Malibu Stacy « DPC

Archive pour le mot-clef ‘Malibu Stacy’

Malibu Stacy @ la Boule Noire, Paris.

Mercredi 4 avril 2007

C’est pas une Boule Noire à moitié vide qui démotivera les Belges. Au contraire, David de Froidmont profite des espaces laissés ici et là pour chanter depuis le public dès We Are The Boys, qui ouvre le set. Poursuivi par un roadie qui tient son fil de micro, le chanteur fait des allers-retours scène-audience en courant pendant toute la soirée. Empaqueté sur la scène, marcel et T-shirts blanc en avant, le reste de sa bande prend la pose rock n’roll, saute sur place et se lâche. La Boule Noire, tout d’abord sceptique, finit par craquer et chauffe l’ambiance sur Peniche Praia, l’énorme Sex In Malibu, Sh Sh et le single Los AnGeles. Malibu Stacy livre une version d’I-Naked conclue en fusion électrique, se casse après Morning Trouble (In A Coffee Cup), revient pour le rappel (« bonsoir, on s’appelle Malibu Stacy et on vient jouer des chansons ») avec un Walking Like An Egyptian (reprise des Bangles) furieux et un VHF-UHF délirant terminé en vaste et jouissif bordel sonore. À un accueil moins bon qu’à Bruxelles, une réponse bien meilleure : dans les deux cas un public conquis. Malibu Stacy sait décidément se faire aimer.

Previously unreleased #53¹.

Mercredi 14 mars 2007


Malibu Stacy, l’Ancienne Belgique, Bruxelles, 2 mars.

Parce que des fois, des chanteurs planqués derrière de flous bras, c’est mieux pour rendre de l’ambiance qui règne dans les arènes wallonnes.

Bande-son : Arctic Monkeys2 Brianstorm

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1 Concept sympa venu de la talentueuse webmastrice de ce beau nouveau site-là.

2 Pardon mais leur nouveau logo en guimauve molle galactique de l’espace, je me demande d’où ils nous l’ont péché, dites donc.

Malibu Stacy @ l’Ancienne Belgique, Bruxelles.

Lundi 5 mars 2007

En théorie le concept est louable : la Communauté Wallonne et sa consœur Flamande décident de se mélanger un peu en organisant deux soirées à l’AB ― financé par les Flamands ― et au Botanique ― soutenu par les Wallons ―, avec des groupes des deux provinces et par conséquent leurs publics associés, deux soirs dans une grande communion d’alleïe m’fi et de neuken en de keuken baignée de Jup’, boisson emblématique clé de voûte de l’unité nationale [avec le Roi et Bob et Bobette]. Un truc beau, quoi, pour faire oublier les derniers événements.

Sauf que.

En fait, il s’agira simplement d’envoyer les Wallons jouer dans la salle des Flamands et les Flamands le lendemain soir dans la salle des Wallons. Du coup, les groupes sont logiquement suivis par leur public et au final, les deux soirs en reviendront juste à échanger groupes et publics sans les mélanger, ce qui transforme le projet en banal dépaysement1 pas terrib’ puisque, que l’on soit à l’AB ou au Bota, on tourne quand même à la Jup’.

Bref, dans une Ancienne Belgique2 pleine de Wallons ― et de Jup’ ―, Malibu Stacy démarre bien mais c’est à partir de Los AnGeles, single longuement réclamé, que vraiment tout le monde se déchaîne. Derrière le chanteur, J lâche régulièrement son clavier pour aller se balader avec un tambourin, un peu à la Brian Jonestown Massacre ― mais avec moins de poils ― et se fait marcher dessus une paire de fois. Y a du slam, un peu, des cris, beaucoup, de la folie furieuse pendant Sex In Malibu, entretenue par Peniche Praia et par les chœurs vociférants de Walk Like An Egyptian, reprise des Bangles. La soirée se termine dans le bordel allumé VHF-UHF, parti et achevé en vrille. Séduisants sur disque, Malibu Stacy font mieux en live : ce soir ils concluent.

Bande-son : Malibu Stacy Peniche Praia

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1 Rhâââ, mon esprit cartésien amateur de logique universelle ne comprendras jamais pourquoi on écrit pays et dépaysement plutôt que paÿs et dépaÿsement. Le monde est mal foutu.

2 Où je n’avais pas mis les pieds depuis un mémorable concert de Goude Charlotte il y a deux ans, lors duquel le Joel Madden avait débarqué sur scène en beuglant « guten tag » à la salle, ces deux-là faut décidément les noyer patin, rerhâââ je suis vraiment enragé, ce matin.