
Bande-son : Adventure Kid – Robots Sing We’re From Barcelona

Observation no 1 : Ce qu’il y a de bien, avec Bloc Party, c’est que le charisme et les mimiques du Kele font qu’on a quelque chose à se mettre dans l’œil tout au long de la soirée.
Observation no 2 : Ce qu’il y a de mal, avec Bloc Party, c’est que du coup on en oublie ses potes batteur, bassiste et gratteux qui à force doivent être super vexés et malheureux dans leur vie.
Pour le reste la soirée fut bonne, à des lieues du concert promo typique où tout le monde reste les bras croisés sans bouger ou bouge aux bars pour se croiser, grâce à un premier rang particulièrement à fond dedans. Bloc Party assure, Kele Okereke fait le show, slame une fois, deux fois, grimpe jusqu’à la console de la mezzanine, revient, perd sa ceinture ― opération intégralement exécutée avec un photographe du NME qui lui court après tout du long, ce qui prouve qu’au NME ils doivent les recruter dans l’armée, leurs photographes ― et s’excuse par avance s’il perd son pantalon, ce à quoi la salle rétorque « hélicoptère ! », que je trouve particulièrement drôle et osé mais surtout drôle, jusqu’à ce que plus tard dans la soirée on me rappelle que non non Helicopter c’est juste le titre de cette chanson là, tu sais bien, ce qui m’enlève toute la blague, comme quoi les ignorants sont effectivement les plus heureux parce qu’ils peuvent voir des blagues osées mais drôle là où il n’y a qu’une requête de chanson. Malgré ça la soirée est bonne et fini bien, le groupe est toujours très bon, son batteur et son chanteur toujours aussi impressionnants et leur nouveau singôle a du hip-hop dedans, tout va bien. Y a un Olympia le 10 février, je me demande si le Kele tentera la grimpette jusqu’au balcon.
Bande-son : Bloc Party – She’s Hearing Voices (Gloubi-Boulga)

Le Nouveau Casino, Paris, 5 mars.
Et déprimons célébrons le lundi matin avec un chouette nouveau jeu et de la belle lecture en ligne, pendant ce temps je pars m’installer sur la Côte Ouest des États-Unis.
Bande-son : Black Rebel Motorcycle Club – Whenever You’re Ready
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1 La grammaire a des limites dont l’art ancestral du jeu de mot ne peut se contenter.

T’as passé la journée à subir les galipettes bidonnales d’un sushi bien décidé à vendre chèrement sa peau ; mais ce sont surtout tes 7 heures de hoquet incessant qui, en plus de provoquer des photo floues, finissent par tellement lasser que tu en rentres chez soi sans avoir vraiment vécu la soirée, à te demander si tu as bel et bien vu ce groupe-ci sur cette scène-là. Tout ce que tu retiens, c’est qu’en français « I’m so sorry I can’t speak your language, we English people are really rude showing up in every country and speaking our own tongue, I apologize for that. Tom, whose mother’s a French teacher, is gonna translate this into French » se traduit par « Gareth dit qu’il est une pomme de terre ». Alors qu’autour de toi ça a l’air d’aimer la soirée, tu vas te coucher hoquetant et clopinant en réalisant que ton dernier concert foiré, c’était eux la première partie, et que peut-être qu’en fait tu développes tout bonnement une forme rare d’allergie à Los Campesinos!. Va falloir s’en tenir aux disques, je crois. C’est con.
Bande-son : Los Campesinos! – You! Me! Dancing!
C’est rauque, abrasif, tendu, sourd, ça tourne autour d’une Liela Moss exaltée et magnétique, ça souffre d’un son chaotique au début à cause d’un violent retard qui les a empêché de faire leurs balances mais, quand ça en vient à enchaîner Cuts Across The Land et Love Is An Unfamiliar Name, ça se met à gronder sauvagement dans un déluge tribal et ça envoie grave des baffes. Miam.












Bande-son : The Duke Spirit – Love Is An Unfamiliar Name

Ça te fait bizarre de revoir le Jason Stollsteimer aussi loin de son Magic Stick, sans son T-shirt I ♥ Detroit et pas en train de signer des autographes à cette konne de Stéphanie. Plus de trois ans se sont écoulés, les Von Bondies ont changé leur deux filles, beaucoup hiberné, Stollsteimer y est allé de son projet parallèle et les revoilà dans tes eaux. L’ensemble est peut-être moins sauvage, plus en brasse coulée qu’en crawl éclaboussant, mais ce groupe qu’on considère comme des anti-White Stripes depuis l’esclandre de décembre 2003 reste séduisant, accrocheur et même torride quand il balance les C’mon C’mon et des Broken Man que tu es venu chercher. L’espace d’une seconde, c’est comme si tu n’étais jamais parti. Mais en sortant du Nouveau Casino, tu ne t’attends pas à trouver le trottoir de Woodward plutôt que celui d’Oberkampf pour autant. De toutes façons, ta fin de soirée se change vite en rue bruxelloise, à grands renforts de canettes de Jup’ glacées et de cornet de frites qui réchauffent. Ce qu’il y a de mieux avec les choses qui nous manquent, c’est quand on les retrouve.
Bande-son : The Von Bondies – C’mon C’mon
Héhéhéh1.
Bande-son : Wolfmother – Joker & The Thief
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1 Pour les explications de ma joie matinale, faudra attendre un peu.

Oui, c’était chouette. À la bourre suite à la fin tardive de leur passage au Grand journal de Canal, Razorlight saute directement du taxi sur la scène du Nouveau Casino, attaque sur le simple, In The Morning, puis enchaîne des titres de ses deux albums. Johnny Borrell, pantalon blanc et T-shirt échancré assorti, se donne de faux airs de Bowie, ça slame violemment ici et là, America me fait décidément des trucs. Razorlight se casse après un In The City à deux vitesses bien senti et tape en rappel Fall, Fall, Fall (par un Borrell tout d’abord seul), Stumble & Fall puis Somewhere Else1, qui contente tout le monde, moi y compris2. Le truc est passé en direct sur Oüi FM, je crois.
Sinon, happy Damien Rice Day. Vous pouvez écouter 9 en intégralité chez Warner, trop de la sphère. Pour fêter ça je vous poste la face B du simple, Nine Crimes, tiens.
Et si vous n’aimez pas Damien Rice, il vous reste Ben Kweller et ses home-vidéos avec la guitoune de Pierre Guimard3.
Et si vous n’aimez pas Pierre Guimard non plus, il vous reste toujours Europe, hein. Mais là je vous laisse chercher vous-même.
Bande-son : Damien Rice ― The Rat Within The Grain
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1 Remarquez que cette fois-ci, j’ai bien noté tous les titres du rappel.
2 Je précise, pour ceux qui pensent que je me suis faich’ grave pendant une heure.
3 Une vidéo qui prouve que Pierre Guimard peut parfois servir à quelquechose. Surtout quand il donne sa guitare à quelqu’un et n’y touche plus.

Teddy Thompson, Le Nouveau Casino, Paris, 19 décembre 2005.
Bande-son : The Dandy Warhols ― Nietzsche

She Wants Revenge, le Nouveau Casino, Paris, 31 mai.
Et donc, là, toujours rien, mais sans banc, sans g[uit]are et sans batterie.
La bonne nuit, hein.
Bande-son : The Datsuns ― That Sure Ain’t Right

Leçon n°69: Se dire que finalement ce n’est pas si mal que ça1.
Bande-son: Death From Above 1979 ― Romantic Rights
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1 Tout en restant persuadé que l’autre ça reste super-mal, et ça, c’est grave.

Tom Vek, Le Nouveau Casino, Paris, 30 septembre.
< P>

On va dire que là, j’ai oublié personne.
Bande-Son: Nada Surf - Always Love
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1 Jolie tradition repompée d’ici sans teuhon.