
La longue attente (allégorie)
Chambre 321, hôtel Sanderson, Londres, 18 février.
Bande-son : Snow Patrol – Grazed Knees

La longue attente (allégorie)
Chambre 321, hôtel Sanderson, Londres, 18 février.
Bande-son : Snow Patrol – Grazed Knees

L’attente (allégorie)
Chambre 321, hôtel Sanderson, Londres, 18 février.
Bande-son : The Lemonheads – Luka (Suzanne Vega)
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1 Je capillotracte mes titres à outrance si je veux, d’abord.

Gare Saint-Pancras, Londres, 18 février.
Aller à Londres c’est se choper de l’Hard-Fi dans la tête à la vue du premier « CCTV operating » de la journée. Aller à Londres c’est tomber nez à nez avec KT Tunstall à l’HMV du coin, reprenant The Drugs Don’t Work en acoustique pour une poignée de fans massés au milieu du rayon metal. Aller à Londres c’est dormir, boire du thé, faire ce pour quoi on est venu et repasser devant le même HMV quatre heures plus tard, où ce coup-ci The Feeling Sewn en chœur pour à peine plus de gens que le matin.
Mais aller à Londres, c’est aussi passer devant des rayons entiers de Q Magazine, de Kerrang! et du NME qui partent comme des petits pains sans ― trop de ― concession. Aller à Londres c’est trouver des Wombats en couverture appelant leurs fans à se pointer en costard à leur Royal Albert Hall du 23 mai, des tonnes de pages affichant des litanies de pubs de concerts déjà complets et des affiches de festival super-chers où les kids se rueront quand même parce qu’ils sont rocks en 2008. Aller à Londres, c’est voir des Jack Johnson disputer la tête des ventes à Michael Jackon et Nickelback1. Aller à Londres, c’est errer dans de kilomètres de rayons CD qui se vendent. Aller à Londres, c’est voir des tonnes de petits groupes fourguer des centaines de milliers d’albums grâce à un seul single quand en France, on se gausse sur le succès de The Dø qui a déjà réussi à en vendre au moins 10 000, si c’est pas 15 000, sors le champagne Patrick. Aller à Londres, c’est croiser des mecs sortant de chez Topman avec des sacs flanqués de slogans « Topman official sponsor of the NME awards 2008 » sans pouvoir imaginer une seconde Celio s’associant à Rock & Folk. Allez à Londres, c’est surtout se demander ce qu’on a bien pu faire au Ciel pour que le châtiment divin nous inflige Indochine, AqME, Plasticines et Superbus.
En résumé, aller à Londres c’est comme aller chez ce copain super-gâté qui a toute la collection de GI Joe pendant que toi, tu joues avec des boîtes de conserve.
Bande-son : Cornershop – England’s Dreaming
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1 Avant de rire du manque de goût chronique des Anglais, n’oublions pas que pendant ce temps-là, en France, le même duel à trois voit s’affronter Cali, Bernard Lavilliers et Cristophe Maé.

Big Chill House Café, Londres, 22 février.
Bande-son : Garbage – I’m Only Happy When It Rains

Charing Cross Station1, Londres, 10 juin.
Bande-son : José Gonzáles – Love Will Tear Us Apart (Joy Division cover)
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1 Je sais, vous savez lire, je sais.

Station Holborn, Londres, 9 juin.
Il y a des tiroirs qui se vident et des baffes qui se perdent.
Bande-son : Gore Gore Girls – Pleasure Unit

Farringdon et Cowcross, Londres, 9 juin.
Bande-son : The Go! Team – Bull In The Heather (Sonic Youth)

Wardour Street, Londres, 9 juin.
Pour tenir les 10 heures qui restent :
Bande-son : Blanches Bandes – Serpillière et os

Maxïmo Park, l’Astoria, Londres, 21 février.
Bande-son : The White Stripes– Black Math (live)
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1 Concept sympa emprunté là.
King’s Cross Station, Londres, 22 février.
[Makes me act like that]
Bande-son : The Kills – Monkey 23

On m’avait dit deux choses à propos des concerts de Maxïmo Park : des prestations endiablées et un carnet rouge dans lequel Paul Smith lit les textes qu’il y a écrits. Question carnet, c’est décevant : on ne le verra qu’une fois, pendant Once, A Glimpse. Pour le reste, en revanche, tout y est : mimiques élastiques du Maxïmus Frontmanus, envahissement de l’espace sonore et visuel, anecdotes trépidantes sur l’écriture de l’album [tout particulièrement celle de l'étoile bleue de l'usine d'import/export] et, surtout, un mystérieux et impressionnant talent pour éviter les bières qui fusent sur scène d’un bout à l’autre du show, ou encore les renvoyer du pied. Manifestement, quand les Anglais sont contents de leurs groupes, ils le font savoir en les arrosant au houblon1. Et ils tapent du pied. Et sautent. En hurlant des « Maxïmo ! Maxïmo ! » piqués dans Gladiator. Maxïmo Park plie l’affaire à coups de The Night I Lost My Head, de Graffiti, d’un Apply Some Pressure dément et d’un Going Missing Final complètement dingue. Pas venu pour rien, dis donc.
Bande-son : Maxïmo Park – Apply Some Pressure
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1 Gâchant au passage force picole. Je ne comprends décidément pas les Anglais.

Bords de Tamise, Londres, 31 janvier.
“Every night my dream’s the same
Same old city with a different name
Men are coming to take me away
I don’t know why, but I know I can’t stay”
Bande-son : Arcade Fire – Keep The Car Running

Plaza On The River Hotel, Londres, 31 janvier.
Bande-son : The Fratellis - Henrietta

Millbank, Londres, 31 janvier.
Gnî.
I’d rather be in point point point.
Bande-son : Lostprophets - Can’t Catch Tomorrow (Good Shoes Won’t Save You This Time)