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Archive pour le mot-clef ‘EF 16-35 mm f/2.8L II USM’

Shooting people #44.

Mercredi 7 janvier 2009


Station Raspail, Paris, 21 décembre 2008.

Cette note est dédiée à ceuz’elles de mes plus fidèles lecteurices1 qui s’interrogent depuis 1 519 jours2 sur le succès de la rapatriation d’Hugo en novembre 2004. Comme vous pouvez le constater, il va très bien, son sourire éclate toujours, son poil brillant est toujours aussi fourni, il adore toujours autant les longues promenades sur la plage ou en métro et dénigre l’hypocrisie et la soupe de potiron. Déposer lettres de motivations et CV au journal, qui transmettra.

 Bande-son : The Von BondiesPale Bride

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1 C’est un peu hasardeux comme tentative d’unisexualité de langage, non ?

2 Punaise ça file, le temps.

Shooting people #43.

Vendredi 2 janvier 2009


Parc Monceau, Paris, 30 novembre 2008.

 Bande-son : Mr. David Viner Another Man

2008 en… #5.

Mardi 30 décembre 2008

Présentent

2008 en 10 titres d’une bande-son de peut-être pas nos vies mais au moins la mienne.


Sautons du coq à l’âne en profitant de l’espace vide laissé par l’absence de photos récentes des Kills dans mon stock pour y placer un test de Shooting Doggies, série appelée à remplacer les Shooting People en 2009 si elle reçoit l’aval de tous et qu’on me fournit assez de matière première canine, docile et prête à signer une décharge.

Press play.

      1.  The Kills – Last Day of Magic


         
         
      2.  Infadels Free Things for Poor People

         
         
         
      3.  Eddie Vedder Hard Sun (Indio cover)

         
         
         
      4.  Oasis The Shock of the Lightning

         
         
         
      5.  Eddie Vedder Guaranteed

         
         
         
      6.  Maxïmo Park By the Monument

         
         
         
      7.  Nada Surf Weightless

         
         
         
      8.  The Wombats Moving to New York

         
         
         
      9.  I’m From Barcelona Music Killed Me

         
         
         
      1.  Nada Surf Whose Authority

         
         
         
      1.  Paramore Misery Business

         
         
         

avec

 

2007 en 10 titres qui fouettent

      1. Editors – An End Has a Start
      2. Arcade Fire – Keep the Car Running
      3. The White Stripes – Icky Thump
      4. The Wombats – Let’s Dance to Joy Division
      5. Arcade Fire – My Body Is a Cage
      6. Black Rebel Motorcycle Club – Weapon of Choice
      7. Foo Fighters – The Pretender
      8. PJ Harvey – White Chalk
      9. I’m From Barcelona – The Painter
      10. PJ Harvey – Silence

1998 en 5 morceaux qui datent

      1. Oasis It’s Getting Better (Man!!)
      2. K’s Choice Believe
      3. The Verve – Lucky Man
      4. Oasis I Hope, I Think, I Know
      5. Massive Attack Teardrop

Isobel Campbell & Mark Lanegan @ le Trabendo, Paris.

Jeudi 4 décembre 2008

 Bande-son : Isobel Campbell & Mark LaneganRamblin’ Man (Hank William cover)

Le truc le plus dingue à retenir de la soirée, ça reste que le Mark Lanegan, il porte les mêmes pompes que moi, ce qui montre bien qu’il est rock en 2008.

À part ça ce Trabendo aura été dans la même veine que la Cigale de juin, tout aussi calme, statique et beau. Lanegan n’a jamais été une bête de scène et ce n’est pas Campbell qui arrangera les choses, mieux vaut se le tenir pour dit avant de se pointer à la soirée. Cela étant, le plantage au milieu de (Do You Wanna) Come Walk With Me? et le fou rire général qu’il provoque rend le tout un instant plus vivant, plus magique. Ça a du bon de se comporter en humain, des fois.

Jamais Dieu sans trois.

Vendredi 28 novembre 2008


Cimetière du Père-Lachaise, Paris, 9 novembre.

 Bande-son : CaesarsWinter Song

We walk.

Lundi 24 novembre 2008


Cimetière du Père-Lachaise, Paris, 9 novembre.

 Bande-son : Franz FerdinandEleanor Put Your Boots On

Hushpuppies @ la Maroquinerie, Paris.

Dimanche 9 novembre 2008

Une soirée dont la toute première photo est un slam de chanteur 10 secondes à peine après son entrée en scène, où il faut se battre pour trouver une place viable et nourrir son objectif comme on peut, où la condensation causée par une marée de corps sauteurs et hystériques commence par embuer son objectif, avant de se répandre partout, jusqu’au plafond de la Maro duquel elle finit par retomber comme une pluie d’intérieur, une soirée donc, dont le groupe se prend pour les Hives, passe autant de temps sur la scène qu’au bout des bras du public, va au-delà des bons échos qu’on en a eus depuis l’année dernière et transforme la salle en vaste tempête houleuse et vraiment rock n’roll ― ça en fume dans la foule, c’est dire ―, met un bronx aussi vilain que mon meilleur souvenir de Maro avant de se casser après avoir lâché ses singles comme des missiles ballistiques et ne revient pas en rappel, une soirée dont on termine de trier les photos au cœur de la nuit encore tout trempé de sueur froide comme une dépression post-coïtale1, ce genre de soirée, donc, c’est ce que j’appelle une soirée valable.

Sur ce, la douche.

Et on reprend tous en chœur :

 Bande-son : HushpuppiesYou’re Gonna Say Yeah!

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1 Mon dieu, Dépression Post-Coïtale ça fait DPC. Bonjour la réputation après ça.

The Pigeon Detectives @ le Trabendo, Paris.

Jeudi 6 novembre 2008

 Bande-son : The White Stripes I Can’t Wait

Cette photo est donc plus ou moins la seule viable de la soirée d’hier.

Y’a quand même des soirs où c’est dur, la vie de photographeur de rock star.

[Pour le reste les Pigeons défoncent, c'était une découverte scénique pour moi et ça méritait franchement le détour.]

No Age @ le Point Éphémère, Paris.

Dimanche 2 novembre 2008

 Bande-son : No AgeMiner

No Age est ce genre de groupe avec lequel, jusqu’à ce qu’il se mette à chanter, tu prends ce gars à chemise à carreaux qui tripotait la guitare une Leffe à la main pour un roadie. Évidemment à des lieues de la veille, la soirée débute sur un set bien plus dépouillé, sans ballon ni fioriture, recroquevillé autour d’une base de batterie rouée de coups et de guitare aux larsens interminables, complétés par les boucles que balance successivement le batteur/chanteur Dean Allen Spunt. Plus calme, aussi, le public venu pour voir ce que donne en live ce combo de Los Angeles passé presque inaperçu dans la masse des sorties de cette année. Puisant essentiellement dans son deuxième album Nouns, le duo se montre plutôt timide et calme au début de la soirée, mais va évoluer imperceptiblement au fil des morceaux jusqu’à prendre une ampleur étonnante. Le guitariste Randy Randall envahit de plus en plus le terrain, les visages se décrispent, la réparation d’une corde pétée par Randall est l’occasion d’une impro électro du batteur intitulée Change Of String Song, déboulant sur une reprise d’hostilités de plus en plus électriques, agressives. No Age se casse et revient pour un rappel de deux titres terminé dans un bordel spatial comparable à celui de leur musique, Randall debout sur la batterie, Spunt à genoux la tête dans le public, avant que les deux mettent d’un coup la radio et se jettent dans la foule pour danser le funk. Corrosifs, bonnards, de quoi revenir les voir.

I’m From Barcelona @ le Bataclan, Paris.

Samedi 1 novembre 2008

 Bande-son : I’m From BarcelonaPaper Planes

Forcément, j’attendais d’eux une soirée au moins aussi dingue que mon Halloween 2004 ( et aussi), mais personne ne se pointa déguisé sur scène. Faut dire aussi qu’avec un tel budget confettis et ballons et 29 personnes à trimbaler en tournée, on doit réduire le budget costumes. Pour le reste I’m From Barcelona, tout contents de pour une fois vraiment venir de Barcelone ― c’était la date précédente ―, fout le même bordel qu’au Zénith de Bloc Party l’année dernière, mais en plus vaste puisque cette fois-ci on leur a laissé toute la place. Le Bataclan se laisse entraîner sans hésiter, le set est une heure et demi de joyeuse kermesse où les morceaux insouciants du premier album se marient étrangement bien avec ceux plus graves du second. La salle finit en vaste champs de bataille arrosé de ballon, I’m From Barcelona se casse sur un Barcelona Love You à l’atmosphère toute Bisounours, revient avec Treehouse, Jenny et une version étirée de Rufus en rappel, terminée à deux pendant que le reste du groupe resurgit au milieu de la salle (Arcade Fire à l’Olympia staÿle) et renouvelle le concept de Concert à emporter en emportant carrément le concert jusque sur le trottoir du boulevard Voltaire, au pied de son tour bus. Nickel, léger mais musicalement incontestable, le concert promettait et il a tenu. Ce matin j’en ai retrouvé des confettis dans mon t-shirt. Bon signe.

The Subways @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

Jeudi 30 octobre 2008

 Bande-son : The SubwaysAlright

Photographiquement parlant ç’aura été une soirée en demi-teinte, puisque que j’arrive trop tard pour chouter Quidam et que je me retrouve coincé sur la gauche parce que j’avais prévu de faire une variante de la photo ci-dessus et que lorsque je cherche à partir à droite, tout le monde est ― on se demande bien pourquoi ― aux pieds de la bassiste. En ajoutant à ça des lumières sursaturées, un chanteur torse (sans) poil qui crée de méchants contrastes et le carton jaune que je me prends avant le rappel, ce qui m’empêche de choper le slam et le concours de chant de la toute fin, on obtient ça :

Pour le reste les Subways sont fidèles à eux-mêmes, en agressant une salle plutôt dépeuplée mais surchauffée comme il faut dès Kalifornia qui ouvre la soirée. Sur comme devant la scène, ça saute d’un bout à l’autre du show, on a droit à un Oh Yeah d’anthologie, Shake Shake bien méchant, This Is The Club à fond de cinquième et, en rappel, un enchaînement mortel de Strawberry Blonde, Girls & Boys et Rock & Roll Queen, conclu par un slam de Billy Lunn, donc, et un concours de chant entre les deux moitiés de l’Élysée qui évidemment finira sur un match nul. Le public parisien est le meilleur de France, puis le meilleur de la tournée, tout le monde sait que tout les soirs Lunn sert le même discours à toutes ses salles mais merde, après tout, ça fait partie du jeu alors on y croira. The Subways explosent en torchant ― en français, comme pour la Boule Noire d’avril dernier, mais cette fois-ci sans lire son texte ― Rock & Roll Queen et laissent l’Élysée frustré par un set si court mais suintant son intensité. Dans la vie c’est dur de tout avoir.