Jack White « DPC

Archive pour le mot-clef ‘Jack White’

Ancienne usine Packard, 5 février.

Samedi 12 février 2005

Packard a cessé de produire des bagnoles en 1957 et depuis… rien. L’usine reste comme la plus grosse ruine industrielle de la ville.

Bande-son: Depeche Mode - Never Let Me Down Again (Split Mix)

Un remix qu’il est bien, ce remix. Parce qu’il alloooooooooonge à souhait le morceau, porté par le gros tchac-poum de batterie qui le caractérise [note pour plus tard : apprendre à décrire les rythmes de batterie mieux que ça].

Et là j’en vois au fond qui lèvent le doigt pour me dire “Hey connard, si tu l’aimes tellement cette batterie, il te suffit de te procurer l’Aggro Mix qui est disponible sur certaines version de Music For The Masses, t’as attendu 17 ans pour rien.”

[Putain, Music For The Masses a 17 ans, mange ton coup de vieux.]

Alors déjà, messieurs-dames les gens du fond, sachez que je l’ai, le remix en question.

[Ça calme, hein ?]

Sachez ensuite que si le Split Mix est mieux que l’Aggro, c’est parce qu’il a conservé le morceau dans sa version originale, en se permettant juste d’y ajouter ces quelques minutes de rab. ‘a rappelé une note du mois dernier chez Svenska, qui traitait de la frustration qu’on ressent parfois quand la fin d’un titre arrive trop vite. La note finissait sur un appel au peuple en demandant à tous de parler des morceaux qu’on trouve trop courts.

De but en blanc, là, je dirai U2 - With Or Without You, auquel j’ajouterais bien deux minutes de l’accord final, et Flogging Molly, Within A Mile Of Home, dont la partie de violon déchaîné à la fin est beaucoup, beaucoup trop courte.

Ah, et C’mon C’mon des Von Bondies aussi, pour qui le cas est plus grave puisque là, ça finit carrément en eau de boudin. À tel point que le jour ou je l’ai téléchargée, j’ai cru qu’il en manquait un bout [d'un] [ah ah]*.

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*Je signalerai à tous ceux qui sont en train de se ruer vers leur téléphone pour appeler la police que depuis, j’ai acheté l’album**. Et toc.

** À Jason Stollsteimer en personne***. Et oui.

*** Ceci est un immonde mensonge monté de toutes pièces dans le simple but de me faire haïr de tous les fans de Jack White, parce que la polémique, j’aime ça. Et paf.

Bande-Son: Depeche Mode - Never Let Me Down Again (Split Mix) (pour les distraits)

Les Libertines de Virginie.

Mardi 12 octobre 2004

Cher Journal,

Dimanche, on a été voir Les Libertines, un groupe gravement plus haÿpe que George Michael, c’est 20 Ans qui l’a dit. Quand on est arrivés au Magic Stick avec ma mère, y avait le batteur sur le trottoir! Haaaaaaaaaaan, en vraiiiiiii! J’étais trop fooooolle. Mais le temps que j’aille le voir cher Journal, y avait cette conne de Stéphanie qui lui avait déjà sauté dessus pour un autographe! J’étais so green, tu vois ? Et après il avait pas le temps, il devait partir et il avait pas de stylo pour signer mon top Jenifer, total j’ai rien eu et demain Stéphanie va faire la fière en classe parce qu’elle a sa carte de cantine dédicacée et pas moi, c’trop gnûûl !

Et après, quand on est rentrés après trois heures d’attente parce qu’on voulait les places juste devant la scène, y avait Jason des Von Bondies ! Et là j’étais encore plus verte, enfin bleue, parce que trois heures en jupe dehors alors qu’il fait 5 degrés ça m’a filé une crève, anyway j’étais top vénère parce que Jason a annulé son concert de vendredi parce qu’il était en tournée avec ses potes en Australie, et dimanche il est là pour voir les Libertines alors que j’ai pas pu aller au concert de vendredi que ma mère m’avait promis de m’offrir pour ma fête et que je devais y aller avec Jérémy, et que finalement j’ai vu ni Jérémy, ni les Von Bondies, et que depuis Jérémy sort avec Julie et que je suis trop verte.

Anyway, cette conne de Stéphanie a été le voir pour faire une photo avec sa mère (trooooop la hooooonte), mais moi j’y ai pas été, je m’en fous, je vais tout raconter à Jack White, et Jack White il va lui casser sa gueule à Jason, et Jason qu’il vienne pas pleurer au NME ou à la Star Académie tu vois.

Oh, mais je dois te laisser cher journal, mon patron m’appelle pour ma pause café sociale. J’arrive, j’arrive petit patron chéri, tu me mets deux sucrettes s’il te plaît ?

Love From Détroit,
Virginie, 13 ans et demi

PS : J’écris moins bien que Fred Martin. C’est un fait. Mais il a pas voulu taper le texte à ma place, donc j’ai dû me débrouiller tout seul. Merci de votre clémence.

Bande-Son : La Plus Grande Star Académie Du Monde Vol. 12

P’tain p’tain p’tain.

Vendredi 9 juillet 2004

Dimanche au concert de Blanche c’était bien lui. Et il a même fait gouzi gouzi avec le bébé d’à côté.

Bande-Son: The White Stripes - Fell In Love With A Girl

The White Stripes @ le Zénith, Paris.

Dimanche 1 février 2004

Tout s’éteint et les voilà, courant vers leur places respectives, la batterie à gauche, l’orgue à droite et pas moins de trois micros pour Jack White, l’un seul, l’autre à l’orgue et le dernier face à la batterie. À peine installé, le duo crache sa sauce. Elle sur sa batterie, la rouant de coups comme si elle voulait l’achever, lui sur sa guitare, se tordant en tous sens et sortant de là-dedans des sons déchirés.

Sale temps pour les instruments de musique.

Avant que je puisse réagir, déjà quatre titres sont passés et le duo s’octroie une rapide pause, le temps pour Jack de saluer et de remercier les gens de venir de plus en plus nombreux à chaque fois qu’ils passent (de rien). À peine applaudis, les Stripes repartent de plus belle, enchaînant Love Sick et Let’s Shake Hands, avant que Meg quitte sa batterie pour venir chanter In The Cold, Cold Night, reprise en chœur par le Zénith, premier moment fort de la soirée. En se rasseyant derrière sa batterie, Mlle White remarque qu’elle bouge encore. Qu’à cela ne tienne, elle l’achève sur Hotel Yorba, Truth Doesn’t Make A Noise et The Hardest Button To Button, totalement passée à la moulinette et pulvérisée en pleine face du public. Le show, en fait, s’enchaîne si vite qu’il arrive que le morceau précédent ne soit pas fini quand débute le suivant. Il y a une parfaite symbiose entre les deux White jouant face à face, les yeux dans les yeux, les corps animés en ombres chinoises furtives sur la toile du fond. Entendre sortir autant de sonorités différentes d’une formation aussi minimaliste est tout bonnement affolant.

Après Death Letter, la foule devient littéralement dingue sous la pluie de stroboscopes de Seven Nation Army, suivie d’I Fought Piranhas et Wasting My Time . Look Me Over Closely est plus calme, ce qui fait du bien, un peu. Cela n’a qu’un temps, évidemment, et les White Stripes repartent de plus belle et semblent ne plus pouvoir s’arrêter, reprenant Detroit Rock City de Kiss ici, frisant l’hystérie sur Jack The Ripper là et finissant par une version magistrale de Ball And Biscuit. Après un solo délirant, Jack abandonne sa guitare exsangue devant son ampli, laissant l’instrument hurler sa douleur en larsens dans tout le Zénith, dont le sol en tremble. Quant au public, il reste là, le souffle coupé par la baffe reçue.

Les lumières ne se rallument pas, la tension ne baisse pas. Ça hurle, ça crie, ça scande le nom du groupe, ça tape des pieds dans les gradins derrière moi, cinq bonnes minutes s’écoulent et les revoilà pour un rappel éclair. En 9 minutes chrono, le duo ajoute trois titres à sa setlist ― improvisée, comme tous les soirs ― sans qu’aucune accalmie ne semble vouloir venir. Little Room, Fell In Love With A Girl, jouée deux fois, l’une normale et l’autre plus lente, avant un final en apothéose avec I Just Don’t Know What To Do With Myself, la reprise de Burt Bacharach. Un rappel à l’image du concert entier, tellement fort et soudain qu’avant qu’on puisse réaliser qu’ils étaient là, ils étaient déjà partis. Les lumière se rallument, le public en est pantois. Tout simplement affolants. En noir, blanc et rouge, évidemment .