
Avenue de la Motte-Piquet, Paris, 27 septembre.
Bande-son : Vetiver – No One Word
Pourtant c’est léger, la fondue.

Avenue de la Motte-Piquet, Paris, 27 septembre.
Bande-son : Vetiver – No One Word
Pourtant c’est léger, la fondue.
Ça restera comme une grande soirée d’innovation. D’abord grâce à la camelote post-soviétique de Juyette (sic) qui inventa le panoramique de concert en tranches, mais aussi grâce au management de Mademoiselle K qui tenta une expérience de fosse photo rotative et révolutionnaire1 permettant de peupler le devant de scène de manière parcimonieuse, rythmée et intégrale suivant une théorie que je vous aurais bien exposée dans un fichier Excel si l’idée de refaire une note à schéma manuscrit ― les plus fameuses commencent à dater ― ne m’avait subitement pris comme une envie de choucroute :

Figure 1 : placement stratégique initial des différents acteurs de la soirée.
Les neuf photographes sont donc partagés en trois groupes de trois et on fait tourner ces trois groupes ― respectivement A, B et C ― dans la fosse durant tout le concert à raison de quatre minutes par groupe dans la fosse, sous le chronomètre impartial et l’œil exigeant de maître Ménard, huissier de justice à Paris XVI, ainsi que les bras musclés de deux agents de sécurités prêts à en découdre pour faire respecter la loi artistico-temporelle du lieu, suivant le schéma suivant :

Figure 2 : cycle de rotation photographique prévu durant le concert.
Bon, vu que maître Ménard est coincé dans les embouteillages et que les agents de sécurités sont sympas, on décide tous d’un commun accord de tourner tous les deux morceaux, ce qui simplifie bien les choses, parce que sortir au beau milieu d’un solo risque de perturber le groupe et gâcher sa fête donc ruiner la soirée, avouez que les photographes comme les agents de sécurité font quand même preuve d’un admirable respect pour le travail de l’artiste. Après simplification, on obtient donc le programme suivant :

Figure 3 : cycle de rotation harmonieux imaginé par l’association fertile de photographes et d’agents de sécurité faisant tous preuve de bon sens.
Ce qui est beau, propre, bien embouché et parfait pour que rien ne soit loupé durant la soirée. Tout va parfaitement s’opérer durant le concert, du moins au début, comme le relate l’expérience pratique ci-dessous :

Figure 4 : Allégorie de l’insertion de l’élément humaine dans la mécanique bien huilée de la logique élémentaire théorique.
Nous pouvons retenir de l’expérience que :
Ah, et sinon le show fut évidemment bon, Mademoiselle K est un groupe qui progresse constamment et remet sans cesse en question ses compos, même au bout de 10 fois c’est toujours un bonheur de les voir sur scène.
Et à part ça, rien.
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1 Durant la préhistoire, les photographes pouvaient chouter durant l’intégralité des concerts. Depuis les Stones dans les années 70 ― la légende veut que ça vienne des Stones dans les années 70 ― les photographes n’ont plus droit qu’aux trois premiers morceaux, ce qui craint pour chouter des rappels.

Louis Vuitton, Paris, 20 septembre.
Bande-son : We Are Scientists – Ghouls
C’est fou comme les jours où t’as juste pas envie souvent tombent un lundi.
1 Avouez que c’est la frime, un mot pareil.

Observation no 1 : Ce qu’il y a de bien, avec Bloc Party, c’est que le charisme et les mimiques du Kele font qu’on a quelque chose à se mettre dans l’œil tout au long de la soirée.
Observation no 2 : Ce qu’il y a de mal, avec Bloc Party, c’est que du coup on en oublie ses potes batteur, bassiste et gratteux qui à force doivent être super vexés et malheureux dans leur vie.
Pour le reste la soirée fut bonne, à des lieues du concert promo typique où tout le monde reste les bras croisés sans bouger ou bouge aux bars pour se croiser, grâce à un premier rang particulièrement à fond dedans. Bloc Party assure, Kele Okereke fait le show, slame une fois, deux fois, grimpe jusqu’à la console de la mezzanine, revient, perd sa ceinture ― opération intégralement exécutée avec un photographe du NME qui lui court après tout du long, ce qui prouve qu’au NME ils doivent les recruter dans l’armée, leurs photographes ― et s’excuse par avance s’il perd son pantalon, ce à quoi la salle rétorque « hélicoptère ! », que je trouve particulièrement drôle et osé mais surtout drôle, jusqu’à ce que plus tard dans la soirée on me rappelle que non non Helicopter c’est juste le titre de cette chanson là, tu sais bien, ce qui m’enlève toute la blague, comme quoi les ignorants sont effectivement les plus heureux parce qu’ils peuvent voir des blagues osées mais drôle là où il n’y a qu’une requête de chanson. Malgré ça la soirée est bonne et fini bien, le groupe est toujours très bon, son batteur et son chanteur toujours aussi impressionnants et leur nouveau singôle a du hip-hop dedans, tout va bien. Y a un Olympia le 10 février, je me demande si le Kele tentera la grimpette jusqu’au balcon.
Bande-son : Bloc Party – She’s Hearing Voices (Gloubi-Boulga)

Terminal 2E, aéroport Charles de Gaulle, 14 septembre.
Bande-son : Oasis – To Be Where There’s Life
Je vais finir par l’épouser, mon 10-22.

Parc Monceau, Paris, 6 septembre.
Bande-son : The Black Angels – Young Men Dead
Les Black Angels c’est bon, mangez-en.
[Et cliquez sur la pochette pour la voir en grand parce que la réduction ne lui est pas flatteuse du tout.]

Grands Boulevards, Paris, 24 septembre.
Bande-son : TV on the Radio – DLZ
Même à 1,8 g, ça marche encore.

Rue Toustain, Paris, 6 septembre.
Bande-son : The Von Bondies – Bring it on Home to Me (Sam Cooke cover)
Note pour plus tard : une voiture qui te scrute du phare depuis un coin de mur, ça a effectivement l’air triste et abandonné.
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1 On est pas obligé de faire tous les jours des jeux de mots qui tuent, hein.

Wormhout, 31 août1.
Bande-son : Black Rebel Motorcycle Club – The Likes of You
Aaaaaaah je veux je veux je veux.
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1 Punaise la légende qui rime, c’est décidément la frime.

Passage des Taillandiers, Paris, 12 août.
Bande-son : Radiohead – Street Spirit (Fade Out) (acoustic)

Aéroport Charles de Gaulle, 14 septembre.
Bande-son : Nada Surf – Weightless