Articles avec le mot-clé « Eos 1D Mark II »

Mercredi
07
juil 2010

Main Square Festival, Arras, 2-4 juillet.

Le moment marquant de ces trois jours à Arras, ce seront les deux heures d’ombre projetée de Vedder sur l’église, point. Mais si je devais ne retenir qu’une photo, ce serait celle-là. Parce que c’est la toute dernière que j’ai prise, parce que je pensais vraiment qu’elle ne serait pas au point et parce que le regard de la Florence là-dessus, seule au milieu de tous, surprise dans son monde à elle, sa dimension parallèle enchevêtrée avec la nôtre, contemplant le public comme s’il était à des lieues d’elle, donne un truc à cette photo qu’on peut difficilement décrire.

J’ai un truc magnétique avec Florence Welch, c’est une fille à part, sans âge, qui ne fait décidément pas ses 24 ans mais sans paraître vieille pour autant. Une autre dimension, oui. J’en ai tellement parlé autour de moi dimanche qu’à la fin, on me demandait si j’étais pas amoureux. Non, rien à voir, cette fille est simplement captivante, étrange, un peu anachronique et mystique. Faudra qu’elle pense à faire un concert à Stonehenge un de ces jours. Ou à Kaamelot. Ailleurs qu’à notre époque en tout cas. Juste pour voir.

À part ça le Main Square a fait des progrès. L’ambiance est bien meilleure qu’auparavant. Le passage de la Grand’place à la citadelle lui a fait perdre un peu de son charme mais l’a rendu bien plus facile à vivre. J’ai vu une organisation bien plus détendue et des gens plus heureux. Bien sûr le côté Live Nation du truc, avec ses artistes très, voire trop gros, lui donne une facette Disneyland pas forcément ragoûtante, mais on reste à des années lumières d’un concert de U2 et l’adjonction de la Green Room, une nouvelle scène à taille humaine, lui a redonné un peu de l’authenticité dont il manquait. Du progrès, donc, un retour à l’équilibre qui j’espère sera préservé lors des prochaines éditions. On verra la suite.

Les photos suivent là-dessous. Rien sur les gros pour cause de restrictions. Regrettable pour Pearl Jam et Rammstein, mais les autres, entre nous, on s’en fout un peu.

 Old CanesI Will Be the Sun

2 juillet

La Roux, grande scène, 18h40

Pas arrivé depuis 5 minutes que déjà je me retrouve en fosse à essayer de les choper au vol. Pas trop suivi le reste. D’une part à cause de l’orage, mais aussi parce que j’ai jamais accroché à leur musique et qu’une telle erreur de français dans un nom d’artiste, ça mérite pas d’être promu.

Jamiroquai, grande scène, 20h20

Ce n’est qu’après avoir fait les photos que j’ai appris que Jamiroquai n’est pas un artiste solo, mais un groupe. Comme quoi on en apprend tous les jours. Pour le reste rien, tout ça est bien trop RTL2 pour moi.

3 juillet

Julian Casablancas, grande scène, 16h00

Son horriblement saturé, ça gâchait tout. Casablancas a l’air très mal dans sa peau, sans savoir comment se placer ni que faire. Ça expliquerait presque cette tendance à continuellement planquer sa voix sur ses albums.

Angus & Julia Stone, Green Room, 16h55

Quelques années que je les suis mais première fois en live. Sont mignons, ce frère et cette sœur. Une des séries que j’aime bien.

Phoenix, grande scène, 17h30

J’aime pas Phoenix. J’aime vraiment pas Phoenix. Vraiment, j’aime pas Phoenix. Je comprends très bien qu’on puisse apprécier, hein, respect et tout, mais j’aime pas Phoenix.

-M-, grande scène, 19h25

Fidèle à lui-même. Chaque concert de -M- est un show qu’on n’oublie pas. Je supporte pas ses albums mais ses concerts restent indéniablement énormes. Respect.

Gomez, Green Room, 20h40

Bière.

Ben Harper & Relentless7, grande scène, 21h35

Relentless7 est ce qui est arrivé de mieux à Bernard Peur depuis… depuis rien. La spirale de mollesse du genou dans laquelle il s’était engouffré est enrayée et franchement, c’est pas du luxe.

Ah et avec leur Under Pressure en duo, Harper et Vedder ont fait du meilleur Queen du XXIe siècle que Muse. Ça va faire les pieds à Bellamy.

Taylor Hawkins & the Coattail Riders, Green Room, 22h50

Si le Dave Grohl a choisi le Taylor Hawkins comme batteur des Foo Fighters, c’est pas pour rien ; les deux jouent de la même manière, façon Animal dans le Muppet Show. Après, quand Hawkins se met à chanter en même temps, c’est forcément impressionnant.

4 juillet

The Bewitched Hands on the Top of Our Heads, Green Room, 15h50

Restera pour moi la réponse française à Arcade Fire. Allez [ré]écouter leur version de Tonight de Yuksek, un peu, vous perdrez pas votre temps.

Stereophonics, grande scène, 16h20

On attend, on attend et ils ne viennent pas. La rumeur de la fosse raconte que Till Lindemann se serait assis par inadvertance sur Kelly Jones, mais en fait il s’agit d’un PA cassé ― on m’expliquera plus tard que PA, ça veut dire Power Amplifier ―. Jones et Zindani montent quand même sur scène au bout d’une demi-heure pour assurer un rapide set acoustique. Un peu verts, les gros, ça se voit sur les photos.

Patrick Watson, Green Room, 17h20

Ou comment j’ai découvert que je suis devenu définitivement allergique à l’accent q*******s.

Gossip, grande scène, 18h00

Vus 5 fois depuis Angoulême l’année dernière, donc. Plus rien à dire, du coup. Toujours aussi efficace, toujours aussi percutant. Et la reprise d’I Will Always Love You avec le rot au milieu, pardon mais « lol », comme disent les jeunes.

Florence & the Machine, Green Room, 21h30

J’avais retenu des trois titres de l’Olympia du mois dernier l’image d’un fantôme evanescent hantant la scène dans une ambiance onirique et lascive. 15 jours plus tard Florence Welch se montre sous un autre visage ; on a droit, dans la même robe, à une version infantile de la dame du lac, glissant sur l’onde, agitant la baguette de son tambour comme si elle était magique, cherchant à ensorceler l’assistance, souriant, musardant, sautillant comme une gamine facétieuse qui met ses jeux en scène parce qu’elle sait que les adultes la regarde. Vraiment intéressant. On attend la suite.

Le reste


Dimanche
13
juin 2010

Muse @ Stade de France, Saint-Denis, 11-12 juin.


Coucou.

#13 – Uprising / Supermassive Black Hole / New Born / MK Ultra / Neutron Star Collision (Love Is Forever) / Guiding Light / Interlude / Hysteria / Nishe / United States of Eurasia / I Belong to You (+ Mon cœur s’ouvre à ta voix) / Feeling Good (Nina Simone) / MK Jam / Undisclosed Desires / Resistance / Starlight / Time Is Running Out / Unnatural Selection
Rappel : Unintended / Exogenesis: Symphony, Part 1: Overture / Stockholm Syndrome
Rappel #2 : Take a Bow / Plug in Baby / Knights of Cydonia

#14 – Uprising / Supermassive Black Hole / New Born / Map of the Problematique / Butterflies and Hurricanes / Guiding Light / Interlude / Hysteria / Nishe / United States of Eurasia / I Belong to You (+ Mon cœur s’ouvre à ta voix) / Feeling Good (Nina Simone) / MK Jam / Undisclosed Desires / Resistance / Starlight / Time Is Running Out / Unnatural Selection
Rappel : Soldier’s Poem / Exogenesis: Symphony, Part 1: Overture / Stockholm Syndrome
Rappel #2 : Take a Bow / Plug in Baby / Knights of Cydonia

 

 

Épisodes 13 et 14, donc. Les 11 premiers sont résumés et le 12e ici.

À tout relire, je dirais qu’il n’y a pas grand-chose à ajouter à ce que j’avais écrit à propos du théâtre du Châtelet : la prophétie du parc des Princes de 2007 s’est accomplie, Muse est passé du statut de groupe de musique à celui d’entertainers. Aujourd’hui, c’est une entreprise qui doit tourner, attirer le chalant et plaire aux masses. Le son est toujours gros, on a toujours affaire au même phénomène de live, mais les vieux dans mon genre vous diront que le trio perd son temps à s’éparpiller dans ses délires cosmico-mièvres alors qu’il promettait tant. Sévère gâchis. Contente-toi des miettes, de ces impros gigantesques qui prennent à la gorge, de ces Hysteria ou Stockholm Syndrome qui font l’unanimité, de ce deuxième rappel mortel, de cette intro à l’harmonica de Wolstenhome qui, avec sa version de Man with the Harmonica transforme le stade en ville déserte du far West avant la tempête Knights of Cydonia. De Knights of Cydonia, oui, qui achève la soirée dans une ruade générale, l’apocalypse au galop, un final dantesque duquel tous ressortent soufflés. Tous, oui, même nous autres vieux aigris qui, dès notre retour, irons nous réfugier dans Hullabaloo pour nous rappeler une époque sans concession, corrosive et saturée, où Muse 2001 enflammait deux soirs de suite le Zénith. Soient 12 000 personnes. Soient treize fois moins que ce week-end. La vie est faite de choix.

 MuseShowbiz (live)


Mercredi
28
oct 2009

Previously unreleased #851.


The Raconteurs, Rock en Seine, 29 août 2008.

Parce qu’entre la note d’hier et la note de demain, on ne peut décemment poster qu’une photo pas-vue-jusque-là2 des Raconteurs, accompagnée de leur meilleur prestation-en-date-depuis-que-Five-on-the-Five-n’est-plus-écoutable.

Si vous me cherchez ce soir vous savez où me trouver, hein.

 The RaconteursHeadin’ for the Texas Border (The Flamin’ Groovies cover) (live)

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1 Previously Unreleased © 2004-2009 The Juliette Robert Light and Magic Company.

2 Et on ne se demande pas vraiment pourquoi.

3 Ironie du sort, il n’est même pas d’eux.


Mardi
06
oct 2009

Ground Zero.


Ground Zero, New York, 9 mai 2009.

Ça fait un mois que ces trois jours d’obsession photographique pour la vue de la fenêtre de l’hôtel sont prêts à poster et que je les laisse dans les cartons parce que je ne trouve pas de bande-son adéquate. J’ai pensé à plein de gens pour l’habiller, à des « I’m not afraid of what I see, I’m not afraid of the world » très pleins de téméraire introspection, des « once I stood at the foot of a great high mountain that I wanted so much to climb » considérant l’ascenseur comme une invention par trop innovante et lui préférant la bonne vieille montée de marches analogique, des « take me up to the top of the world I wanna see my crime » qu’on voit trop souvent ici et des « I don’t know what I’m going to do because the planes keep crashing always two by two » un peu faciles, un « standing on a hill in my mountain of dreams, telling myself it’s not as hard, hard, hard as it seems » pas du tout à sa place, un « warmed by the light of these falling limbs, drunk on the sadness of a universe unmanned » mystique pour faire genre torturé de la vie1, un « immortal rotation in a wordless hearse cosmic funeral, of mothers afterbirth, Lord release the dragons from the pall-bearing sky, our sorrow is navigation, to breathe their hate goodbye » juste pour parler de dragons, et ainsi de suite. Une fois arrivé à « I felt no man cared if I were alive / I felt the whole world was so jive / That’s when someone came up to me and said “young man, take a walk up the street” » et « getting out of the pond, they shake the bottom of their kidneys, and then they do coin-coin, » j’ai réalisé qu’il fallait vite prendre une décision et aller dormir au lieu de rester là à réfléchir en buvant de l’alcool.

Donc on taille dans le vif et paf voilà un instru rêvasseur. Si t’as envie d’écrire des paroles dessus, le lecteur, surtout n’hésite pas, je suis preneur.

[Et j'offre un Carambar® à celui qui me sort toutes les références de la notasse, en incluant celle avec les dragons.]

 Black Rebel Motorcycle ClubA Twisted State

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1 Et encore, je vous fait grâce des citations en araméen qu’on trouve chez certains.


Lundi
05
oct 2009

Green Day @ POP Bercy, Paris.

 The BlueskinsTell Me I’m Someone

Au moins maintenant, je sais que mon principal ennemi, c’est le rhum arrangé.


Lundi
07
sept 2009

Pennsylvania.

  Archie Bronson OutfitThe Wheel Rolls on

So much that passed,
so little that stayed
.


Jeudi
12
fév 2009

Main Square Festival, Arras, 6 juillet 2008.

Vampire Weekend

 

The Wombats

 

The Dø

 

Sigur Ròs

 

Radiohead

 


Mardi
10
fév 2009

Main Square Festival, Arras, 5 juillet 2008.

Je les avais promises l’année dernière et hop les voilà, les photos du Main Square Festival ― Munster festival pour les intimes ―, près de 7 mois après la bataille. Youpi.

Hoosiers

 

Panic at the Disco

 

BB Brunes

 

The Kooks

 

Mika

 

Après cette belle séries de photos de Mika qui est décidément mon artiste préféré du monde, je préfère ne pas mettre de bande-son du jour pour que tous ensemble nous restions avec Grosse fille (Tu es très jolie) dans la tête pour la journée. Non non, ne me remerciez pas, c’est bien normal.


Vendredi
02
jan 2009

Shooting people #43.


Parc Monceau, Paris, 30 novembre 2008.

 Bande-son : Mr. David Viner Another Man


Dimanche
28
déc 2008

2008 en… #3.

 

Présentent

2008 en 10 soirées qui tachent grave je te dis pas


La Maroquinerie, Paris, 28 mai.

Je crois en avoir parlé comme il fallait dès le lendemain du concert. Ce 27 mai, la meute de damnés de Flogging Molly a pris la Maroquinerie, l’a retournée et l’a secouée sans relâche pour en tirer tout le bon jus. De tous les groupes que j’ai vus plusieurs fois, Flogging Molly est de loin celui qui ne déçoit jamais, qui t’offre ce que tu es venu chercher et qui te paie des stouts si tu as de la chance. À côté de cette orgie, le carnaval d’Halloween d’I'm From Barcelona fut une veillée funèbre, la soirée haÿpe d’Oasis et sa baston d’Anglais au bar une soirée pyjama, le crépuscule sudiste de Raconteurs profitant de l’annulation de Winouze pour étirer la magie de ce coucher de soleil d’août un camp scout au coin du feu. Même Radiohead à Arras, me voyant arpenter le fond de la Grand’Place déserté en quête de bouffe, pendant que là-bas, le quintette d’Oxford semblait jouer rien que pour moi dans la vacuité d’un univers duquel je serais le seul atome ; même Arras fut moins intense. Et pourtant.

Mais puisqu’il faut bien tout classer :

        1. Flogging Molly, la Maroquinerie, Paris, 27 mai
        2. I’m From Barcelona, le Bataclan, Paris, 31 octobre – [2]
        3. Oasis, le Bataclan, Paris, 10 novembre
        4. The Raconteurs, Rock en Seine, 29 août
        5. Radiohead, Main Square Festival, Arras, 6 juillet1
        6. Hushpuppies, la Maroquinerie, Paris, 8 novembre – [2]
        7. Black Rebel Motorcycle Club, Furia Sound Festival, Cergy-Pontoise, 28 juin – [2]
        8. The Wombats, le Trabendo, Paris, 20 mars – [2]
        9. Editors, le Bataclan, Paris, 7 avril – [2]
        10. Gore Gore Girls, la Maroquinerie, Paris, 21 avril – [2]

 Bande-son : Flogging MollyRequiem for a Dying Song

avec

2007 en 5 concerts de la mort létale

        1. Arcade Fire @ les Eurockéennes, Belfort, 1er juillet
        2. The White Stripes @ le Zénith, Paris, 11 juin
        3. PJ Harvey @ Canal +, Paris, 11 septembre
        4. Black Rebel Motorcycle Club @ l’Élysée-Montmartre, Paris, 20 novembre
        5. I’m From Barcelona @ les Eurockéennes, Belfort, 30 juin

1998 en 5 ah non tiens.

            • N/A

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1 Ah tiens j’ai toujours pas posté de photo de cette soirée-là dites-moi. L’année prochaine promis.


Samedi
27
déc 2008

2008 en… #2.

 

Présentent

Les 5 groupes inconnus au bataillon de 2007 et reconnus d’intérêt public en 2008


L’Élysée-Montmartre, Paris, 8 décembre.

Je suis effectivement resté sceptique devant le concert de l’Élysée-Montmartre, mais malgré tout, les Black Angels ont lâché cette année un Directions to See a Ghost qui m’a bluffé de sa première piste à son emballage soigné trahissant leur passé de graphistes méticuleux. Ce groupe-là a tout pour plaire, pour peu qu’on aime le velvetien, le doorseux, les rythmes pesants et écrasés et les sillons désolants étirés sur des dizaines de minutes. Là où les Warlocks ont échoué l’année dernière, le combo d’Austin sauve les meubles d’un rock spleenien désabusé et dépressif en renouvelant le genre, mais pas trop, hein, parce qu’il est des choses dans la vie auxquelles mieux ne vaut pas trop toucher.

        1. The Black Angels
        2. The Ting Tings
        3. Blood Red Shoes
        4. The Blakes
        5. MGMT

Saluons également des Ting Tings explosant avec un We Started Something déluré et chaloupant, taillé pour les soirées haÿpe et les pubes d’iPods ; ainsi que Blood Red Shoes revisitant le duo mixte à batterie et guitare dans des directions en tous points opposées à celles des White Stripes, péchant d’une main et promettant de l’autre. The Blakes m’ont séduit avec leur premier album, MGMT fut omniprésent et mérite sa place. Au plaisir de revoir tout ce monde-là en 2009.

 Bande-son : The Black AngelsDoves


avec

2007 en 5 chouettes groupes pas connus en 2006

        1. The Wombats
        2. I’m From Barcelona
        3. Air Traffic
        4. Cold War Kids
        5. Handsome Furs

1998 en 2 groupes blabla tout ça

        1. K’s Choice
        2. Manic Street Preachers

Mardi
09
déc 2008

The Black Angels @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

 Bande-son : The Black AngelsDeer-Shee-Ree

The Black Angels ou la preuve criante qu’album marquant ne rime pas forcément avec soirée d’anthologie. Si, grâce à leur Directions to See a Ghost sorti en avril, les Texans d’Austin ont remis au goût du jour un rock spleenien laconique et bien gras trempé dans le Velvet comme les Warlocks n’ont plus su en faire depuis leur Surgery de 2005, sur scène ils pêchent par l’abus d’une formule qui, quoique captivante, revient vite se mordre la queue. Durant une grosse heure et demie, l’Élysée oscille entre riffs lourds, déprimés et lancinants et accords pesants, torturés et rampants. En gros, on repasse toujours par le même point qui, s’il plaît les deux ou trois premières fois, finit invariablement par lasser. Alex Maas ― croisement de Jim Morrison pour la voix et le phrasé, Fidel Castro pour le style et la barbouze et Robert Smith pour la posture et les pas de chat timide ― envoie du bois sur des versions de Science Killer et Young Men Dead vraiment méchantes, la batteuse Stephanie Bailey est impressionnante dans son style mais, malgré tout, quand vient le rappel, on se surprend à regarder sa montre un peu trop souvent et regretter que le fumage de drogue soit dorénavant interdit dans les salles de rock et roll, car ça nous aurait pas mal aidé à triper comme il s’eut dû toute une soirée. À la sortie, tous les avis que j’entends rejoignent le mien : excellent mais trop répétitif, avec la voix de Maas gâchée par un abus de réverb’ sur le son. La formule est payante, c’est certain, les Black Angels ont seulement besoin de travailler leur fond pour se hisser à la hauteur des Warlocks ou de Black Rebel Motorcycle Club. En attendant…

« … ils devraient s’en tenir à faire des premières parties, quand ils ne jouent qu’une demi-heure ils sont mortels. »

Gros Thom, 08 décembre 2008.


Vendredi
05
déc 2008

Julien Doré @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

Vivent les attachées de presse, les spots, les éclairagistes, le format brut, les photos au 1 600e et euh… Radiohead.

 Bande-son : RadioheadElectioneering


Jeudi
04
déc 2008

Isobel Campbell & Mark Lanegan @ le Trabendo, Paris.

 Bande-son : Isobel Campbell & Mark LaneganRamblin’ Man (Hank William cover)

Le truc le plus dingue à retenir de la soirée, ça reste que le Mark Lanegan, il porte les mêmes pompes que moi, ce qui montre bien qu’il est rock en 2008.

À part ça ce Trabendo aura été dans la même veine que la Cigale de juin, tout aussi calme, statique et beau. Lanegan n’a jamais été une bête de scène et ce n’est pas Campbell qui arrangera les choses, mieux vaut se le tenir pour dit avant de se pointer à la soirée. Cela étant, le plantage au milieu de (Do You Wanna) Come Walk With Me? et le fou rire général qu’il provoque rend le tout un instant plus vivant, plus magique. Ça a du bon de se comporter en humain, des fois.


Vendredi
28
nov 2008

Jamais Dieu sans trois.


Cimetière du Père-Lachaise, Paris, 9 novembre.

 Bande-son : CaesarsWinter Song