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The Raconteurs @ Rock en Seine, Domaine National de Saint-Cloud, 29 août.


Jack White est beau.

 Bande-son : Kate Nash I’m Not Gonna Teach Your Boyfriend How To Dance With You (Black Kids cover)

Rock en Seine 2008 #3.


En attendant Jamie Leaderprice, scène de la Cascade, 29 août.

Salut le toi. Si comme Jean-Jean et Kévin, tu aimes voir le monde sans bouger de la verte pelouse qui tapisse ton repaire, ça tombe bien, j’ai officiellement terminé1 la constitution de la carte du monde dépécien, une carte super-longue à charger mais super-pratique à utiliser pour voir si je suis venu chez toi par le passé prendre des photos de ton caniche, de ta ruelle ou de ton église ou voir sans en louper une toutes mes photos de Plymouth, Michigan ou de Fellering, Haut-Rhin.

Car oui tu l’auras constaté, le toi, j’ai tout étiqueté au passage, ce qui permet en un tournemain de changer ce belögue en journal d’expatrié ricain, de fétichiste du pied, de cloîtré du XIe arrondissement ou d’oiseau de nuit rockeux et de retrouver facilement les notasses associées entre elle, truc de fou.

Je te laisse jouer avec tout ça, avec un peu de chance sur la carte on voit ta maison. Profite bien.

 Bande-son : Amy WinehouseRehab (live Rock en Seine 2008)

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1 Avec brio, parce qu’avouons que 1 308 notasses, ça fait beaucoup.

Rock en Seine 2008 #2.


The Dø, scène de la Cascade, 28 août.

Voulant du Kaiser Chiefs en guise de bande-son du jour pour marquer leur mémorable prestation de Rock en Seine d’une flamme électronique qui ne jamais vacillera, j’ai longuement hésité entre ce Never Miss A Beat qui vient de surgir en radio et l’Everyday I Love You Less And Less qui occupa ma première journée de festival à chanter « tous les jours je t’aime de moins en moins, tu deviens un énorme boudin » à mes prochains, ces derniers super heureux s’il en est de pouvoir goûter ainsi l’infinie qualité de mon talent de traducteur mélomane et m’acclamant de singulière manière en m’applaudissant directement sur la tête, mais d’une seule main et très fort. Le choix étant par trop impossible, je vous poste les deux :

 Bande-son : Kaiser ChiefsNever Miss A Beat

 Bande-son : Kaiser ChiefsEveryday I Love You Less And Less

Sur le nouveau simple, on constate deux choses :

  1. Sa qualité sonore est médiocre car il a été enregistré illégalement sur une radio à éolienne émettant depuis une péniche pirate sur la Tamise au moyen d’une bande-sonore à l’intégrité bien peu fiable, je sais, mais que voulez-vous la nouveauté ça a le prix du sacrifice auditif.
  2. Avant une nouveauté fort bien accueillie, on remarque surtout la resucée du riff d’ouverture d’À l’ombre de Mademoiselle K sur son premier album, une nouvelle coïncidence venant compléter mes dernières constatations, toutes effectuées dans le mois qui vient de s’écouler :
    • L’intro de Something Is Not Right With Me de Cold War Kids est la même ligne de basse que celle de Grosses filles (vous êtes très jolies) de Mika.
    • Toujours au rayon ligne de basse, Crawl de Kings Of Leon reprend celle de Taste In Men de Placebo à une note près.
    • L’Inland Empire qui ouvre le prochain Peter Björn & John reprend les ratatat du Machine Gun de Portishead recouvert de l’ukulélé de Win Butler (ou de Lala je suis pas certain).
    • Avant qu’on me fasse de désobligeantes remarques, je précise que le nouvel Oasis est hors-concours.
    • J’irais bien jusqu’à affirmer que le mec qui chante sur le nouveau Verve a repompé son intonation sur celle de Richard Aschroft, mais j’ai peur que cet argument se révèle faiblard à la longue, ce qui me pousse à m’abstenir.

Vivement la fin de l’année avec Franz Ferdinand plagiant Manu Chao, Coldplay remixant Cinema Bizarre et Interpol Grand Cor des Alpes. En attendant, j’hésite entre conclure que 2008 est une année pourrie, que le rock est fini et que tout le monde est tellement à court d’idée qu’il en vient à repomper les trucs de l’année dernière plutôt que les trucs d’il y a trente ans comme tout musicien normalement constitué devrait faire ; ou plutôt réaliser que ça y est, j’ai la science infuse, je connais tout sur tout et le nouveau single que ce groupe ravageur de Sheffield sortira en 2012 n’aura rien inventé puisqu’on y décèlera à la première écoute des traces de cette face B japonaise de T.Rex en 1971, mon dieu je vais me montrer fort pédant dans mes prochaines soirées sociales, moi, on va encore m’applaudir.

Tout ça, donc, pour illustrer des photos de The Dø.

Certes.

Rock en Seine 2008 #1.


Apocalyptica, Grande Scène, 28 août.

L’été est terminé avant que le mien commence, super, merci les gars, avec ça y a une main floue sur ma photo mais il faut que je la poste quand même, va comprendre, Charles. Tout ça me rend aussi déprimé qu’un fan d’Amy Winouze serrant de ses petits poings tremblotants son panneau « Amy is my princess » après l’annulation du concert de vendredi

 Bande-son : Dirty Pretty ThingsYou Fucking Love It

Et pendant ce temps, à Rock en Seine.

Il y a un dieu. Du passe photo.

 Bande-son : The RaconteursLevel (live)

Et pendant ce temps, à Rock en Seine.

C’est les boules.

 Bande-son : R.E.M.It’s The End Of The World As We Know It (And I Feel Fine) (Black Session 07/05/2001)

Previously Unreleased #831.


Miss Li, la Maroquinerie, Paris, 24 avril.

Huhuhu.

 Bande-son : dEUSPopular Culture

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1 Previously Unreleased is a registered trademark of beauty and magic © 2004-2008 Juyette-les-photos-chouettes.

Ane Brun + Kelly De Martino @ les Femmes s’en mêlent, la Maroquinerie, Paris, 19 avril.

Kelly De Martino

Ane Brun

 Bande-son : Kelly De MartinoBumblebees (acoustic)

Furia Sound Festival, Cergy-Pontoise, 28 juin.

Mademoiselle K, scène 1, 18h00

The National, scène 2, 19h00

Black Rebel Motorcycle Club, scène 2, 20h50

BB Brunes, scène 1, 21h40

John Butler Trio, scène 1, 23h40

Shooting people #31.


Main Square Festival, Arras, 5 juillet.

If I had known then what I know now.

 Bande-son : Pearl JamRed Mosquito

Main Square Festival, Arras, 5-6 juillet.

 Bande-son : RadioheadThe National Anthem (live)

Et se dire que finalement, après avoir eu Radiohead rien que pour soi dans un concert meilleur que celui de Bercy, après avoir découvert que les Kooks ne sont pas si anecdotiques que ça, après avoir pu passer du temps avec des gens pas assez vus depuis longtemps, après avoir senti une vrai bonne ambiance s’installer dans la fosse photo au fil des concerts et malgré la scène trop haute, la sécu trop pressante, les fans de Mika et Mika lui-même et en ayant surtout vu la photo de la fosse de la grande scène de Belfort chez le Rod, se dire qu’on s’en tire pas mal, même si verser dans le festival aux OGM aux dépens des autres, les vrais, ça laisse un cas de conscience.

Black Rebel Motorcycle Club @ Furia Sound Festival, Cergy-Pontoise, 28 juin.

Aaaaaaaah Blablabla plutôt crever que de les louper blablabla bla bla défoncent tout blablablabla trop bien blablablablablablabla meilleur groupe du monde (après les White Stripes) blablablabla blabla blablablabla vais me marier avec Peter Hayes blablabla blablablabla Robert prends-moi grand fou blablablablabla suis amoureux blablablablablabla Heart + Soul dans mon top 5 de la vie1.

 Black Rebel Motorcycle ClubWeapon Of Choice

Bilan de la journée :

  • Nombre de folles bonnes pour l’asile qui ont oublié de prendre leurs médicaments et t’accompagnent sur le chemin du festival : 1
  • Nombre de lapins morts à l’espace presse : 3
  • Nombre de journalistes vivants à l’espace presse : 1
  • Nombre de bières avalées sur la journée : 32
  • Nombre de morceaux-sans-flash moyen que la sécu laisse squatter les photographes en pied de scène en plus des trois réglementaires sur les 4 premiers concerts de la journée, en s’excusant pardon monsieur de vous avoir bousculé3 avant que Robert Levon Been te regarde méchamment4 et que Tour Manager viennent virer tout le monde en vociférant que oui bon ça suffit les conneries maintenant : 6,9.
  • Ratio strings / tomates lancés aux BB Brunes : 1 / 3
  • Nombre de bouteilles de flotte reçues du public : 1
  • Nombre de bouteilles de flotte reçues de la scène : 0,5
  • Nombre de minutes de prolongations jouées par le John Butler Trio : 38
  • Nombre de solos de batterie interminables visant à emplir les minutes de prolongation du John Butler Trio : 2
  • Nombre de hot-dogs vite ingurgités sur le coup de minuit parce que le rock n’roll ça creuse et qu’il faut bien se réconforter pendant les interminables solos de batterie du John Butler Trio : 1
  • Courbatures aux lombaires parce qu’on devient trop vieux pour ces conneries : 2

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1 Je la mets pas en bande-son parce que je le fais à chaque fois et qu’il faut bien varier les plaisirs aussi et puis essayez de suivre un peu, elle est déjà passée ce jour-ci et cet autre jour-là.

2 C’est peu mais je faisais le Bob, aussi.

3 La sécu qui s’excuse de t’avoir bousculé, normalement on voit ça dans la 4e Dimension. Ou les Bisounours.

4 La photo vient plus tard.

Phoebe Killdeer & The Short Straws @ les Femmes s’en Mêlent, la Maroquinerie, Paris.

Cette semaine c’est vraiment le total pieds.

Bande-son : The Black AngelsDoves

The Gore Gore Girls @ les Femmes s’en Mêlent, la Maroquinerie, Paris.

Elle fait PEUR, Amy Gore. Rien que quand elle monte sur scène, cachée dans son imper, pour faire ses balances elle-même, on sent qu’il faut pas la faire chier. Le quator s’est manifestement lancé dans un concours de « la première qui se marre devra conduire le tour-bus avec sa culotte sur la tête jusqu’au prochain concert » ― qui sera finalement perdu par la batteuse Nicky Styxx, mais pas avant la fin du set ― et la championne du monde, c’est elle. Ce soir tout le monde s’en prend plein la gueule : l’ingé-son qui a mis le retour trop bas, d’abord, mais surtout le public qui n’applaudit pas comme il faut, qui ne chante pas assez fort et qui ne scande pas assez bien le nom de ses troupes. Au bout de cinq titres, on préfère arrêter de penser et juste faire ce que Chef nous demande, de peur que Chef nous chevauche son fouet à la main en hurlant « dis mon nom, salope ! » et en nous faisant lécher ses bottes. Heureusement qu’il n’y a pas à se forcer beaucoup : Le set est une grosse heure du feu de dieu durant laquelle on a droit à toute la panoplie rock n’roll, des cris aux bains de foules, guitares en l’air et riffs en avant avec ― ça vous l’aurez compris ― beaucoup d’attitude. Quatre ans que je les avais pas vues sur scène et j’avais oublié à quel point les Gore Gore Girls pouvaient être sauvages. Heureusement qu’Amy Gore sait pas ça, tiens, c’est un coup à se bouffer ses bottes la prochaine fois.

Bande-son : The Gore Gore GirlsFox In A Box

Ane Brun @ les Femmes s’en Mêlent, la Maroquinerie, Paris.

Bande-son : The RaconteursRich Kid Blues