3 chansons que j’ai honte d’aimer, mais que je connais par coeur quand même et que j’adore chanter quand je m’oublie :
C’est trop honteux, je les écrits en blanc tiens.
Stephan Eicher - Rien à voir
Britney Spears - Baby One More Time [mais la version de Travis, hein]
Indochine - Electrastar
3 groupes ou artistes dont je ne pourrai jamais me lasser, même quand je serais un vieux croûton tout ridé :
Répondons au hasard, ça vaut mieux :
Oasis
Pearl Jam
Soul Asylum
Le groupe/chanteur/chanteuse qui me rend gaga, fan de, bref complètement ridicule et pas vraiment malgré moi :
Comme j’en ai marre de répondre tout le temps Jack White, je vais dire Corbier PJ Harvey.
La chanson que j’aurais voulu avoir écrite, composée et éventuellement jouée devant un stade en délire :
Ça dépend de l’époque. Dans l’ordre chronologique :
Depeche Mode - Never Let Me Down Again
Iron Maiden - Drifter
Oasis - Slide Away
My Vitriol - Always: Your Way
Flogging Molly - Black Friday Rule
Black Rebel Motorcycle Club - Heart + Soul
Le groupe que je ne pourrai jamais cesser d’aimer, même si maintenant c’est de la daube, qu’il s’est vendu aux majors et qu’on lui a collé un styliste fou pour le relooker :
Oasis. J’y peux rien, j’ai toujours été dingue d’Oasis.
Le groupe dont je fais partie dans mes rêves les plus fous :
Black Rebel Motorcycle Club. Les têtes de mort, le noir partout et des CDD plus longs que dans le Brian Jonestown Massacre ça me parle, gros.
Le groupe dont j’aurais voulu provoquer le split, et pas que dans mes rêves les plus fous :
Tout ce qui se revendique de la Team Nowhere [enfin jusque là ils se débrouillent pas mal tous seul question splittage] ou associés.
Le chanteur / la chanteuse dont j’aurais voulu, si j’avais été un psychopathe, voler la vie, les amis et la carrière:
Jack White. Oui, ben y a des fois où on est obligé de répondre Jack White.
Le groupe/chanteur/chanteuse dont j’attends de pied ferme la nouvelle production:
Nirvana, Joy Division et Jeff Buckley. C’est long. Sinon il y a aussi le second album de My Vitriol que j’attends depuis maintenant 7 ans alors qu’ils n’ont aucune excuse mortuaire à fournir et que, ne faisant pas partie de la Team Nowhere, ils n’ont pas encore splitté.
Mention spéciale à…
Ma sœur, Noel Gallagher, Anton Corbijn et Dave Gahan, les seins de PJ Harvey et les caleçons moulants de Bruce Dickinson.
[Y a rien de pire que de se lever le matin et de se traîner jusqu'au bourreau avec le dernier1 My Chemiballs Romance dans la tête, je vais me pendre avant la fin de la journée.]
C’est sûr qu’avec sa gueule toute floute, à moitié sous-exposée et baveuse, cette photo ne finira jamais nulle part ailleurs qu’ici. J’aurais donc pu en faire un Previously machin sans attendre. D’autant plus que je l’aime bien, elle me fait penser à un mélange de Liam Gallagher pris par un Corbijn croyant chouter Gahan et de Raphaël pris par Gassian sur le 4 × 3 de la pub de son dernier1 live3, je sais, je me la pète à fond à me comparer à Corbijn ou Gassian avec ma photo toute floute de mert’, je devrais avoir honte et accessoirement me châtier à grands coups de gerbes d’orties mûres. De toutes façons, à causer de Raphaël je me suis mis une Caravane en plein dans la tête à la place des autres encravatés charbonneux2 et c’est bien fait pour ma g’le.
Enfin, tout ça pour dire que poster un Previously bidule deux semaines à peine après le concert, c’est trop tôt, faut pas pousser. C’est vrai, quoi.
Allez, rinçage d’oreilles garanti sans eau de mer. Yo.
3 J’ai eu beau chercher, j’ai pas retrouvé la photo, qui dans ma mémoire était différente de celle utilisée pour la pochette4.
4 Ce qui ne veut pour autant rien dire quand on considère la grande efficacité de ma mémoire visuelle, pour qui, sur la photo de Corbijn, Gahan jetait sa veste et justifiait ainsi la partie blouson gris du titre de cette note. Si ça tombe, en vrai, la photo du 4 × 3 de Raphaël c’était ça ou ça.
Résumons. Je suis debout dans une travée de Bercy, entouré par ma sœur et mon père, 4 concerts de Depeche Mode au compteur chacun, et à une centaine de mètre de là, un Gahan torse nu braille à qui veut l’entendre [c'est-à-dire tout le monde] que le silence, paradoxalement, il aime ça. C’est mon premier concert de Depeche Mode. Les 3 autres, je les ai tous loupés. Le 22 octobre 1990, j’étais trop petit, le 29 juin 1993, j’étais trop près du brevet et le 7 octobre 1998, j’avais une interro de Cravero le lendemain.
Mais tout ça, c’est loin. Je suis grand, j’ai le brevet, Cra est en retraite depuis 3 ans et, enfin, rien ne peut m’empêcher d’être là ce soir. Entouré comme il se doit, devant la valeur musicale familiale par excellence, une vraie brochette de héros d’enfance : je ne suis plus qu’une flaque. J’ai beau avoir partagé un bar avec les White, accompagné le chanteur de Cake aux chiottes, approché Carl Barât de presque près, mais tout ça, au final, ça vaut pas un Dave Gahan tout petit et torse nu à 100 m de moi, pendant que ma sœur lève les bras et que mon père chante Personal Jesus. Tout comme cela ne valait pas le tout petit Slash en chapeau, Malboro et Gibson d’il y a deux ans, le soir de Velvet Revolver, ni Gros Robert à Coachella. Tout comme cela ne vaudra pas non plus, j’en suis sûr, mon premier concert de Pearl Jam ou d’Iron Maiden mais-alors-avec-Dickinson-au-chant-parce-qu’avec-Bailey-ça-compte-pas. Des flaques comme jamais t’en as vues, gros.
En fait, voir enfin un héros de l’enfance, ça comble en même temps celui qu’on est et celui que l’on fut. Le gamin de 13 ans qui apprenait les paroles du 101 et qui rêvait [déjà] sur les photos d’Anton Corbijn est sûrement juché sur mon épaule, ce soir, incapable de croire que cela arrive enfin. Ça doit être pour ça que mes flaques sont deux fois plus vastes que d’habitude, à la réflexion : on s’y est mis à deux pour les faire.
“Never want to come down, Never want to put my feet back on the ground.”
Bande-son: Depeche Mode ― Never Let Me Down Again (live)
/Edit deux jours plus tard: À la réflexion, cette histoire que les flaques les plus grosses qu’on fait, on les fait devant les héros de notre enfance, ça se résume par « C’est dans les vieilles pops qu’on fait les meilleures soupes. » Voilà.
Packard a cessé de produire des bagnoles en 1957 et depuis… rien. L’usine reste comme la plus grosse ruine industrielle de la ville.
Bande-son: Depeche Mode - Never Let Me Down Again (Split Mix)
Un remix qu’il est bien, ce remix. Parce qu’il alloooooooooonge à souhait le morceau, porté par le gros tchac-poum de batterie qui le caractérise [note pour plus tard : apprendre à décrire les rythmes de batterie mieux que ça].
Et là j’en vois au fond qui lèvent le doigt pour me dire “Hey connard, si tu l’aimes tellement cette batterie, il te suffit de te procurer l’Aggro Mix qui est disponible sur certaines version de Music For The Masses, t’as attendu 17 ans pour rien.”
[Putain, Music For The Masses a 17 ans, mange ton coup de vieux.]
Alors déjà, messieurs-dames les gens du fond, sachez que je l’ai, le remix en question.
[Ça calme, hein ?]
Sachez ensuite que si le Split Mix est mieux que l’Aggro, c’est parce qu’il a conservé le morceau dans sa version originale, en se permettant juste d’y ajouter ces quelques minutes de rab. ‘a rappelé une note du mois dernier chez Svenska, qui traitait de la frustration qu’on ressent parfois quand la fin d’un titre arrive trop vite. La note finissait sur un appel au peuple en demandant à tous de parler des morceaux qu’on trouve trop courts.
De but en blanc, là, je dirai U2 - With Or Without You, auquel j’ajouterais bien deux minutes de l’accord final, et Flogging Molly, Within A Mile Of Home, dont la partie de violon déchaîné à la fin est beaucoup, beaucoup trop courte.
Ah, et C’mon C’mon des Von Bondies aussi, pour qui le cas est plus grave puisque là, ça finit carrément en eau de boudin. À tel point que le jour ou je l’ai téléchargée, j’ai cru qu’il en manquait un bout [d'un] [ah ah]*.
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*Je signalerai à tous ceux qui sont en train de se ruer vers leur téléphone pour appeler la police que depuis, j’ai acheté l’album**. Et toc.
** À Jason Stollsteimer en personne***. Et oui.
*** Ceci est un immonde mensonge monté de toutes pièces dans le simple but de me faire haïr de tous les fans de Jack White, parce que la polémique, j’aime ça. Et paf.
Bande-Son: Depeche Mode - Never Let Me Down Again (Split Mix) (pour les distraits)
/Edit: Vous arrivez pas à vous lever le matin? Adoptez un furet. Y a rien de plus déterminé à vous tirer du lit qu’un mustélidé qui a pas eu sa dose matinale de lait. Ça fait deux jours que j’arrive (presque) à l’heure au boulot grâce à elle. La frime, un peu.
…Et j’aime son Record Time, parce que ce magasin de disques ferme tard et que sur la fin de la journée, on peut causer avec ses vendeurs, faire le plein de tracts, acheter ses places de concerts et même s’émerveiller sur la présence d’un vieux Sharko dans le bac de CD d’occase.