Articles avec le tag ‘Eos 1D Mark II’

Astonvilla @ le Brise Glace, Annecy, 4-5 juin.

Astonvilla – Live sort aujourd’hui avec 15 de mes photos dans son livret, ce qui est la frime, un peu, reconnaissons-le, alors fêtons ça avec une série sur le concert du Brise Glace où a été enregistré l’album.

Le disque est . Et si vous êtes gentils, oui je veux bien vous le dédicacer, mais seulement parce que c’est vous.

I tried to walk with God to no avail.


Musée d’Orsay, Paris, 8 octobre.

 Bande-son : OasisFalling Down

Hushpuppies @ la Maroquinerie, Paris, 8 novembre.

 Bande-son : Secret MachinesAtomic Heels

Hushpuppies @ la Maroquinerie, Paris.

Une soirée dont la toute première photo est un slam de chanteur 10 secondes à peine après son entrée en scène, où il faut se battre pour trouver une place viable et nourrir son objectif comme on peut, où la condensation causée par une marée de corps sauteurs et hystériques commence par embuer son objectif, avant de se répandre partout, jusqu’au plafond de la Maro duquel elle finit par retomber comme une pluie d’intérieur, une soirée donc, dont le groupe se prend pour les Hives, passe autant de temps sur la scène qu’au bout des bras du public, va au-delà des bons échos qu’on en a eus depuis l’année dernière et transforme la salle en vaste tempête houleuse et vraiment rock n’roll ― ça en fume dans la foule, c’est dire ―, met un bronx aussi vilain que mon meilleur souvenir de Maro avant de se casser après avoir lâché ses singles comme des missiles ballistiques et ne revient pas en rappel, une soirée dont on termine de trier les photos au cœur de la nuit encore tout trempé de sueur froide comme une dépression post-coïtale1, ce genre de soirée, donc, c’est ce que j’appelle une soirée valable.

Sur ce, la douche.

Et on reprend tous en chœur :

 Bande-son : HushpuppiesYou’re Gonna Say Yeah!

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1 Mon dieu, Dépression Post-Coïtale ça fait DPC. Bonjour la réputation après ça.

Shooting people #39.


Passerelle Léopold-Sédar-Senghor, Paris, 8 octobre.

 Bande-son : Bloc PartySigns

Et sinon ça c’est très drôle.

The Pigeon Detectives @ le Trabendo, Paris.

 Bande-son : The White Stripes I Can’t Wait

Cette photo est donc plus ou moins la seule viable de la soirée d’hier.

Y’a quand même des soirs où c’est dur, la vie de photographeur de rock star.

[Pour le reste les Pigeons défoncent, c'était une découverte scénique pour moi et ça méritait franchement le détour.]

Shooting people #38.


Musée d’Orsay, Paris, 6 octobre.

 Bande-son : Ryan Adams Wonderwall (Oasis cover)

Je n’aurais jamais pensé qu’un jour je me ferais annoncer le résultat de l’élection présidentielle ricaine le matin au réveil par un chanteur de Nada Surf bourré à la bière.

[Je vous aurais bien mis le MP3 qui va avec mais le podcast de Radio France est encore plus long à la détente que moi, le matin.]

\Edit: Ah tiens, et puisque je reste un éternel nostalgique du Michigan, il faut que je vous poste ce lien.

No Age @ le Point Éphémère, Paris, 1er novembre.

 Bande-son : The Mooney Suzuki Half of my Heart (live)

I’m From Barcelona @ le Bataclan, Paris, 31 octobre.

 Bande-son : Buckcherry Dirty Mind

No Age @ le Point Éphémère, Paris.

 Bande-son : No AgeMiner

No Age est ce genre de groupe avec lequel, jusqu’à ce qu’il se mette à chanter, tu prends ce gars à chemise à carreaux qui tripotait la guitare une Leffe à la main pour un roadie. Évidemment à des lieues de la veille, la soirée débute sur un set bien plus dépouillé, sans ballon ni fioriture, recroquevillé autour d’une base de batterie rouée de coups et de guitare aux larsens interminables, complétés par les boucles que balance successivement le batteur/chanteur Dean Allen Spunt. Plus calme, aussi, le public venu pour voir ce que donne en live ce combo de Los Angeles passé presque inaperçu dans la masse des sorties de cette année. Puisant essentiellement dans son deuxième album Nouns, le duo se montre plutôt timide et calme au début de la soirée, mais va évoluer imperceptiblement au fil des morceaux jusqu’à prendre une ampleur étonnante. Le guitariste Randy Randall envahit de plus en plus le terrain, les visages se décrispent, la réparation d’une corde pétée par Randall est l’occasion d’une impro électro du batteur intitulée Change Of String Song, déboulant sur une reprise d’hostilités de plus en plus électriques, agressives. No Age se casse et revient pour un rappel de deux titres terminé dans un bordel spatial comparable à celui de leur musique, Randall debout sur la batterie, Spunt à genoux la tête dans le public, avant que les deux mettent d’un coup la radio et se jettent dans la foule pour danser le funk. Corrosifs, bonnards, de quoi revenir les voir.

I’m From Barcelona @ le Bataclan, Paris.

 Bande-son : I’m From BarcelonaPaper Planes

Forcément, j’attendais d’eux une soirée au moins aussi dingue que mon Halloween 2004 ( et aussi), mais personne ne se pointa déguisé sur scène. Faut dire aussi qu’avec un tel budget confettis et ballons et 29 personnes à trimbaler en tournée, on doit réduire le budget costumes. Pour le reste I’m From Barcelona, tout contents de pour une fois vraiment venir de Barcelone ― c’était la date précédente ―, fout le même bordel qu’au Zénith de Bloc Party l’année dernière, mais en plus vaste puisque cette fois-ci on leur a laissé toute la place. Le Bataclan se laisse entraîner sans hésiter, le set est une heure et demi de joyeuse kermesse où les morceaux insouciants du premier album se marient étrangement bien avec ceux plus graves du second. La salle finit en vaste champs de bataille arrosé de ballon, I’m From Barcelona se casse sur un Barcelona Love You à l’atmosphère toute Bisounours, revient avec Treehouse, Jenny et une version étirée de Rufus en rappel, terminée à deux pendant que le reste du groupe resurgit au milieu de la salle (Arcade Fire à l’Olympia staÿle) et renouvelle le concept de Concert à emporter en emportant carrément le concert jusque sur le trottoir du boulevard Voltaire, au pied de son tour bus. Nickel, léger mais musicalement incontestable, le concert promettait et il a tenu. Ce matin j’en ai retrouvé des confettis dans mon t-shirt. Bon signe.

The Subways @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

 Bande-son : The SubwaysAlright

Photographiquement parlant ç’aura été une soirée en demi-teinte, puisque que j’arrive trop tard pour chouter Quidam et que je me retrouve coincé sur la gauche parce que j’avais prévu de faire une variante de la photo ci-dessus et que lorsque je cherche à partir à droite, tout le monde est ― on se demande bien pourquoi ― aux pieds de la bassiste. En ajoutant à ça des lumières sursaturées, un chanteur torse (sans) poil qui crée de méchants contrastes et le carton jaune que je me prends avant le rappel, ce qui m’empêche de choper le slam et le concours de chant de la toute fin, on obtient ça :

Pour le reste les Subways sont fidèles à eux-mêmes, en agressant une salle plutôt dépeuplée mais surchauffée comme il faut dès Kalifornia qui ouvre la soirée. Sur comme devant la scène, ça saute d’un bout à l’autre du show, on a droit à un Oh Yeah d’anthologie, Shake Shake bien méchant, This Is The Club à fond de cinquième et, en rappel, un enchaînement mortel de Strawberry Blonde, Girls & Boys et Rock & Roll Queen, conclu par un slam de Billy Lunn, donc, et un concours de chant entre les deux moitiés de l’Élysée qui évidemment finira sur un match nul. Le public parisien est le meilleur de France, puis le meilleur de la tournée, tout le monde sait que tout les soirs Lunn sert le même discours à toutes ses salles mais merde, après tout, ça fait partie du jeu alors on y croira. The Subways explosent en torchant ― en français, comme pour la Boule Noire d’avril dernier, mais cette fois-ci sans lire son texte ― Rock & Roll Queen et laissent l’Élysée frustré par un set si court mais suintant son intensité. Dans la vie c’est dur de tout avoir.

Mademoiselle K @ l’Olympia, Paris, 20 octobre.

 Bande-son : Operator Please Just a Song About Ping Pong

Mademoiselle K @ l’Olympia, Paris.


Punaise celle-là est moins bien que la première et la deuxième, je sens que je perds la main.

Ça restera comme une grande soirée d’innovation. D’abord grâce à la camelote post-soviétique de Juyette (sic) qui inventa le panoramique de concert en tranches, mais aussi grâce au management de Mademoiselle K qui tenta une expérience de fosse photo rotative et révolutionnaire1 permettant de peupler le devant de scène de manière parcimonieuse, rythmée et intégrale suivant une théorie que je vous aurais bien exposée dans un fichier Excel si l’idée de refaire une note à schéma manuscrit ― les plus fameuses commencent à dater ― ne m’avait subitement pris comme une envie de choucroute :


Figure 1 : placement stratégique initial des différents acteurs de la soirée.

Les neuf photographes sont donc partagés en trois groupes de trois et on fait tourner ces trois groupes ― respectivement A, B et C ― dans la fosse durant tout le concert à raison de quatre minutes par groupe dans la fosse, sous le chronomètre impartial et l’œil exigeant de maître Ménard, huissier de justice à Paris XVI, ainsi que les bras musclés de deux agents de sécurités prêts à en découdre pour faire respecter la loi artistico-temporelle du lieu, suivant le schéma suivant :


Figure 2 : cycle de rotation photographique prévu durant le concert.

Bon, vu que maître Ménard est coincé dans les embouteillages et que les agents de sécurités sont sympas, on décide tous d’un commun accord de tourner tous les deux morceaux, ce qui simplifie bien les choses, parce que sortir au beau milieu d’un solo risque de perturber le groupe et gâcher sa fête donc ruiner la soirée, avouez que les photographes comme les agents de sécurité font quand même preuve d’un admirable respect pour le travail de l’artiste. Après simplification, on obtient donc le programme suivant :


Figure 3 : cycle de rotation harmonieux imaginé par l’association fertile de photographes et d’agents de sécurité faisant tous preuve de bon sens.

Ce qui est beau, propre, bien embouché et parfait pour que rien ne soit loupé durant la soirée. Tout va parfaitement s’opérer durant le concert, du moins au début, comme le relate l’expérience pratique ci-dessous :


Figure 4 : Allégorie de l’insertion de l’élément humaine dans la mécanique bien huilée de la logique élémentaire théorique.

Nous pouvons retenir de l’expérience que :

  • Le système de rotation c’est très chouette, ça laisse de la place dans la fosse sans que personne ne se marche dessus ni ne bouche la vue du premier rang et tout le monde en sort tellement heureux qu’on se croirait dans un épisode des Bisounours.
  • L’éparpillement des différents groupes de photographes m’invite à suggérer aux artistes qui aimeraient repomper le concept ― je les y enjoins ― de vêtir leurs équipes photographiques de dossards à lettres ― ou à animaux, ce qui ajoute un côté scout à l’affaire ― qu’ils peuvent se repasser à loisir quand ils vont et viennent au bar, dans les gradins ou au stand de marchandise, ce qui simplifie l’accès à la fosse.
  • Laisser toutes les équipes envahir la fosse pour le final est également une bonne idée, puisque ça limite les jalousies inter-groupes et que si l’on a opté pour les dossard à animaux, cela donne à la fin du concert une ambiance de fin de camp scout où se mélangent les totems de toutes les escouades décidément bon enfant.

Ah, et sinon le show fut évidemment bon, Mademoiselle K est un groupe qui progresse constamment et remet sans cesse en question ses compos, même au bout de 10 fois c’est toujours un bonheur de les voir sur scène.

Et à part ça, rien.

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1 Durant la préhistoire, les photographes pouvaient chouter durant l’intégralité des concerts. Depuis les Stones dans les années 70 ― la légende veut que ça vienne des Stones dans les années 70 ― les photographes n’ont plus droit qu’aux trois premiers morceaux, ce qui craint pour chouter des rappels.

Bloc Party @ le Nouveau Casino, Paris, 14 octobre.

 Bande-son : Adventure KidRobots Sing We’re From Barcelona