
Série moisie, oui, mais au moins cette fois-ci on a eu Popular.
Flogging Molly – Rebels of the Sacred Heart (live)
Mercredi
21
juil 2010

Série moisie, oui, mais au moins cette fois-ci on a eu Popular.
Flogging Molly – Rebels of the Sacred Heart (live)

Lose Control / A Life Less Ordinary / Dionysian Urge / Goldfinger / Petrol / Shining Light / Joy Kicks Darkness / Orpheus / The Dead Disciples / True Love 1980 / Oh Yeah / Kung Fu / Arcadia / Girl from Mars / Return of White Rabbit
Rappel : Projects / Twilight of the Innocents / Burn Baby Burn
Jamais encore vus sur scène alors que je les écoute depuis Free All Angels, il y a presque 10 ans. Ash est l’un de ces groupes d’été, de mélodies pop à effet immédiat chevauchant des chœurs insouciants dont on ne se lasse pas ; l’éternité devant toi, la plage à perte de vue, le bac à bières plein. L’été qui commence. Qui commence même bien devant une salle venue fêter son avènement dans une cave plutôt qu’au soleil, le 23 juin plutôt que le 21, avec Cali plutôt qu’avec Cali1. Bon choix de décalage puisque cet été-là se célèbre sans djembé ni ska festif, sans Nagui mais avec un groupe à la setlist parfaitement équilibrée entre ancien et nouveau, avec les guitares de l’éternel adolescent Tim Wheeler et de Russell Lissack2 qui se répondent pendant que toute la salle multiplie les ouh ouh dans le ravissement général. Oui oui, ravissement général. Genre les gens qui lèvent les bras, qui hurlent à l’invite de Wheeler sur Kung Fu et qui rigolent quand on leur sort des blagues entre les morceaux. Voilà l’été. Jack Lang, va te rhabiller. À partir d’aujourd’hui on aura du soleil le matin.
[Ah ah “Sunshine in the morning”, comment je t'introduis la bande-son comme un pro, encore :]
Ash – Orpheus
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1 En fait il était là et comme il était aussi à Carcassonne lundi soir en train de chanter Paint It Black avec Olivia Gruik et Mathias Malzieu, ça fait TROP une bonne transition.
2 Oui oui celui de Bloc Party, avec la houpette et tout. ils l’ont embauché pour la tournée pendant que le Kele fait son truc solo.

Flogging Molly – The Seven Deadly Sins (live)
160 000 albums vendus au Royaume-Uni et 27 en France, donc fort logiquement la premère date française de Mumford and Sons est emplie d’Anglaises enamourées ― curieux pour ce genre de musique et de groupe ― qui ne jettent pas de bière ― très curieux pour ce genre de public ― mais en revanche connaissent super-bien les textes par cœur et tiennent à le montrer. La bonne nouvelle, dans l’histoire, c’est que si Mumford and Sons avaient fait un mieux disque que Franz Ferdinand l’année dernière [si si], sur scène ça suit dans une ambiance relevée ― pas à ce point-là quand même, mais on s’en approche un peu de temps en temps ― ponctuée d’histoires de setlists mélangées, de tache dans le slip de Ted Dawes le contrebassiste, de citation de la Ferme des Couillons en Afrique [« comment on dit “merde” en anglais ? “Shit” ? Oh c'est joli. »] et de cours de français un peu séchés sur les bords. Grosse fête, en somme. Ils reviendront. Soyez-y.
[Et bien le bonjour à Mugison le fou folk, ses morceaux entamés mais pas trop, ses anecdotes d'accidents digestifs sur les scènes de Bruxelles et ses chutes de chaises quand il se recule trop durant un solo.]
Vendredi
13
nov 2009
Jeudi
15
oct 2009

Obits – Fake Kinkade
Y a des jours comme ça où tu regrettes d’y être allé seul parce que se retrouver devant un groupe pareil sans pouvoir dire en gloussant à ton voisin « les Obits adudulent » ou « Obits aussi ragent » voire « l’Obit ne fait pas le moine » et « Obit, j’ai onze tasse ionières », c’est vraiment très frustrant1.
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1 Plusieurs remarques face à cette dernière phrase :

Bande-son : The Mooney Suzuki – Primitive Condition
Et on félicite chaudement Gunther Love et ses sauts périlleux de la mort, champions de France 2009.

Bande-son : Flogging Molly – Whistles the Wind (acoustic)
En panne d’inspiration, le gras-phiste du plus grand groupe du monde plagie le portail d’un pavillon de banlieue.
Samedi
07
mar 2009

Josephine Foster, la Maroquinerie, Paris, 5 mars.
[J'abuse un peu puisque c'était il y a deux jours mais le dernier date un peu.]
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1 Concept pas à moi qui vient de là.

Habituellement, je passe sous silence les premières parties nases parce que dans la vie il faut être sympa, ouvert d’esprit et grave tolérant. Mais quand on te sert Arlt., duo déprimant et mixte constitué d’un gars et une fille aussi drôles que des amishs à l’enterrement de leur grand-tante, débitant une litanie de textes plats à mi-chemin entre un film de Bergman et une face B de Delerme1, qu’on t’en remet une louche avec Josephine Foster, sorte d’égérie hurlante et ultra-sonique n’en finissant pas de finir et quittant la scène vingt minutes en retard au son du plus gros soupir de soulagement collectif qu’il m’ait été donné d’entendre depuis l’annonce du split de Pleymo, que tout ça se déroule sans aucun bruit au point que pour pouvoir rire du truc tranquilles, Copain, Copain et toi êtes obligés de sortir de la salle, pardon mais on est en droit de persifler sur le Internet mondial dès le lendemain matin à grands coups de blagues débiles du genre « non mais Joséphine, faut s’taire » ou « quittes à choisir un artiste à nom de bière, mieux vaut écouter Eugene McGuinness, » voire « on leur a dit “Minimum Festival” et ils ont compris “Minimum de décibels”. C’est balot. »
Enfin. L’avantage avec de telles premières parties, c’est qu’ensuite la tête d’affiche est certaine de trouver une salle vraiment motivée pour les voir. Les autres sont partis ou pendus. I Am Kloot assure un show rêche et chaleureux, simpliste et sincère, qui console l’assistance encore sous le coup des comiques qui ont précédé. John Bramwell, avec son format Malzieu et ses sourcils Gallagher, attire tous les regards sans en faire des tonnes, juste avec sa voix désabusée et haut perchée jetée au-dessus d’une guitare presque trop grande pour lui, le pied posé sur un casier de bouteilles. Bien sûr il y a quelques passages à vide, tant il est difficile de faire dans le calme sans y perdre de sa superbe, mais des Cuckoo, des Twist, des Gods and Monsters et des Astray sont autant de marches montant vers le Proof final, décidément leur plus beau moment de grâce avant le rappel. Certaines prestations se méritent, certaines choses ne s’atteignent pas facilement, certaines atmosphères calmes peuvent même demander beaucoup d’énergie… et ces Anglais-là l’ont bien compris. Kloot, oui, mais tout sauf couillons.
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1 Du « Folk francais psychorigide d’éternels étudiants en Science Humaine, devant 12 fans en extase, » me glisse Copain à l’instant par mail. Comme c’est bien vu.

C’est chouette, de photographier des groupes qu’on connait mal, parce que c’est toujours plein de surprises. Arriver en retard, entendre à travers la porte un chœur de vierges en furie se pâmer devant les nobles éphèbes de la scène, entrer dans la jungle et découvrir une vraie fosse photo ― ma première en 28 Maro ― déjà peuplée des mêmes gens que l’année dernière, vieillir à vue d’œil à chaque fois qu’on t’appelle « monsieur, » se débrouiller comme on peut entre le premier rang qui te tire les cheveux parce que tu lui bouches la vue, les bras enamourés qui se tendent dans ton cadre pour flasher le chanteur à 3 cm, les guitaristes qui sautent et les slammeurs [enfin le slammeur, puisqu'il n'y en aura pas d'autre] qui te tombent sur la g’le sans crier aréoport.
Metro Station, c’est donc la même formule que KillerPilze ou Tokio Hotel, mais en à la sauce californienne. Une masse de fans essentiellement féminine, complètement à fond, qui a payé sa place 20 € et sûrement campé toute la journée devant la Maroquinerie pour un set de 40 minutes [soient 50 centimes la minute, c'est plus cher que le 118 218] et neuf titres [soient 2,22 € par morceau, c'est plus cher qu'iTunes] clos à… 21h10, record du monde battu. Mais il faut voir plus loin. La promiscuité, l’excitation de la journée passée à attendre, l’effet de masse, les médiators, setlists et serviette récupérées à la fin, tout ça fait que ça vaut sûrement le coup. D’autres dont je tairai le nom auraient sûrement fait ça pour Guns N’Roses s’ils en avaient eu l’occase.
Ah, et remarque technique : maintenant que Rhubarbe s’est mangé sa première bouteille d’eau en pleine gueule, je sais que oui c’est utile, la tropicalisation de boîtier. Merci monsieur Canon.
Allez, cultivons-nous tous ensemble pour ne pas passer pour des débiles auprès des jeunes :
Dimanche
09
nov 2008
Une soirée dont la toute première photo est un slam de chanteur 10 secondes à peine après son entrée en scène, où il faut se battre pour trouver une place viable et nourrir son objectif comme on peut, où la condensation causée par une marée de corps sauteurs et hystériques commence par embuer son objectif, avant de se répandre partout, jusqu’au plafond de la Maro duquel elle finit par retomber comme une pluie d’intérieur, une soirée donc, dont le groupe se prend pour les Hives, passe autant de temps sur la scène qu’au bout des bras du public, va au-delà des bons échos qu’on en a eus depuis l’année dernière et transforme la salle en vaste tempête houleuse et vraiment rock n’roll ― ça en fume dans la foule, c’est dire ―, met un bronx aussi vilain que mon meilleur souvenir de Maro avant de se casser après avoir lâché ses singles comme des missiles ballistiques et ne revient pas en rappel, une soirée dont on termine de trier les photos au cœur de la nuit encore tout trempé de sueur froide comme une dépression post-coïtale1, ce genre de soirée, donc, c’est ce que j’appelle une soirée valable.
Sur ce, la douche.
Et on reprend tous en chœur :
Bande-son : Hushpuppies – You’re Gonna Say Yeah!
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1 Mon dieu, Dépression Post-Coïtale ça fait DPC. Bonjour la réputation après ça.