
Kalverstraat, Amsterdam, 19 juillet.
Un peu le retour de la vengeance de celle-là, oui.
The Black Keys – Chop and Change
Vendredi
20
août 2010

Kalverstraat, Amsterdam, 19 juillet.
Un peu le retour de la vengeance de celle-là, oui.
The Black Keys – Chop and Change

En attendant la vraie reprise.
Bon groupe, bon cadre, bonne soirée au final.
Harlem – Stripper Sunset
Dimanche
15
août 2010
Lundi
09
août 2010
Dimanche
11
juil 2010

Lawyer’s Club, Ann Arbor, 5 mai 2009.
Ça n’a rien à voir avec la photo, mais avant d’aller plus loin écoutez ça :
Ben Folds – Army (live)
C’est bon ? Faut vraiment écouter hein, après il sera trop tard.
La question que je me pose donc c’est si vous tous avez eu la même réaction que moi quand je suis tombé dessus, à savoir, vers 2 min 03 s, s’émerveiller quand le public part dans un truc super bien orchestré, comme ça, sans prévenir, un peu comme ces flash mobes étasuniennes où subitement tous le monde débarque en vélomoteur dans des lieux publics pour exécuter des acrobaties rivalisant d’audace sous les yeux ébahis des gens normaux comme nous autres.
Bref.
Intrigué, je suis renseigné et j’ai appris que le Ben Folds avait donné ses instructions avant de débuter le morceau, donc non, il ne s’agissait pas d’un miracle d’entente instinctive entre le public du pianiste à lunettes, mais juste d’un truc préparé à l’avance, comme ça. En conclusion, écouter un album d’un bout à l’autre, ça lui enlève tout son charme et sa magie.
Et c’est tout.
Vendredi
09
juil 2010

Rue des Murs, Metz, 23 mai.
The first decent picture I took was grabbed there, on September 8th, 2002, with a borrowed Sony cam. I like to take the same shot again from time to time, as to feel how things are working out, what has changed, what we mourn and, most essential, on what we can rely. Did it there and there once. And of course there is this one that I keep taking, too.
The Sainte-Croix hill is my favourite part of town because of its medieval atmosphere; it is silent at night, often empty and always glowing in gold light. It is the heart of the city, the cradle in which it was born and his highest point. It is where you always end up when roaming around, climbing up the hill through Hell street. Used to live there, a long time ago. Years later, I still miss having the cathedral on my doorstep every morning.
Voilà voilà.
[Mais si enfin, c'est cool l'anglais, ça fait introspectif, poète déchiré, ouvert à l'international et déraciné, écrit en fumant du whisky seul et tout drogué dans la nuit sur une vieille machine à écrire rouillée. Super rock n'roll, quoi, tout le monde sait ça.]
The Welcome Wagon – But for You Who Fear My Name
Dimanche
04
juil 2010

Ahah et dire que quand j’étais jeune et naïf je m’étais plaint du Bataclan de Pidji Harvet l’année dernière parce qu’on avait eu trop chaud. Hier c’était pire, bien pire, pire même que la Cigale de l’année dernière avec des morts et tout ; mais pas des morts inutiles, hein, des morts pour la bonne cause d’une soirée une fois de plus sulfureuse, grasse, noire, qui sentait le cambouis (au figuré) et la sueur (au propre) (ou sale) (bref vous voyez).
Je ne savais pas si The Dead Weather deviendra le projet de résidence de White, mais il faut reconnaître que plus cette mutante machine tourne et plus elle gagne en épaisseur, en complexité et en énergie venimeuse, développant une image, déclinant un concept qui rivalise de mieux en mieux avec l’univers qu’avaient tissé les White Stripes. Sur scène tout est sauvage et sexuel, dans la fosse tout est brutal et torréfié. L’allégorie du kids want to fuck and fight des Kills. Méchant, mordant, sadique, enlacé et bien trop court. Expédié en 1 h 15, tarif syndical. Mais de toutes façons on aurait pas tenu une demi-heure de plus à 45 °C. Mais quelle énergie putain. Et quelle douche en rentrant. Et dieu que ce groupe devient excitant.
The Dead Weather – Jawbreaker
Mardi
29
juin 2010

Centre Pompidou-Metz, Metz, 23 mai.
[Cette histoire de ressortir Hullabaloo l'autre jour pour illustrer le Stade de France aura eu le mérite (?) de me replonger dans de vieux, vieux trucs.]
Muse – Hyper Chondriac Music
Mercredi
16
juin 2010

Rue Michel-le-Comte, Paris, 8 mai.
Ce Japandroids-là tabasse, écoutez-le, c’est tout.
Japandroids – Younger Us

Habituellement, quand un de ces groupes indés qui marchent bien aux États-Unis et restent presque inconnus en France se pointe ici, il se retrouve dans une petite salle à jouer devant un parterre presque entièrement constitué de Ricains tout contents de profiter de l’aubaine d’une si petite scène. Ce qui rend ce soir-là différent, c’est que la première partie est assurée par I Love UFO, qu’I Love UFO a un nouvel album à fêter et qu’I Love UFO est venu avec toute son équipe, sur scène et dans la salle ; pendant une heure, au milieu des pompoms girls de l’enfer, ce sera tempête sonique sur la Flèche, le déluge de gros sons, l’ouragan de guitares. I Love UFO nous lâche son mur de décibels en pleine poire et la transe qui habite leur chanteur, Butch McKoy, gratteux arraché comme on n’en fait plus assez, finit par se transmettre au premier rang quand il saute dedans pour le secouer dans la sueur et l’effroi. Le quatuor torche son heure de set avec dix minutes d’une construction instru qui monte en lancinant, arrache tout en lacérant et s’en va en égrenant les musiciens hors de scène et tout se calme. Grosse fête. Voilà.
Après, forcément, quand on est venu voir un groupe du Minnesota en forme de Bisounours en Converse, tomber sur ce genre de première partie fait peur. Et vice-versa. Du coup, quand The Hold Steady monte sur scène, une bonne partie du premier rang parle subitement ricain et se serre très très fort au point de décourager le photographe tentant de revenir devant. Le photographe reste alors 5 minutes sur le côté pour faire quatre photos et va rejoindre Copain au fond pour voir tout ça de loin. Copain trouve ça vachement bien, même si « le maniérisme de Craig Finn ― le chanteur ― est super ringard », ce que Copain adore, d’ailleurs. À l’heure où le photographe écrit cette notasse, Copain a mis comme statut sur un réseau social bien connu qu’il « a bien quiphé les ploucs de The Hold Steady hier soir à la Flèche d’Or, et échangerait bien mille Christophe Maé et deux mille Michel Sardou contre eux ». Il est comme ça, Copain, il est prodigue du Sardou.
Mais on s’égare.
Pour résumer, disons que The Hold Steady c’est ach’te bien et qu’I Love UFO c’est ach’te mieux, pour peu qu’on porte des Docs.
Si jamais vous portez plutôt des Converse, inversez l’affirmation précédente.
Et si vous portez des tongs, allez voir Camping 2.
Rogue Wave – 10:1

Rue des Chantres, Paris, 25 avril.
Je n’arrive toujours pas à savoir si c’est bien ou mal d’écouter des bouts de la BO de Twilight1 et si je vais me changer en loup-garou2 méchant et baveur ou en vampire glabre si j’en abuse. L’œuvre est écoutable en intégrale ici, pour ceux qui l’ont loupé. Admirez-y au passage la vacuité du regard de la Kristen Steward sur l’affiche, traduisant tout le drame intersidéral que traverse une Bella Swan déchirée entre son amour naissant et l’implacable marche d’événements qui la dépassent totalement dans l’immensité d’un monde au milieu duquel nous nous sentons si impuissants face à la mort, les loups-garous et la fin de Lost.
Mais bon je m’égare, encore.
Tout ça pour dire, donc, que je trouve que ce morceau de Florence et du cousin Machin colle très bien à cette photo et qu’on peut en conclure que la rue des Chantres c’est une rue à loups-garous. N’y emmenez donc pas vos vierge effarouchées les nuits de pleine lune.
Ah et désolé pour la référence U2 dans le titre hein, c’est définitivement pas ma journée.
Florence and the Machine – Heavy in Your Arms
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1 « Des bouts » n’inclue évidemment pas les geigneries de Miouze, hein.
2 Oui oui c’est très moisi comme blague et comme image, heureusement qu’aujourd’hui c’est la journée mondiale de l’humour de merde, dis donc. Enfin je crois.
Lundi
31
mai 2010