Le seul truc pire que de se réveiller à 6h36 quand on a mis son réveil à 6h37, c’est se réveiller à 6h36, grommeler en se retournant pour profiter de sa dernière minute et être interrompu dans la seconde suivante par Vanessa Paradis vélant2 dans sa radio ses interrogations cosmiques sur le fait qu’à chaque fois qu’on se voit c’est le même effet qu’on s’envoie, et oui Vanessa, à chaque fois que je te vois, la nausée qui m’atteint n’est surpassée que par celle qui me prend quand je t’entends.
Alain Dister est mort alors que je ne suis qu’aux deux tiers de son Oh, Hippie Days! autobiographique retraçant ses années américaines au cœur du summer of love san franciscain. Subitement, les dates qu’il aligne dans son livre s’inversent et prennent des allures de compte à rebours. Étrange sensation et lourde perte.
Je ne sortirai pas cette année mon traditionnel (2005, 2006, 2007) und jetzt nach Belfort pour causes de raisons obscures et crasses, ce qui étreint mon cœur au plus haut point, au moins autant que ceux de la patronne du stand de sandouiches raclette1 et du tenancier du stand de bière à côté de la grande scène, là-bas à gauche, quand ils réaliseront le manque à gagner que représentera mon absence. Je n’ose donc même pas me brancher sur la Pravda pour éviter toute tristesse inutile et préfère aller voir l’équipe de Pure FM se poser des questions métaphysiques à Werchter.
Aujourd’hui c’est le dernier journal des bonnes nouvelles de la vie, Odette coupe son dernier doigt, Lucien est en fauteuil roulant et Jeanne Brichoux conclut son dossier de la semaine sur les sports extrêmes, ce qui ne laisse que peu d’espoir quant à sa survie dans un futur proche. Vous me manquerez, les gros.
C’est au pied de la tour Eiffel que je n’ai pu que constater hier soir le décès de l’autofocus de mon 50 mm f/1,8, dont la cause n’a pu être élucidée, après 4 ans de loyaux services. Ce n’est pas une fin en soi dans la mesure où, pendant ce temps, 50 mm f/1,4 se porte à merveille, mais voir partir mon tout premier objectif de concert, ça met un coup, j’avoue.
UN MÉDIATOR D’ADRIAN SMITH DU CONCERT DE MARDI(ou de mercredi va savoir)
Je trouve ça dingue que quand Adrian Smith jette un de ses médiators dans la fosse, que sur les 3 000 bonshommes susceptibles de le choper, il choie2 dans la main du seul qui ira se promener avenue de la Motte Piquet jeudi avec un pantalon troué, un portefeuille perméable ou que sais-je, que sur les 6 directions qui partent du métro École Militaire, mademoiselle Truc décide de lancer notre quête de nourriture dans celle-ci et qu’au final le médiator revienne à moi qui était également là ce même soir (ou la veille, on va pas chipoter), cela me troue.
Ça illumine ma vie, je vois tout d’un œil neuf, je décide que le médiator sera mon nouveau meilleur copain avec qui je dormirai tous les soirs, et voilà que mademoiselle Truc me fait les gros yeux en m’avisant plutôt de l’apporter aux objets trouvés du VIe afin qu’il revienne à son vrai propriétaire, qui sua sang et eau dans l’enfer de la fosse pour l’obtenir, lui, au moins, allons c’est quand même un monde ça.
Sa remarque est judicieuse, mais malgré tout ce n’est pas n’importe quel médiator. J’ai donc décidé de ne pas l’apporter au commissariat (chacun sait que sommeille dans chaque agent de police un fan d’Iron Maiden prêt à mettre la main sur la précieuse relique) et de plutôt le garder en dépôt pendant un an et un jour en laissant le Internet faire le reste :
médiator adrian smith iron maiden concert bercy somewhere back in time 2008 perdu trouvé avenue de la motte piquet paris VIe arrondissement école militaire tour maubourg reviens gamin reviens
Je vous tiens au courant.
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1 Le sandouiche raclette, c’est le meilleur rapport prix/calories qu’on puisse trouver sur un festival, où chaque once d’énergie compte. Faudrait que j’écrive un guide là-dessus une fois, tiens.
2 Manifestement le subjonctif de choir n’existe plus, je l’ai donc ressuscité en partant de celui d’échoir, pardonnez mon audace.
Nous sommes officiellement dans le post-begbeidesque.
Rhâh je sais qu’il est pourri mon jeu de mots de titre, mais je suis fatigué aussi, je me suis couché tard parce que je suis rock en 2008, et qu’être rock en 2008 c’est rester jusqu’à 2h sur l’iTunes qu’on a fraîchement installé à reclasser ses MP3 bien comme il faut parce qu’il manque plein de noms d’albums et que du coup la pochette ne s’affiche pas dans la belle galerie de pochettes et que ça c’est super-triste, sans compter qu’il faut tout bien renseigner les champs « Artiste pour le tri » sinon Eddie Vedder apparaît à E au lieu de V et ça c’est typiquement le genre de truc qui m’empêche de dormir, une discothèque mal rangée où le Brian Jonestown Massacre est allé se perdre dans les T au milieu d’une foultitude de groupes en « The » et qu’Annie Cordie est la nouvelle voisine d’AC/DC1. L’horreur.
Ce soir je reprends à Editors. En attendant, on peut débattre sur la bonne lettre où classer A Perfect Circle2 ou, si le débat s’envenime, revenir à un truc plus consensuel comme Marylin Manson, Brendan Benson ou Vazili Vazalian3. À vous de voir.
Too blind to know your best
Hurrying through the forks without regrets
Different now, every step feels like a mile
All the lights seem to flash and pass you by.
Tu t’es couché en te forçant un peu, t’as rêvé que Jack White te virait de sa maison de disques parce que ta copine et toi essayiez de vous faires passer pour eux2, et dans ton réveil glauque, l’œil torve et le poil terne, jamais tu ne te serais attendu à ce que tombe dans ton café cet inattendu avant 2008 que l’on attend depuis 3 ans sans que tu t’y attendes : Radiohead sort In Rainbows dans 10 jours sans avoir prévenu avant, saluons la surprise.
Ça va décidément pas me faciliter la vie pour mon classement des albums de l’année ça.
Le chanteur de Nine Inch Nails a décidé de monter un projet parallèle se présentant comme une version de lui-même dans laquelle il se présentera torse nu, allégé de ses vêtements.
Ça va s’appeler Reznorlight.
Bon, sur ce on va tous aller se pendre en chœur, hein.
Y a des coïncidences bizarres dans la vie, comme rentrer avec le dernier métro de la ligne légèrement chargé au rouge, y apprécier le Screaming At The Wailing Wall qu’a choisi son MD en mode chüfle, réaliser en l’écoutant qu’on est en juillet 2006 et que Flogging Molly n’a rien sorti depuis presque deux ans, rentrer chez soi, passer sur SonEspace et tomber sur une annonce en page d’accueil disant que « yo les gros, voilà le nouveau double CD/DVD de Flogging Molly qui s’en vient, Whiskey On A Sunday qu’il s’appelle, vous pouvez l’écouter en exclu sur LeurEspace1 ».
Bizarre.
Dites donc, ça fait super longtemps qu’Interpol a pas sorti d’album, je trouve.
1 Ce qui n’est pas possible à l’instant où je poste cette note car MonEspace est en maintenance, c’est Tom qui l’a dit. Au cas où ça dure, que jouer au Pac Man de la page d’accueil vous saoûle et/ou que vous ne pouvez attendre plus longtemps pour avoir un aperçu du DVD, sa bande-annonce est là.
Y a du Pearl Jam dans ma bande-son, du sucre dans ma verveine, pas de poil dans ma cuisine, de la lumière dans mon lit, de l’abricot dans mes tartines, pas de trou dans mes chaussettes
1 Je réalise au passage qu’au final, ce seul détail suffit à chroniquer l’album en n’en retenant que l’essentiel : « Allez-y les gros, Vedder a retrouvé ses poils ». Tout y est.