Articles avec le mot-clé « classements de fin d’année »

Mercredi
30
déc 2009

2009 en… #5.

et

présentent

2009 en 10 titres poney poney.


Parce qu’après tout et puisque ça a tellement plu l’année dernière autant refaire un Shooting Doggies pour fêter la bande d’originales de cette année, va.

  1.  The Pains of Being Pure at HeartCome Saturday

  1.  Yeah Yeah YeahsDull Life

  1.  The Black Box RevelationLove, Love Is on My Mind

  1.  The Dead WeatherWill There Be Enough Water?

  1.  Blood Red ShoesYou Bring Me Down

  1.  KasabianUnderdog

  1.  The VeilsSit Down By the Fire

  1.  The Black Box RevelationI Don’t Want It

  1.  Animal CollectiveMy Girls

  1.  The Dead WeatherTreat Me Like Your Mother

 

 

 

avec

 et

2008 en 10 dixièmes de bande-son annuelle

      1. The Kills ― Last Day of Magic
      2. Infadels ― Free Things for Poor People
      3. Eddie Vedder Hard Sun (Indio cover)
      4. Oasis The Shock of the Lightning
      5. Eddie Vedder Guaranteed
      6. Maxïmo Park ― By the Monument
      7. Nada Surf Weightless
      8. The Wombats ― Moving to New York
      9. I’m From Barcelona ― Music Killed Me
      10. Nada Surf ― Whose Authority
      11. Paramore ― Misery Business

1999 en 5 titres achetés légalement

      1. Foo Fighters – Learn to Fly
      2. Placebo ― Brick Shithouse
      3. Oasis All Around the World
      4. Meredith Brooks ― Lay Down
      5. Noir Désir ― Comme elle vient

Mardi
29
déc 2009

2009 en… #4.

et

présentent

2009 en 10 + 10 galettes

Ou : comment 2009 finit par être presque aussi bien que 2007, musicalement causant.

10 ― The Raveonettes ― In and Out of Control

Présents dans mon top 10, oui. Comme quoi tout arrive. Les Raveonettes ont livré cette année un album qui tient la route, agréable du début à la fin, consistant et complet, ce qui n’arrive plus tellement dans cette époque de zappage constant. Rien que pour ça, le duo danois mérite des félicitations.

 

9 ― Pete Yorn & Scarlett Johansson ― Break Up

Je sais, j’ai honte. Mais depuis 2005 et le premier effort de la curieuse association Lanegan – Campbell, j’ai un sale penchant pour les disques de gars et de filles qui écrivent des chansons ensemble. De ce côté-là Break Up et sa pop sautillante est une réussite, l’association est brillante et on se croirait tout du long dans un léger printemps californien avec des décapotables old school, des robes en dentelles et du soleil acidulé qui baigne le tout. Une fois pelotonné dans le froid de ce mois de décembre, forcément, ce genre d’album ne peut que gagner des places au classement.

 

8 ― The Hard Lessons ― Arms Forest

Le trio d’Ann Arbor a gagné en épaisseur depuis son primesautier Gasoline de 2005, et c’est une bonne chose car depuis que les White Stripes, Brendan Benson et Blanche ont déménagé, que les Paybacks et Electric Six sont retombés dans l’oubli et que les Von Bondies se sont assis sur les espoirs qu’on avait mis en eux, Détroit ne peut plus vraiment compter que sur eux. Confirmation avec la pop immédiate d’Arms Forest et son brin de folie qui contre-balance son dangereux penchant pour le larmoyant, heureusement passager. Je leur souhaite encore plein d’albums dans le genre pour les années à venir et autre chose que des Batofars quand ils repasseront par ici.

7 ― The Pains of Being Pure at Heart ― The Pains of Being Pure at Heart

Difficile de ne pas finir dans le top 10 de l’année quand on marie aussi bien The Jesus and Mary Chain avec les Smiths, point. The Pains of Being Pure at Heart ont rythmé mon année avec leurs morceaux étincelants, réservés, éthérés et jamais saoulants, comme les premiers rayons de soleil juste après la pluie, comme un été avec la tête dans le frigo, en supposant bien sûr qu’on puisse envisager de passer l’été la tête coincée dans son frigo. De ceux-là aussi, on peut attendre beaucoup dans ces années 10 à venir.

 

6 ― Franz Ferdinand ― Tonight: Franz Ferdinand

Parce que Franz Ferdinand reste Franz Ferdinand. Parce que même après cinq ans, trois albums et une moustache, même si Ulysses est devenu l’apanage de gens peu recommandables, Franz Ferdinand passe encore facilement comme un groupe en devenir à qui tout réussit, à qui tout sourit, avec qui tout marche, des percus transes qui allongent Lucid Dreams à perte d’ouïe aux rythmiques chaloupées et anachroniques qui balancent sur Can’t Stop Feeling, en prenant le temps de donner une digne suite à Eleanor Put Your Boots on avec Katerine Kiss Me. Si j’avais un groupe, tant de talent et de belles gueules dans un même projet, ça me déprimerait.

 

5 ― Mumford & Sons ― Sigh No More

L’année dernière, j’avais fait la gueule à Fleet Foxes parce que tant de barbes et de neurasténiques en bois dans un même groupe, ça me déprimait. Alors le Ciel m’écouta, alors la mer s’ouvrit en deux, alors surgirent Mumford et ses fils sur leurs fringants poneys avec leur folk cool qui elle au moins se bouge le fion comme aurait pu le faire celle de la baraque à Fleet si ces derniers n’avaient pas trouvé drôle d’assaisonner leurs corn flakes au valium pendant toute l’année 2008. Sigh No More a donc tout de suite marché sur moi, dès la première écoute, comme si je le connaissais depuis toujours ― surtout que l’intro de Winter Winds ressemble au refrain de Comme des enfants de Cure de Picrate, mais on s’égare ― et se retrouve donc devant Franz Ferdinand sans aucun effort [et même sans moustache].

 

4 ― The Black Box Revelation ― Set Your Head on Fire

J’ai l’impression de n’avoir écouté qu’eux, cette année. Au risque d’en rajouter une couche, Paternoster et Van Dijck sont donc la meilleure chose qui soit arrivé à la Belgique depuis dEUS. Set Your Head on Fire sent peut-être la peinture fraîche du texte assez creux, on voit un peu les raccords ici et là dans l’idée mais l’exécution, mazette, au point de se permettre de botter le cul à Ghinzu le soir du Bataclan d’avril dernier laisse deviner qu’on devrait revoir le duo plus haut dans le classement pour les albums à venir, peut-être ici-même l’année prochaine puisque le deuxième album, Silver Threats, sort le 1er février. À suivre.

 

3 ― The Yeah Yeah Yeahs ― It’s Blitz!

J’avoue, quand j’ai vu débarquer en mars les Ouais Ouais Ouais avec leur album sans guitare, j’ai ri. J’ai trouvé Zero pas mal, mais j’ai ri. Ensuite j’ai passé mon chemin, oublié l’affaire et ce n’est qu’à la fin de l’été que l’idée de quand même jeter une oreille à ce troisième effort histoire de ne pas mourir idiot m’a traversé l’esprit. La place à laquelle termine It’s Blitz! raconte la suite d’elle-même : les Yeah Yeah Yeahs ont atteint l’âge de maturité, celui auquel on est plus sérieux même si on pense être toujours aussi rock n’roll qu’avant. Le premier EP est loin mais ce qu’on a là ouvre des horizons en t’emportant plus loin. C’est ça l’expérience, non ?

 

2 ― The Dead Weather ― Horehound

Jack White est mon homme de maison. Voilà.

 

 

 

1 ― Kasabian ― The West Ryder Pauper Lunatic Asylum

Si on m’avait demandé l’année dernière un classement théorique pour 2009, j’aurais imaginé mettre Editors à cette première place, Ghinzu peut-être, Placebo pourquoi pas, sans même considérer une seconde ce troisième Kasabian. Et puis la déception de Mirror, Mirror, et puis la blague Battle for the Sun, et puis les claviers Bontempi et le colonel de la Wehrmacht qui envoient In This Light and on This Evening rejoindre The Resistance de Muse dans la boîte à choses honteuses de l’année, et puis Kasabian qui livre un album mortel, deux lives énormes et même un écran plasma ― comprenne qui pourra ―. Je n’avais ― étrangement ― pas aimé le premier album, je n’avais pas eu l’occasion de vraiment bien me pencher sur le deuxième et là, vraiment, ça fait du bien de se rattraper.

Et la suite, histoire d’allonger la liste :

  1.  Karen O and the KidsWhere the Wild Things Are OST
  2.  The Flaming LipsEmbryonic
  3.  The HorrorsPrimary Colours
  4.  Biffy ClyroOnly Revolutions
  5.  The Von BondiesLove, Hate and Then There’s You
  6.  GhinzuMirror Mirror
  7.  WeezerRaditude
  8.  Pearl JamBackspacer
  9.  Eagles of Death MetalHeart on
  10.  Tegan & SaraSainthood

avec

et  

2008 en 10 albums youpi

      1. Eddie Vedder ― Into the Wild
      2. The Kills ― Midnight Boom
      3. Bloc Party Intimacy
      4. I’m From Barcelona Who Killed Harry Houdini?
      5. The Dandy Warhols …Earth to the Dandy Warhols…
      1. The Raconteurs ― Consolers of the Lonely
      2. TV on the Radio Dear Science
      3. Oasis ― Dig Out Your Soul
      4. The Black Angels ― Directions to See a Ghost
      5. The Ting Tings ― We Started Nothing

1999 en 3 disques sortis bien avant iTunes

      1. Placebo – Without You I’m Nothing
      2. There’s Something About Mary OST
      3. Oasis The Masterplan

Lundi
28
déc 2009

2009 en… #3.

et

présentent

2009 en 5 concerts qui arrachèrent tout


Rock en Seine, Saint-Cloud, 28 août.

          Hors concours : Oasis, Rock en Seine, Saint-Cloud, 28 août.

Parce que forcément, quand je serai vieux, grabataire et que je sentirai le renfermé, la seule soirée de 2009 dont je me souviendrai vraiment et grâce à laquelle je pourrai saouler toute une armée d’infirmières, ça sera ce fameux soir où je n’ai pas pu chouter Oasis après avoir lutté des semaines durant pour choper un passe. Comme le reste de l’année sera parti depuis belle lurette dans la chasse d’eau de mon Alzheimer listons-le tous en chœur pour ne rien oublier : ma moustache d’Alex Kapranos du Zénith, mon match de rugby de la Cigale, mes tout plein de décibels du Bataclan, ma chance ultime de la Flèche d’Or, mon mieux-vaut-tard-que-jamais du Point Éphémère, ma nuit débridée du Nouveau Casino, mes trois titres de Muse bien comme il fallait du théâtre du Châtelet, mes trips en lapant du vin bio d’Angoulême, mes bières transcendentales du Zénith et mes chaudes retrouvailles du Nouveau Casino :

        1. Franz Ferdinand, le Zénith, Paris, 26 novembre
        2. The Dead Weather, la Cigale, Paris, 29 juin
        3. Kasabian, le Bataclan, 23 octobre
        4. The Black Box Revelation, la Flèche d’Or, Paris, 14 décembre
        5. My Vitriol, le Point Éphémère, Paris, 25 février
        6. Eagles of Death Metal, le Nouveau Casino, Paris, 27 janvier
        7. Muse, Théâtre du Châtelet, Paris, 8 septembre
        8. TV on the Radio, Garden Nef Party, Angoulême, 18 juillet
        9. Archive, le Zénith, Paris, 10 octobre
        10. Brendan Benson, le Nouveau Casino, Paris, 26 octobre

 OasisMy Big Mouth (live Londres 2009)

avec

 et

2008 en 10 soirées qui tachèrent grave

        1. Flogging Molly, la Maroquinerie, Paris, 27 mai
        2. I’m From Barcelona, le Bataclan, Paris, 31 octobre – [2]
        3. Oasis, le Bataclan, Paris, 10 novembre
        4. The Raconteurs, Rock en Seine, 29 août
        5. Radiohead, Main Square Festival, Arras, 6 juillet1
        6. Hushpuppies, la Maroquinerie, Paris, 8 novembre – [2]
        7. Black Rebel Motorcycle Club, Furia Sound Festival, Cergy-Pontoise, 28 juin – [2]
        8. The Wombats, le Trabendo, Paris, 20 mars – [2]
        9. Editors, le Bataclan, Paris, 7 avril – [2]
        10. Gore Gore Girls, la Maroquinerie, Paris, 21 avril – [2]

1999 en rien.

        • Rien.

Dimanche
27
déc 2009

2009 en… #2.

et

présentent

2009 en 5 nouvelles bandes de jeunes qui s’éclatent


The Black Box Revelation, le Bataclan, Paris, 3 avril.

Jan Paternoster et Dries Van Dijck ne ressemblent à rien, viennent d’une banlieue cradingue et n’ont personne pour les aider à mieux choisir leurs pulls. Mais Paternoster et Van Dijck possèdent une sacré pile de disques de chevet, affichent une complicité inaltérable, font preuve d’un talent dingue et d’une énergie incendiaire sur scène ; Exactement ce qu’avait pu être Wolfmother il y a quelques années, mais en plus belges et en moins aptes à vouloir ressusciter The Darkness sur leur deuxième album1. Souhaitons longue vie et belle discographie à eux, mais aussi à la pop froide de The Pains of Being Pure at Heart, au folk boucanier de Mumford & Sons, à la machine de guerre The Big Pink et au büze The xx, qui même s’il ressemble un peu beaucoup à Flexa Lyndo, mérite de traîner ici. Et puisse aucun d’entre eux ne finir dans le classement d’hier.

        1. The Black Box Revelation
        2. The Pains of Being Pure at Heart
        3. Mumford & Sons
        4. The Big Pink
        5. The xx

 The Black Box RevelationLove, Love Is on My Mind

avec

 et

2008 en 5 trucs dont 2007 nous avait pas parlé

        1. The Black Angels
        2. The Ting Tings
        3. Blood Red Shoes
        4. The Blakes
        5. MGMT

1999 en 5 groupes pas disponibles en MP3

          • N/A

1 Enfin ne nous emballons pas non plus, hein, on ne l’a pas encore entendu ce deuxième album.


Samedi
26
déc 2009

2009 en… #1.

et

présentent

2009 en 5 titres nases pourris et horripilants qu’on ferait mieux de noyer tous ces zazous plutôt que leur donner un micro


Le Fanfaron, Paris, 5 décembre.

[Et subitement je m'étonne de n'avoir pas retenu Sliimy dans la sélection de cette année.]

Saluons l’exploit de Muse qui, après avoir atteint les sommets ― mais si souvenez-vous, les chouettes albums, les clips avec des cowboys moustachus, les classements de fin d’année flatteurs, toute notre jeunesse ― remporte cette année le grand prix de l’exaspération radiophonique matraquante. Bien sûr Uprising n’est dans l’absolu pas pire que les horreurs qu’ont pu pondre Ska Nerfs ou Revolvère, mais en arriver là après tout les chouettes espoirs qu’on a pu mettre en eux ― même les Inrocks y ont cru un jour, c’est dire ― énervant au moins autant que les cinq diffusions de Should I Stay or Should I Go? auxquelles on a le droit dès qu’on écoute RTL2 plus de deux heures, forcément, ça leur fait des points en plus.

Notons au passage qu’Editors auraient fort bien pu finir dans le même classement pour les mêmes raisons avec leur PAPILLON, n’eut été cet historique document qui prouve que ce titre peut-être joli, quand il n’est pas chanté avec toute la douceur d’un colonel de la Wehrmach qui se serait coincé le doigt dans la porte de son Panzer sur fond de synthétiseurs rachetés d’occase à Jean-Michel Jarre.

        1. Muse ― Uprising
        2. Ska Nerfs [CH] ― Volte-face (feat. Mark Kelly)
        3. Revolver ― Get Around Town
        4. Montgomery ― 6 bonnes raisons
        5. Clarika ― Je ne serai pas

Également cités : U2 ― I’ll Go Crazy If I Don’t Go Crazy Tonight, Olivia Gruik ― Elle panique, Lilly Allen ― Fuck You, Black Eyed Peas ― Boom Boom Pow, Kanye West ― Love Lockdown, Indochine ― Little Dolls, Green Day ― 21 Guns et Cure de Picrate ― Comme des enfants. Mention spéciale aux BB Brunes qui, s’ils avaient sorti leur Lalalove You un peu plus tôt, aurait sûrement fini dans les 5 premiers.

S’il manque des trucs, mettez ça sur le compte de la formidable capacité d’oubli dont est capable le cerveau humain pour préserver sa santé mentale.

Archives 2008, 2007 et 2006.

 PJ HarveyThis Wicked Tongue (Peel session)


Vendredi
25
déc 2009

Those were the 00s [2/2]

En fait je n’ai jamais vraiment su éviter l’amalgame entre ce qu’entendent mes yeux et ce que voient mes oreilles. Alors quand est venu le moment de faire un classement des albums qui auront marqué ma décennie, plutôt que de faire une bafouille sur chaque disque expliquant à quel point il est génial, plus génial que celui juste en-dessous mais toutefois moins génial que celui juste au-dessus ― vous en faites pas vous aurez quand même droit à ça pour le classement de fin d’année, bande de gens ―, j’en suis venu à le faire avec des mots-clés qui mènent vers des liens ou pas ― ce journal n’a que 5 ans, après tout ―, que tout le monde pourra comprendre ou pas et qui évoqueront des choses ou pas.

Bons clics ou pas, on se revoit en bas.

Ou pas.

  1. PJ Harvey ― Uh Huh Her (2004)
    Ibarron / nuit / octobre / Best Buy / les seins de PJ Harvey / Toronto / Saint-Étienne
     
     
     
     

  1. Yeah Yeah Yeahs ― Fever to Tell (2003)
    Cleveland / TV on the Radio / Palm Springs / Spin magazine / Coachella 2004 / radio / barbecue / neige / Chouine gomme
     
     
     

  1. The Von Bondies ― Pawn Shoppe Heart (2004)
    Détroit / Magic Stick / Encore Records / The Libertines / Pontiac / The White Stripes / soleil / Nouveau Casino / I ♥ Detroit
     

     
     

  1. Arctic Monkeys ― Whatever People Think I Am, That’s What I’m Not (2006)
    Black session / Mylène Farmer / acné / Bataclan / Leffe triple / Métiz’Art / orage / Doc Martens / Trabendo / vin blanc / voisins / Dancefloor

 

  1. The Wombats ― A Guide to Love, Loss and Desperation (2007)
    Liverpool / bateau / bourré / hôtel / minibar / polochons / HMV / Babyshambles / Joie Division / Arras / Black Session / New York / Little Miss Pipedream / Los Angeles / jet lag / Trabendo
     
     

  1. Flogging Molly ― Within a Mile from Home (2004)
    Radar / Royal Oak / nuit / State Theater / Bataclan / enterrement / sing me a song from yesterday and when the laughter drank these tears before the promises that now slip away  / septembre / retour / Houston
     
     

  1. The White Stripes ― Icky Thump (2007)
    Beggars / Le Bervouze / Zénith / mur / mimes / Saez / Londres / Eurostar / NME / vinyl / téléphone / Ourcq
     
     
     

  1. Placebo ― Sleeping with Ghosts (2003)
    Printemps de Bourges / râteau / Amnéville / conférence de presse / Radio 21 / hiver / Dick Rivers / RTL2 / E411 / nuits
     
     
     

  1. The White Stripes ― White Blood Cells (2001)
    Regrets / Royal Oak / septembre / neige / hiver / school bus / hôtel Yorba / Blind Pig / Ann Arbor / rentrée / Michigan / nuits
     
     
      

  1. Secret Machines ― Now Here is Nowhere (2004)
    Punxutawney / Amsterdam / Magic Stick / depuis quand t’es blonde toi ? / Interpol / Saturn / Boston / Milwaukee / route / trains / nuits / aubes / E411
       
      

  1. Snow Patrol ― Final Straw (2004)
    Thanksgiving / nuit / neige / Saint Andrew’s Hall / Détroit / Ann Arbor / septembre / Ledru-Rollin / New York / matins / Pennsylvanie

     

  1. Ghinzu ― Blow (2004)
    Pure FM / Schriphol / nuit / NWA / métro / photocopieuse / rectiligne / Olympia / voiture / mim / Ann Arbor / CDG
     
     
     

  1. Franz Ferdinand ― Franz Ferdinand (2004)
    Cobo Arena / Détroit / EF 50 mm f/1,8 II / Good Charlotte / gwosse gwosse beat / Rock en Seine
     
     
     

  1. Muse ― Absolution (2003)
    Entorse / diplôme / Zénith de Nancy / Détroit / St Andrew’s Hall / Coachella 2004 / chance / enterrement / 306 / Curiosa / 4 pages / Naïve / téléphone / Clutch Cargo’s / molard / Metz
     

  1. Placebo ― Black Market Music (2000)
    RTL / Gibert Joseph / noir / digipack / Nancy / bureau / nuit 2001 2001 2001 / route
     
     
       

  1. The Kills ― Keep on Your Mean Side (2003)
    2005 / neige / Londres / tour Eiffel / nuit / Fuck the People / Milwaukee
     
     

  1. Muse ― Origin of Symmetry (2001)
    Hyères / Zikweb / avril 2001 / Georges Lang / Eurockéennes 2002 / Soundhouse studios / Londres / Steelworx / Indochine / mimes / radar / Hullabaloo / Wash me away
     
     

  1. Oasis ― Familiar to Millions (2000)
    Vallorcines / Helter Skelter / Audi 80 / vaisselle / Northville / Michigan / balle de golf /
     
     
     

  1. Kings of Leon ― Because of the Times (2007)
    Poudrière / métro / Houston / avion / Rock en Seine / Bataclan / Le Bervouze
     
     
     

  1. Arcade Fire ― Funeral (2005)
    Croissants / avenue Lefru-Frollin / Everytime you close your eyes lies lies / casques / Élysée-Montmartre / nuit / câble USB / neige / Toronto / aube / couette / Inrocks / Rock en Seine / vous pensez quoi d’Internet ? / Ardenne / Jane / terrasse
     
     

  1. PJ Harvey ― Stories from the City, Stories from the Sea (2000)
    Zikweb / Liverpool / State Theater / nuit / ski / 2001 / One day there’ll be a place called home / Ann Arbor / Audi 80 / passage Brady / été
     
     
     

  1. Black Rebel Motorcycle Club ― Take Them on, on Your Own (2003)
    X-Rock / noir / I think that selfishness will be the end of this if you don’t save me / larsen / route / Coachella 2004 / Air / Londres / Détroit
     
     
     

  1. The White Stripes ― Elephant (2003)
    Com’Info / I-696 / pluie / nuit / Zénith / parking / Blanche / Luxembourg / Wazoo Records / Rép’ / ampli / Ask your girlfriends to see if they know / Tuileries

       

  1. Flogging Molly ― Swagger (2000)
    Détroit / Course de l’Édhec / Boum / Sables d’Olonne / You drink too much coffee I drink to much stout / avion / Hyères / IV / Coachella 2004 / Guinness / Printemps de Bourges / interview / poster / enterrement / sale

     

  1. Eddie Vedder ― Into the Wild (2007)
    Norvège / neige / froid / voiture / train / avion / seul / soleil / crépuscule / autoroute / Astonvilla / Bordeaux / Minnéapolis / Chicago

       
     

  1. Editors ― An End Has a Start (2007)
    Nuits / course / Ouï FM / Rock en Seine / Mini Disc / soleil / voiture / rue Dussoubs / conférence de presse / Bataclan / dos / Inrocks / Métro / Amsterdam

       

  1. Black Rebel Motorcycle Club ― Howl (2005)
    Élysée-Montmartre / automne 2005 / mimes / aube / métro / Saint-Germain / Orléans / crépuscule / Earl / ligne 10 / Liverpool / sueur / Metz / fin / nuit

       
     

  1. The Dandy Warhols ― Thirteen Tales from Urban Bohemia (2000)
    Mécaflotte / infirmières / décembre / nuit / printemps 2001 / Metz / Radio 21 /
    Rolling Stones / boum Énim / Steelworx festival / poussière / Annie Cordy / cassettes / 306 /

     

  1. Interpol ― Turn on the Bright Lights (2002)
    Nuit / New York / neige / Twingo / 2007 / Paris / Très Grosse Bibliothèque / mimes /
    Printemps de Bourges / 21 Avril / cravate / pluie / Curiosa / vin blanc / métro / State Theater / Maple Road / I’ll bring you when my lifeboat sails through the night that is supposing that you don’t sleep tonight / Brooklyn / Pontiac
     

  1. Arcade Fire ― Neon Bible (2007)
    Hôtel / Tamise / interview / église / Olympia / Belfort 2007 / pluie / Ontario / voiture / anniversaire / soleil / froid / nuit / cage / Thomas VDB / Johnny Halliday / vomi / mariage / enterrement / Houston / crypte

Ah, et cette liste ne serait pas complète sans ses 5 hors-concours, ceux qui ont pu faire partie de ma vie, mais pas de la même manière que les autres :

  • Elista ― La folie douce
  • Mademoiselle K ― Ça me vexe
  • Mademoiselle K ― Jamais la paix
  • Muse ― Black Holes and Revelations
  • Placebo ― Meds

Sur ce on poste et vite vite on regrette de ne pas avoir cité Get Behind Me Satan.

Joyeux Noël hein…

[Ou pas.]


Jeudi
24
déc 2009

Those were the 00s [1/2].

C’est qu’il serait peut-être temps de clore les années 2000, dis-moi.

Après mûres réflexion, je suis tombé bien d’accord avec moi-même pour dire que faire un classement des meilleurs titres de la décennie, c’est impossible de manière générale. Un top des années nonante aurait eu du mal à départager un No Surprises et un Smells Like Teen Spirit, par exemple ― enfin plus difficilement qu’un Barbie Girl et un Rhythm Is a Dancer, quoi ―, parce que les deux ne jouaient pas dans la même catégorie, au final. Du coup je me suis pris par la main et j’ai tout bien rangé en 5cinq catégories globales et totalement arbitraires pour refléter un peu plus facilement ces belles années 00 qu’on enterre la semaine prochaine. N’hésitez pas à partager les vôtres, histoire de vous occuper ce soir entre le foie gras et le saumon.

Top 5 « postillonnage de cures-dents ».

  1. My VitriolAlways: Your Way (2001)

  1. Black Rebel Motorcycle ClubHeart + Soul (2003)

  1. The RaconteursHeadin’ for the Texas Border (live) (The Flamin’ Groovies cover) (2006)

  1. Secret MachinesNowhere Again (2004)

  1. Flogging MollyBlack Friday Rule (2000)

Top 5 « décapotable et coups de soleil ».

  1. Arcade FireKeep the Car Running (2007)

  1. Eddie Vedder Hard Sun (Indio cover) (2007)

  1. The Dandy Warhols Bohemian Like You (2000)

  1. BlancheSomeday… (2003)

  1. Richard AshcroftC’mon People (We’re Making It Now) (2000)

Top 5 « nuit, valium et corde à s’ôter ».

  1. InterpolLeif Erikson (2002)

  1. Black Rebel Motorcycle Club Open Invitation (2005)

  1. Arcade FireMy Body Is a Cage (2007)

  1. Isobel Campbell & Mark LaneganRevolver (2005)

  1. José González Love Will Tear Us Apart (Joy Division cover) (2004)

Top 5 « Hiver, neige, pingouins et café au lait ».

  1. AirAlone in Kyoto (2004)

  1. The Postal Service Such Great Heights (2003)

  1. The LibertinesMusic When the Light Goes Out (2004)

  1. K’s Choice Busy (2000)

  1. PlaceboSpecial Needs (2003)

Top 5 « Anglais à fesses plates1 ».

  1. Franz FerdinandTake Me Out (2004)

  1. Arctic MonkeysI Bet You Look Good on the Dancefloor (2006)

  1. The WombatsLet’s Dance to Joy Division (2007)

  1. Maxïmo ParkApply Some Pressure (2005)

  1. Bloc PartyBanquet (2004)

Voilà. Je valide, je poste, je relis dans 24 heures et je réalise que je n’ai mis aucun White Stripes, que j’ai oublié de faire les tops 5 « pendant qu’on fait des frites » et « à s’écouter après une vasectomie », avant de jurer bien fort, mais un peu tard, qu’on ne m’y reprendra plus en 2019.

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1 C’est un hommage à qui de droit, vous ne pouvez pas comprendre.


Mardi
30
déc 2008

2008 en… #5.

Présentent

2008 en 10 titres d’une bande-son de peut-être pas nos vies mais au moins la mienne.


Sautons du coq à l’âne en profitant de l’espace vide laissé par l’absence de photos récentes des Kills dans mon stock pour y placer un test de Shooting Doggies, série appelée à remplacer les Shooting People en 2009 si elle reçoit l’aval de tous et qu’on me fournit assez de matière première canine, docile et prête à signer une décharge.

Press play.

      1.  The Kills – Last Day of Magic


         
         
      2.  Infadels Free Things for Poor People

         
         
         
      3.  Eddie Vedder Hard Sun (Indio cover)

         
         
         
      4.  Oasis The Shock of the Lightning

         
         
         
      5.  Eddie Vedder Guaranteed

         
         
         
      6.  Maxïmo Park By the Monument

         
         
         
      7.  Nada Surf Weightless

         
         
         
      8.  The Wombats Moving to New York

         
         
         
      9.  I’m From Barcelona Music Killed Me

         
         
         
      1.  Nada Surf Whose Authority

         
         
         
      1.  Paramore Misery Business

         
         
         

avec

 

2007 en 10 titres qui fouettent

      1. Editors – An End Has a Start
      2. Arcade Fire – Keep the Car Running
      3. The White Stripes – Icky Thump
      4. The Wombats – Let’s Dance to Joy Division
      5. Arcade Fire – My Body Is a Cage
      6. Black Rebel Motorcycle Club – Weapon of Choice
      7. Foo Fighters – The Pretender
      8. PJ Harvey – White Chalk
      9. I’m From Barcelona – The Painter
      10. PJ Harvey – Silence

1998 en 5 morceaux qui datent

      1. Oasis It’s Getting Better (Man!!)
      2. K’s Choice Believe
      3. The Verve – Lucky Man
      4. Oasis I Hope, I Think, I Know
      5. Massive Attack Teardrop

Lundi
29
déc 2008

2008 en… #4.

2008 en 10 trucs de fous trop dingues

Le décompte à la Miss France ayant été super bien reçu l’année dernière par l’association des brodeuses sur soie de Saligny-sur-Loire, on va remettre ça cette année pour leur faire plaisir.

10 ― The Ting Tings – We Started Nothing

Ils ont effectivement commencé quelque chose, et quelque chose de bien. Les Ting Tings ont fait cette année dans l’irrésistible, le déluré et le chaloupé sans dépasser les limites du raisonnables ― donc du chiant ― , et 2008 s’achève en emportant avec au moins un Shut Up and Let Me Go ― traduit « tais-toi prends un vélo » par mewa si vous voulez l’entendre venez me payer des Guinness jusqu’à ce que chant s’en suive ― et un That’s Not My Name dans sa longue liste de titres de fous qui auront marqué l’année et ses soirées.

 

9 ― The Black Angels – Directions to See a Ghost

Je ne vais pas trop épiloguer là-dessus après la note d’avant-hier : tout le bien que je pense des Black Angels rejaillit forcément sur cet album en forme de litanie électrisée et désespérée rouge et verte aussi. Bel album, beau groupe, concerts à retravailler un peu mais on vous aime quand même, des bises.

 

8 ― Oasis – Dig Out Your Soul

Depuis le temps, on sait que le meilleur album d’Oasis est derrière eux. Il faut l’accepter et vivre avec. Cela n’empêche pas Dig Out Your Soul d’être à la hauteur, point. Avec des Shock of the Lightning, des Falling Down, Ain’t Got Nothing et des To Be Where’s There’s Life, les frères Gallagher se sont montrés dignes de leurs jeunes années tout en faisant mieux que Don’t Believe the Truth, qui était lui-même mieux qu’Heathen Chemistry. Les albums passent, les Mancuniens sont toujours là et, en attendant que Blur reviennent, ils jouent tout seuls dans leur catégorie, trop vieux pour rivaliser avec les jeunes et trop jeunes pour se comparer aux vieux. Oasis vit toujours et c’est déjà bien, de moins en moins de groupes peuvent se vanter d’en faire autant.

7 ― TV on the Radio – Dear Science

TV on the Radio est un groupe cool que c’est la frime de les écouter, on pourrait même les qualifier de branchés si cette dernière expression l’était toujours, branchée. À coups de Red Dress impatient, Shout Me Out courant après la montre, DLZ vengeur et Lover’s Day envolé, TV on the Radio signe un album urbain dans la lignée des précédents, ce genre qui colle parfaitement à une chevauchée de métro quand on est en retard pour le boulot, scotché sur ta vie comme si subitement tu vivais à New York. Leur premier qui me marque à ce point. Je ne suis pas mécontent de suivre la haÿpe, pour une fois.

6 ― The Raconteurs – Consolers of the Lonely

En voilà un qu’on m’a bien gâché. Malgré ça, ce deuxième Raconteurs est largement au-dessus de son prédécesseur grâce à une prod bien meilleure et des compos plus incisives. Cette année, White et sa bande on enfin passé la 5e, subitement tout va mieux, on part pour l’album de l’année juché sur des Salute Your Solution, Consoler of the Lonely, Five on the Five, Carolina Drama et puis… Non. La vie. Mais je salue quand même l’effort.

 

5 ― The Dandy Warhols – …Earth to the Dandy Warhols…

Et voilà les Dandys ressurgissant dans ma vie. Pas leur meilleur album non plus, Thirteen Tales of Urban Bohemia ayant mis la barre haut à son époque, mais …Earth to the Dandy Warhols… a eu au moins le mérite de me réconcilier avec eux alors que nous étions fâchés depuis Welcome to the Monkey House. Trois albums plus tard, enfin, on se rabiboche. J’y peux rien, je suis de nature rancunière. C’est mal mais je me soigne.

 

4 ― I’m From Barcelona – Who Killed Harry Houdini?

Jack White mis à part ― on trouve toujours une place pour un Jack White dans les classements de fin d’année, la vie est ainsi faite ―, I’m From Barcelona se retrouve seul survivant de mon top album 2007, après le lamentable échec de Kings of Leon et de leur Only by the Night à vite oublier dans les cachots de la honte musicale, l’incapacité de Cold War Kids à faire quoi que ce soit d’intéressant sur Loyalty to Loyalty et les vacances prises par tous les autres. I’m From Barcelona, cette année, a pris son image de groupe de bisounours toujours guet’z et prêts à faire des poutoux à tout le monde, l’a mise en pièces et a recollé le tout à l’envers, pondant un album bien plus sombre, prenant tout le monde sur un contre-pied inattendu. Le résultat est épatant, la bande d’Emanuel Lundgren s’éclaire d’un jour ― ou plutôt d’une nuit ― nouvelle, la musique m’a tué, Houdini et mort et la multitude suédoise finit cette année 2008 dépouillée de son costume de carnaval. Ce n’est pas une légende, les clowns les plus drôles peuvent vraiment être les gens les plus tristes.

 

3 ― Bloc Party – Intimacy

Voilà un groupe qui aura mis le temps à me percer à jour. Silent Alarm me laissait de marbre en 2005, je ne jetais même pas une oreille sur A Weekend in the City deux ans plus tard, et voilà subitement qu’Intimacy me marque avec ses Signs, Ares, One Month Off, Halo, prouvant que je ne suis finalement pas un si gros imbécile que ça puisque je finis par changer radicalement d’avis sur le groupe. Douce flatterie, rassurant constat, même la pochette est une des plus jolies de l’année, voilà le quartette sur mon podium 2008. Drôle d’année, décidément.

 

2 ― The Kills – Midnight Boom

Un album qui tabasse d’un bout à l’autre, je ne vois pas quoi ajouter. Pourtant pas tellement éloigné des deux premiers Kills, Midnight Boom est la soudaine explosion du duo qu’on commence à subitement retrouver partout. L’année prochaine, ils feront la Star Académie en trio avec Miquailze et Looane et ce sera bien fait pour eux, tiens, ils l’auront bien cherché, merde à la fin, on n’a pas idée de sortir des trucs pareils, une vraie mine de bandes-sons pour ce journal électronique, avec des textes aussi bien torchés et des mélodies épurées et fatales. Je serais musicien, tant de perfection simpliste me déprimerait grave, en fait.

 

1 ― Eddie Vedder – Into the Wild

J’avoue, c’est super-gonflé d’aller mettre en album de l’année 2008 un truc qui est sorti en 2007. Cela étant, beaucoup ayant placé In Rainbows dans leurs classements 2008 alors qu’il est sorti l’année dernière, je prends donc le droit de faire de même devant la nécessité : Into the Wild est le seul album que je me suis écouté complètement, dans l’ordre et sans rien zapper cette année. Ce disque se pose en invitation au voyage géante, l’album idéal du train, l’album parfait de la bagnole, l’album évident de l’avion mais surtout l’album qui colle aux semelles de la moindre équipée pédestre. Parfait de son intro à sa piste cachée, toujours prêts à partir et toujours content de rentrer, moi qui pensait que seuls les labradors étaient vraiment fidèles, je découvre que les chanteurs à cheveux longs et chemises en draps aussi. En 2009 lui et moi en aurons encore à vivre, à découvrir, juste tous les deux. Et c’est tant mieux.

Bande-son : Eddie VedderRise

2007 en 10 albums graves

      1. Arcade Fire – Neon Bible
      2. Editors An End Has a Start
      3. The White Stripes Icky Thump
      4. PJ HarveyWhite Chalk
      5. Kings of Leon Because of the Times
      1. Black Rebel Motorcycle Club Baby 81
      2. The Wombats The Wombats Proudly Present: A Guide to Love, Loss and Desperation
      3. I’m From Barcelona Let Me Introduce My Friends
      1. Interpol Our Love to Admire
      2. RadioheadIn Rainbows

1998 en 5 disques méchants

      1. K’s Choice Cocoon Crash
      2. Oasis Be Here Now
      3. Manic Street Preachers Everything Must Go
      4. Pearl Jam Yield
      5. Soul Asylum Candy from a Stranger

Dimanche
28
déc 2008

2008 en… #3.

 

Présentent

2008 en 10 soirées qui tachent grave je te dis pas


La Maroquinerie, Paris, 28 mai.

Je crois en avoir parlé comme il fallait dès le lendemain du concert. Ce 27 mai, la meute de damnés de Flogging Molly a pris la Maroquinerie, l’a retournée et l’a secouée sans relâche pour en tirer tout le bon jus. De tous les groupes que j’ai vus plusieurs fois, Flogging Molly est de loin celui qui ne déçoit jamais, qui t’offre ce que tu es venu chercher et qui te paie des stouts si tu as de la chance. À côté de cette orgie, le carnaval d’Halloween d’I'm From Barcelona fut une veillée funèbre, la soirée haÿpe d’Oasis et sa baston d’Anglais au bar une soirée pyjama, le crépuscule sudiste de Raconteurs profitant de l’annulation de Winouze pour étirer la magie de ce coucher de soleil d’août un camp scout au coin du feu. Même Radiohead à Arras, me voyant arpenter le fond de la Grand’Place déserté en quête de bouffe, pendant que là-bas, le quintette d’Oxford semblait jouer rien que pour moi dans la vacuité d’un univers duquel je serais le seul atome ; même Arras fut moins intense. Et pourtant.

Mais puisqu’il faut bien tout classer :

        1. Flogging Molly, la Maroquinerie, Paris, 27 mai
        2. I’m From Barcelona, le Bataclan, Paris, 31 octobre – [2]
        3. Oasis, le Bataclan, Paris, 10 novembre
        4. The Raconteurs, Rock en Seine, 29 août
        5. Radiohead, Main Square Festival, Arras, 6 juillet1
        6. Hushpuppies, la Maroquinerie, Paris, 8 novembre – [2]
        7. Black Rebel Motorcycle Club, Furia Sound Festival, Cergy-Pontoise, 28 juin – [2]
        8. The Wombats, le Trabendo, Paris, 20 mars – [2]
        9. Editors, le Bataclan, Paris, 7 avril – [2]
        10. Gore Gore Girls, la Maroquinerie, Paris, 21 avril – [2]

 Bande-son : Flogging MollyRequiem for a Dying Song

avec

2007 en 5 concerts de la mort létale

        1. Arcade Fire @ les Eurockéennes, Belfort, 1er juillet
        2. The White Stripes @ le Zénith, Paris, 11 juin
        3. PJ Harvey @ Canal +, Paris, 11 septembre
        4. Black Rebel Motorcycle Club @ l’Élysée-Montmartre, Paris, 20 novembre
        5. I’m From Barcelona @ les Eurockéennes, Belfort, 30 juin

1998 en 5 ah non tiens.

            • N/A

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1 Ah tiens j’ai toujours pas posté de photo de cette soirée-là dites-moi. L’année prochaine promis.


Samedi
27
déc 2008

2008 en… #2.

 

Présentent

Les 5 groupes inconnus au bataillon de 2007 et reconnus d’intérêt public en 2008


L’Élysée-Montmartre, Paris, 8 décembre.

Je suis effectivement resté sceptique devant le concert de l’Élysée-Montmartre, mais malgré tout, les Black Angels ont lâché cette année un Directions to See a Ghost qui m’a bluffé de sa première piste à son emballage soigné trahissant leur passé de graphistes méticuleux. Ce groupe-là a tout pour plaire, pour peu qu’on aime le velvetien, le doorseux, les rythmes pesants et écrasés et les sillons désolants étirés sur des dizaines de minutes. Là où les Warlocks ont échoué l’année dernière, le combo d’Austin sauve les meubles d’un rock spleenien désabusé et dépressif en renouvelant le genre, mais pas trop, hein, parce qu’il est des choses dans la vie auxquelles mieux ne vaut pas trop toucher.

        1. The Black Angels
        2. The Ting Tings
        3. Blood Red Shoes
        4. The Blakes
        5. MGMT

Saluons également des Ting Tings explosant avec un We Started Something déluré et chaloupant, taillé pour les soirées haÿpe et les pubes d’iPods ; ainsi que Blood Red Shoes revisitant le duo mixte à batterie et guitare dans des directions en tous points opposées à celles des White Stripes, péchant d’une main et promettant de l’autre. The Blakes m’ont séduit avec leur premier album, MGMT fut omniprésent et mérite sa place. Au plaisir de revoir tout ce monde-là en 2009.

 Bande-son : The Black AngelsDoves


avec

2007 en 5 chouettes groupes pas connus en 2006

        1. The Wombats
        2. I’m From Barcelona
        3. Air Traffic
        4. Cold War Kids
        5. Handsome Furs

1998 en 2 groupes blabla tout ça

        1. K’s Choice
        2. Manic Street Preachers

Vendredi
26
déc 2008

2008 en… #1.

     

Présentent

2008 en 5 titres de l’horreur que la malédiction infernale t’a mis sur ton chemin toute l’année

  1. Estelle ― American Boy
  2. Vanessa Paradis ― Dès que je te vois
  3. Damien Saez ― Jeunesse lève-toin
  4. Panic at the Disco ― Nine in the Afternoon
  5. Plain White T’s ― Delilah

Enfin depuis l’invention de la cassette-jack à autoradio et du réveil-matin wifi, je n’ai plus à endurer Le Müve’ le matin ni Jäwhöl FM la journée, ce qui restreint le champ du harcèlement musical. Cela étant, on tient un beau gagnant cette année avec machine et sa chanson de merd’ qui me donne vraiment envie d’acquérir une batte de cricket à chaque fois que je l’entends pour relancer l’industrie de fabrication de postes de radiodiffusion. Félicitations à elle.

Archives 2007 et 2006.


Lundi
31
déc 2007

2007 en… #6.

2007 en une photo.

Il y a un an, je réclamais violemment des avions pour 2007, avec des tampons pour déflorer mon nouveau passeport. Mine de rien, ça a marché. Cette année m’a apporté des 21 février, des 23 avril et des 23 septembre, avec même un 25 septembre en bonus pour me rappeler ma folle jeunesse. Finalement j’ai bougé un peu, pas autant que j’aurais voulu, bien sûr, mais on va pas commencer à se plaindre.

2007 en une photo, ce ne sera pas un ― autre ― 23 avril pour dire que je décolle, ni un 12 mars pour avoir bougé un peu, ni un 22 mai pour avoir toujours autant hanté les salles bruyantes, un 30 juin ou un 16 décembre pour avoir quelque fois appuyé sur le bouton au bon moment ou un 18 octobre pour avoir regardé tout ça défiler sans savoir où j’allais. 2007 en une photo, ce sera un 11 février.


Forêt de Sécheval, 11 février.

Histoire de s’auto-souhaiter d’enfin trouver la bonne direction en 2008. Et la même chose pour vous, au passage.

Bon réveillon à tout le monde.

Bande-son : Black Rebel Motorcycle ClubLast Chance For Love


Dimanche
30
déc 2007

2007 en… #5.

Présentent

2007 en 10 titres de déchirage mortel grave qui tuent méchant


La Cigale, Paris, 11 novembre.

Tout ça pour dire que 2007 aura décidément été une bien belle année.

      1. Editors – An End Has A Start
      2. Arcade Fire Keep The Car Running
      3. The White Stripes Icky Thump
      4. The Wombats Let’s Dance To Joy Division
      5. Arcade Fire My Body Is A Cage
      6. Black Rebel Motorcycle Club Weapon Of Choice
      7. Foo Fighters The Pretender
      8. PJ Harvey White Chalk
      9. I’m From Barcelona The Painter
      10. PJ Harvey Silence

avec

 

2006 en 10 titres youpi les oreilles

      1. The Raconteurs – Intimate Secretary
      2. Muse – Knights Of Cydonia
      3. Secret Machines – Lightning Blue Eyes
      4. Mademoiselle K – Final
      5. Damien Rice – Rootless Tree
      6. Arctic Monkeys – I Bet You Look Good On The Dancefloor
      7. Calexico – Deep Down
      8. Wolfmother – Woman
      9. Archive – Lights
      10. Isobel Campbell & Mark Lanegan – Revolver

1997 en 5 morceaux qui ah ça non ça nous rajeunit pas ça ma bonne dame

      1. Pearl Jam Leash
      2. Paul Westerberg Stain Your Blood
      3. Oasis – D’You Know What I Mean
      4. The CranberriesThe Rebels
      5. Smashing PumpkinsJellybelly

Samedi
29
déc 2007

2007 en… #4.

 

Présentent

2007 en 10 albums dingues de trop l’éclate puissante qui fouette

On se la fait en décompte histoire de se la péter Miss France.

10 ― Radiohead – In Rainbows

Un de mes plus proches amis le dit en octobre bien mieux que moi, « In Rainbows ne DEVAIT pas être le plus bel enregistrement de Radiohead, tout simplement parce que la façon dont il a été sorti éclipserait son potentiel : bref, ce serait se tirer une balle dans le pied. » Et il est vrai que la forme fut mise bien en avant du fond. Pressenti depuis 2006, les rumeurs faisant part de sessions laborieuses dans lesquelles le groupe procastinait de bon cœur dans toute les directions, ce 7e album ne s’annonçait pas avant 2008. Pourtant, Radiohead pris tout le monde à froid en annonçant sa sortie dix jours à l’avance en téléchargement à prix fixé par le client, provoquant une fièvre rare sur le Internet et dans les magazines. L’accalmie rétablie, In Rainbows rentré dans le rang ― on le trouvera dans les bacs lundi ―, que restera-t-il de ce disque ? Une certaine saveur, oui. du 15 Steps, du Bodysnatchers, du Jigsaw Falling Into Place, du Videotape et du Reckoner. Pas leur meilleur album, pourtant. Mais leur premier que j’aurai autant attendu.
 

9 ― Interpol – Our Love To Admire

Qu’on soit clair, ce disque m’a donné une folle envie de faire également un classement des pires pochettes de l’année. Affreusement déçu au premier abord, le planquant au fond de mon étagère comme si j’en voulais personnellement à la bande à Banks d’avoir pondu ça, je l’ai longtemps observé d’un œil torve avant de lui donner sa chance dans le chüffle du MD. Et au final, malgré sa pochette, Our Love To Admire se fond dans le même moule que les deux précédents Interpol : il lui faut de la nuit pluvieuse, des reflets de réverbères et un peu de patience pour qu’il prenne son envol. Pas évidents au début, des titres comme Pioneer To The Falls, Mammoth, Wrecking Ball et The Lighthouse savent se faire aimer. Et bien. Mais sans atteindre le niveau de Turn On The Bright Lights, une fois de plus.
 

8 ― I’m From Barcelona – Let Me Introduce My Friends

Découverte chez feu Vox dans une session d’antologie en janvier, cette troupe de 29 Suédois déjantés a signé là un album de pop réussi de bout en bout, ensoleillé, réjouissant et optimiste. Certes moins dingues que leurs concerts, leur Let Me Introduce My Friends est idéal pour commencer une journée sous les meilleurs auspices, réveillant d’un coup et lançant sur les rails comme il faut. Pas étonnant que le titre d’ouverture soit Oversleeping. Et rien à carrer qu’il soit sorti en 2006. Il m’a sauvé plus d’un matin de 2007.
 

7 ― The Wombats – The Wombats Proudly Present: A Guide To Love, Loss And Desperation

Remarqué au hasard d’une soirée bar, enquillé à hautes doses pendant un voyage-éclair à Liverpool, pas loin de se retrouver sur le Internet de ma faute, … A Guide To Love, Loss And Desperation est aussi percutant que pouvait l’être Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not d’Arctic Monkeys, avec un nom aussi long, la même fougue juvénile, mais sans les têtes à baffes, ce qui est pas plus mal. Porté à bout de bras par son torride single Let’s Dance To Joy Division, l’album présente d’autres belles promesses. « Difficile de dire si les Wombats iront loin, mais on peut déjà crier au brillant coup d’essai. », pensais-je en octobre. Je persiste et signe.

 

6 ― Black Rebel Motorcycle Club – Baby 81

Pas qu’il fut pourri, non, mais il y en eut 5 de mieux. Comme Our Love To Admire, Baby 81 me déçoit à la première écoute, s’inscrivant dans ma longue liste d’albums bien mais pas top. Le problème, c’est qu’à essayer de se mettre à mi-chemin de la merveille blues-folk Howl et de leur Take Them On… On Your Own forgé dans le cambouis, il est difficile de faire aussi bien que l’un ou l’autre. Cela n’empêche pas le monstrueux Weapon Of Choice de faire mouche du premier coup, l’explosif Need Some Air d’arracher la gueule et le sémillant Berlin de laisser en suspens la question de savoir ce qu’il a bien pu arriver à la révolution. Plus tard dans l’année, je cède enfin au lancinant American X, tout en lourdeur rampante mais puissant dans sa lenteur. Pas leur meilleur album du club, on s’en doute bien, Baby 81 ne se pose pas non plus comme le honteux mouton blanc de leur discographie tellement noire. Et fait languir pour la suite.
 

5 ― Kings Of Leon – Because Of The Times

Because Of The Times, ou la fratrie Followill passant au rang de grand groupe après 2 albums prometteurs. Un peu plus sombre mais toujours empreint d’années 70 plus éternelles que jamais, le troisième effort des Rois du Léon est leur plus beau à ce jour, une épatante suite de compos éclairées, spleeniennes et rageuses, invitant à brûler l’asphalte ou rester là, vautré sur une terrasse du Tenessee à écouter un soleil pesant. Encore, encore.
 

4 ― PJ Harvey – White Chalk

In Rainbows mis à part, le contre-pied de l’année, c’est là qu’on le trouve. Partie en 2004 sur un Uh Huh Her éraillé qu’on aurait cru sorti à l’état de démo tellement il était rèche, PJ Harvey est revenue dans un disque intime, presque entièrement au piano à l’exception de sa plage titulaire que soutiennent trois accords folk. Survolant l’ensemble d’une voix subitement haut perchée, Harvey parcourt son disque comme dans un rêve de petite fille, peut-être celle qu’elle fut. « La PJ Harvey version White Chalk préfère la douceur du dépouillement à la rugosité du décharnement affichée dans Uh Huh Her. On n’écorche pas, ici, on effeuille en douceur. », notais-je en septembre. Et en effet, à chaque couche qui s’envole, c’est un bout d’intimité qui se montre. White Chalk est à l’opposé d’Uh Huh Her, mais c’est surtout son double complémentaire, comme un ying qui s’est trouvé son yang. Un cycle s’achève.
 

3 ― The White Stripes – Icky Thump

Je me souviens m’être demandé à l’époque si ce serait l’album de l’année. Finalement, non. Cela n’empêche pas les White Stripes d’avoir ― une fois de plus ― livré un disque affreusement bon, éclaboussé d’une giclée de rage, largement meilleur que Get Behind Me Satan et toujours aussi fidèle à ce qui fait leur essence. Entre The White Stripes et Icky Thump, la formule est la même, la production de Jim Diamond ayant laissé la place à un son plus gras, et les cornemuses et trompettes s’étant invitées comme squatteurs inattendus. Malgré cette constance, impossible de se lasser. Tout ce que touche Jack White se change décidément en or.
 

2 ― Editors – An End Has A Start

Quand Editors ont débarqués en 2005, malgré un bon The Back Room devancé par le corrosif Bullets, je ne pouvais que les voir comme un sous-Interpol. 2007 s’achève avec la cruelle sensation qu’Interpol est devenu un sous-Editors. An End Has A Start est énormissime, génialement composé et finement interprêté. Entre When Angers Shows, The Racing Rats, An End Has A Start, Smokers Outside The Hospital Door, impossible de choisir. Et de se repasser l’album entier, vite avant que ceux-là ne deviennent aussi gros que Coldplay et perdent toute leur magie.
 

1 ― Arcade Fire – Neon Bible

Promis, demain j’arrête avec Arcade Fire. Arrêter avec Neon Bible, c’est juste trop dur. Ma rencontre avec l’album s’est faite pour ainsi dire sur scène le 30 janvier, au cœur de deux journées londoniennes passées à l’écouter en boucle, entre les rues de Londres et la suite cossue du dernier étage d’un hôtel en bord de Tamise, à mater la Battlesea Station sous un froid soleil d’hiver, fumant des clopes sur le pieu pendant que jouait Building Downtown (Antichrist Television Blues) pour la 14e fois de la journée. Après ces deux jours, je préférais me mettre à l’écart de l’album, comme écœuré, avant de finir par me repencher dessus pour la chronique. Derrière, il ne me lâchera plus. Entre mes courses de métro, un enterrement, un mariage, deux festivals boueux et jusque dans le froid de l’hiver, il restera là, dans mes oreilles, pour toujours lié à 2007. Et de se repasser l’album entier, vite avant que ceux-là deviennent aussi gros que U2 et chopent leur hyperencéphale chronique.

« Et c’est auréolé de gloire, adoubé par les plus grands, porté unanimement aux nues qu’Arcade Fire s’évanouit un soir de décembre 2005, après être passé en un an de l’anonymat indie à la reconnaissance mondiale, des fonds de blogs aux couves des Inrocks, des clubs montréalais aux première parties de U2. Le temps de digérer tout ça, d’investir une église de la campagne québécoise, d’enregistrer des morceaux entre New York et Budapest, sous une pluie battante ou à l’arrière d’un taxi, nous voilà un an plus tard et Arcade Fire remet le couvert. À des lieues de Funeral, Neon Bible frappe d’emblée par son atmosphère bien plus sombre, ce climat orageux qui couve sourdement, grondant sous les glissements glauques de la voix de Win Butler. Contrastant avec la froideur de Black Mirror, Neon Bible ou Ocean Of Noise, Arcade Fire s’illumine ― mais garde de sa réserve ― dans les envolées lyriques de Keep The Car Running, rythmé comme un gospel, ensoleillé comme une route ontarienne, la hargne de No Car Go, la jouissance valsée d’Intervention, le brin de folie de The Well And The Lighthouse. On sent Joy Division sur Black Wave et No Cars Go, Bruce Springsteen sur Building Downtown (Antichrist Television Blues), Radiohead dans Ocean Of Noise, le tout emballé dans des ambiances méticuleusement fignolées, dignes de musiques de film. Lorsque My Body Is A Cage ― somptueux solo dépressif chutant dans un abîme de grandes orgues tendues ― s’achève, on ne peut que conclure que, s’il prend le contre-pied de Funeral, Neon Bible n’en est pas moins la réussite que l’on ne pouvait qu’attendre d’Arcade Fire. Chapeau bas. »

février 2007

Bande-son : Arcade FireMy Body Is A Cage

2006 en 10 galettes qui pètent

      1. The Raconteurs – Broken Boys Soldiers
      2. Damien Rice 9
      3. Placebo Meds
        Secret Machines Ten Silver Drops
        Thom Yorke The Eraser
      1. Isobel Campbell & Mark Lanegan Ballad Of The Broken Seas
      2. Arctic Monkeys Whatever People Think I Am, That’s What I’m Not
        Muse Black Holes And Revelations
      1. Ben Kweller Ben Kweller
      2. The Duke Spirit Cuts Across The Land

1997 en 5 disques de taré qui disjoign(èr)ent vilain

[ou pas]

      1. Pearl Jam Vs.
      2. Oasis Definitely Maybe
      3. Texas White On Blonde
      4. Paul Westerberg Eventually
      5. The CranberriesTo The Faithfull Departed