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Mademoiselle K @ l’Olympia, Paris.

Mardi 21 octobre 2008


Punaise celle-là est moins bien que la première et la deuxième, je sens que je perds la main.

Ça restera comme une grande soirée d’innovation. D’abord grâce à la camelote post-soviétique de Juyette (sic) qui inventa le panoramique de concert en tranches, mais aussi grâce au management de Mademoiselle K qui tenta une expérience de fosse photo rotative et révolutionnaire1 permettant de peupler le devant de scène de manière parcimonieuse, rythmée et intégrale suivant une théorie que je vous aurais bien exposée dans un fichier Excel si l’idée de refaire une note à schéma manuscrit ― les plus fameuses commencent à dater ― ne m’avait subitement pris comme une envie de choucroute :


Figure 1 : placement stratégique initial des différents acteurs de la soirée.

Les neuf photographes sont donc partagés en trois groupes de trois et on fait tourner ces trois groupes ― respectivement A, B et C ― dans la fosse durant tout le concert à raison de quatre minutes par groupe dans la fosse, sous le chronomètre impartial et l’œil exigeant de maître Ménard, huissier de justice à Paris XVI, ainsi que les bras musclés de deux agents de sécurités prêts à en découdre pour faire respecter la loi artistico-temporelle du lieu, suivant le schéma suivant :


Figure 2 : cycle de rotation photographique prévu durant le concert.

Bon, vu que maître Ménard est coincé dans les embouteillages et que les agents de sécurités sont sympas, on décide tous d’un commun accord de tourner tous les deux morceaux, ce qui simplifie bien les choses, parce que sortir au beau milieu d’un solo risque de perturber le groupe et gâcher sa fête donc ruiner la soirée, avouez que les photographes comme les agents de sécurité font quand même preuve d’un admirable respect pour le travail de l’artiste. Après simplification, on obtient donc le programme suivant :


Figure 3 : cycle de rotation harmonieux imaginé par l’association fertile de photographes et d’agents de sécurité faisant tous preuve de bon sens.

Ce qui est beau, propre, bien embouché et parfait pour que rien ne soit loupé durant la soirée. Tout va parfaitement s’opérer durant le concert, du moins au début, comme le relate l’expérience pratique ci-dessous :


Figure 4 : Allégorie de l’insertion de l’élément humaine dans la mécanique bien huilée de la logique élémentaire théorique.

Nous pouvons retenir de l’expérience que :

  • Le système de rotation c’est très chouette, ça laisse de la place dans la fosse sans que personne ne se marche dessus ni ne bouche la vue du premier rang et tout le monde en sort tellement heureux qu’on se croirait dans un épisode des Bisounours.
  • L’éparpillement des différents groupes de photographes m’invite à suggérer aux artistes qui aimeraient repomper le concept ― je les y enjoins ― de vêtir leurs équipes photographiques de dossards à lettres ― ou à animaux, ce qui ajoute un côté scout à l’affaire ― qu’ils peuvent se repasser à loisir quand ils vont et viennent au bar, dans les gradins ou au stand de marchandise, ce qui simplifie l’accès à la fosse.
  • Laisser toutes les équipes envahir la fosse pour le final est également une bonne idée, puisque ça limite les jalousies inter-groupes et que si l’on a opté pour les dossard à animaux, cela donne à la fin du concert une ambiance de fin de camp scout où se mélangent les totems de toutes les escouades décidément bon enfant.

Ah, et sinon le show fut évidemment bon, Mademoiselle K est un groupe qui progresse constamment et remet sans cesse en question ses compos, même au bout de 10 fois c’est toujours un bonheur de les voir sur scène.

Et à part ça, rien.

_____

1 Durant la préhistoire, les photographes pouvaient chouter durant l’intégralité des concerts. Depuis les Stones dans les années 70 ― la légende veut que ça vienne des Stones dans les années 70 ― les photographes n’ont plus droit qu’aux trois premiers morceaux, ce qui craint pour chouter des rappels.

Interlude.

Vendredi 16 septembre 2005

Quand tu as la flemme de poster une photo, ramène ta fraise.

[ah]

[ah]

[ah]

/Edit: Placée comme ça, j’ai l’impression qu’elle se fout de la gueule de ma radio-belögue, la fraise. Je me demande si je vais supporter ça longtemps.

Bande-Son: Compagnon de chambrée ronfleur.

Brève de pause-clope.

Mardi 19 octobre 2004

(Et le pire, c’est qu’on est à la même latitude que Toulouse)

Bande-Son: Damien Rice - Lonelily

Papille fait de la résistance.

Mardi 12 octobre 2004

Demain, la réponse à la grande question existentielle du soir: “Serai-je plus fort que la boîte de cookies ci-présente (ceux avec plein de grosses pépites dedans)”

Bande-Son: Snow Patrol - Chocolate

On sky grave.

Jeudi 23 septembre 2004

Devant la demande insistante de ce cher Monsieur Sexuellement Comblé, je me devais de pondre une note pleine de schémas aujourd’hui. Voilà donc le récit de ma soirée d’hier, une soirée palpitante, au cours de laquelle j’ai eu la chance d’assister à la projection d’une ouvre cinématographique qui fera date dans l’histoire du 7e art éternel: Les aventures du Capitaine Sky contre le Monde de Demain méchant.

En gros, le Capitaine Sky est chargé de sauver le monde en danger sous les yeux aimants de sa copine Polly

Fig. 1: Le Capitaine Sky, partant en croisade pour sauver le monde, sous les yeux aimants de sa copine Polly.

New York est envahie par des robots belliqueux qui marchent dans les rues (et pas sur les trottoirs, en bons robots belliqueux bien élevés qu’ils sont), et Polly en profite pour faire preuve de témérité en allant se balader entre leurs papattes mouvantes.

Fig. 2: chemin emprunté par Polly pour aller de l’épicerie à la pharmacie de la 6e avenue, mettant au passage le public en émoi.

Pendant ce temps, le meilleur pote du Capitaine Sky se fait enlever, mais fait preuve de présence d’esprit en collant grâce à son chewing-gum un bout de carte du monde avec le Tibet dessus, pour indiquer au Capitaine Sky où les robots l’emmènent. Aussitôt l’attaque terminée, Le Capitaine nous épatera avec sa merveilleuse faculté à retrouver par hasard des bouts de planisphères collés avec du chewing-gum dans de vastes hangars.

Fig. 3: Le Capitaine Sky à la recherche d’un bout de carte qu’il va trouver.

Ensuite, il se retrouve au Tibet (où il va d’une traite, sans faire le plein de son avion), où il doit casser la gueule de plein de robots pour empêcher une fusée de décoller et d’incinérer la terre au passage, à cause de son strato-réacteur.

Fig 4.: Comparaison de la taille du monde par rapport à celle de la fusée incriminée. Noter l’évident foutage de gueule dont fait preuve le scénario du film.

Et ça se termine bêtement, le Capitaine Sky et Polly déclenchant l’autodestruction de la fusée et s’échappant de justesse grâce à une capsule de secours (dont la présence est, bien entendu, normale dans une fusée aussi automatique qu’inhabitée). Puis ils rentrent à New York, se marient et font des enfants. On aurait pu s’attendre à une fin un peu moins téléphonée.

Fig. 5: Proposition de scène finale alternative, jouant sur les noms de protagonistes du film.

Le détail du film est ici. Voila. À part ça je vais bien, tout ça.

Fig. 6: Je vais bien, tout ça.

Bande-Son: Flogging Molly - Within A Mile Of Home

Happy end.

Mardi 14 septembre 2004

Ce matin je suis rasé, j’ai des vêtements propres, et même que je sens bon.

Bande-Son: Goo Goo Dolls - Iris

La case de l’Oncle Robert.

Vendredi 27 août 2004

Depuis que je suis là, j’essaie de pas faire mon Français de base, à dénigrer tout ce qu’on trouve ici sous prétexte qu’en France, c’est mieux. Le chauvinisme ça craint. Alors je fais des efforts d’ouverture.

Leur système d’unités par exemple, il est naze. Un pied fait 30 centimètres, et évidemment, dans un pied, y pas 10 pouces. Y en a DOUZE. Et trois pieds dans un yard. Et 1760 yards dans un mile. Bonjour la conversion. Les masses, c’est pareil. 16 onces dans une livre. Et la température, tout ce que je sais c’est que l’eau gèle à 32° F (32. Pas 30 ou 33, non, 32. Comme le nombre de dents qui claquent à cette température, sûrement).

Mais à côté de ça, attention, j’étais épaté par leur système de numérotation des maisons dans les rues. Visiblement, ça se suivait pas naturellement, comme chez nous autres. C’est pas parce que tu as un numéro 2301 que la maison d’à côté, c’est le numéro 2303. Non non. J’en avais déduit que c’était une question de distance, que les maisons étaient numérotées en fonction de leur position dans la rue, comme des coordonnées. La maison 2301 à 2301 yards du début de la rue, pis 10 yards plus loin, le numéro 2311 à 2311 yards, etc. Pratique pour savoir si on est encore loin de chez Oncle Robert quand on cherche son chemin pour rejoindre le repas de famille de Thanksgiving à travers la neige. Là, je les trouvais malins, les Ricains. Système pratique, mieux que le nôtre, rien à dire. Chouette, quoi. Respect.

Fig. 1: Monsieur et Madame Oncle Robert sont heureux de vous convier au repas de Thanksgiving qui se tiendra rue Kennedy, au numéro f(x)=x²+cos(x) avec x=2

Et pis en fait, non. Je me suis fait expliquer le truc. Les unités et les dizaines changent de maison en maison, et les centaines changent de bloc en bloc:

Fig. 2: Chouette, on peut compter en blocs.

Donc ça se passe bien quand on est en ville. Tu peux même savoir combien de rues te séparent d’oncle Robert. Par contre, tout se complique dès qu’il lui vient l’idée con d’aller habiter au milieu de la campagne:

Fig. 3: numérotation campagnarde joyeusement bordélique

Là, déjà, y a de quoi s’arracher les cheveux. Un peu. Mais les deux exemples pratiques suivant, c’est la calvitie précoce assurée:

Fig. 4: Numérotation de Woodward avenue sur 50 km, de Détroit à Pontiac. T’as intérêt à savoir dans laquelle des villes habite oncle Robert.

Fig. 5: Numérotation de 14 Mile Road autour du golf de Bloomfield. Certains ont été retrouvés morts de faim après avoir cherché un raccourci qu’ils ne trouvèrent jamais.

Conclusion: TOUJOURS avoir un plan avec soi. Sinon, le temps d’arriver, y aura plus de dinde, et Oncle Robert fera la gueule toute l’année.

Bande-Son: The Yeah Yeah Yeahs - Tick

Les aventures désopilantes de Au Boulot #2.

Mardi 24 août 2004

Penchons-nous aujourd’hui sur le monde merveilleux de l’urinoir autochtone.

L’urinoir américain diffère principalement de son homologue européen de par sa forme austère, rectangulaire, facile à être reproduite en masse. Cette facilité de moulage explique sa prolifération: Ici, tous les urinoirs sont de la même marque, American Standard. (un monopole dont on parle assez peu dans les dîners mondains, tant il est vrai que causer pissotières à table témoigne souvent d’un cruel manque de goût.)

Mais attention. Nos urinoirs ont beau être les plus jolis, le cousin américain s’avère le plus commode grâce à un atout de poids: La face supérieure plane. Grâce à elle, le sanitaire peut par exemple accueillir une tasse de café ou un bol de soupe, pour pouvoir restaurer, dès la miction effectuée, la réserve de liquide embarqué dans le corps de l’utilisateur.

Fig. 1: Techniques de dépôt d’un breuvage sur deux urinoirs différents. Noter l’utilisation d’un étai et d’une corde dans le cas de l’urinoir européen, cependant que l’urinoir américain ne requiert aucun artifice pour assurer la stabilité du breuvage dans de bien meilleures conditions d’équilibre.

L’utilisateur de l’urinoir, à condition d’être inventif, peut trouver d’autres usages à ladite surface supérieure plane:

Fig 2.

Fig. 3

Fig. 4

Fig. 2, 3 et 4: Emplois divers de la surface supérieure plane d’un urinoir américain: Fig. 2: Dossiers déposés là afin de se libérer les mains. Fig. 3: Petit miroir sphérique utilisé dans le but de surprendre l’impromptu farceur venu pincer les fesses de l’utilisateur au pire moment. Fig. 4: Ventilateur en cas de miction caniculaire.

Certaines personnes, affectées par le phénomène répandu de frustration urinaire – la miction ne pouvant s’opérer du fait d’une gêne psychologique générée par la présence d’une personne inconnue dans la stalle voisine – profitent également de la surface supérieure plane pour recréer durant la miction une ambiance familiale et intime facilitant la tâche de l’utilisateur de l’urinoir, en lui conférant assurance, soutien et réconfort dans ce pénible moment. Cette dernière phrase était diablement longue.

Fig. 5: Recréation d’un cadre familial et intime, propice au soutien et au réconfort.

Il va sans dire qu’une fois facilitée, la miction s’accomplit plus promptement. L’entreprise voit donc la rentabilité de son personnel masculin grimper en flèche, grâce à l’économie de temps morts biologiques découlant de la simple présence d’une surface supérieure plane, austère, mais pratique.

Décidément, ils sont forts, ces ricains.

Bande-Son: Coldplay - Moses (live)

Insoutenable suspens.

Jeudi 19 août 2004

(Au passage, en allant voir ce qu’il se passait chez Phoenix, je me suis aperçu que ça, ça existe vraiment. Et ils mettent même pas un mot sur Angus McGiver, leur glorieux ex-aventurier, cette bande d’ingrats.)

Bande-Son: Phoenix - Everything Is Everything (live from Pukkelpop)

Au boulot.

Jeudi 29 juillet 2004

Par suite blabla grève des Rotrings tout ça et la gomme en vacances bidule ben paf dessin cradopoulo:

Éhéhéhéhé, j’ai quand même réussi à grapiller 30 minutes de glandouille en faisant ça.

Yo, vamos a clopar, ça fera bien 6 minutes de plus tiens.

Bande-Son: Pleymo - Divine excuse

À la découverte du Michigan lointain.

Vendredi 23 juillet 2004

L’expérience montre qu’il arrive souvent, lors de contacts humains avec des autochtones du Michigan, que ces derniers prennent une posture typique. Cela se produit généralement quelques minutes à peine après la première rencontre :

Que peut bien vouloir nous faire comprendre cet autochtone en adoptant la posture typique ci-dessus ?

  • « Je jure de ne dire la vérité, rien que la vérité. Mirez donc, votre Honneur, j’ai même levé la main droite afin de me donner plus de crédit. » (Manifestement, l’autochtone nous a pris pour un représentant de la justice).
  • « Salutations galactiques, femme terrienne. Je me nomme Inseminator, éclaireur génétique du peuple de Rigel 12. Tu es l’élue qui mettra au monde le fruit du premier accouplement de nos deux espèces. J’espère t’être plaisant et qu’on ne voit pas mes tentacules. »
  • « Bonjour, ami européen. Fier de mes racines, je me permets de te saluer comme le faisaient mes ancêtres, les terribles Peau-Rouges du Michigan éternel. »
  • « Toi, je te reconnais. Tu es un gros glandu qui ne fait rien au boulot. Ne te vexe donc pas, s’il te plaît, je suis ton égal. Regarde donc le poil qui me pousse dans la main droite. »
  • « Bien que je ne vous connaisse que depuis peu, vous m’êtes fort sympathique. Je ne peux résister à l’envie de vous conter mes problèmes chiro-dermatologiques. »
  • « Je ne veux pas te connaître. Tes propos provoquent en moi un ennui profond, doublé d’une soudaine lassitude. Je te prie de bien vouloir à l’avenir adresser ton propos à la main que voici. »
  • « Ben gros, tu m’crois tu m’crois pas, le modèle pour la main du mec sur la sonde Voyager I, c’était moi !!! »

Bon. Perdu. C’est rien de ça. C’est juste la réponse qui succède à l’anodine question « Et toi, où habites-tu ? ». Le procédé repose sur une judicieuse assimilation de la forme de l’État du Michigan à celle de la main droite, cet organe bien pratique. Le doigt de la main gauche intervient alors pour indiquer avec une diabolique précision l’emplacement de la ville d’origine de l’autochtone :

Voilà. Maintenant tu sais. La prochaine fois que tu rencontres un habitant du Michigan, ne le prends pas pour un Martien. Fais plutôt comme moi, essaie de faire un hexagone avec ta main droite (c’est plutôt balèze, faut reconnaître).

Si ce jeu t’a plu, amuse-toi avec tes amis à deviner quels organes bien pratiques utilisent les autochtones des autres états pour indiquer avec une diabolique précision l’emplacement de leur ville d’origine. Vous pouvez, par exemple, commencer par la Floride :

Bande-Son : Muse ― Citizen Erased (live)

Mercredi 21 juillet 2004

Ouais je sais, faut que j’aille me coucher.

Nouveau jouet.

Mardi 20 juillet 2004

J’ai découvert le monde merveilleux de la tablette graphique. Résultat: un dessin sans tâche d’encre sur les doigts et à 23h25 je suis encore au bureau.

Allez, couché.

Bande-Son: L’aspirateur de madame ménage nocturne

4 lettres. (pas mieux)

Vendredi 16 juillet 2004

Cette note philosophique vous était offerte par Ripolin.
Ripolin, ça peint-peint.

Bande-Son: The Von Bondies - Broken Man

L’art du portrait.

Mercredi 14 juillet 2004

Bugs Bunny (détail)

Bande-Son: Bernard Peur - Like a King