peu plus sombre mais toujours empreint d’années 70 plus éternelles que jamais, le troisième effort des Rois du Léon est leur plus beau à ce jour, une épatante suite de compos éclairées, spleeniennes et rageuses, invitant à brûler l’asphalte ou rester là, vautré sur une terrasse du Tenessee à écouter un soleil pesant. Encore, encore.
 

4 ― PJ Harvey – White Chalk

In Rainbows mis à part, le contre-pied de l’année, c’est là qu’on le trouve. Partie en 2004 sur un Uh Huh Her éraillé qu’on aurait cru sorti à l’état de démo tellement il était rèche, PJ Harvey est revenue dans un disque intime, presque entièrement au piano à l’exception de sa plage titulaire que soutiennent trois accords folk. Survolant l’ensemble d’une voix subitement haut perchée, Harvey parcourt son disque comme dans un rêve de petite fille, peut-être celle qu’elle fut. « La PJ Harvey version White Chalk préfère la douceur du dépouillement à la rugosité du décharnement affichée dans Uh Huh Her. On n’écorche pas, ici, on effeuille en douceur. », notais-je en septembre. Et en effet, à chaque couche qui s’envole, c’est un bout d’intimité qui se montre. White Chalk est à l’opposé d’Uh Huh Her, mais c’est surtout son double complémentaire, comme un ying qui s’est trouvé son yang. Un cycle s’achève.
 

3 ― The White Stripes – Icky Thump

Je me souviens m’être demandé à l’époque si ce serait l’album de l’année. Finalement, non. Cela n’empêche pas les White Stripes d’avoir ― une fois de plus ― livré un disque affreusement bon, éclaboussé d’une giclée de rage, largement meilleur que Get Behind Me Satan et toujours aussi fidèle à ce qui fait leur essence. Entre The White Stripes et Icky Thump, la formule est la même, la production de Jim Diamond ayant laissé la place à un son plus gras, et les cornemuses et trompettes s’étant invitées comme squatteurs inattendus. Malgré cette constance, impossible de se lasser. Tout ce que touche Jack White se change décidément en or.
 

2 ― Editors – An End Has A Start

Quand Editors ont débarqués en 2005, malgré un bon The Back Room devancé par le corrosif Bullets, je ne pouvais que les voir comme un sous-Interpol. 2007 s’achève avec la cruelle sensation qu’Interpol est devenu un sous-Editors. An End Has A Start est énormissime, génialement composé et finement interprêté. Entre When Angers Shows, The Racing Rats, An End Has A Start, Smokers Outside The Hospital Door, impossible de choisir. Et de se repasser l’album entier, vite avant que ceux-là ne deviennent aussi gros que Coldplay et perdent toute leur magie.
 

1 ― Arcade Fire – Neon Bible

Promis, demain j’arrête avec Arcade Fire. Arrêter avec Neon Bible, c’est juste trop dur. Ma rencontre avec l’album s’est faite pour ainsi dire sur scène le 30 janvier, au cœur de deux journées londoniennes passées à l’écouter en boucle, entre les rues de Londres et la suite cossue du dernier étage d’un hôtel en bord de Tamise, à mater la Battlesea Station sous un froid soleil d’hiver, fumant des clopes sur le pieu pendant que jouait Building Downtown (Antichrist Television Blues) pour la 14e fois de la journée. Après ces deux jours, je préférais me mettre à l’écart de l’album, comme écœuré, avant de finir par me repencher dessus pour la chronique. Derrière, il ne me lâchera plus. Entre mes courses de métro, un enterrement, un mariage, deux festivals boueux et jusque dans le froid de l’hiver, il restera là, dans mes oreilles, pour toujours lié à 2007. Et de se repasser l’album entier, vite avant que ceux-là deviennent aussi gros que U2 et chopent leur hyperencéphale chronique.

« Et c’est auréolé de gloire, adoubé par les plus grands, porté unanimement aux nues qu’Arcade Fire s’évanouit un soir de décembre 2005, après être passé en un an de l’anonymat indie à la reconnaissance mondiale, des fonds de blogs aux couves des Inrocks, des clubs montréalais aux première parties de U2. Le temps de digérer tout ça, d’investir une église de la campagne québécoise, d’enregistrer des morceaux entre New York et Budapest, sous une pluie battante ou à l’arrière d’un taxi, nous voilà un an plus tard et Arcade Fire remet le couvert. À des lieues de Funeral, Neon Bible frappe d’emblée par son atmosphère bien plus sombre, ce climat orageux qui couve sourdement, grondant sous les glissements glauques de la voix de Win Butler. Contrastant avec la froideur de Black Mirror, Neon Bible ou Ocean Of Noise, Arcade Fire s’illumine ― mais garde de sa réserve ― dans les envolées lyriques de Keep The Car Running, rythmé comme un gospel, ensoleillé comme une route ontarienne, la hargne de No Car Go, la jouissance valsée d’Intervention, le brin de folie de The Well And The Lighthouse. On sent Joy Division sur Black Wave et No Cars Go, Bruce Springsteen sur Building Downtown (Antichrist Television Blues), Radiohead dans Ocean Of Noise, le tout emballé dans des ambiances méticuleusement fignolées, dignes de musiques de film. Lorsque My Body Is A Cage ― somptueux solo dépressif chutant dans un abîme de grandes orgues tendues ― s’achève, on ne peut que conclure que, s’il prend le contre-pied de Funeral, Neon Bible n’en est pas moins la réussite que l’on ne pouvait qu’attendre d’Arcade Fire. Chapeau bas. »

février 2007

Bande-son : Arcade FireMy Body Is A Cage

2006 en 10 galettes qui pètent

      1. The Raconteurs – Broken Boys Soldiers
      2. Damien Rice 9
      3. Placebo Meds
        Secret Machines Ten Silver Drops
        Thom Yorke The Eraser
      1. Isobel Campbell & Mark Lanegan Ballad Of The Broken Seas
      2. Arctic Monkeys Whatever People Think I Am, That’s What I’m Not
        Muse Black Holes And Revelations
      1. Ben Kweller Ben Kweller
      2. The Duke Spirit Cuts Across The Land

1997 en 5 disques de taré qui disjoign(èr)ent vilain

[ou pas]

      1. Pearl Jam Vs.
      2. Oasis Definitely Maybe
      3. Texas White On Blonde
      4. Paul Westerberg Eventually
      5. The CranberriesTo The Faithfull Departed

Vendredi
28
déc 2007

2007 en… #3.

Présentent

2007 en 10 concerts live en public qui meutrirent méchant je te dis pas comment

Était-ce l’atmosphère du 3e soir d’un festival passé entre les gouttes, pliant finalement sous la menace de l’orage qui grondait, ou plutôt l’excitation palpable dans la troupe de photographes massée devant la grille de la fosse au pied de la grande scène1 ? Préparant une dernière fois leurs boîtiers, flottant dans une ambiance de dernier cours avant les vacances, alors que retombait la fatigue de trois jours de galopades incessantes entre scènes et de trois nuits raccourcies par les veilles tardives devant le PC, le troupeau était fébrile. La foule elle-même, derrière nous, semblait nerveuse, prête à jeter ses dernières forces dans l’ultime bataille. L’entrée en scène d’Arcade Fire, sonnant le réveil des troupes, vit également, à cet instant précis des premières notes de Win Butler sur sa mandoline, le vent se lever comme pour grossir le trait du drame de la situation. Les idées pas très claires, distrait par le Keep The Car Running venteux qui se jouait au-dessus de moi ainsi que par les caprices de mon boîtier tout neuf subitement en grève, pas aidé par les néons verticaux jalonnant la scène, je pondrai une série assez pourrie. C’est la vie. On ne peut pas toujours tout avoir.

Le vent qui se levait se changea vite en tempête. Coup de chance, la pluie attendit le 4e titre pour surgir, alors que le fotoapparat était déjà dans le sac. je passai l’heure suivante le nez collé derrière une grille, dégoulinant de mèches trempées, à regarder les Canadiens prendre une envergure impressionnante, U2 en devenir, aspirants-Coldplay, rattrapant ce second Olympia manqué en mars et sublimant leurs titres devant 30 000 personnes noyées mais heureuses. Haïti chaloupé, Intervention grandiloquent, le set atteignit son apogée sur un enchaînement Neighbourhood #3 (Power Out) / Rebellions (Lies) rutilant dans le déluge, foutant la foule à genoux, libérant les fourmis de mes jambes. Le rappel, je le suivis de loin. On était à la bourre de 10 minutes, déjà, et il fallait choper la navette qui redescendait sur Belfort. 15 minutes d’exode sous le déluge, à porter mon sac et celui de Marionre, dont les petites jambes suivaient difficilement les miennes. Au loin dans la plaine, résonnaient encore les coups d’un Wake Up dantesque concluant2 un concert qui, par son ambiance, sa tempête et cet espèce de drôle de sentiment mêlé de travail bien fait et d’adieux pour un an aux sandwiches à la raclette, reste le souvenir live le plus marquant de cette année, plus que la fête garage du Zénith des Stripes en juin, plus même que l’heure passée dans l’intimité d’une PJ Harvey toute en mousseline chez Canal + en septembre. C’est pas peu dire.

        1. Arcade Fire @ les Eurockéennes, Belfort, 1er juillet
        2. The White Stripes @ le Zénith, Paris, 11 juin
        3. PJ Harvey @ Canal +, Paris, 11 septembre
        4. Black Rebel Motorcycle Club @ l’Élysée-Montmartre, Paris, 20 novembre
        5. I’m From Barcelona @ les Eurockéennes, Belfort, 30 juin
        6. The Wombats @ Royal Daffodil, Liverpool, 18 octobre
        7. Muse @ Parc des Princes, Paris, 23 juin
        8. Editors @ la Cigale, Paris, 11 novembre
        9. Damien Rice @ le Grand Rex, Paris, 19 mars
        10. The Datsuns @ la Maroquinerie, Paris, 7 février

Bande-son : Arcade FireNo Cars Go (live les Eurockéennes, Belfort, 1er juillet 2007)

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1 Note pour plus tard : penser à faire une note sur les cocasses aventures qu’engendre un passe photo aux Eurockéennes.

2 Pour des raisons qui ne regardent que lui, l’auteur a délibérément omis d’évoquer le Black Mirror qui acheva le show.

avec

2006 en 5 concerts vache de la folie qui défoncèrent tout, waw

        1. Muse @ POP Bercy, Paris, 14 décembre
        2. The Raconteurs @ Rock en Seine, Paris, 25 août
        3. Radiohead @ Rock en Seine, Paris, 26 août
        4. Pearl Jam @ POP Bercy, Paris, 11 septembre
        5. Secret Machines + Living Things @ la Maroquinerie, Paris, 30 mai

1997 en 5 riens du tout

        1. Rien du tout.

Samedi
08
déc 2007

Mettre au logis.

On va encore dire que je suis paranoïaque, mais lorsqu’on connaît le nombre de bibliothèques Expédia noires qui servent d’étagères à vinyles de par le monde des amateurs de sa musique et qu’on est conscient de la hauteur des cases qui les constituent, soient 300 mm, sortir un album de 300,360 mm de haut1 relève de l’attentat contre le rangement organisé, droit et beau de milliers de collections de 33 tours.

Mon cœur saigne, Thom.

Bande-son : Blood MeridianKick Up The Dust

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1 Je ne passe pas mes week-ends à mesurer mes disques au pied à coulisse, non, mais ma science infuse de la mécanique me confère le don de pouvoir évaluer les dimensions au micron près. Je sais, c’est la classe.


Lundi
22
oct 2007

Ride the snake to the lake the ancient lake baby¹.


I-45 Sud, Houston, 23 septembre.

[J'ai quand même hésité à faire un auto-ping-pong avec ça.]

Les photos de route floues la nuit, c’est décidément un gros pied.

Bande-son : RadioheadBodysnatchers

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1 Les titres en anglais introspectifs, mystérieux et originaux qu’on trouve soi-même tout seul, ça fait tout de suite beaucoup plus classe.