Articles avec le mot-clé « bureau »

Mardi
09
mar 2010

Shooting Popples #1.


Paris, 24 janvier.

[Entre les couples choupi et les chats kawaii ça devient quand même sévèrement gnan-gnan ici.]

 The HotratsThe Lovecats (The Cure cover)


Mardi
10
mar 2009

Interlude.


Juste pour dire que ce truc présenté ici et aussi existe toujours. C’est fou.

 Bande-son : Maxïmo ParkWraithlike


Mardi
03
juin 2008

Heaven m’encièle¹.


Paris, 2 juin.

My version of Heaven includes free pizzas, CD giveaways and a naked graphic design girl w/ glasses.

But free naked CDs are still a good start.

Bande-son : AlphabeatDigital Love (Daft Punk acoustic cover)

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1 Bien sûr que ce titre est nase mais à force devenir ici vous devriez être habitués, aussi.


Samedi
26
jan 2008

Shooting people #23.


Paris, 25 janvier.

[Auto-ping-pong].

Bande-son : Jeff BuckleyEternal Life (live)


Lundi
28
mai 2007

Sheila, what ? Kelp ray fair ?


Sugar Land, 26 avril.

I

Hate

Mondays.

Bande-son : Smashing PumpkinsUnited States (live Paris)


Mercredi
10
jan 2007

Shooting people #7.


Paris, 8 janvier

J’en ai oublié un, dans l’histoire :

2006 en 5 titres prises de tête que t’en massacres ta radio dès qu’elle te les sort

  1. Ayo ― Daown Own Mye Kneeez
  2. Gnarls Barkley ― Crazy
  3. Anaïs ― Mon cœur mon amour
  4. KT Tunstall ― Black Horses and the Cherry Tree1
  5. Clap Your Hands Say Yeah ― In This Home on Ice

Également cités : Muse ― Starlight, My Chemiballs Romance ― Welcome to the Black Parade, Olivia Ruiz ― La Femme chocolat, Dominique A ― Dans un camion, Renaud ― Les Bobos, Pascal Obispo feat. Robot Zézette ― Génération 80 et j’en oublie sûrement2.

Hors-concours : les thèmes du 1182118 et du 118000.

Bande-son : Archie Bronson OutfitCherry Lips

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1 Envers qui j’eusse été indifférent si son squattage radiophonique n’eut accompagné une permanente monopolisation des espaces publicitaires de la télévision française, dans lesquelles elle annonçait l’inévitable apparition d’une grande, blonde et disgracieuse saucisse à l’œil aussi vif que celui d’un aï en hibernation.

2 Et surtout heureusement.


Mardi
11
juil 2006

Art renié du matin, ça craint.


Palais Royal, Paris, 23 juin.

Tu trempes tes tartines dans la douceur d’un bureau déserté, tu te branches sur la Suisse pour te réveiller un coup et on t’accueille sur les ondes helvètes avec un Can You Touch Me? de derrière les fagots qui se scotche dans tes oreilles à un point tel que, 2 h plus tard, à force de traversées de bureau et de déambulations en couloirs rythmées par ta répétition compulsive d’une litanie de « Can you touch me? Hin-hin hin-hiiiin » 32 fois par minutes, tu finis par passer le virus à tes deux voisins qui se mettent à chanter aussi alors qu’ils n’ont jamais entendu le morceau1.

Vite, trouver des enceintes, transformer le bureau en dancefloor et retenter l’expérience demain avec Sepultura.

Bande-son : The FilmCan You Touch Me?2

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1 Ni ne roulent en 407.

2 Désolé pour la qualité, j’ai rien trouvé de mieux.


Lundi
10
juil 2006

Couillon de Bulture.


Clamart-MC, 29 juin.

Une dosette de lait-concentré-pour-ton-café Nestlé® périmée depuis le 7 novembre 2004 et ouverte le 10 juillet 2006, ça a la couleur de la Vache Qui Rit®, l’odeur de la Vache Qui Rit® et la texture de la Vache Qui Rit®1. À se demander si l’activité des fromageries Bel® ne se limite pas à acheter des dosettes de lait-concentré-pour-ton-café Nestlé®, attendre que deux ans passent après leur péremption, les mettre en forme triangulaire et coller une vache hilare dessus2.

C’est peut-être pas intéressant, comme note, mais au moins ça nous parler deux minutes d’autre chose que de la triste soirée d’hier3.

Bande-son : Beastie BoysSabotage

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1 Pour les essais sur le goût, on attendra midi.

2 Qui doit être, ce matin, la seule à se marrer.

3 Ce qu’il y a quand même de drôle, dans l’histoire, c’est que maintenant que tout le monde en veut à Zidane, la personnalité préférée des Français redevient l’Abbé Pierre : à lui le titre de personnalité préférée des Français et les pubs de ballons qui tombent, d’assurances qui sauvent la planète et de bus équipés d’auto-radio diffusant les Rakes en boucle. Can’t wait.


Lundi
26
juin 2006

Brêve de bureau.

(Où il est question du 69, numéro à composer en cas d’accident du travail donnant régulièrement lieu à de spirituelles plaisanteries, et de P., collègue secouriste et barbu. Les prénoms ont volontairement été changés afin de protéger l’anonymats des différents intervenants.)

  • Valium : « Pas besoin de retenir son numéro de poste. Il suffit d’appeler le 69 et de feinter un malaise en prétendant qu’on est allergique aux imberbes et là hop, ils te l’envoient lui, le barbu. »
  • Noirine : « Oui mais attention, parce que s’il vient pour le 69, il va te faire un bouche à bouche. »
  • Valium : « … »
  • Noirine : « … ? »
  • Valium : « Je pense que tu devrais réviser tes concepts. »

Bande-son : RinôçérôseCubicle


Vendredi
07
avr 2006

Paix terrée, pétessons¹ dans un bateau.


CMC, 31 mars.

Être un gros flemmard à court d’idée en 2006, c’est faire une note toute neuve en recyclant celles du 7 mars et du 23 novembre. Yeah.

Bande-sonThe Cure ― Why Can’t I Be You?

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1 « Paîtessons » est la première personne du pluriel de l’impératif présent du verbe paîtesser, ancienne forme de paître, qui a disparaîtessé2 lors de l’invention du 3e groupe, en 1547.

2 « Disparaîtessé » est le participe passé du verbe disparaîtesser, qu’on a envoyé paîtesser3 lors de la même réforme, au profit de disparaître.

3 Cf. 1.


Mardi
07
mar 2006

[Jaune/J-aune/J-one] J-1.


CMC, 24 février, 12h13.

― « Tu devrais être habitué, pourtant, c’est jamais que la troisième fois. »
― « Peut-être, mais les deux fois d’avant, Il était revenu. »

[“You run like a river to the sea”]

Bande-sonU2 ― One Tree Hill


Mercredi
18
jan 2006

Art[@]work #4.


David Et Goliath (allégorie)

(On va dire que celle-là est trop abstraite pour qu’on puisse y adjoindre un texte explicatif super-compliqué)


Jeudi
24
nov 2005

Art[@]work #3.

« Cathédrale St-Étienne1 de Metz » (2005) – Sculpture en une touillette polypropylène non enchâssée à la main, présentée ici avec l’aimable autorisation du MAPM (Musée d’Art en Plastique Moderne) des Hauts-de-Seine.

« St-Étienne2 de Metz », œuvre finale de l’artiste dans sa recherche de la forme parfaite, est le summum de l’expression plastique simplifiée à son extrême. La cathédrale est représentée dans sa forme la plus marquante — sa flèche qui se dresse fièrement vers le ciel — dans une blancheur pieuse qui rappelle la pureté virginale de la Sainte-Église. L’utilisation d’un seul et unique élément est un hommage aux membres des corporations qui, au Moyen-Âge, investissaient leurs vies entières dans l’accomplissement d’un but unique : celui de mener haut, toujours plus haut un bijou de l’art gothique. La forme de l’ensemble, qui n’est pas sans rappeler celle d’une touillette, est également un hommage au travail quotidien dont… tiens le chef vient de passer la porte on va peut-être se mettre à bosser passez une bonne journée salut.

Œuvre unique, 1 504 €, frais de port inclus.

Bande-sonSamuel Barber - Adagio pour cordes

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1 Allez, allez, allez.

2 Allez, allez, allez.


Mercredi
23
nov 2005

Art[@]Work #2.

« Consucr’tion » (2005) ― Sculpture en 18 touillettes polypropylène enchâssées à la main, présentée ici avec l’aimable autorisation du MAPM (Musée d’Art en Plastique Moderne) des Hauts-de-Seine.

« Consucr’tion » est une étape décisive dans l’expression artistique de l’artiste ; il est passé d’une composition plate, terne, répétitive et monotone à un feu d’artifice de formes élancées, hétéroclite de prime abord mais méticuleusement organisé suivant un processus bien précis.

Soudainement galvanisé par un optimiste communicatif, le sculpteur ne voit plus sa vie professionnelle comme un long chemin de croix, ainsi que l’exprimait formidablement bien « Travailla la chaîne », sa précédente œuvre, mais comme un tremplin lui apportant élévation et osmose spirituelle.

La forme en elle-même n’est pas anodine. C’est la spirale que l’on retrouve dans toute forme de vie, de la coquille d’escargot à la chambre d’admission d’une turbine hydraulique, en passant bien sûr ― et surtout ― par la molécule d’ADN, source biologique sans qui le vivant ne serait qu’un fantasme fou. Les touillettes, briques élémentaires de l’ensemble, sont comme tout autant d’atomes composant une molécule parfaite, chimiquement stable et électroniquement neutre. Les journées se suivent et permettent au travailleur de s’envoler vers la lumière. On discerne également l’éloge du travail d’équipe dans l’édifice : des touillettes œuvrant main dans la main vers un but de réussite et d’accomplissement au travers du travail bien fait. Par cette dernière parabole, l’artiste nous livre enfin le message qu’il cherche à faire passer : le travail, c’est la vie, la vie, c’est la santé, le travail, c’est donc la santé.

Œuvre unique, 7 469 €, frais de port inclus.

Bande-sonSamuel Barber - Adagio pour cordes


Mardi
22
nov 2005

Art[@]work #1.

« Travailla la chaîne » (2005) — Œuvre en 59 touillettes polypropylène enchâssées à la main, présentée ici avec l’aimable autorisation du MAPM (Musée d’Art en Plastique Moderne) des Hauts-de-Seine.

« Travailla la chaîne » est pour l’artiste l’expression ultime de sa sensation d’emboîter, jour après jour, des journées entière d’un travail méticuleux, dévoué, pour la gloire du pétrole joyeux et vainqueur. Le choix du matériau n’est pas anodin : des objets en plastique — matière essentiellement composée de pétrole — symbolisant le premier élément de toute journée de travail qui se respecte, la première brique sur laquelle tout travailleur bâtit quotidiennement ses huit heures de travail : la touillette à café. L’ustensile transmet de la main de son utilisateur au breuvage qu’il convoite sa première initiative dynamique du jour : le remous du mélange de liquide et de sucre nécessaires au réveil matinal du cerveau. Plus qu’un signal de départ, la touillette à café est un véritable catalyseur d’énergie laborieuse.

Le savant enchevêtrement dans lequel sont associées les touillettes est un choix délibéré de l’artiste : passer ses semaines au bureau, débuter chaque journée par les mêmes rites incessants, tout cela ne se résume-t-il pas, au bout du compte, à aligner inlassablement, jour après jour, des cartons entiers de touillettes usagées ? La nature elle-même de la chaîne, lien oppresseur retenant l’honnête homme au travail — du latin tripallium, instrument de torture — traduit bien l’appel au secours de l’artiste à travers son œuvre : « Je suis un Clamart enchaîné », semble-t-il clamer à la face du monde.

« Travailla la chaîne » est le paroxysme de la quintessente expression de l’angoisse face à la vie professionnelle, de la peur de pénétrer dans un tunnel dont on ne voit pas le bout, du souhait d’exorcisation des démons du quotidien : la pureté de la blancheur omniprésente de l’œuvre tranche radicalement avec la couleur du noir pétrole qui occupe les journées de travail, lui conférant une bienheureuse portée optimiste. Le fait que cette blancheur soit issue de ce même pétrole traduit l’espoir d’une lumière future, d’un avenir radieux, d’un destin « déchaîné ». Il y a de la lumière au bout du tunnel.

Œuvre unique, 4 762 €, frais de port inclus.

Bande-sonSamuel Barber - Adagio pour cordes