Articles avec le tag ‘bureau’

Heaven m’encièle¹.


Paris, 2 juin.

My version of Heaven includes free pizzas, CD giveaways and a naked graphic design girl w/ glasses.

But free naked CDs are still a good start.

Bande-son : AlphabeatDigital Love (Daft Punk acoustic cover)

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1 Bien sûr que ce titre est nase mais à force devenir ici vous devriez être habitués, aussi.

Shooting people #23.


Paris, 25 janvier.

[Auto-ping-pong].

Bande-son : Jeff BuckleyEternal Life (live)

Shooting people #7.


Paris, 8 janvier

J’en ai oublié un, dans l’histoire :

2006 en 5 titres prises de tête que t’en massacres ta radio dès qu’elle te les sort

  1. Ayo ― Daown Own Mye Kneeez
  2. Gnarls Barkley ― Crazy
  3. Anaïs ― Mon cœur mon amour
  4. KT Tunstall ― Black Horses And The Cherry Tree1
  5. Clap Your Hands Say Yeah ― In This Home On Ice

Également cités : Muse ― Starlight, My Chemiballs Romance ― Welcome To The Black Parade, Olivia Ruiz ― La femme chocolat, Dominique A ― Dans un camion, Renaud ― Les bobos, Pascal Obispo feat. Robot Zézette ― Génération 80 et j’en oublie sûrement2.

Hors-concours : les thèmes du 1182118 et du 118000.

Bande-son : Archie Bronson Outfit ― Cherry Lips

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1 Envers qui j’eusse été indifférent si son squattage radiophonique n’eut accompagné une permanente monopolisation des espaces publicitaires de la télévision française, dans lesquelles elle annonçait l’inévitable apparition d’une grande, blonde et disgracieuse saucisse à l’œil aussi vif que celui d’un aï en hibernation.

2 Et surtout heureusement.

Art renié du matin, ça craint.

Palais Royal, Paris, 23 juin.

Tu trempes tes tartines dans la douceur d’un bureau déserté, tu te branches sur la Suisse pour te réveiller un coup et on t’accueille sur les ondes helvètes avec un Can You Touch Me? de derrière les fagots qui se scotche dans tes oreilles à un point tel que, 2h plus tard, à force de traversées de bureau et de déambulations en couloirs rythmées par ta répétition compulsive d’une litanie de « Can you touch me? Hin-hin hin-hiiiin » 32 fois par minutes, tu finis par passer le virus à tes deux voisins qui se mettent à chanter aussi alors qu’ils n’ont jamais entendu le morceau1.

Vite, trouver des enceintes, transformer le bureau en dancefloor et retenter l’expérience demain avec Sepultura.

Bande-son : The Film ― Can You Touch Me?2

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1 Ni ne roulent en 407.
2 Désolé pour la qualité, j’ai rien trouvé de mieux.

Couillon de Bulture.


Clamart-MC, 29 juin.

Une dosette de lait-concentré-pour-ton-café Nestlé® périmée depuis le 7 novembre 2004 et ouverte le 10 juillet 2006, ça a la couleur de la Vache Qui Rit®, l’odeur de la Vache Qui Rit® et la texture de la Vache Qui Rit®1. À se demander si l’activité des fromageries Bel® ne se limite pas à acheter des dosettes de lait-concentré-pour-ton-café Nestlé®, attendre que deux ans passent après leur péremption, les mettre en forme triangulaire et coller une vache hilare dessus2.

C’est peut-être pas intéressant, comme note, mais au moins ça nous parler deux minutes d’autre chose que de la triste soirée d’hier3.

Bande-son : Beastie Boys ― Sabotage

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1 Pour les essais sur le goût, on attendra midi.
2 Qui doit être, ce matin, la seule à se marrer.
3 Ce qu’il y a quand même de drôle, dans l’histoire, c’est que maintenant que tout le monde en veut à Zidane, la personnalité préférée des Français redevient l’Abbé Pierre : à lui le titre de personnalité préférée des Français et les pubs de ballons qui tombent, d’assurances qui sauvent la planète et de bus équipés d’auto-radio diffusant les Rakes en boucle. Can’t wait.

Brêve de bureau.

(Où il est question du 69, numéro à composer en cas d’accident du travail donnant régulièrement lieu à de spirituelles plaisanteries, et de P, collègue secouriste et barbu. Les prénoms ont volontairement été changés afin de protéger l’anonymats des différents intervenants.)

  • Valium : « Pas besoin de retenir son numéro de poste. Il suffit d’appeler le 69 et de feinter un malaise en prétendant qu’on est allergique aux imberbes et là hop, ils te l’envoient lui, le barbu. »
  • Noirine : « Oui mais attention, parce que s’il vient pour le 69, il va te faire un bouche à bouche. »
  • Valium : « … »
  • Noirine : « … ? »
  • Valium : « Je pense que tu devrais réviser tes concepts. »

Bande-son : Rinôçérôse ― Cubicle

Paix terrée, pétessons¹ dans un bateau.

Clamart-***-********, 31 mars.

Être un gros flemmard à court d’idée en 2006, c’est faire une note toute neuve en recyclant celles du 7 mars et du 23 novembre. Yeah.

Bande-sonThe Cure ― Why Can’t I Be You?

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1 « Paîtessons » est la première personne du pluriel de l’impératif présent du verbe paîtesser, ancienne forme de paître, qui a disparaîtessé2 lors de l’invention du 3e groupe, en 1547.
2 « Disparaîtessé » est le participe passé du verbe disparaîtesser, qu’on a envoyé paîtesser3 lors de la même réforme, au profit de disparaître.
3 Cf. 1.

[Jaune/J-aune/J-one] J-1.

Clamart, 24 février, 12h13.

― « Tu devrais être habitué, pourtant, c’est jamais que la troisième fois. »
― « Peut-être, mais les deux fois d’avant, Il était revenu. »

[“You run like a river to the sea”]

Bande-sonU2 ― One Tree Hill

Art[@]work #4.

David Et Goliath (allégorie)

(On va dire que celle-là est trop abstraite pour qu’on puisse y adjoindre un texte explicatif super-compliqué)

Art[@]work #3.

« Cathédrale St-Étienne1 de Metz » (2005) - Sculpture en 1 touillette polypropylène non enchâssée à la main, présentée ici avec l’aimable autorisation du MAPM (Musée d’Art en Plastique Moderne) de Clamart.

« St-Étienne2 de Metz », œuvre finale de l’artiste dans sa recherche de la forme parfaite, est le summum de l’expression plastique simplifiée à son extrême. La cathédrale est représentée dans sa forme la plus marquante — sa flèche qui se dresse fièrement vers le ciel — dans une blancheur pieuse qui rappelle la pureté virginale de la Sainte-Église. L’utilisation d’un seul et unique élément est un hommage aux membres des corporations qui, au Moyen-`ge, investissaient leurs vies entières dans l’accomplissement d’un but unique : celui de mener haut, toujours plus haut un bijou de l’art gothique.

La forme de l’ensemble, qui n’est pas sans rappeler celle d’une touillette, est également un hommage au travail quotidien dont… tiens le chef vient de passer la porte on va peut-être se mettre à bosser passez une bonne journée salut.

Œuvre unique, 1 504 €, frais de port inclus.

Bande-sonSamuel Barber - Adagio pour cordes
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1 Allez, allez, allez.
2 Allez, allez, allez.

Art[@]Work #2.

« Consucr’tion » (2005) ― Sculpture en 18 touillettes polypropylène enchâssées à la main, présentée ici avec l’aimable autorisation du MAPM (Musée d’Art en Plastique Moderne) de Clamart.

« Consucr’tion » est une étape décisive dans l’expression artistique de l’artiste ; ‘il est passé d’une composition plate, terne, répétitive et monotone à un feu d’artifice de formes élancées, hétéroclite de prime abord mais méticuleusement organisé suivant un processus bien précis.

Soudainement galvanisé par un optimiste communicatif, le sculpteur ne voit plus sa vie professionnelle comme un long chemin de croix, comme l’exprimait formidablement bien « Travailla la chaîne », sa précédente œuvre, mais comme un tremplin lui apportant élévation et osmose spirituelle.

La forme en elle-même n’est pas anodine. C’est la spirale que l’on retrouve dans toute forme de vie, de la coquille d’escargot à la chambre d’admission d’une turbine hydraulique, en passant bien sûr ― et surtout ― par la molécule d’ADN, source biologique sans qui le vivant ne serait qu’un fantasme fou. Les touillettes, briques élémentaires de l’ensemble, sont comme tout autant d’atomes composant une molécule parfaite, chimiquement stable et électroniquement neutre. Les journées se suivent et permettent au travailleur de s’envoler vers la lumière. On discerne également l’éloge du travail d’équipe dans l’édifice : des touillettes œuvrant main dans la main vers un but de réussite et d’accomplissement au travers du travail bien fait. Par cette dernière parabole, l’artiste nous livre enfin le message qu’il cherche à faire passer : le travail, c’est la vie, la vie, c’est la santé, le travail, c’est donc la santé.

Œuvre unique, 7 469 €, frais de port inclus.

Bande-sonSamuel Barber ― Adagio pour cordes

Art[@]work #1.

« Travailla la chaîne » (2005) — Œuvre en 59 touillettes polypropylène enchâssées à la main, présentée ici avec l’aimable autorisation du MAPM (Musée d’Art en Plastique Moderne) de Clamart.

« Travailla la chaîne » est pour l’artiste l’expression ultime de sa sensation d’emboîter, jour après jour, des journées entière d’un travail méticuleux, dévoué, pour la gloire du pétrole joyeux et vainqueur. Le choix du matériau n’est pas anodin : des objets en plastique — matière essentiellement composée de pétrole — symbolisant le premier élément de toute journée de travail qui se respecte, la première brique sur laquelle tout travailleur bâtit quotidiennement ses huit heures de travail : la touillette à café. L’ustensile transmet de la main de son utilisateur au breuvage qu’il convoite sa première initiative dynamique du jour : le remous du mélange de liquide et de sucre nécessaires au cerveau pour se réveiller le matin. Plus qu’un signal de départ, la touillette à café est un véritable catalyseur d’énergie laborieuse.

Le savant enchevêtrement dans lequel sont associées les touillettes est un choix délibéré de l’artiste : passer ses semaines au bureau, débuter chaque journée par les mêmes rites incessants, tout cela ne se résume-t-il pas, au bout du compte, à aligner inlassablement, jour après jour, des cartons entiers de touillettes usagées ? La nature elle-même de la chaîne, lien oppresseur retenant l’honnête homme au travail — du latin tripallium , instrument de torture — traduit bien l’appel au secours de l’artiste à travers son œuvre : « Je suis un Clamart enchaîné », semble-t-il clamer à la face du monde.

« Travailla la chaîne » est le paroxysme de la quintessente expression de l’angoisse face à la vie professionnelle, de la peur de pénétrer dans un tunnel dont on ne voit pas le bout, du souhait d’exorcisation des démons du quotidien : la pureté de la blancheur omniprésente de l’œuvre tranche radicalement avec la couleur du noir pétrole qui occupe les journées de travail, lui conférant une bienheureuse portée optimiste. Le fait que cette blancheur soit issue de ce même pétrole traduit l’espoir d’une lumière future, d’un avenir radieux, d’un destin « déchaîné ». Il y a de la lumière au bout du tunnel.

Œuvre unique, 4 762 €, frais de port inclus.

Bande-sonSamuel Barber - Adagio pour cordes

Homme suit homme.

L’ancienne Maison, Metz, 10 mars.

Spécial dédicace-nostalgie à Copain,
que même s’il me bat au billard, je l’aime bien.

Bande-Son: Sepultura - Kaïowas (live)

"Maybe Jasper does the Aspro®".

Jardin des Tuileries, Paris, 17 juin.

J’ai oublié mes lunettes. Dans 5 minutes, le mal de crâne va commencer à m’envahir sournoisement. Ma journée sera un calvaire, et comme je ne suis pas myope, la douleur ne m’empêchera pas de voir ma chef1. Je lance un appel désespéré. Envoyez-moi des cachets d’apirines, de vieilles lunettes anti-mal de crâne usagées, appelez la boîte et faites-vous passer pour le Président de la République qui m’appelle solennellement au secours, tel Super Dupont2, pour que j’aille sauver la Patrie et, au passage, m’équiper préalablement de lunettes.

Argh

Je sens la douleur monter, mes yeux commencent à me faire souffrir. Non, laissez-moi là, je suis foutu, de toutes façons, je n’arriverai jamais à traverser ce désert, je vous ralentis. J’ai si froid, si froiiiiiid, John, promets-moi de dire que je l’aime à…. *COUIC*

[Comment ça, j'en fais trop? ait super-mal, les maux de crâne!]

/Edit: Ma chef, me voyant geindre, pousser des râles de douleur et épancher des larmes torrentielles depuis deux heures, a fini par me demander “si elles n’étaient pas bêtement dans mon sac”. J’ai bien évidemment réfuté l’hypothèse3 en joignant le geste à la parole en plongeant la main dans la besace pour en ressortir… les binocles tant regrettées, qui y ont aussitôt dissipé mon mal de crâne.

C’est promis, je jure de ne plus critiquer ma chef jusqu’à la fin de ma mission dans cette boîte4. Voilà, maintenant vous pouvez vous foutre de ma gueule.

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1 - Ce qui aurait pu être une petite consolation, mais non.
2 - Ou Batman. Quoique le slip en vinyl me siéea assez peu.
3 - Car j’ai toujours, mais alors toujours, raison.
4 - Qui, ça tombe bien, se termine dans 4h.

a - S’il en fallait un pour utiliser seoir au subjonctif, aujourd’hui, il fallait que ce soit moi.

Bande-Son: The White Stripes - Aspro®

Turn on the bright light.

Pontiac, 11 janvier.

Surprise,
Sometimes,
Will come around.

Bande-Son: Interpol - Untitled