Articles avec le tag ‘Meg White’

5 raisons qui font que non c’est pas Meg White.

Complétons l’enquête déjà menée par le NME :

  1. Il y a une faute sur le pendentif. Contrairement à ce qu’on croit, Djack ne commence pas par un D.
  2. Meg a l’air de savoir ce qu’est l’amour et ne se contente pas de faire ce qu’on lui dit.
  3. Il est évident ― mais on peut contester ce dernier argument du fait de sa datation approximative, prouvant par là l’utilité de s’ébattre sur l’édition du Detroit Free Press du jour pour aider le téléspectateur ―, La dame a l’air tout sauf angoissé.
  4. Si la vidéo était vraiment liée aux White Stripes, la règle cabalistique qui fait l’essence du groupe s’y appliquerait inévitablement : ils s’amuseraient à trois.
  5. Et pour finir ― et pour faire plaisir à ses détracteurs ―, on remarque bien que la dame de la vidéo fait preuve d’un sens du rythme inné.

J’oubliais, le lien pour ceux qui ne l’ont pas encore vue.

[N'empêche, si jamais le gars, c'est Jason Stollstheimer des Von Bondies, que la vidéo date de 2003 et que Jacques White a eu vent des ébats à l'époque, ça expliquerait peut-être la baston du Magic Stick. Hypothèse à explorer.]

Shooting people #15.

Rock en Seine, Paris, 26 août.

Attention : la cascade ci-dessus est exécutée par des professionnels. N’essaie pas de la reproduire à la maison. En cas de coup de vent, ton visage risque de se figer dans cette expression pour toujours.

Trois liens [dont 2 empruntés à Blythou] :

  • Le NY Mag se penche sur l’insondable mystère qui étreint la communauté internationale depuis la semaine dernière : « qu’est-ce qui peut bien stresser Meg White ? ». Je sais pas vous, mais je n’en dors plus la nuit. Surtout que cette crise signifie la fin de nos espoirs de deuxième date parisienne cette année et ça, c’est moche.
  • Le NME opte plutôt pour les photos de Rock Stars au collège, voire avant, et offre une bien belle galerie dans laquelle on découvre qu’être chanteur de groupe de thrash velu, batteuse stressée de groupe bicolore ou leader replet de combo qui aime les parades noires et Freddie Mercury, ça se cultive dès l’enfance.
  • Cette fille [on passera outre les cadrages indiscutables mais un peu trop ricains rose bonbon à mon goût] gère la lumière comme une ponette et ça, ça me donne envie de bouffer mon boîtier avant d’aller m’exiler dans l’Himalaya poitevin.

Bande-son : The Postal ServiceSuch Great Heights

The White Stripes @ le Zénith, Paris


Jacques White est mon homme de maison.

Ce qui frappe dès l’entrée dans le Zénith, c’est le dépouillement de la scène par rapport à la dernière tournée. De la jungle luxuriante d’il y a 2 ans, ne subsiste que le rouge. À part la batterie blanche de Meg, le décorum entier baigne dans le sang : rouges, les enceintes de retour, rouge, le piano, rouge, le fond. Rouges, les costumes de scène, revenant à une simplicité faisant fi des costumes de Zorro affichés en 2005. La setlist elle-même prétend que Get Behind Me Satan n’a jamais existé : à peine n’aurons nous qu’un rapide couplet du Denial Twist pendant le rappel.


Curieux show que cette ancienne version du duo pourtant renouvelé. Le set démarre en trombe dans un When I Hear My Name rageur, vite suivi de Dead Leaves And The Dirty Ground, plus posé. Le Zénith déguste, il va morfler. Icky Thump est la première baffe de la soirée. Le riff assassin du nouveau single est déjà accueilli comme un classique alors qu’Effect And Cause, derrière, est une découverte pour beaucoup. Les White Stripes claquent une version acoustique toute neuve d’Hotel Yorba, avant un passage plus calme sur Do, puis I’m Slowly Turning Into You. Là aussi, le show diffère des précédents, grâce à une communication avec le public accrue. À l’invite de Jack, le Zénith assure les chœurs, se chauffant pour I Think I Smell A Rat, terminé à 2 à l’heure. White improvise en slide. Death Letter ? Non, Catch Hell Blues. Puis Same Boy You’ve Always Known, Hello Operator, avant que Meg lâche sa batterie pour In The Cold, Cold Night qui ravit la salle entière. La fin du set est sauvage, avec l’enchaînement d’un Jolene dramatique, d’un Let’s Shake Hands énervé et d’un Ball And Biscuit saturé. Le pied.

Le rappel, lui, est une communion. Grâce à Black Math, d’abord, dans une version longue ponctuée d’un medley de Denial Twist et de Passive Manipulation ― chanté par Jack ―, se muant en I Just Don’t Know What To Do With Myself. Tout le Zénith chante, saute et clape en rythme. Jack confie son amour pour la France, entamant Seven Nation Army, qu’il arrête illico pour ramasser le bouquet qu’on vient de lui jeter. « Ma couleur préférée », lance-t-il en offrant le bouquet à Meg. Seven Nation Army provoque évidemment l’apocalypse qu’on en attendait. La fosse, alors qu’on lui a interdit sous peine d’exclusion, se met enfin à slammer. C’est le dernier morceau, de toute façon, alors après eux le déluge. Des chœurs de stade de football scandent le riff de guitare. Meg et Jack terminent le show debout sur leurs enceintes, à se prendre en photo avec un vieux Polaroïd puis lançant les clichés dans la foule, pour définitivement prendre congé au bout d’1h20. Toujours aussi atrocement court, ça oui. Mais bien plus intense que la dernière double date parisienne. Dieu bénisse les White Stripes.

À part ça :

Il y a trois ans, les Pistons de Détroit étaient en finale NBA.

Il y a deux ans, les Pistons de Détroit étaient encore en finale NBA.

Il y a un an, les Pistons de Détroit étaient en vacances après s’être fait vider comme des nazes en 6 manches de finale de conférence par Miami.

Aujourd’hui, les Pistons de Détroit sont toujours en vacances, cette fois-ci grâce à Cleveland1.

 

Il y a trois ans, je petit-déjeunais avec des cookies Pepperidge Farm au milieu d’un bureau quelque part à Pontiac.

Il y a deux ans, je petit-déjeunais avec des cookies Hello de Lu au milieu d’un bureau quelque part à Évry.

Il y a un an, je petit-déjeûnais avec des Prince chocolat au milieu d’un bureau quelquepart à Clamart parce qu’on était lundi.

Aujourd’hui, je petit-déjeûné avec un Panier de Yoplait au milieu de toujours le même câlisse de bureau. Je me sédentarise un peu trop, là.

 

Il y a trois ans, j’allais voir Franz Ferdinand au Majestic Theater de Détroit.

Il y a deux ans, j’allais voir Ghinzu à l’Olympia de Paris.

Il y a un an, j’allais voir si j’allais voir Guillemots à la Boule Noire de Paris ce soir-là ou bien, pour ne finalement pas y aller.

Hier, les White Stripes au Zénith de Paris. Aujourd’hui et demain, Mademoiselle K à l’Élysée-Montmartre de Paris puis au Trabendo de Paris. Y’a pas à dire, on a pas des vies faciles. Et je passe beaucoup trop de temps à Paris.

 

Il y a trois ans, je m’éveillais le matin au doux son de Bonjour Le Monde !, sur CBEF Windsor, avec Charles Lévesque et Maryse Tourette, dans ma voiture lancée à vive lenteur sur Orchard Lake Road.

Il y a deux ans, je m’éveillai au doux son de Marylin Manson, dans mon RER D lancé à vive lenteur sur RER D Trail.

Il y a un an, je m’éveillais au doux son de Wayne Coyne introduisant son acoustique de Thank You Jack White (For The Fiber-Optic Jesus That You Gave Me)2 par “Always read the instructions before plugging in a gift from Jack White.”3

Aujourd’hui, je m’éveille doucement au doux son de Que de la radio sur la 3, en bénissant une fois de plus le ciel pour avoir inventé la Suisse.

 

Il y a trois ans, il faisait beau.

Il y a deux ans, il faisait beau aussi.

Il y a un an il faisait beau et surtout chaud, j’étais déjà liquéfié alors qu’il n’était que 10 h et ça, ça suçait grave.

Aujourd’hui il fait gris, ce qui suce un peu moins.

 

Il y a trois ans, nous étions le 12 juin.

Il y a deux an, nous étions le 12 et un jour, ce qui signifiait que j’étais en retard.

Il y a un an, nous étions le 12 juin, ce qui voulait dire que je sais retenir les leçons du passé.

Aujourd’hui, nous sommes encore le 12 juin, et je n’ai réalisé qu’il y a 5 minutes que le 12 juin, c’était aujourd’hui.

Bande-son : New Radicals ― You Get What You Give

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1 Je tiens tout de même à préciser, tout comme l’année dernière, qu’à part ça le basket j’m'en basket.

2 Que je conseille au passage toujours autant pour les commentaires qu’il fait tout au long du morceau. Il est chez le belögue mort de Vox.

3 Ça a pas l’air drôle, comme ça, mais en fait si si. Écoutez l’histoire en entier.

Und Jetzt, Nach Belfort.


Bus nonante-six, Paris, 23 juin.

Comme Meg White, moi aussi je me teins en blonde pour ne pas qu’on me reconnaisse, je lève les bras bien haut et allez, c’est parti, demain je retourne à Memphis sur l’autoroute 61, oui madame, oui madame, oui madame, ou à défaut à Belfort sur l’autoroute A4 oui monsieur, oui monsieur, oui monsieur.


Cette année, truc de fou, je tenterai des mises à jour en direct de. Si jamais je n’y arrive pas, pour rester au courant, vous pouvez toujours vous rabattre, comme d’hab’, sur le direct de Couleur 3 ou, si vous préférez Werchter, sur le direct de Pure FM1.


Voilà. À demain ou à lundi, c’est selon. Be Eurock en 2006.

Bande-son : The White Stripes ― Goin’ Back To Memphis (live - Soledad Brothers cover)

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1 Sans Jérôme Colin cette année puisque comme vous savez il est parti chez Vox. Tristesse.

Titre y aigres auminés¹.

Rue des Haudriettes, Paris, 6 novembre.

Bon.

C’est pas pour me faire de l’auto-pub, hein.

Mais c’est juste que grâce à ma joyeuse camarade SweetJane, j’ai pu photographier de près — de super-près, même — M. Brendan Benson himself, et que c’est pas rien, parce que Brendan Benson, il a lui-même approché de super-près Jack, et que Jack a approché de super-près Meg, et que c’est pas rien, quand même, même si je l’ai déjà dit.

En plus, et surtout, c’est la première-fois qu’une rock-star posait de son plein gré rien que pour moi, et ça, c’est pas rien non plus, parce qu’on se sent un peu comme un con, à lui dire, à la rock-star, “hé gros, tu peux pas te mettre là, histoire que ça fasse une photo vaguement chouette, s’il te plaît?”

L’interview de Brendan Benson par SweetJane est donc chez Attica, des gens sympas. Merci à elle, merci à eux, et merci aussi à mon Cordon Bleu.

Et pis tiens, à avoir passé la soirée dans les mp3 de The Hard Lessons, je vous mets une hard bandeson en rapport avec la photo.

Bande-son: The Hard Lessons - Stop! Stop! Stop!

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1 Alors là, je dois avouer que même moi, je comprends pas le jeu de mots.

2004 en…

Cathédrale Saint-Étienne, 21 décembre (trop sombre ou bien?)

2004 en 5 rock-stars qui donnent chaud quand elles sont dans mon coin:*

  • L’Ex-femme de Jack Gillis, y a pile un mois.
  • La copine brune de Tracee Miller, le lendemain de Thanksgiving.
  • La fausse sœur de Jack White à la Sainte-Delphine.
  • La batteuse des White Stripes, le jour de l’anniversaire de Bruno Carette.
  • Meg White, le 26 novembre.

*[Si, si, je finirai par m'en remettre, promis, je suis en thérapie que depuis depuis deux semaines et déjà, je commence à porter d'autres couleurs que rouge, blanc et noir. C'est bon signe, non?]

Bande-Son: Sparta - Hiss The Villain

The Kills + Blanche @ Magic Stick, Détroit.

Y avait longtemps que j’avais pas fait un concert où la moitié des gens se barre après la première partie. Le Magic Stick était blindé (au début. Ensuite il n’était plus qu’à moitié blindé, forcément.), Blanche a bénéficié d’un soutien vocal sans faille de la salle et en a profité pour envoyer de nouveaux morceaux. Les Kills, quant à eux, ont littéralement électrisé ceux qui restaient.

Alors que Blanche célèbre l’amour fleur bleue, un peu vielliot, en robe à jupons et cravate vintage dans un romantisme omniprésent, The Kills relèvent plus de la partie de jambes en l’air électrique, se repoussant et s’aguichant dans un jeu de dominant-dominé au son brut de décoffrage, beaucoup plus crade que sur disque. Sur le final du set, VV et Hotel jouissent carrément, elle en transe, lui crispé. À se demander si l’on est spectateur ou plutôt voyeur.

[Et je ne mentionnerai pas le fait que Meg White était à la table d'à côté toute la soirée et que j'ai glissé une déclaration enflammée dans son sac. Non. Je ne suis pas une groupie.]

Bande-Son: Feist - Mushaboom

The White Stripes @ le Zénith, Paris.

Tout s’éteint et les voilà, courant vers leur places respectives, la batterie à gauche, l’orgue à droite et pas moins de trois micros pour Jack White, l’un seul, l’autre à l’orgue et le dernier face à la batterie. À peine installé, le duo crache sa sauce. Elle sur sa batterie, la rouant de coups comme si elle voulait l’achever, lui sur sa guitare, se tordant en tous sens et sortant de là-dedans des sons déchirés.

Sale temps pour les instruments de musique.

Avant que je puisse réagir, déjà quatre titres sont passés et le duo s’octroie une rapide pause, le temps pour Jack de saluer et de remercier les gens de venir de plus en plus nombreux à chaque fois qu’ils passent (de rien). À peine applaudis, les Stripes repartent de plus belle, enchaînant Love Sick et Let’s Shake Hands, avant que Meg quitte sa batterie pour venir chanter In The Cold, Cold Night, reprise en chœur par le Zénith, premier moment fort de la soirée. En se rasseyant derrière sa batterie, Mlle White remarque qu’elle bouge encore. Qu’à cela ne tienne, elle l’achève sur Hotel Yorba, Truth Doesn’t Make A Noise et The Hardest Button To Button, totalement passée à la moulinette et pulvérisée en pleine face du public. Le show, en fait, s’enchaîne si vite qu’il arrive que le morceau précédent ne soit pas fini quand débute le suivant. Il y a une parfaite symbiose entre les deux White jouant face à face, les yeux dans les yeux, les corps animés en ombres chinoises furtives sur la toile du fond. Entendre sortir autant de sonorités différentes d’une formation aussi minimaliste est tout bonnement affolant.

Après Death Letter, la foule devient littéralement dingue sous la pluie de stroboscopes de Seven Nation Army, suivie d’I Fought Piranhas et Wasting My Time . Look Me Over Closely est plus calme, ce qui fait du bien, un peu. Cela n’a qu’un temps, évidemment, et les White Stripes repartent de plus belle et semblent ne plus pouvoir s’arrêter, reprenant Detroit Rock City de Kiss ici, frisant l’hystérie sur Jack The Ripper là et finissant par une version magistrale de Ball And Biscuit. Après un solo délirant, Jack abandonne sa guitare exsangue devant son ampli, laissant l’instrument hurler sa douleur en larsens dans tout le Zénith, dont le sol en tremble. Quant au public, il reste là, le souffle coupé par la baffe reçue.

Les lumières ne se rallument pas, la tension ne baisse pas. Ça hurle, ça crie, ça scande le nom du groupe, ça tape des pieds dans les gradins derrière moi, cinq bonnes minutes s’écoulent et les revoilà pour un rappel éclair. En 9 minutes chrono, le duo ajoute trois titres à sa setlist ― improvisée, comme tous les soirs ― sans qu’aucune accalmie ne semble vouloir venir. Little Room, Fell In Love With A Girl, jouée deux fois, l’une normale et l’autre plus lente, avant un final en apothéose avec I Just Don’t Know What To Do With Myself, la reprise de Burt Bacharach. Un rappel à l’image du concert entier, tellement fort et soudain qu’avant qu’on puisse réaliser qu’ils étaient là, ils étaient déjà partis. Les lumière se rallument, le public en est pantois. Tout simplement affolants. En noir, blanc et rouge, évidemment .