Shooting people #31.
Jeudi 10 juillet2008

Main Square Festival, Arras, 5 juillet.
If I had known then what I know now.
Bande-son : Pearl Jam – Red Mosquito
Jeudi 10 juillet2008

Main Square Festival, Arras, 5 juillet.
If I had known then what I know now.
Bande-son : Pearl Jam – Red Mosquito
Mercredi 23 janvier2008

Arc de Triomphe de l’Étoile, Paris, 8 janvier.
C’est pas une repompe éhontée1, c’est un hommage.
Tiens au fait, si vous avez envie de perdre une journée dans une bonne grosse glande, voilà de quoi.
Bande-son : Pearl Jam – Aye Davanita
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1 Explications techniques, barbantes et soporifiques sur les raisons de « mais pourquoi la tienne couvre moins de champ que la sienne » disponibles sur demande.
Dimanche 30 décembre2007
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Présentent

Tout ça pour dire que 2007 aura décidément été une bien belle année.

avec
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Samedi 29 décembre2007
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Présentent
On se la fait en décompte histoire de se la péter Miss France.
Un de mes plus proches amis le dit en octobre bien mieux que moi, « In Rainbows ne DEVAIT pas être le plus bel enregistrement de Radiohead, tout simplement parce que la façon dont il a été sorti éclipserait son potentiel : bref, ce serait se tirer une balle dans le pied. » Et il est vrai que la forme fut mise bien en avant du fond. Pressenti depuis 2006, les rumeurs faisant part de sessions laborieuses dans lesquelles le groupe procastinait de bon cœur dans toute les directions, ce 7e album ne s’annonçait pas avant 2008. Pourtant, Radiohead pris tout le monde à froid en annonçant sa sortie dix jours à l’avance en téléchargement à prix fixé par le client, provoquant une fièvre rare sur le Internet et dans les magazines. L’accalmie rétablie, In Rainbows rentré dans le rang ― on le trouvera dans les bacs lundi ―, que restera-t-il de ce disque ? Une certaine saveur, oui. du 15 Steps, du Bodysnatchers, du Jigsaw Falling Into Place, du Videotape et du Reckoner. Pas leur meilleur album, pourtant. Mais leur premier que j’aurai autant attendu.
Qu’on soit clair, ce disque m’a donné une folle envie de faire également un classement des pires pochettes de l’année. Affreusement déçu au premier abord, le planquant au fond de mon étagère comme si j’en voulais personnellement à la bande à Banks d’avoir pondu ça, je l’ai longtemps observé d’un œil torve avant de lui donner sa chance dans le chüffle du MD. Et au final, malgré sa pochette, Our Love To Admire se fond dans le même moule que les deux précédents Interpol : il lui faut de la nuit pluvieuse, des reflets de réverbères et un peu de patience pour qu’il prenne son envol. Pas évidents au début, des titres comme Pioneer To The Falls, Mammoth, Wrecking Ball et The Lighthouse savent se faire aimer. Et bien. Mais sans atteindre le niveau de Turn On The Bright Lights, une fois de plus.
Découverte chez feu Vox dans une session d’antologie en janvier, cette troupe de 29 Suédois déjantés a signé là un album de pop réussi de bout en bout, ensoleillé, réjouissant et optimiste. Certes moins dingues que leurs concerts, leur Let Me Introduce My Friends est idéal pour commencer une journée sous les meilleurs auspices, réveillant d’un coup et lançant sur les rails comme il faut. Pas étonnant que le titre d’ouverture soit Oversleeping. Et rien à carrer qu’il soit sorti en 2006. Il m’a sauvé plus d’un matin de 2007.
Remarqué au hasard d’une soirée bar, enquillé à hautes doses pendant un voyage-éclair à Liverpool, pas loin de se retrouver sur le Internet de ma faute, … A Guide To Love, Loss And Desperation est aussi percutant que pouvait l’être Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not d’Arctic Monkeys, avec un nom aussi long, la même fougue juvénile, mais sans les têtes à baffes, ce qui est pas plus mal. Porté à bout de bras par son torride single Let’s Dance To Joy Division, l’album présente d’autres belles promesses. « Difficile de dire si les Wombats iront loin, mais on peut déjà crier au brillant coup d’essai. », pensais-je en octobre. Je persiste et signe.
Pas qu’il fut pourri, non, mais il y en eut 5 de mieux. Comme Our Love To Admire, Baby 81 me déçoit à la première écoute, s’inscrivant dans ma longue liste d’albums bien mais pas top. Le problème, c’est qu’à essayer de se mettre à mi-chemin de la merveille blues-folk Howl et de leur Take Them On… On Your Own forgé dans le cambouis, il est difficile de faire aussi bien que l’un ou l’autre. Cela n’empêche pas le monstrueux Weapon Of Choice de faire mouche du premier coup, l’explosif Need Some Air d’arracher la gueule et le sémillant Berlin de laisser en suspens la question de savoir ce qu’il a bien pu arriver à la révolution. Plus tard dans l’année, je cède enfin au lancinant American X, tout en lourdeur rampante mais puissant dans sa lenteur. Pas leur meilleur album du club, on s’en doute bien, Baby 81 ne se pose pas non plus comme le honteux mouton blanc de leur discographie tellement noire. Et fait languir pour la suite.
Because Of The Times, ou la fratrie Followill passant au rang de grand groupe après 2 albums prometteurs. Un peu plus sombre mais toujours empreint d’années 70 plus éternelles que jamais, le troisième effort des Rois du Léon est leur plus beau à ce jour, une épatante suite de compos éclairées, spleeniennes et rageuses, invitant à brûler l’asphalte ou rester là, vautré sur une terrasse du Tenessee à écouter un soleil pesant. Encore, encore.
In Rainbows mis à part, le contre-pied de l’année, c’est là qu’on le trouve. Partie en 2004 sur un Uh Huh Her éraillé qu’on aurait cru sorti à l’état de démo tellement il était rèche, PJ Harvey est revenue dans un disque intime, presque entièrement au piano à l’exception de sa plage titulaire que soutiennent trois accords folk. Survolant l’ensemble d’une voix subitement haut perchée, Harvey parcourt son disque comme dans un rêve de petite fille, peut-être celle qu’elle fut. « La PJ Harvey version White Chalk préfère la douceur du dépouillement à la rugosité du décharnement affichée dans Uh Huh Her. On n’écorche pas, ici, on effeuille en douceur. », notais-je en septembre. Et en effet, à chaque couche qui s’envole, c’est un bout d’intimité qui se montre. White Chalk est à l’opposé d’Uh Huh Her, mais c’est surtout son double complémentaire, comme un ying qui s’est trouvé son yang. Un cycle s’achève.
Je me souviens m’être demandé à l’époque si ce serait l’album de l’année. Finalement, non. Cela n’empêche pas les White Stripes d’avoir ― une fois de plus ― livré un disque affreusement bon, éclaboussé d’une giclée de rage, largement meilleur que Get Behind Me Satan et toujours aussi fidèle à ce qui fait leur essence. Entre The White Stripes et Icky Thump, la formule est la même, la production de Jim Diamond ayant laissé la place à un son plus gras, et les cornemuses et trompettes s’étant invitées comme squatteurs inattendus. Malgré cette constance, impossible de se lasser. Tout ce que touche Jack White se change décidément en or.
Quand Editors ont débarqués en 2005, malgré un bon The Back Room devancé par le corrosif Bullets, je ne pouvais que les voir comme un sous-Interpol. 2007 s’achève avec la cruelle sensation qu’Interpol est devenu un sous-Editors. An End Has A Start est énormissime, génialement composé et finement interprêté. Entre When Angers Shows, The Racing Rats, An End Has A Start, Smokers Outside The Hospital Door, impossible de choisir. Et de se repasser l’album entier, vite avant que ceux-là ne deviennent aussi gros que Coldplay et perdent toute leur magie.
Promis, demain j’arrête avec Arcade Fire. Arrêter avec Neon Bible, c’est juste trop dur. Ma rencontre avec l’album s’est faite pour ainsi dire sur scène le 30 janvier, au cœur de deux journées londoniennes passées à l’écouter en boucle, entre les rues de Londres et la suite cossue du dernier étage d’un hôtel en bord de Tamise, à mater la Battlesea Station sous un froid soleil d’hiver, fumant des clopes sur le pieu pendant que jouait Building Downtown (Antichrist Television Blues) pour la 14e fois de la journée. Après ces deux jours, je préférais me mettre à l’écart de l’album, comme écœuré, avant de finir par me repencher dessus pour la chronique. Derrière, il ne me lâchera plus. Entre mes courses de métro, un enterrement, un mariage, deux festivals boueux et jusque dans le froid de l’hiver, il restera là, dans mes oreilles, pour toujours lié à 2007. Et de se repasser l’album entier, vite avant que ceux-là deviennent aussi gros que U2 et chopent leur hyperencéphale chronique.
« Et c’est auréolé de gloire, adoubé par les plus grands, porté unanimement aux nues qu’Arcade Fire s’évanouit un soir de décembre 2005, après être passé en un an de l’anonymat indie à la reconnaissance mondiale, des fonds de blogs aux couves des Inrocks, des clubs montréalais aux première parties de U2. Le temps de digérer tout ça, d’investir une église de la campagne québécoise, d’enregistrer des morceaux entre New York et Budapest, sous une pluie battante ou à l’arrière d’un taxi, nous voilà un an plus tard et Arcade Fire remet le couvert. À des lieues de Funeral, Neon Bible frappe d’emblée par son atmosphère bien plus sombre, ce climat orageux qui couve sourdement, grondant sous les glissements glauques de la voix de Win Butler. Contrastant avec la froideur de Black Mirror, Neon Bible ou Ocean Of Noise, Arcade Fire s’illumine ― mais garde de sa réserve ― dans les envolées lyriques de Keep The Car Running, rythmé comme un gospel, ensoleillé comme une route ontarienne, la hargne de No Car Go, la jouissance valsée d’Intervention, le brin de folie de The Well And The Lighthouse. On sent Joy Division sur Black Wave et No Cars Go, Bruce Springsteen sur Building Downtown (Antichrist Television Blues), Radiohead dans Ocean Of Noise, le tout emballé dans des ambiances méticuleusement fignolées, dignes de musiques de film. Lorsque My Body Is A Cage ― somptueux solo dépressif chutant dans un abîme de grandes orgues tendues ― s’achève, on ne peut que conclure que, s’il prend le contre-pied de Funeral, Neon Bible n’en est pas moins la réussite que l’on ne pouvait qu’attendre d’Arcade Fire. Chapeau bas. »
février 2007
Bande-son : Arcade Fire – My Body Is A Cage

[ou pas]
Vendredi 28 décembre2007
Présentent

Était-ce l’atmosphère du 3e soir d’un festival passé entre les gouttes, pliant finalement sous la menace de l’orage qui grondait, ou plutôt l’excitation palpable dans la troupe de photographes massée devant la grille de la fosse au pied de la grande scène1 ? Préparant une dernière fois leurs boîtiers, flottant dans une ambiance de dernier cours avant les vacances, alors que retombait la fatigue de trois jours de galopades incessantes entre scènes et de trois nuits raccourcies par les veilles tardives devant le PC, le troupeau était fébrile. La foule elle-même, derrière nous, semblait nerveuse, prête à jeter ses dernières forces dans l’ultime bataille. L’entrée en scène d’Arcade Fire, sonnant le réveil des troupes, vit également, à cet instant précis des premières notes de Win Butler sur sa mandoline, le vent se lever comme pour grossir le trait du drame de la situation. Les idées pas très claires, distrait par le Keep The Car Running venteux qui se jouait au-dessus de moi ainsi que par les caprices de mon boîtier tout neuf subitement en grève, pas aidé par les néons verticaux jalonnant la scène, je pondrai une série assez pourrie. C’est la vie. On ne peut pas toujours tout avoir.
Le vent qui se levait se changea vite en tempête. Coup de chance, la pluie attendit le 4e titre pour surgir, alors que le fotoapparat était déjà dans le sac. je passai l’heure suivante le nez collé derrière une grille, dégoulinant de mèches trempées, à regarder les Canadiens prendre une envergure impressionnante, U2 en devenir, aspirants-Coldplay, rattrapant ce second Olympia manqué en mars et sublimant leurs titres devant 30 000 personnes noyées mais heureuses. Haïti chaloupé, Intervention grandiloquent, le set atteignit son apogée sur un enchaînement Neighbourhood #3 (Power Out) / Rebellions (Lies) rutilant dans le déluge, foutant la foule à genoux, libérant les fourmis de mes jambes. Le rappel, je le suivis de loin. On était à la bourre de 10 minutes, déjà, et il fallait choper la navette qui redescendait sur Belfort. 15 minutes d’exode sous le déluge, à porter mon sac et celui de Marionre, dont les petites jambes suivaient difficilement les miennes. Au loin dans la plaine, résonnaient encore les coups d’un Wake Up dantesque concluant2 un concert qui, par son ambiance, sa tempête et cet espèce de drôle de sentiment mêlé de travail bien fait et d’adieux pour un an aux sandwiches à la raclette, reste le souvenir live le plus marquant de cette année, plus que la fête garage du Zénith des Stripes en juin, plus même que l’heure passée dans l’intimité d’une PJ Harvey toute en mousseline chez Canal + en septembre. C’est pas peu dire.
Bande-son : Arcade Fire – No Cars Go (live les Eurockéennes, Belfort, 1er juillet 2007)
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1 Note pour plus tard : penser à faire une note sur les cocasses aventures qu’engendre un passe photo aux Eurockéennes.
2 Pour des raisons qui ne regardent que lui, l’auteur a délibérément omis d’évoquer le Black Mirror qui acheva le show.

avec
Mercredi 26 décembre2007

Chambre 207, hotel Radisson, Liverpool, 18 octobre.
Ça n’a rien à voir mais hier soir, ayant fraîchement installé ma platine vinyle et me jetant sur mon Vitalogy pour essayer parce que s’il faut commencer avec un titre, c’est bien avec un qui dit see this needle / a see my hand / Drop, drop, dropping it down / oh, so gently / Well here it comes / I touch the plane / Turn me up / won’t turn you away [...] Pull it out / a paper sleeve / Oh, my joy / only you deserve conceit / I’m so big / a-my whole world / I’d rather you / rather you / than her, j’en vins à me demander quel peut être est le premier 33/45/78 tours à se mettre sous l’aiguille pour tester/fêter une nouvelle platine pour vous les gens qui passez ici, et surtout… Pourquoi ? Alors sondage.
Bande-son : Pearl Jam – Spin The Black Circle
Jeudi 1 novembre2007

Maison de la Radio, Paris, 17 septembre.
[Honteusement pompé là.]
Bande-son : Hard Fi – Toxic (Britney Spears cover)
Mardi 21 août2007
Vendredi 18 mai2007
Vendredi 29 décembre2006
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2006 en 10 titres de déchirage mortel grave qui tuent méchant

Brendan Benson trouve Jack White vachement beau, Rock en Seine, 25 août.
[Nan mais sérieux, je suis vraiment pas une groupie]

avec
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1 Ça devient dur de trouver des superlatifs, là.
Vendredi 29 décembre2006
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2006 en 10 albums dingues de trop l’éclate puissante qui fouette
Jack White est beau, Rock en Seine, Paris, 25 août.
Et je ne suis pas une groupie.

avec
Bande-son : The Raconteurs ― Call It A Day (live XFM, Mar. 29th, 2006)
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1 Et c’est en mettant le classement 2006 à côté du classement 2005 que je réalise qu’en fait oui, je suis définitivement une groupie.
2 On découvre Led Zeppelin l’année qu’on peut, aussi, hein.
Jeudi 28 décembre2006
Présentent

Muse, les Eurockéennes, Belfort, 2 juillet1.

avec
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Euh. Rien du tout.
Bande-son : Muse ― Stockholm Syndrome / Take A Bow (live Bercy, 15 décembre 2006)3
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1 Oui, la photo ne correspond pas, je sais, mais on fera comme si.
2 Premier de la catégorie « meilleur live avec un ukulélé dedans », pour nos ami(e)s ukulélémanes.
3 Oui, la bande-son ne correspond pas non plus, mais on fera comme si aussi. L’intégralité du concert est disponible là, pour ceux qui veulent.
Dimanche 24 décembre2006

Île de la Cité, Paris, 23 décembre.
À la base j’aurais plutôt voulu mettre celle-ci, mais faut avouer que derrière, personne n’aurait calé le jeu de mots du titre.
Sinon à part ça, rien. Bon réveillon tout le monde, hein.
Bande-son : Pearl Jam ― Immortality (live Benaroya Hall, Seattle, Oct. 22nd, 2003)
Mardi 24 octobre2006

Internat du lycée Bazin, Charleville-Mézières, 24 octobre 1996.
[“Have you the belief that the road ahead
Ascends off into the light?”]
Je sais pas.
Mais ce qui est cool, c’est d’avoir toujours autant de cheveux.
Bande-son : Pearl Jam ― Present Tense
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1 Jeu de mot peut-être moins compréhensible que là, là ou là, mais on ne va pas chipoter non plus, hein.
Mardi 19 septembre2006

Parce que des fois prendre des gens en photo c’est bien, aussi. Même sans guitare.
Bande-son : Pearl Jam ― Leash