
Slottsparken, Oslo, 18 novembre.
Dans la longue liste de défauts qui m’affectent, figure en bonne place la sale manie de réécouter de vieux U2 dès qu’un semblant d’hiver fait mine de se montrer.
Bande-son : U2 – Bad (live)

Slottsparken, Oslo, 18 novembre.
Dans la longue liste de défauts qui m’affectent, figure en bonne place la sale manie de réécouter de vieux U2 dès qu’un semblant d’hiver fait mine de se montrer.
Bande-son : U2 – Bad (live)

Bande-son : The Black Angels – Deer-Shee-Ree
The Black Angels ou la preuve criante qu’album marquant ne rime pas forcément avec soirée d’anthologie. Si, grâce à leur Directions to See a Ghost sorti en avril, les Texans d’Austin ont remis au goût du jour un rock spleenien laconique et bien gras trempé dans le Velvet comme les Warlocks n’ont plus su en faire depuis leur Surgery de 2005, sur scène ils pêchent par l’abus d’une formule qui, quoique captivante, revient vite se mordre la queue. Durant une grosse heure et demie, l’Élysée oscille entre riffs lourds, déprimés et lancinants et accords pesants, torturés et rampants. En gros, on repasse toujours par le même point qui, s’il plaît les deux ou trois premières fois, finit invariablement par lasser. Alex Maas ― croisement de Jim Morrison pour la voix et le phrasé, Fidel Castro pour le style et la barbouze et Robert Smith pour la posture et les pas de chat timide ― envoie du bois sur des versions de Science Killer et Young Men Dead vraiment méchantes, la batteuse Stephanie Bailey est impressionnante dans son style mais, malgré tout, quand vient le rappel, on se surprend à regarder sa montre un peu trop souvent et regretter que le fumage de drogue soit dorénavant interdit dans les salles de rock et roll, car ça nous aurait pas mal aidé à triper comme il s’eut dû toute une soirée. À la sortie, tous les avis que j’entends rejoignent le mien : excellent mais trop répétitif, avec la voix de Maas gâchée par un abus de réverb’ sur le son. La formule est payante, c’est certain, les Black Angels ont seulement besoin de travailler leur fond pour se hisser à la hauteur des Warlocks ou de Black Rebel Motorcycle Club. En attendant…
« … ils devraient s’en tenir à faire des premières parties, quand ils ne jouent qu’une demi-heure ils sont mortels. »
Gros Thom, 08 décembre 2008.
Une soirée dont la toute première photo est un slam de chanteur 10 secondes à peine après son entrée en scène, où il faut se battre pour trouver une place viable et nourrir son objectif comme on peut, où la condensation causée par une marée de corps sauteurs et hystériques commence par embuer son objectif, avant de se répandre partout, jusqu’au plafond de la Maro duquel elle finit par retomber comme une pluie d’intérieur, une soirée donc, dont le groupe se prend pour les Hives, passe autant de temps sur la scène qu’au bout des bras du public, va au-delà des bons échos qu’on en a eus depuis l’année dernière et transforme la salle en vaste tempête houleuse et vraiment rock n’roll ― ça en fume dans la foule, c’est dire ―, met un bronx aussi vilain que mon meilleur souvenir de Maro avant de se casser après avoir lâché ses singles comme des missiles ballistiques et ne revient pas en rappel, une soirée dont on termine de trier les photos au cœur de la nuit encore tout trempé de sueur froide comme une dépression post-coïtale1, ce genre de soirée, donc, c’est ce que j’appelle une soirée valable.
Sur ce, la douche.
Et on reprend tous en chœur :
Bande-son : Hushpuppies – You’re Gonna Say Yeah!
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1 Mon dieu, Dépression Post-Coïtale ça fait DPC. Bonjour la réputation après ça.

Louis Vuitton, Paris, 20 septembre.
Bande-son : We Are Scientists – Ghouls
C’est fou comme les jours où t’as juste pas envie souvent tombent un lundi.
1 Avouez que c’est la frime, un mot pareil.

Aéroport Charles de Gaulle, 14 septembre.
Bande-son : Nada Surf – Weightless

Schiphol Luchthaven, Amsterdam, 2 avril.
Et sinon la pochette du Flight Of The Conchord rappelle un mélange de Tintin et les Picaros et Tom Tom Tommy de Philippe Chatel, un 33-tours dont j’avais oublié jusqu’à l’existence depuis mes 7 ans, ce qui confère au duo néo-zélandais un statut de madeleines proustiennes en puissance, au moins visuellement.
C’est fou, la vie.
Bande-son : No Age – Things I Did When I Was Dead

Rue Saint-Louis en l’Île, Paris, 23 mars.
Trouvé grâce à ce billet-ci et celui-là : Harlan Ellison dépeint tout haut et tout bien notre triste époque artistique actuelle. Je sais pas pourquoi, mais ça me parle.
Bande-son : The Last Shadow Puppets – My Mistakes Were Made For You (acoustic)

Aéroport Charles de Gaulle, Roissy, 31 mars.

Boulevard Richard Lenoir, Paris, 1er janvier.
Rions un peu d’Amy Winouze histoire de nous changer de Tokio Hotel, et rappelons-nous Mark Lanegan pour laver tout ça.
/Edit : C’est un auto ping-pong, au fait.
Bande-son : Mark Lanegan Band – Methamphetamine Blues

Route de Beauraing, 22 décembre 2007.
[Youpi.]
Bande-son : Eddie Vedder – Rise
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1 Ce qui sonne quand même plus classe que « si y a plus de bière on brûle le patelin ». Cela dit, je me demande combien de supportères de fouteballe nancéen un tel titre de note va attirer, tiens.

Sugar Land, 28 septembre.
Relayons les niouzes des Blogoteux pour annoncer la naissance du belögue des Eurockéennes de Belfort, un médium d’avenir de ce nouveau millénaire rugissant qui se posera cette année en source privilégiée de fiévreuses rumeurs festivalières francs-comtoises jusqu’aux dernières secondes du 3 juillet 2008. Enfin, si j’ai bien compris.
Bande-son : Air Traffic – Your Fractured Life

L’excitation est palpable, mais le moment est-il historique ? Par définition ça craint, les reformations. Ça en revient habituellement à des bandes de vieux sur le retour cherchant à se refaire en s’auto-singeant devant un parterre d’autres vieux en quête des eux-mêmes qu’il furent. En plus Corgan n’a même pas réussi à remeuter ni Iha, D’Arcy, pas plus qu’Auf Der Maur, dans l’histoire. Ce sera lui et Chamberlain, point. Devant le Grand Rex, gros Thom m’enfourne son Ipod plein de Tarantula pour me mettre dans le bain. Accroche directe. Plutôt vaillant, le mort-vivant. Alors qu’autour de moi on parle de concerts de 3 h, un truc qui n’arrive plus jamais de nos jours, insidieusement monte la curiosité, vivifiée par une demi-heure d’attente dans la pénombre funèbre du requiem monotone qui baigne la scène. Et puis plus rien.
[Et c'est à ce moment que de question il ne fut plus.]
Chamberlain débarque le premier. Corgan ensuite. Déguisé en Grand Strateger tibétain, Docs albinos aux pieds. Autour d’eux Jeff Schroede (ex-The Lassie Foundation), assorti au chanteur et Ginger Reyes (ex-Halo Friendlies) en bassiste trash de service. Le Grand Rex se lève d’un bon. Sur fond de stromboscopes, les Smashing Pumpkins attaquent dans un impossible noir et blanc coloré un United States industriel et étiré au possible, d’entrée de jeu intense et haletant jusqu’à la fin. Puis Today, mortel. Avant un Stand Inside Your Love spatial trempé dans le fuchsia. Pas de reformation débile, non, pas le retour du groupe en lui-même non plus, mais plutôt la résurgence de l’inspiration d’un mentor puisant sa créativité dans la résurrection du projet de sa vie. Enterré, Zwan. Oublié, le solo électro-laborieux. Virés manu-securitari1, les photographes. La fin de la soirée, je la suis par téléphone. Set acoustique en solo au milieu. Reprise de The End. Rappels en pagaille. Trois heures de show. Les coups de fils extatiques s’enchaînent dès la sortie. Le concert de l’année, que ceux qui m’appellent ont tour à tour rêvé, espéré, attendu puis finalement vécu. Mes trois titres, eux, auront suffit a réveiller un truc en moi, une flamme enterrée depuis longtemps, quelque chose qui me rend solidaire de leur excitation. Parce qu’après tout moi aussi, j’ai grandi dans les années 90.
Ah oui, sinon Dieu inventa Tutubes et il vit que cela était bon. Enjouissez.
Et la bande-son, à fond :
Bande-son : Smashing Pumpkins – Tarantula
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1 C’est la sécu qui nous a virés, hein, pas les militaires.

Aéroport Charles de Gaulle, Roissy, 23 avril.
Y’a le Jérôme Colin qui s’en revient. Ça s’appelle radiolibre.be, y a des sessions acoustiques toutes les semaines dedans et forcément, c’est recommandé par la maison.
Bande-son : Arcade Fire – Building Downtown (Antichrist Television Blues)