Cold War Kids « DPC

Archive pour le mot-clef ‘Cold War Kids’

2007 en… #2.

Jeudi 27 décembre 2007

Présentent

Les 5 groupes inconnus au bataillon de 2006 et reconnus d’intérêt public en 2007


La Maroquinerie, Paris, 1er novembre.

Les Wombats sont jeunes. Les Wombats sont drôles. Les Wombats sont potes avec Paul McCartney. Les Wombats promeuvent les animaux à gros derrière. Les Wombats aiment se foutre sur la g’le et danser sur Joie Division et, surtout, ils donnent une furieuse envie de faire comme eux. Les Wombats ne s’en étant pas tenu à ça, ils ont sorti un octobre un Guide To Love, Loss And Desperation en forme de bande-son de soirée dingue sur un bateau au milieu d’une rivière de Liverpool, meilleur, et c’est pas peu dire, que la pop frâlée de la tribu scandinave de Barcelone, meilleur même que le Fractured Life d’Air Traffic ― qui me rappellent de jeunes Snow Patrol, espérons qu’ils ne finiront pas comme ces derniers ―, meilleur que le Robbers & Cowards de Cold War Kids ― apparaissant là surtout grâce à leurs prestations scéniques, j’avoue ― et meilleur que le duo canadien avec de vrais morceaux de Wolf Parade dedans : Handsome Furs. Tuons le réalisateur, bougeons à New York, dansons sur Joie Division, marions-nous tous ensemble avec notre docteur, Joyeux Noël et vivent les marsupiaux.

        1. The Wombats
        2. I’m From Barcelona
        3. Air Traffic
        4. Cold War Kids
        5. Handsome Furs

Bande-son : The WombatsKill The Director

avec

2006 en 5 chouettes groupes pas connus en 2005

        1. Arctic Monkeys
        2. Wolfmother
        3. Mademoiselle K
        4. The Duke Spirit
        5. Guillemots

1997 en 2 groupes blabla tout ça

        1. Paul Westerberg
        2. Skunk Anansie

Épices tôlières.

Mardi 18 décembre 2007


Fondation Lebaudy, Rue d’Annam, Paris, 17 novembre.

Cold War Kids offrent un EP à télécharger gratos et subitement tout va mieux.

Bande-son : The WarlocksZombie Like Lovers

Two Gallants @ la Maroquinerie, Paris.

Mardi 27 novembre 2007

Pendant que les Têtes Raides cherchent à justifier leur nom en fêtant la sortie de leur nouvel album, Banco, dans le bar-restaurant du rez-de-chaussée, Two Gallants prennent possession du sous-sol devant une salle de tous âges en bonne partie anglophone. Le set est carré, pas de setlist, les titres s’enchaînent vite et bien, on pense furtivement aux White Stripes pour la configuration batterie/guitare et la spontanéité, mais la comparaison s’arrête vite là : Two Gallants sont bien plus folk, moins sulfureux et affichent moins leur complicité. Cela ne les empêche pas de communiquer des ambiances magiques dans la salle, surtout sur la fin du second rappel où, plutôt que de finir dans un chaos dont ils sont pourtant capables ― leur version à l’arrache de Las Cruces Jail, avant le premier rappel, en témoigne ―, Two Gallants optent pour un final en berceuse, menant doucement de leurs quatre mains la Maro à l’orée de sa nuit avant de disparaître en catimini. Chapeau.

Bande-son : Cold War KidsRubidoux

Previously unreleased #64¹.

Vendredi 10 août 2007


Cold War Kids, le Trabendo, 2 mai.

Laï,
Laï laï,
Oh
.

Bande-son : The White StripesPrickly Thorn, But Sweetly Worn (live Glace Bay, 14/07/2007) [concert complet dispo .]

/Edit : Chez moi le lecteur embarqué a décidé de lire la bande-son à la moitié de sa vitesse. Certes, on profite plus longtemps du morceau, mais dans l’autre main Jacques développe ici des qualités insoupçonnées de basson dont on se serait passé avec un plaisir non dissimulé. Allez donc télécharger l’original sur le site cité ci-dessus, ça leur fera plaisir.

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1 Concept chouettu de venu.

Icky c’est maintenant.

Mardi 19 juin 2007

J’avais prévu tout à fait autre chose comme note, mais ceci m’a donné une folle envie d’y faire écho comme cela :

On avait vécu une année 2005 riche en émotions, avec l’apparition d’un Arcade Fire innovant, la refonte d’un Black Rebel Motorcycle Club à maturation, la confirmation de Warlocks toujours aussi déchirés et, surtout, le pied-de-nez des White Stripes, s’étalant comme deux gamins dans 12 titres d’exotisme jovial là où tout le monde les attendait en sauveurs du rock n’roll électrique réinvestissant les boîtes de nuit. Get behind me, Satan, il n’en fut rien, loin de là même, les White préférèrent le marimba et l’ukulélé à la guitare électrisée et les cassures en rythme aux rythmes qui te laissent cassé. Ne jamais faire ce que l’on attend de vous, sous peine de se vautrer dans l’habitude, donc dans l’indifférence. Faire dans le toujours différent, jamais comme avant. L’année écoulée, je retiens Get Behind Me Satan plus qu’Howl ― malgré l’envol terre-à-terre ― et que Funeral ― malgré le brio ―, parce qu’il faut bien les classer. Il est des jours où un ex-æquo est dur à briser.

Deux ans plus tard, on recommence avec des mêmes, renouvelés. En piste dès mars, Arcade Fire voit tout en noir sur Neon Bible, alter-ego ténébreux de Funeral, en se laissant des puits de lumière échappatoire çà et là pour ne jamais baisser les bras. Album de l’année ? L’avenir nous le dira. Album du semestre, le passé nous le hurle. Un mois derrière, Black Rebel Motorcycle Club est redevenu un trio et fête ça en remettant le son à fond, expirant le blues, inspirant l’enfer. Honnête, Baby 81, l’album de la convalescence, cependant pas assez sur pied pour pouvoir rivaliser avec des Canadiens en pleine forme.

Puis au final, Hier finit par sortir Icky Thump.

Annoncé en mars, découvert en avril, resté presque secret jusqu’à la presque toute fin, le 6e Stripes remet une couche de gras sur ce qu’ils étaient jusque-là. On les retrouve transfigurés : laissés à Détroit sur un album rouge au milieu de la jungle dans un vaste trip acoustico-pianiste, ils nous reviennent de Nashville sur un album noir au milieu d’un champ dans un bouillon de culture rock n’roll magnifique. Le contre-pied, toujours. Un écran de fumée, Get Behind Me Satan, détournant l’attention des faux pour raviver après-coup la flamme des vrais dès Icky Thump, leur meilleur simple depuis Fell In Love With A Girl. À son image, Icky Thump, l’album, mélange une masse d’influences jetées à coups de pinceaux rouge, noir et blanc et liées dans une mayonnaise musicale inexplicable que seul un White peut concocter. Les White Stripes sont l’unique groupe au monde capable de faire suivre une reprise au mariachi vitriolé d’un Patti Page des 50’s par un punk corrosif, une comptine écossaise puis une apocalypse enkiltée sans qu’on doute une seconde de la cohérence de l’enchaînement, la seule formation sachant tripoter la pop comme le blues, le garage comme le folk en restant de grands gamins et, surtout, en pondant tout ça à deux là où d’autres, à 5, 8 ou même 10, restent stérilement banals.

On verra dans 6 mois si Icky Thump sera l’album de l’année. Laisser passer l’effet de surprise pour voir ce qu’il en reste, comme un parfum dont on ne garde que la note de fond une fois celles de tête et de cœur envolées, une épreuve qu’a brillamment déjà passée Arcade Fire. Évidemment, dans 6 mois nous devrons également compter Kings Of Leon, pondant leur meilleur album à ce jour, les surprises Cold War Kids, Ponys et I’m From Barcelona et les confirmations Arctic Monkeys et The Veils. Sans oublier que d’ici décembre, nous aurons vu revenir les Smashing Pumpkins, Interpol, PJ Harvey, les Warlocks (s’ils ne se sont pas suicidés) et allez, soyons fous, Radiohead. 2007 ne se résumera évidemment pas à Icky Thump et Neon Bible. Mais putain, il faudra se lever de bonne heure pour faire mieux que celui-ci et celui-là. Je vous souhaite bien du courage.

Guit’Art #7.

Samedi 2 juin 2007


La Trabendo, Paris, 2 mai.

Bande-son : Franz Ferdinand – All My Friends (LCD Soundsystem cover)

Cold War Kids @ le Trabendo, Paris.

Jeudi 3 mai 2007

La session acoustique promettait, l’album m’a déçu. Trop lascif, trop simple, trop brouillon, pas assez envolé, rien d’excitant là-dedans. Vient le live. D’entrée, le quator lave mes aprioris. Cold War Kids bougent comme on ne le voit plus assez souvent, chapeaux à la con sur la tête et sourire aux lèvres. Heureux d’être là, ça se sent et, surtout, ça se lit dans les yeux de Nathan Willett quand il explique à la salle combien ils heureux de jouer ici, à 10 000 km de ce Long Beach californien d’où ils n’auraient jamais cru pouvoir s’exporter. Leurs morceaux vivent, captivent, prenant une dimension tout autre, ça groove1 dans tous les coins, rien à voir avec le disque. Venu pour une demi-heure, j’y passe la soirée, changeant d’opinion sur eux aussi vite que sur Metallica le jour où ils ont coupé leurs cheveux. Et ressortant de là bien décidé à réécouter Robbers And Cowards d’une oreille toute neuve. Chapeau, les gros.

Bande-son : Cold War Kids Rubidoux

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1 Je crois que l’expression « ça groove » est passée de mode depuis 1991, en fait.

Elista II.

Vendredi 22 décembre 2006

Bande-son : Cold War Kids ― Red Wine, Success!