
Père-Lachaise, Paris, 10 juillet.
Oasis – Falling Down (The Prodigy version)
Jeudi
29
juil 2010
Mercredi
17
fév 2010

Place Franz-Liszt, Paris, 9 janvier.
Je sais, on lui voit mal les moufles.
Je ne me rappelle la tête des gens qu’une fois que je les ai pris en photo. Tant que ce n’est pas fait, j’oublie leur visage ― et leur nom aussi, d’ailleurs, pratique pour se développer une vie sociale ―, mais après c’est pour la vie ou presque. Ned Ryerson qui traverse la rue pour courir dans les bras de Bill Murray au début de Groundhog Day, c’est moi, en supposant que Ned a pris Bill en photo dans leur jeunesse.
Bref tout ça pour dire que grâce à ce pouvoir mystique ce matin j’ai reconnu de suite le mec à gauche de la photo là-bas car il m’était passé devant l’objectif avec The National ici-même. Le tout sans avoir triché ni sucré mon café à la farine colombienne.
C’est fou la vie, quand même.
Ah et on dira encore que je critique Ross Halfin parce que je suis jaloux de ne pas vivre en couple avec Jimmy Page1 mais quand je vois sa notasse du 15 février montrant ce qu’il savait faire quand il était jeune beau et poilu et qu’il traînait avec Metallica jeunes beaux et poilus et ce qu’il pond maintenant je me dis que ça vieillit mal les photographes de rock et roll sauf quand ça s’appelle Anton Corbijn et que zut à la fin on peut ne pas savoir développer un brut numérique mais quand dans sa note du 14 février on fait des photos de Jeff Beck dans les gradins de l’O2 on s’arrange pour que les sièges soient droits, bordel.
Et dans un autre registre je pense qu’on devrait sérieusement considérer Vampire Weekend pour la bande-son quand on adaptera Les Télétubbies au cinéma. Mais ça n’a rien à voir.
Je terminerai en vous rappelant que si vous regardez le Liam Gallagher aux Brit Awards hier soir, n’oubliez pas de mater également la version 1996 quand il ressemblait encore plus à un singe qu’aujourd’hui. It’s evolution, baby.
Caesars – You Don’t Mean a Thing to Me
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1 Et on aura bien raison.
Vendredi
25
déc 2009
En fait je n’ai jamais vraiment su éviter l’amalgame entre ce qu’entendent mes yeux et ce que voient mes oreilles. Alors quand est venu le moment de faire un classement des albums qui auront marqué ma décennie, plutôt que de faire une bafouille sur chaque disque expliquant à quel point il est génial, plus génial que celui juste en-dessous mais toutefois moins génial que celui juste au-dessus ― vous en faites pas vous aurez quand même droit à ça pour le classement de fin d’année, bande de gens ―, j’en suis venu à le faire avec des mots-clés qui mènent vers des liens ou pas ― ce journal n’a que 5 ans, après tout ―, que tout le monde pourra comprendre ou pas et qui évoqueront des choses ou pas.
Bons clics ou pas, on se revoit en bas.
Ou pas.
PJ Harvey ― Uh Huh Her (2004)
Ibarron / nuit / octobre / Best Buy / les seins de PJ Harvey / Toronto / Saint-Étienne
Yeah Yeah Yeahs ― Fever to Tell (2003)
Cleveland / TV on the Radio / Palm Springs / Spin magazine / Coachella 2004 / radio / barbecue / neige / Chouine gomme
The Von Bondies ― Pawn Shoppe Heart (2004)
Détroit / Magic Stick / Encore Records / The Libertines / Pontiac / The White Stripes / soleil / Nouveau Casino / I ♥ Detroit
Arctic Monkeys ― Whatever People Think I Am, That’s What I’m Not (2006)
Black session / Mylène Farmer / acné / Bataclan / Leffe triple / Métiz’Art / orage / Doc Martens / Trabendo / vin blanc / voisins / Dancefloor
Flogging Molly ― Within a Mile of Home (2004)
Radar / Royal Oak / nuit / State Theater / Bataclan / enterrement / sing me a song from yesterday and when the laughter drank these tears before the promises that now slip away / septembre / retour / Houston
The White Stripes ― White Blood Cells (2001)
Regrets / Royal Oak / septembre / neige / hiver / school bus / hôtel Yorba / Blind Pig / Ann Arbor / rentrée / Michigan / nuits
Secret Machines ― Now Here is Nowhere (2004)
Punxutawney / Amsterdam / Magic Stick / depuis quand t’es blonde toi ? / Interpol / Saturn / Boston / Milwaukee / route / trains / nuits / aubes / E411
Snow Patrol ― Final Straw (2004)
Thanksgiving / nuit / neige / Saint Andrew’s Hall / Détroit / Ann Arbor / septembre / Ledru-Rollin / New York / matins / Pennsylvanie
Ghinzu ― Blow (2004)
Pure FM / Schriphol / nuit / NWA / métro / photocopieuse / rectiligne / Olympia / voiture / mim / Ann Arbor / CDG
Franz Ferdinand ― Franz Ferdinand (2004)
Cobo Arena / Détroit / EF 50 mm f/1,8 II / Good Charlotte / gwosse gwosse beat / Rock en Seine
Muse ― Absolution (2003)
Entorse / diplôme / Zénith de Nancy / Détroit / St Andrew’s Hall / Coachella 2004 / chance / enterrement / 306 / Curiosa / 4 pages / Naïve / téléphone / Clutch Cargo’s / molard / Metz
Placebo ― Black Market Music (2000)
RTL / Gibert Joseph / noir / digipack / Nancy / bureau / nuit 2001 2001 2001 / route
The Kills ― Keep on Your Mean Side (2003)
2005 / neige / Londres / tour Eiffel / nuit / Fuck the People / Milwaukee
Muse ― Origin of Symmetry (2001)
Hyères / Zikweb / avril 2001 / Georges Lang / Eurockéennes 2002 / Soundhouse studios / Londres / Steelworx / Indochine / mimes / radar / Hullabaloo / Wash me away
Oasis ― Familiar to Millions (2000)
Vallorcines / Helter Skelter / Audi 80 / vaisselle / Northville / Michigan / balle de golf /
Kings of Leon ― Because of the Times (2007)
Poudrière / métro / Houston / avion / Rock en Seine / Bataclan / Le Bervouze
Arcade Fire ― Funeral (2005)
Croissants / avenue Lefru-Frollin / Everytime you close your eyes lies lies / casques / Élysée-Montmartre / nuit / câble USB / neige / Toronto / aube / couette / Inrocks / Rock en Seine / vous pensez quoi d’Internet ? / Ardenne / Jane / terrasse
PJ Harvey ― Stories from the City, Stories from the Sea (2000)
Zikweb / Liverpool / State Theater / nuit / ski / 2001 / One day there’ll be a place called home / Ann Arbor / Audi 80 / passage Brady / été
Eddie Vedder ― Into the Wild (2007)
Norvège / neige / froid / voiture / train / avion / seul / soleil / crépuscule / autoroute / Astonvilla / Bordeaux / Minnéapolis / Chicago
Interpol ― Turn on the Bright Lights (2002)
Nuit / New York / neige / Twingo / 2007 / Paris / Très Grosse Bibliothèque / mimes /
Printemps de Bourges / 21 Avril / cravate / pluie / Curiosa / vin blanc / métro / State Theater / Maple Road / I’ll bring you when my lifeboat sails through the night that is supposing that you don’t sleep tonight / Brooklyn / Pontiac
Arcade Fire ― Neon Bible (2007)
Hôtel / Tamise / interview / église / Olympia / Belfort 2007 / pluie / Ontario / voiture / anniversaire / soleil / froid / nuit / cage / Thomas VDB / Johnny Halliday / vomi / mariage / enterrement / Houston / crypte
Ah, et cette liste ne serait pas complète sans ses 5 hors-concours, ceux qui ont pu faire partie de ma vie, mais pas de la même manière que les autres :
Sur ce on poste et vite vite on regrette de ne pas avoir cité Get Behind Me Satan.
Joyeux Noël hein…
[Ou pas.]

Grand Central Terminal, New York, 9 mai.
Oasis – Half the World Away (live acoustic)
On garde décidément toujours les mêmes obsessions.
À la suite d’une altercation entre Liam Gallagher et l’auteur de ce journal, hier soir dans les toilettes de l’espace presse de Rock en Seine, lors de laquelle le controversé chanteur n’a pas hésité à, je cite, « molester son adversaire au moyen d’un urinoir en plastique Armitage Shanks, puis d’une guitare Gretsch à Union Jack placée dans une intimité que la décence nous interdit de décrire ici, » le reste de la tournée européenne des scènes de Rock en Fleuve Parisien1 de ★DPC est annulée jusqu’à nouvel ordre, soit sûrement ce soir, quand l’équipe de chirurgiens du festival aura réussi à sortir notre héros de ce mauvais pas aussi peu esthétique que pratique, mais sans désaccorder l’instrument.
Nous vous laissons attendre la fournée du jour avec une blague qui devient décidément annuelle2 :
Oasis – Don’t Look Back in Anger (live Rock en Seine 2009)
Ainsi que, cette année des images exclusives du concert d’Oasis et de la joie3 de Kele Orekeke annonçant que finalement, c’est Bloc Party qui assure la tête d’affiche du vendredi sur la scène de la Cascade de Rock en Fleuve se Jetant dans la Manche 2009.
Jean-Pierre Pierre, attaché de presse en intérim.
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1 Par un singulier hasard, « Seine » et « scène » sont deux homonymes ; sans une salvatrice utilisation de synonymes bien sentis, l’on se retrouverait à faire des répétitions, ce qui craint dans un texte que l’on chouette chiadé.
2 Mais siiii, c’était l’année dernière, dans ce lien sur lequel il ne sert à rien de cliquer puisque le MP3 assorti n’est plus en ligne.
3 Qui laisse mon cœur marri et me pousse à reprendre tout de suite mes photos de Bloc Party de vendredi pour leur ajouter des boutons d’acné sur la tronche, tiens.
Vendredi
12
juin 2009

Bande-son : Oasis – Cigarettes & Alcohol
Il y a cinq ans, les Pistons de Détroit étaient en finale NBA.
Il y a quatre ans, les Pistons de Détroit étaient encore en finale NBA.
Il y a trois ans, les Pistons de Détroit étaient en vacances après s’être fait vider comme des nazes en six manches de finale de conférence par Miami.
Il y a deux ans, les Pistons de Détroit étaient toujours en vacances, cette fois-ci grâce à Cleveland.
Il y a un an, j’en avais marre de ressasser chaque année des histoires de basket, ce sport de nase, tout ça à cause de la grève de 2004 qui m’avait forcé à causer dès l’origine de basket, ce sport de nase, plutôt que de hockey sur glace. Cette année-là, donc, les Red Wings de Détroit emportèrent le championnat et tout le monde fut content, sauf moi1.
Aujourd’hui, Détroit va sûrement redevenir champion en regagnant contre rePittsburgh puisque le septième match de la série, c’est ce soir et que sur les 14 fois précédentes où la coupe s’est jouée en sept manches, l’équipe qui accueillait a gagné 12 fois. C’est pas plus mal, notez, ça donnera au moins un truc à fêter dans le Michigan cette année.
Il y a cinq ans, je petit-déjeunais avec des cookies Pepperidge Farm au milieu d’un bureau quelque part à Pontiac.
Il y a quatre ans, je petit-déjeunais avec des cookies Hello de Lu au milieu d’un bureau quelque part à Évry.
Il y a trois ans, je petit-déjeunais avec des Prince chocolat au milieu d’un bureau quelque part à Clamart parce qu’on était lundi.
Il y a deux ans, je petit-déjeunais avec un Panier de Yoplait au milieu de toujours le même câlisse de bureau. Je me sédentarisais un peu trop, là.
Il y a un an, je petit-déjeunais avec des tartines beurrées au milieu d’encore le même !@#$ de bureau, au secours quelqu’un, mais personne ne vînt.
Aujourd’hui, j’ai petit-déjeuné tard avec un sandwich au milieu d’un bureau dont je n’ose même pas avouer l’emplacement.
Il y a cinq ans, j’allais voir Franz Ferdinand au Majestic Theater de Détroit.
Il y a quatre ans, j’allais voir Ghinzu à l’Olympia de Paris.
Il y a trois ans, j’allais voir si j’allais voir Guillemots à la Boule Noire de Paris ce soir-là ou bien, pour ne finalement pas y aller.
Il y a deux ans et un jour, les White Stripes au Zénith de Paris. Les trois jours suivants, Mademoiselle K à l’Élysée-Montmartre de Paris puis au Trabendo de Paris. Y’avait pas à dire, on avait pas des vies faciles. Et je passais beaucoup trop de temps à Paris.
Il y a un an, j’allais voir Supergrass à l’Élysée-Montmartre de Paris, qui comme son nom l’indiquait, était toujours à Paris, donc moi aussi.
Aujourd’hui, je vais peut-être voir Elmer Food Beat toujours dans le même Élysée-Montmartre de Paris, parce qu’un photographe de rock et de roll a raté sa vie si, à 50 ans, il n’a jamais photographié de chanteur bedonnant en zlip kangourou.
Il y a cinq ans, je m’éveillais le matin au doux son de Bonjour Le Monde !, sur CBEF Windsor, avec Charles Lévesque et Maryse Tourette, dans ma voiture lancée à vive lenteur sur Orchard Lake Road.
Il y a quatre ans, je m’éveillai au doux son de Marylin Manson, dans mon RER D lancé à vive lenteur sur RER D Trail.
Il y a trois ans, je m’éveillais au doux son de Wayne Coyne introduisant son acoustique de Thank You Jack White (For The Fiber-Optic Jesus That You Gave Me)2 par “Always read the instructions before plugging in a gift from Jack White.”
Il y a deux ans, je m’éveillais doucement au doux son de Que de la radio sur la 3, en bénissant une fois de plus le ciel pour avoir inventé la Suisse.
Il y a un an, je m’éveillais doucement au doux son de la douce voix d’Émilie Gasc-Milesi visitant le musée d’ethnographie de G’nève, avant d’envoyer Beck chanter Cellphone’s Dead, un titre pas entendu depuis pfioulala-ça-nous-rajeunissait-pas, toujours dans Que de la radio et toujours sur la 3, c’était dingue.
Aujourd’hui, je ne m’éveille plus car il est tard, mais au son de toujours-la-même-3 qui passe une version jazzy à la guitare de Pump Up the Jam, reprise par The Lost Fingers, qui sonne super bizarre, subitement je me demande si je me suis vraiment éveillé ce matin.
Il y a cinq ans, il faisait beau.
Il y a quatre ans, il faisait beau aussi.
Il y a trois ans il faisait beau et surtout chaud, j’étais déjà liquéfié alors qu’il n’était que 10h et ça, ça suçait grave.
Il y a deux ans il faisait gris, ce qui suçait un peu moins.
Il y a un an il faisait gris aussi, ce qui me faisait réaliser que mon histoire se répétait un peu trop, ces temps-là.
Aujourd’hui il fait carrément moche. Ça devient une tradition.
Il y a cinq ans, nous étions le 12 juin.
Il y a quatre ans, nous étions le 12 et un jour, ce qui signifiait que j’étais en retard.
Il y a trois ans, nous étions le 12 juin, ce qui voulait dire que je sais retenir les leçons du passé.
Il y a deux ans, nous étions encore le 12 juin, et je n’avais réalisé que 5 minutes auparavant que le 12 juin, c’était il y a deux ans.
Il y a un an nous étions, c’est fou ça, le 12 juin.
Aujourd’hui nous sommes, grâce à l’implacable régularité cyclique super-prévisible du calendrier grégorien, devinez quoi ? Le 12 juin.
Joyeux lustre à ce journal. On verra s’il passe la décennie.
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1 Et je dois toujours vous expliquer pourquoi.
2 Que je conseille au passage toujours toujours toujours autant pour les commentaires qu’il fait tout au long du morceau. Il est chez le belögue mort de Vox.
Vendredi
05
juin 2009

Kellogg Boulevard, Saint-Paul, 26 avril.
Bande-son : Oasis – (It’s Good) To Be Free (live Royal Albert Hall, London, March 27, 2007)
“I feel it, you feel it―we’re all struggling with the trouble that this industry is in right now,” says White some weeks later. “And it’s not about sales; it’s about beauty and romance and a relationship to art that’s turning invisible, and it’s affecting people’s perception of music. It’s affecting whether they think of it as a viable art, because it’s so fucking disposable. It’s not about being modern or retro or a Luddite or being hopeful or pessimistic about the future; it’s about clinging on to what makes sense of our lives, and what gives our lives value, and what gives us a commonality and a feeling of belonging.”
We all may be out of a job tomorrow, and the street outside may be full of desperate overflow from the neighborhood rescue mission, and we may need heavily armed escorts to safely depart if we loiter too long, and artfully convulsive rock’n’roll may be turning into a limited-edition boutique item for insiders, but on this blur of a March night, the strawberries tasted like strawberries, and the snozzberries tasted like snozzberries, and we were the music makers, and we were the dreamers of dreams.
Charles Aaron in le dernier Spin fraîché du matin pêché.
Pas ça qui paiera nos pâtes, mais ça fait au moins oublier le reste trois minutes.
Vendredi
13
mar 2009

Jardin du Palais Royal, Paris, 7 février.
Note pour plus tard : ne plus jamais se lever à 4h du matin.
Bande-son : Girls in Hawaii – Plan Your Escape
Et sinon, n’oublions pas qu’en ce moment a lieu la semaine internationale de l’acoustim’se oasien [faut s'inscrire mais ça vaut l'effort].