
Bande-son : The Mooney Suzuki – Half of my Heart (live)
Bande-son : No Age – Miner
No Age est ce genre de groupe avec lequel, jusqu’à ce qu’il se mette à chanter, tu prends ce gars à chemise à carreaux qui tripotait la guitare une Leffe à la main pour un roadie. Évidemment à des lieues de la veille, la soirée débute sur un set bien plus dépouillé, sans ballon ni fioriture, recroquevillé autour d’une base de batterie rouée de coups et de guitare aux larsens interminables, complétés par les boucles que balance successivement le batteur/chanteur Dean Allen Spunt. Plus calme, aussi, le public venu pour voir ce que donne en live ce combo de Los Angeles passé presque inaperçu dans la masse des sorties de cette année. Puisant essentiellement dans son deuxième album Nouns, le duo se montre plutôt timide et calme au début de la soirée, mais va évoluer imperceptiblement au fil des morceaux jusqu’à prendre une ampleur étonnante. Le guitariste Randy Randall envahit de plus en plus le terrain, les visages se décrispent, la réparation d’une corde pétée par Randall est l’occasion d’une impro électro du batteur intitulée Change Of String Song, déboulant sur une reprise d’hostilités de plus en plus électriques, agressives. No Age se casse et revient pour un rappel de deux titres terminé dans un bordel spatial comparable à celui de leur musique, Randall debout sur la batterie, Spunt à genoux la tête dans le public, avant que les deux mettent d’un coup la radio et se jettent dans la foule pour danser le funk. Corrosifs, bonnards, de quoi revenir les voir.

Bande-son : Damien Rice ― Me, My Yoke & I

Le Point Éphémère, Paris, 2 mars, 21h36.
En 48h, j’ai pu:
― Mettre les pieds dans un tour-bus,
― Compter ses couchettes [14],
― Voir un amiche chantant avec la voix de Garth Algar se jeter dans une foule de groupies moites,
― Faire des estimations de taux de remplissage de couchette (en groupie/couchette)
― Louper un Eurostar,
― Être mis en demeure par la Préfecture de Police,
― Passer du rouge au vert,
― Entendre des cow-boys sur Mars,
― Causer avec un mec en costard à carreaux gris sortant tout juste d’un dégât des eaux,
― Subir une alerte-incendie avec le mec en costard à carreaux gris,
― Fuir le mec en costard à carreaux gris avant sa prochaine catastrophe,
― Me balader dans Londres plus de 10 minutes,
― Vider un appartement,
― Emplir une voiture,
― Passer pour un pédophile,
― Ne pas vider la voiture,
― Écrire un titre pour Nirvana,
― Tremper du thon dans du soja vinaigré auprès de gens super hi-tech parlant en codes,
― Coller 49 vignettes importées à grands frais du Québec sur mes touches pour assumer enfin au grand jour mon amour du clavier canadien multillingue standard,
― Écouter les Raconteurs,
― Réécouter les Raconteurs.
Voilà.
Bon.
Vais me re-réécouter les Raconteurs, moi.
Bande-son: The Raconteurs ― Steady As She Goes

Jamie Lidell, le Point Éphémère, Paris, 7 juillet.
[And in the end, the only thing that matters tonight...
... is what you swore today.]
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1 Coutume chouette empruntée chez Juliette.
Bande-Son: Brendan Benson - Cold Hands (Warm Heart)