Iron Maiden « DPC

Archive pour le mot-clef ‘Iron Maiden’

Deux maux à l’ouï-dire.

Vendredi 4 juillet 2008


Escalier du château, Annecy, 5 juin.

 We Are ScientistsGhouls

  • Alain Dister est mort alors que je ne suis qu’aux deux tiers de son Oh, Hippie Days! autobiographique retraçant ses années américaines au cœur du summer of love san franciscain. Subitement, les dates qu’il aligne dans son livre s’inversent et prennent des allures de compte à rebours. Étrange sensation et lourde perte.
  • Je ne sortirai pas cette année mon traditionnel (2005, 2006, 2007) und jetzt nach Belfort pour causes de raisons obscures et crasses, ce qui étreint mon cœur au plus haut point, au moins autant que ceux de la patronne du stand de sandouiches raclette1 et du tenancier du stand de bière à côté de la grande scène, là-bas à gauche, quand ils réaliseront le manque à gagner que représentera mon absence. Je n’ose donc même pas me brancher sur la Pravda pour éviter toute tristesse inutile et préfère aller voir l’équipe de Pure FM se poser des questions métaphysiques à Werchter.
  • Aujourd’hui c’est le dernier journal des bonnes nouvelles de la vie, Odette coupe son dernier doigt, Lucien est en fauteuil roulant et Jeanne Brichoux conclut son dossier de la semaine sur les sports extrêmes, ce qui ne laisse que peu d’espoir quant à sa survie dans un futur proche. Vous me manquerez, les gros.
  • C’est au pied de la tour Eiffel que je n’ai pu que constater hier soir le décès de l’autofocus de mon 50 mm f/1,8, dont la cause n’a pu être élucidée, après 4 ans de loyaux services. Ce n’est pas une fin en soi dans la mesure où, pendant ce temps, 50 mm f/1,4 se porte à merveille, mais voir partir mon tout premier objectif de concert, ça met un coup, j’avoue.

Et hier soir, l’horizon s’est subitement éclairci lorsque, déambulant sur l’avenue La Motte Piquet en écoutant mademoiselle Truc me relater dans les détails l’accident au court duquel elle faillit perdre vue voire vie, j’ai trouvé sur le trottoir cette merveille :

UN MÉDIATOR D’ADRIAN SMITH DU CONCERT DE MARDI (ou de mercredi va savoir)

Je trouve ça dingue que quand Adrian Smith jette un de ses médiators dans la fosse, que sur les 3 000 bonshommes susceptibles de le choper, il choie2 dans la main du seul qui ira se promener avenue de la Motte Piquet jeudi avec un pantalon troué, un portefeuille perméable ou que sais-je, que sur les 6 directions qui partent du métro École Militaire, mademoiselle Truc décide de lancer notre quête de nourriture dans celle-ci et qu’au final le médiator revienne à moi qui était également là ce même soir (ou la veille, on va pas chipoter), cela me troue.

Ça illumine ma vie, je vois tout d’un œil neuf, je décide que le médiator sera mon nouveau meilleur copain avec qui je dormirai tous les soirs, et voilà que mademoiselle Truc me fait les gros yeux en m’avisant plutôt de l’apporter aux objets trouvés du VIe afin qu’il revienne à son vrai propriétaire, qui sua sang et eau dans l’enfer de la fosse pour l’obtenir, lui, au moins, allons c’est quand même un monde ça.

Sa remarque est judicieuse, mais malgré tout ce n’est pas n’importe quel médiator. J’ai donc décidé de ne pas l’apporter au commissariat (chacun sait que sommeille dans chaque agent de police un fan d’Iron Maiden prêt à mettre la main sur la précieuse relique) et de plutôt le garder en dépôt pendant un an et un jour en laissant le Internet faire le reste :

médiator adrian smith iron maiden concert bercy somewhere back in time 2008 perdu trouvé avenue de la motte piquet paris VIe arrondissement école militaire tour maubourg reviens gamin reviens

Je vous tiens au courant.

_____

1 Le sandouiche raclette, c’est le meilleur rapport prix/calories qu’on puisse trouver sur un festival, où chaque once d’énergie compte. Faudrait que j’écrive un guide là-dessus une fois, tiens.

2 Manifestement le subjonctif de choir n’existe plus, je l’ai donc ressuscité en partant de celui d’échoir, pardonnez mon audace.

Iron Maiden @ POP Bercy, Paris.

Mercredi 2 juillet 2008

Salut.

Je ne suis même pas sûr que tu recevras cette lettre. Là d’où je t’écris, Retour vers le futur est sorti depuis 23 ans, et on n’a toujours pas vu l’ombre d’une De Lorean volante, ce qui me fait sérieusement douter sur la véracité des théories du professeur Brown. Mais en supposant que, tu devrais lire ces lignes le dimanche 21 février 1993 vers 14h30, soit juste après avoir reçu le Live After Death en cadeau d’anniversaire pour tes 15 piges.

C’est ton deuxième CD de Maiden après le maxi Run To The Hills / The Number Of The Beast. Tu ne connais encore pas grand-chose à leur discographie, alors tu choisis les disques en fonction de la pochette. Le Live After Death t’a sauté aux yeux avec ses jolis tons, sa tombe et sa foudre. Je ne t’en voudrai pas, je l’ai moi-même eu en drapeau au-dessus de mon lit pendant des années. D’autant plus que le hasard a bien fait les choses : c’est un live ― tu fais anglais seconde langue, je sais que le jeu de mots du titre t’a échappé ― qui réunit l’essentiel de la discographie 1980-1984 du groupe, l’idéal pour aborder son histoire.

Ce CD que tu tiens, c’est une de mes références de jeunesse. Je devais être à peine plus vieux que toi quand je l’ai racheté en double vinyle et que je suis vite allé choper une cassette de 120 minutes au Prisunic pour le copier dessus parce que « le vinyle, c’est plus cool. » Grand bien m’en prit parce que sur la face 3, on trouve une surprise. Je ne t’en dis pas plus, ça gâcherait tout. Va plutôt l’acheter et fais la même chose. Écoute-le en boucle, ça te fera une bonne bande-son de lycée, ça te poussera à acheter le reste de la discographie et le jour où tu t’achèteras des intercalaires à CD, ce sera le I qui sera le plus blindé. Comme je sais que tous les lives que tu achèteras te feront rêver de 8 au 12 octobre 1984 à Long Beach, de 22 août 1992 à Donington et de 5 septembre 1992 à la Grande Halle de la Villette, je te promets de t’emmener les voir en vrai. Cela ne se fera pas sans mal d’autant plus que, il faut que je te le dise, Bruce Dickinson annoncera dans un mois qu’il quitte le groupe. Il reviendra, bien sûr, parce qu’on ne se défait jamais de ses premières amours, mais ça mettra le temps. On se fera quand même un Zénith avec un faux chanteur tous les deux le 16 novembre 1995, avant de retrouver un line-up plus tangible le 28 novembre 2006 dans un Bercy décevant mais la vraie soirée, celle que je me suis promis de t’offrir, il faudra attendre le 1er juillet 2008. Je sais que c’est loin, tu auras changé d’ici là, partant vers de nouveaux horizons musicaux aux groupes dont les membres ne se connaissent même pas à l’heure où tu lis ces lignes, mais je suis certain que tu trouveras ton compte dans ce Bercy blindé et suant, scandant les « Maiden! *clap clap clap* » de ton futur présent d’ici là passé, à regarder toute l’équipe technique monter sur scène pour Heaven Can Wait comme dans la VHS de Donington, voir craquer les rampes de spots comme un bateau sans âme sur cet interminable Rime Of The Ancient Mariner que tu aura si souvent imaginé et distinguer cet impressionnant Eddie hanter le fond de scène sur Iron Maiden. Ils auront bien sûr vieilli d’ici là, Dickinson passera les solos en coulisses et courra moins vite, sa voix ira toujours aussi haut mais moins longtemps, Gers lancera sa guitare moins haut et Murray accusera un embonpoint édifiant, mais la limite ne sera pas encore atteinte. Nous n’en serons pas loin, mais pas encore là : McBrain explosera encore sa batterie en mugissant dans son micro, Harris fera toujours d’impressionnantes démonstrations de résistance au torticolis et de manière générale, ce sera le show mortel que tu veux. En revanche tu risques de ne pas aimer le rappel, bâclé entre Moonchild et The Clairvoyant, rattrapé par ton Hallowed Be Thy Name fétiche mais ruiné par un départ définitif sans le final que tu espères. Dans le métro tu me parleras de gâchis, tu me soutiendras que ce n’était pas le concert définitif synonyme de bouclage de boucle que tu voulais à cause de cette fin en eau de boudin, mais je te répondrai simplement que non, qu’à la limite je peux te poster un Running Free cuvée 1992 sur ton journal électronique pour te consoler, mais que c’est terminé, on passe à autre chose. Tu vois, je n’ai pas envie de recevoir de lettre datée du 2 juillet 2027 m’accusant de ne pas avoir été assez ferme et qu’à cause de mes conneries, une certaine personne de cinquante ans se sent aussi beauf qu’un fan de Johnny rempilant pour son cinquième stade de France. Ça va te sembler brutal, mais aujourd’hui j’arrête.

À moins que la prochaine fois je chope un passe photo.

Ça te fera un joli poster pour ta chambre.

Prends soin de toi et à bientôt,

 Iron MaidenRunning Free (live at Donington, August 22nd, 1992)

Des groupes.

Jeudi 1 novembre 2007


Maison de la Radio, Paris, 17 septembre.

[Honteusement pompé .]

  • 3 chansons qui ont changé ma vie :
    • Depeche Mode - Never Let Me Down Again
    • Iron Maiden - Be Quick Or Be Dead
    • The White Stripes - The Air Near My Fingers
       
  • 3 chansons que j’ai honte d’aimer, mais que je connais par coeur quand même et que j’adore chanter quand je m’oublie :
    C’est trop honteux, je les écrits en blanc tiens.
    • Stephan Eicher - Rien à voir
    • Britney Spears - Baby One More Time [mais la version de Travis, hein]
    • Indochine - Electrastar
       
  • 3 groupes ou artistes dont je ne pourrai jamais me lasser, même quand je serais un vieux croûton tout ridé :
    Répondons au hasard, ça vaut mieux :
    • Oasis
    • Pearl Jam
    • Soul Asylum
  • Le groupe/chanteur/chanteuse qui me rend gaga, fan de, bref complètement ridicule et pas vraiment malgré moi :
    • Comme j’en ai marre de répondre tout le temps Jack White, je vais dire Corbier PJ Harvey.
       
  • La chanson que j’aurais voulu avoir écrite, composée et éventuellement jouée devant un stade en délire :
    Ça dépend de l’époque. Dans l’ordre chronologique :
    • Depeche Mode - Never Let Me Down Again
    • Iron Maiden - Drifter
    • Oasis - Slide Away
    • My Vitriol - Always: Your Way
    • Flogging Molly - Black Friday Rule
    • Black Rebel Motorcycle Club - Heart + Soul
  • Le groupe que je ne pourrai jamais cesser d’aimer, même si maintenant c’est de la daube, qu’il s’est vendu aux majors et qu’on lui a collé un styliste fou pour le relooker :
    • Oasis. J’y peux rien, j’ai toujours été dingue d’Oasis.
       
  • Le groupe dont je fais partie dans mes rêves les plus fous :
    • Black Rebel Motorcycle Club. Les têtes de mort, le noir partout et des CDD plus longs que dans le Brian Jonestown Massacre ça me parle, gros.

  • Le groupe dont j’aurais voulu provoquer le split, et pas que dans mes rêves les plus fous :
    • Tout ce qui se revendique de la Team Nowhere [enfin jusque là ils se débrouillent pas mal tous seul question splittage] ou associés.
       
  • Le chanteur / la chanteuse dont j’aurais voulu, si j’avais été un psychopathe, voler la vie, les amis et la carrière:
    • Jack White. Oui, ben y a des fois où on est obligé de répondre Jack White.
       
  • Le groupe/chanteur/chanteuse dont j’attends de pied ferme la nouvelle production:
    • Nirvana, Joy Division et Jeff Buckley. C’est long. Sinon il y a aussi le second album de My Vitriol que j’attends depuis maintenant 7 ans alors qu’ils n’ont aucune excuse mortuaire à fournir et que, ne faisant pas partie de la Team Nowhere, ils n’ont pas encore splitté.
       
  • Mention spéciale à…
    • Ma sœur, Noel Gallagher, Anton Corbijn et Dave Gahan, les seins de PJ Harvey et les caleçons moulants de Bruce Dickinson.

Bande-son : Hard FiToxic (Britney Spears cover)

Iron Maiden @ Bercy, Paris, 28 novembre.

Mercredi 29 novembre 2006

[Note pour plus tard : à l'avenir, préférer Canon à Nokia pour les photos.]

Pourtant j’ai arrêté Maiden y a longtemps. Ça m’avait duré quelques années avant que je finisse par laisser tomber en 97 et l’affreux Virtual XI. Mais là, avec Dickinson de retour aux affaires, je me le devais. Enfin non. Je le devais à celui que je fus. Celui que je fus en 1995, à qui je repense en voyant mes voisins, le père et le fils.

Première pensée : Le fils, c’est moi, le père, c’est le mien.

Le père a amené son fils pour lui faire découvrir Maiden.

Deuxième pensée : le père, ce sera moi et le fils, ce sera le mien. Mais alors devant les White Stripes.

On cause un peu. À propos du DVD Metallica qui sort lundi prochain. La sono monte le son pour attirer l’attention vers la scène. Le père s’interroge : « c’est d’eux, ça ? » ― « Non, c’est Doctor, Doctor, des Who, Maiden l’avait reprise en 1995 en face B de Lord Of The Flies ». C’est moi qui viens de dire ça. Le maidenologue enterré il y a 9 ans vient de reprendre les commandes. Pas le temps de s’étonner que là-bas, les lumières s’éteignent.

Different World. Normal, ils commencent par un titre du dernier. These Colours Don’t Run. Brighter Than A Thousand Suns. La moitié de la salle s’impatiente d’entendre autre chose que le nouvel album et à vrai dire moi aussi, un peu. The Pilgrim. 4 à la suite. Et là ça me revient, je l’ai lu la semaine dernière : pour cette tournée, ils ont décidé de jouer l’intégralité de A Matter Of Life And Death, ce que Dickinson confirme en introduisant Out Of The Shadow. Y a des huées au fond de la salle. La moitié de tribunes se rassoie. Moi j’écoute et je vois. Harris, Smith, Murray et Gers alignés, manifestement en plein panard de jouer ensemble. Marrant comme le retour de Smith a aussi rameuté dans le groupe des sonorités spatiales qu’on n’y avait pas vues depuis 1986, au moins. Dickinson est dans son coin, courant d’un bout à l’autre du décor apocalyptique de la scène et jouant avec des projecteurs, la voix toujours à 120 dB. Et ça dure. Le fond de la salle s’emmerde. La fosse, elle, est à fond. Ça va durer 1h15, au bout de laquelle, depuis les ténèbres qui viennent d’engloutir The Legacy, Dickinson lâche un rictus sauvage. Fear Of The Dark.

Et là, Bercy revit.

Les gradins se relèvent, tapent du pied et forment un chœur qui n’y croyait plus. Unanimité retrouvée. Impression bizarre d’entendre enfin en vrai un truc écouté en boucle au siècle dernier. Iron Maiden suit et Iron Maiden se recassent. Réclamation. Ils reviennent. 2 Minutes To Midnight, The Evil That Men Do et surtout, surtout, Hallowed Be Thy Name pour lequel j’aurais pu attendre toutes les heures et quart du monde. Je finis comme j’ai fini à Depeche Mode, à faire des flaques à deux avec moi-même. Là-bas, ils se cassent. Je referme la parenthèse dans la ligne . Je m’y remettrai pas, mes 37 CD continueront à accumuler la poussière, Jack White est toujours aussi beau, mais voir ça au moins une fois, oui je me le devais à lui-même.

Bande-son : Iron Maiden ― Fear Of The Dark (live Rock In Rio 2000)

Previously unreleased #35.

Mardi 6 juin 2006

Dungen, la Maroquinerie, Paris, 16 mars.

On pourra dire que c’est facile, mais il y a des dates dont les bandes-son s’imposent d’elles-mêmes, hein.

Bande-son : Iron Maiden ― The Number Of The Beat (live Donnington 1992)

/Edit : À la réflexion, le truc le plus démoniaque qui se soit produit aujourd’hui est l’horrible reprise d’I Bet That You Look Good On The Dancefloor2 par les Sugababes, tellement infoutues de pondre quelquechose de viable qu’elles en sont réduites à reprendre le tube du copain d’à côté sorti même pas 6 mois avant, en me donnant des envies de suicides au passage3. Là franchement les filles, chapeau.

_____

1 Concept joli from this jeune fille.
2 Tenant en haute estime mes milliers de cyber-lecteurs, je ne leur ferai pas l’affront de mettre la chose en lien.
3 Passée 4 fois à la radio depuis ce matin, là, sérieusement, je commence à avoir du mal.

2005 en… #4.

Vendredi 30 décembre 2005

En fait, je sais pas si vous savez, mais j’aime bien faire des classements annuels à Noël.


2005 en 5 titres miam-miam les oreilles :

Black Rebel Motorcycle Club, l’Élysée-Montmartre, Paris, 2 novembre.

1 ―
Black Rebel Motorcycle Club ― Fault Line  
2 ―
The White Stripes ― Little Ghost  
3 ―
The Arcade Fire ― Rebellion (Lies)  
4 ―
Secret Machines ― You Are Chains  
5 ―
The Hard Lessons ― Milk And Sugar  

présentent


2004 en 3 bons sons :

1 ―
Flogging Molly ― Within A Mile Of Home  
2 ―
Franz Ferdinand ― Take Me Out  
3 ―
Secret Machines ― Nowhere Again  


1995 en 3 morceaux qui nous rajeunissent pas :

1 ―

Iron Maiden ― Man On The Edge  
2 ―

Pearl Jam ― Spin The Black Circle  
3 ―

The Cranberries ― Linger  

Bande-sonBlack Rebel Motorcycle ClubFault Line

2005 en… #2.

Mercredi 28 décembre 2005

2005 en 5 concerts outrageusement flaquogènes1 :

1 ―
Black Rebel Motorcycle Club, l’Élysée-Montmartre, Paris, 2 novembre  
2 ―
The White Stripes + The Greenhornes, Le Zénith, Paris, 16-17 octobre
3 ―
The Arcade Fire, l’Élysée-Montmartre, Paris, 16 mai
4 ―
Ghinzu, l’Olympia, Paris, 13 juin
5 ―
The Warlocks, l’Élysée-Montmartre, Paris, 11 novembre

J’étais bien parti pour mettre les White Stripes, encore. Mais c’était sans compter sur la grosse grosse baffe du 2 novembre, les presque 2h de rock n’roll suintant, crade, prenant, intense, exécuté avec l’envie, putain, l’envie. L’envie d’un trio de prendre tout l’Élysée-Montmartre par les tripes, de le retourner et de livrer une prestation telle que 56 jours plus tard, je me revois transporté par Robert Turner, enroulé autour de son micro sur Heart + Soul, jouant sa rythmique d’une seule main sur sa guitare qui pend, comme un pantin désarticulé haranguant l’audience avec ses dernières réserves de poumons. Je retrouve les mêmes frissons à repenser aux profondeurs dans lesquelles m’a plongé Peter Hayes avec son Open Invitation, je m’y revois, j’entends à nouveau, j’ai l’impression que c’était hier et j’ai qu’une envie, que ça revienne demain.

Bref, ce soir-là, Black Rebel Motorcycle Club avait mis la barre 3, 4, peut-être 5 crans au-dessus de la double date à 0,51 €/min des White Stripes3 et mérite sa 1ère place4. J’aurais pu mettre une autre photo, mais celle que j’avais postée le soir du concert résume vraiment bien tout le show. Une seule image à retenir : Robert, sa guitare, son micro, ses poumons. Et pour moi, encore un nouveau caleçon.

présentent

2004 en 3 concerts outrageusement flaquogènes :

1 ―
The White Stripes + Blanche, le Zénith, Paris, 1er février  
2 ―
Interpol + The Secret Machines, State Theater, Détroit, 15 octobre  
3 ―
Flogging Molly, State Theater, Détroit, 7 octobre  

1995 en 1 concert outrageusement flaquogéne :

1 ―
Iron Maiden, le Zénith, Paris, 16 novembre  

[Forcément, vu que j'en avais fait qu'un, cette année-là.]

Bande-sonBlack Rebel Motorcycle ClubHeart + Soul

_____

1 Flaquogène : (adj.) de flaque. « Qui provoque des flaques ». Se dit d’un objet / événement / individu causant une émotion de l’observateur / auditeur / goûteur tellement vive que cette dernière s’accompagne inévitablement de manifestations liquides en tous genres. Ex : « Oh mon dieu! Appuyé contre le bar, là-bas, c’est Jack White!!! *flaque* » ― (N***-Flaque2, Détroit, 26 novembre 2004).
2 N’ayant pas obtenu l’autorisation de M. Nico-Flaque pour utiliser son nom, son identité restera ici masquée par de petites étoiles.
3 C’est peut-être plus cher que la ligne chaude de wanadou, mais au moins la musique d’attente est plus sympa.
4 Cela dit, les Stripes méritent leurs 2e place, hein, parce que le Ball And Biscuit, quand même, et les Hotel Yorba, et je t’en passe, faut quand même dire qu’ils ont fait leur effet, genre. Et je ne suis ― presque ― pas une groupie.

The Datsuns + The Sights @ Magic Stick, Détroit.

Mercredi 17 novembre 2004

Ouah. c’est du rock. Avec des solos aussi interminables que travaillés, des lampées de Jack Daniel’s entre deux titres et des envolées de cordes vocales hurlantes. Y a de l’AC/DC là-dedans, du Led Zep aussi, et même un peu de blues, le tout à la sauce punk. The Datsuns m’ont rappelé les balbutiements du Metal de la fin des années 70, à l’époque où il ne s’était pas encore franchement démarqué du punk. Prochain épisode lundi, ils font la première partie des Pixies.

Bande-Son: Iron Maiden - Drifter (live NY Palladium, 29/06/1982 à 23h12)