Mettre 45 € dans l’achat de trois albums téléchargés illégalement la semaine précédente, je ne sais pas si c’est être Rock en 2008 ou plus simplement être charitable envers la Fnac et ces gentils groupes qui n’ont plus rien à manger en 2008, auquel cas j’aimerais savoir si on peut le déduire des impôts merci.
Nous sommes officiellement dans le post-begbeidesque.
Rhâh je sais qu’il est pourri mon jeu de mots de titre, mais je suis fatigué aussi, je me suis couché tard parce que je suis rock en 2008, et qu’être rock en 2008 c’est rester jusqu’à 2h sur l’iTunes qu’on a fraîchement installé à reclasser ses MP3 bien comme il faut parce qu’il manque plein de noms d’albums et que du coup la pochette ne s’affiche pas dans la belle galerie de pochettes et que ça c’est super-triste, sans compter qu’il faut tout bien renseigner les champs « Artiste pour le tri » sinon Eddie Vedder apparaît à E au lieu de V et ça c’est typiquement le genre de truc qui m’empêche de dormir, une discothèque mal rangée où le Brian Jonestown Massacre est allé se perdre dans les T au milieu d’une foultitude de groupes en « The » et qu’Annie Cordie est la nouvelle voisine d’AC/DC1. L’horreur.
Ce soir je reprends à Editors. En attendant, on peut débattre sur la bonne lettre où classer A Perfect Circle2 ou, si le débat s’envenime, revenir à un truc plus consensuel comme Marylin Manson, Brendan Benson ou Vazili Vazalian3. À vous de voir.
Ton premier lundi de l’année voit le site que tu consultes frénétiquement tous les matins depuis 5 ans te lâcher ENFIN l’annonce que tu attendais depuis 2003 et subitement, tout ça pourrait être plus rock en 2008 que prévu.
Être rock en 2007, c’est danser sur Joie Division en célébrant l’ironie que tout va super mal mais qu’on est grave heureux alors que c’est pas Bridget Jones c’est pas Bridget Jones et que woohoo woohoo, remets-en une couche Murphy.
Ou bien.
Bande-son :The Wombats – Let’s Dance To Joy Division
Être rock en 2007, c’est braver la grève pour rallier Liverpool, goûter la gastronomie locale en chopant des vinyles de Bébichemble dans l’arrière-boutique d’un HMV, chibrer une chambre d’hôtel à coups d’oreillers, monter sur un bateau pour un concert avec les clones d’Amy Winouze, Garth Alger, Liam Gallagher et une douzaine de Beatles, prendre le réflexe d’appeler tout le monde « Ma’e » pour faire couleur locale, échapper tant bien que mal aux projets de viol de l’ex de Steve Hewitt, vider le stock de Guinness du bateau avec un Allemand, danser sur Joy Division pour célébrer l’ironie, se faire écraser par une masse grouillante amoureuse de son groupe et finir par dormir 3 heures avant de rentrer parce que les Anglais suivants t’attendent à Paris.
Être rock en 2007, c’est aller jusqu’à Dâche-lès-Bois traîné par les pieds pour échouer dans un resto et réaliser que le patron est manifestement fan de Spinal Tap.
Ah au fait, dans Stonehenge il y a stone, dans Stone il y a pierre, donc montagne, et dans montagne y a moi, là, jusqu’à dimanche et que c’est bien.
Et oui, ami lecteur. La remarque que tu viens de te faire, à savoir « mais patin, c’est le même couloir que la note du 5 septembre berdel, ouate le foque !? » me fait réaliser deux choses :
La grande sagacité qui t’illustre, ami lecteur, fait honneur à cette maison numérique. Grâce t’en soit rendue1.
Il est grand temps que je change de paysages/horizons/couloirs à photographier. Je le note de ce pas sur ma Liste des trucs à faire super-importants pour rester rock en 2007 [ou bien].
1 Si tu penses que ce participe passé est super mal accordé, envoie BESCHERELLE [B, E, S, C, H, E, R, E, L, L, E2] accompagné de l’article de l’Accord du participe passé en une seule règle qui te permet de l’affirmer au 3669 [3€ / SMS × 12 SMS + prix du SMS].
2 Tu peux aussi envoyer BLED [B, L, E, D], parce que c’est super moins long à épeler et à taper sur un téléphone.
Être rock et mettre France 2 en attendant les Experts en 2006, c’est :
Te demander si Cock Robin ne chante pas en playback.
Apprendre que l’anniversaire d’Obispo tombe le même jour que celui de ta sœur.
T’atterrer en découvrant qu’Anthony Kavannagh chante, et que quand il chante, il est encore plus lourd que quand il parle.
Constater que les affiches dans Paris n’avaient pas menti : Bénabar ressemble bel et bien au boulet qui voulait absolument être ton binôme en 5e année et que tu as éconduit avec bien du mal.
Réaliser que les gros de la troupe du Roi Soleil sont beaucoup plus supportables une fois que tu as remplacé le son de la télé par celui de la chaîne et qu’ils font du playback sur The Grates.
Conclure en voyant zézette-qui-chante-comme-un-wok à l’œuvre que la soirée doit effectivement être en play-back.
Être soulagé de zapper sur les Experts qui commencent enfin et rencontrer subitement des difficultés pour te concentrer sur le boulot.
Être rock en 2006, c’est aller voir en Essonne si on y est, se perdre 3 fois sur la route, trouver de la Kro comme à la maison pas chère pour se réconforter et se dire deux heures après que si Didier Wampas est pas vraiment le roi, il s’en sort plutôt pas mal quand même.
Être rock en 2006, c’est passer la nuit dans un atelier de peinture, arbitrer un match de karaoke mettant aux prises 11 quinquagénaires, un jack russell, 16 boutanches de vin et une de myrthe, en apprendre de belles sur sa préhistoire sur les coups de 3 g du matin, aller se coucher en slaloms incontrôlés et se réveiller étrangement mieux.
« Suivons les rivières, Gardons les torrents, Restons en colère, soyons vigilants. »
Être rock en 2006, c’est aller jusqu’à Londres pour trouver ses écouteurs, repeindre un resto au ketchup et un hôtel aux haricots, choper un Secret Machines au passage et revenir pour se taper un deuxième week-end en bonus.
Être rock en 2006, c’est se ravager d’impatience1 à l’idée de devoir attendre encore 20 heures et 48 minutes avant de pouvoir faire le baptême du feu de son gros nouveau huge calibre tout presque neuf que yeah fuck it this is gonna send some wood, otherwise.
1 Et de bourgogne aligoté, mais bon, on dira rien, après tout je bois pas tout seul puisque qu’à Bordeaux on boit des bières et que TF1 touche le fond.