Puisque aujourd’hui est un jour super important pour ma meilleure topine, recueillons-nous tous en chœur devant une belle galerie tirée de la recherche du mot-clé Guinness dans les archives de mon disque dur, tout en dégustant la bande-son adéquate d’un groupe dont on sait depuis bien longtemps qu’ils se l’enfilent par intra-veineuse.
En vous la souhaitant bien bien fraîche, bien noire et bien tirée avec le bien bon gaz pour les 250 années à venir. Sláinte Mhaith à tous, les gros.
C’était l’hiver sur Montmartre et il y avait trois personnages. Quatre, en comptant la masse de pierre glabre. Cinq, même, avec le fotoaparat qui avait accompagné le Poilu au sommet de la butte. Un fotoaparat neurasthénique, sa sangle penchait vers la retraite.
La masse de pierre glabre ressemblait à une glace d’arctique et dominait toute la surface de la place que le Japonais avait entrepris de photographier. Oui, sous la masse de pierre glabre, il y avait un Japonais, très quelconque, debout, l’appareil au bras. Il faisait face à sa douce, prête à sourire avec une millimétrique application et, à force de tâtonnements reptants, semblait avoir réussi à assembler jeune fille et vieil iceberg dans un seul cadre. Encore fallut-il tout exposer comme il l’eut fallu, voilà qui n’était pas gagné.
Ces supputations gambadaient sous la longue chevelure d’airain du Poilu, lui-même en pleine quête du bon angle, quand une paire de phares blancs vînt envahir tout son viseur, le perturbant en pleine génuflexion cadreuse.
Fussent les visages rieurs de l’escouade de policiers occupant l’estafette qui venait d’aborder la place, ou le léger bourdonnement qui couvrait légèrement son iPod, le Poilu en coupa sa bande-son. Le fourgon rallia au pas le fond de la place, y fit demi-tour et repassa le long de la masse de pierre glabre, haut-parleur branché, un sergent de ville jovial tenant son micro au milieu de sa troupe hilare, débitant
« La Préfecture de Police,
La Mairie de Paris,
Se joignent à nous,
Pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année. »
Regardant l’estafette s’éloigner, le Poilu ne put que convenir du fait qu’il existait effectivement d’autres moyens de changer les policiers en fleurs que le Walther P38.
Dans la longue liste de défauts qui m’affectent, figure en bonne place la sale manie de réécouter de vieux U2 dès qu’un semblant d’hiver fait mine de se montrer.
1 Parce qu’attirer les amateurs de liage mamellaire, les fans de poneys, les billdetokiohotelophiles, les aficionados du suivi d’évolution pondérale de rock star et tout ce qui ressemble de près ou de loin à un fan de Manœuvre sans jamais tendre la main vers les gérontophiles de tout poil peut être assimilé à une forme de ségrégation éhontée, ce titre leur est dédié.
Alors là, soit vous trouvez tout de suite, soit vous passez le week-end dessus, donc je vous laisse un indice : ce titre tient plutôt de la reformulation à la Thomas VDB que du jeu de mot standard et rigoureux tel que défini par la norme ISO-6951 relative à la conception linguistique de badineries drôlatiques et cocasses par syntaxo-déformation.
Et là, tu réalises qu’en plus d’être un boulot cool qui te permettrait de passer dans les Air France magazine que tu feuilletterais en vol pour tes prochaines cibles, photographeur d’hôtel super-cher qui fait rêver, ça n’a pas l’air tellement plus compliqué que photographeur de rock star à cheveux gras.
Reste à se faire embaucher, maintenant. trop facile.
1 Oui oui c’est nase mais j’ai pas le temps de trouver mieux sinon je loupe la fin d’Amour, gloire et beauté.
Notre époque moderne nous offre une multitude d’outils aussi innovants qu’indispensables, dans les rangs desquels figurent en bonne place le Javascript et son cortège de fonctions plus baths les unes que les autres. Aujourd’hui, au travers du magique truchement de la fonction de changeage d’image par survol cyber-rongeur, le Belögue vous propose de vivre un décoiffant voyage en Airbus A320 et de vivre un Oslo-Paris comme si vous y étiez, le sandouiche au fromage et les turbulences en moins? :
Effectivement, ça semble plus réel s’il l’on suppose qu’on a dormi à poings fermés du moment où son séant a touché le siège 15A jusqu’à l’arrivée à Charles de Gaulle, mais avouez que c’est quand même un sacré bon début. Non ? Tant pis.
C’est ach’te bien les radios de djeunzes qui aiment le rock et roll, mais alors quand elles te réveillent le lundi matin en te souhaitant de bonnes vacances de la Toussaint, tout de suite, c’est beaucoup moins marrant.