Tentons d’oublier l’horrible 1972 que le mirage des plus récentes belles photos de ce monsieur m’a mis dans la tête en écoutant plutôt notre bande de bostoniens reprenant la plus graou des songwriteuses anglaises que l’on vient juste de m’envoyer du Vermont.
Ahahahaha, décidément je ne me lasserai jamais des classements de fin d’année qui n’intéressent absolument personne à part moi mais je m’en fous je fais ce que je veux ici je suis chez moi et je me balade à po-l.
Présentent
Les 5 groupes inconnus au bataillon de 2005 et reconnus d’intérêt public en 2006
Arctic Monkeys, le Bataclan, Paris, 2 mai.
Et oui, toute l’année nous aurons dansé là-dessus [et sur Katerine aussi mais Katerine était déjà connu comme le loup blanc en 2005, lui, donc il compte pas] et force est de constater qu’à l’arrivée, on retiendra plutôt les singes polaires têtes à baffes britanniques que les Loupmaman vintage-touffe australiens, mais alors de peu, hein, parce que les concours d’air guitar sur Woman de cette année, je suis pas près de les oublier. Mais il fallait bien en choisir un, va, et ce un là sera ceux-ci.
Arctic Monkeys
Wolfmother
Mademoiselle K
The Duke Spirit
Guillemots
avec
2005 en 5 chouettes groupes pas connus en 2004
The Arcade Fire
The Dresden Dolls
Brendan Benson
The Hard Lessons
Little Barrie
1996 en 5 groupes blabla tout ça
N/A
Bande-son : Arctic Monkeys ― I Bet That You Look Good On The Dancefloor
“No one else could see this apparition But because of my condition
I fell in love with a little ghost and that was all
Little ghost, little ghost One I’m scared of the most Can you scare me up a little bit of love? I’m the only one that sees you, And I can’t do much to please you And it’s not yet time to meet the lord above No, it’s not yet time to meet the lord above”
Le professionnalisme, c’est avoir la présence d’esprit, au moment de reprendre Le Port d’Amsterdam de Brel, de bien faire attention à ce que sa bière soit une Heineken®.
Sur ce je retourne me coucher.
Bande-son : The Go ― Keep On Trash (Ghetto Recorders session)
Tu coures de bourreau en bureau, tu voles de boulot en métro, louvoyant dans les ruelles, traçant tes chemins de traverses, tu retrouves tes gens, tu manges un Michoko®, tu négocies des badges avec une tour manager, tu manges un autre Michoko®, tu te plantes devant une scène à l’ombre d’un retour, tu offres un menu d’hôtel londonien, tu vois un mélange étrange de Rammstein et de quintet à cordes, tu fumes trop, tu vois un mélange un mélange étrange d’Arcade Fire et de latino, tu es enseveli sous les gothiques à rayures blanches et dentelles, tu as chaud, tu échanges tes objectifs avec les copains d’en face comme tu échangeais tes GI Joe avec tes copains d’enfance, tu as chaud, tu vois un mélange étrange de Leonard Cohen et d’Amanda Palmer, tu te découvres des talents inconnus jusque là de diplomatie éthylique, tu prends trop de photos, tu ne peux plus bouger, tu vois un batteur qui, lui, le peut et en profite bien, tu n’as plus de dos, tu as chaud, eux aussi, ton œil se brûle à la sueur de ton viseur, Coin-Operated Drummer, cabaret tourbillonnant, égéries romantiques, Black Sabbath, ça tourne et ça crépite, j’ai chaud, lève tes bras, clic, souris-moi, clac (je ne suis plus qu’eau, d’acc ?), il pleut de l’Heineken®, tu manques de justesse la noyade dans le port d’Amsterdam alors tu plonges dans le vin blanc du bar d’à côté, écroulé sur ta chaise à recompter tes vertèbres et à converser avec la fine équipe qui t’entoure à propos de Steve Estatouffe et ― surtout ― de la prochaine fois que tu coureras t’agglutiner à une foule exsangue et liquéfiée pour fournir leur dose à tes yeux et tes oreilles.
Rentré,
café,
couché.
Y a des fois comme ça, tu vois, où ta vie, elle est juste bien.
/Edit : TÉLÉFLACOGRAMME : 13h32 ― LES RACONTEURS À ROCK EN SEINE ― FLAQUE ― JACK WHITE EN SHORT À COURGETTE À SAINT-CLOUD ― FLAQUE ― BRENDAN EN TONG À PONT-DE-SÈVRE ― FLAQUE ― ON SE VOIT LE 25 AOÛT ― FLAQUE.
Puisse que l’ensemble des lecteurs de ce belögue m’ont comme un seul homme unanimement pas demandé de les rendre publiques, j’attaque aujourd’hui la publication de mes classements de l’année.
C’est chouette, les classement de l’année. C’est la seule occasion d’associer une fois par an deux passions largement répandues sur cette planète: L’amour de la musique avec celui de la feuille Excel® façonnée en bonne et dûe forme.
2005 en 5 groupes inconnus à mon bataillon y a un an et reconnus depuis d’utilité publique:
The Arcade Fire, l’Élysée-Montmartre, Paris, 16 mai.
1 ―
The Arcade Fire
2 ―
The Dresden Dolls
3 ―
Brendan Benson
The Hard Lessons
Little Barrie
présentent
Trio des groupes inconnus à mon bataillon en 2002 et reconnus d’utilité publique en 2004:
1 ―
Franz Ferdinand
2 ―
Ghinzu
3 ―
The Von Bondies
Trio des groupes inconnus à mon bataillon en 1994 et reconnus d’utilité publique en 1995:
[On la refait, mais en moins sombre. J'espère que ça passe, ce coup-ci.]
La chanson ci-dessous, c’est parce que je me suis retrouvé dans une transe rare en pleine ligne 2 ce soir après me l’être inoculée et que, bêtement, je ne peux pas résister au plaisir de la mettre là. Voilà.
“Oh Say my name! Oh Baby say my name! You can do what you wanna do, Meg You can throw it in the garbage can But SAY MY NAME!“
[Tain, franchement, le “say my name” final, à chaque fois, il me fait triper grave. Mais alors grave de grave.]
Bande-Son: The White Stripes - Let’s Shake Hands (live)
Rarement eu aussi chaud dans un concert. Une soirée torride, Amanda Almer et Brian Viglione se donnent à fond, perlant de sueur. Piano matraqué, batterie lapidée, un peu de guitare, le tout mis en scène dans un théâtre Brechtien1 où l’on joue chaque morceau comme si c’était le dernier2. Deux reprises en français (Le port d’Amsterdam et Tous les garçons et les filles de mon âge), une autre “dédiée à la chaleur ambiante” (No One Knows), une première partie mémorable (Jason Webley, accordéoniste doté d’une voix taillée pour les pubs3 enfumés) qui fait tourner les gens 12 fois sur eux-mêmes en fixant leurs doigts tendus pour être saouls plus vite et là, la vie, tu te dis qu’elle est belle, et que ton T-shirt, ce soir, au moins, tu sais pourquoi il finit trempé4.
1 - J’ai rien inventé, ils se définissent eux-même comme ça. 2 - Ou peut-être pour pouvoir s’extirper plus vite de la fournaise et aller boire des canons dehors, note. 3 - Tain, ça fait super classe de mettre les mots étrangers en italique, quand même. 4 - Et qu’avec la longueur de la phrase, ce matin, au moins, tu sais pourquoi ta gorge finit sèche.