Articles avec le mot-clé « bleu »

Mercredi
10
mar 2010

I hope this song will guide you home.


Saulces-Monclin, 30 janvier.

Un an plus tard en somme.

Et Such Great Heights est un foutrement bon morceau d’hiver.

[Et d'ailleurs y a un chouette live au son bien bien pourri du Ben Gibbard seul sur la page concert de l'Internet Archive.]

 The Postal ServiceSuch Great Heights


Dimanche
28
fév 2010

Fond de tiroir.


Michigan Avenue, Chicago, 29 avril 2009.

[C'est dimanche archives, en gros.]

 Florence and the MachineCosmic Love


Mercredi
17
fév 2010

Le petit bonhomme en moufles.


Place Franz-Liszt, Paris, 9 janvier.

Je sais, on lui voit mal les moufles.

Je ne me rappelle la tête des gens qu’une fois que je les ai pris en photo. Tant que ce n’est pas fait, j’oublie leur visage ― et leur nom aussi, d’ailleurs, pratique pour se développer une vie sociale ―, mais après c’est pour la vie ou presque. Ned Ryerson qui traverse la rue pour courir dans les bras de Bill Murray au début de Groundhog Day, c’est moi, en supposant que Ned a pris Bill en photo dans leur jeunesse.

Bref tout ça pour dire que grâce à ce pouvoir mystique ce matin j’ai reconnu de suite le mec à gauche de la photo là-bas car il m’était passé devant l’objectif avec The National ici-même. Le tout sans avoir triché ni sucré mon café à la farine colombienne.

C’est fou la vie, quand même.

Ah et on dira encore que je critique Ross Halfin parce que je suis jaloux de ne pas vivre en couple avec Jimmy Page1 mais quand je vois sa notasse du 15 février montrant ce qu’il savait faire quand il était jeune beau et poilu et qu’il traînait avec Metallica jeunes beaux et poilus et ce qu’il pond maintenant je me dis que ça vieillit mal les photographes de rock et roll sauf quand ça s’appelle Anton Corbijn et que zut à la fin on peut ne pas savoir développer un brut numérique mais quand dans sa note du 14 février on fait des photos de Jeff Beck dans les gradins de l’O2 on s’arrange pour que les sièges soient droits, bordel.

Et dans un autre registre je pense qu’on devrait sérieusement considérer Vampire Weekend pour la bande-son quand on adaptera Les Télétubbies au cinéma. Mais ça n’a rien à voir.

Je terminerai en vous rappelant que si vous regardez le Liam Gallagher aux Brit Awards hier soir, n’oubliez pas de mater également la version 1996 quand il ressemblait encore plus à un singe qu’aujourd’hui. It’s evolution, baby.

 CaesarsYou Don’t Mean a Thing to Me

_____

1 Et on aura bien raison.


Lundi
15
fév 2010

[Défense d'affliger.]


Boulevard Auguste Blanqui, Paris, 7 janvier.

« Boulevard » vient du néerlandais « bolwerk ».
Si si.

 Josh RitterSnow Is Gone


Vendredi
22
jan 2010

Tomorrow won’t be pretty.


Place de la cathédrale, Strasbourg, 26 décembre 2009.

 The NationalMurder Me Rachael

BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB


Vendredi
18
déc 2009

À l’un, deux l’ont.


Fère-en-Tardenois, 27 septembre.

 I Am KlootAvenue of Hope

Les Lyonnais de The Fuzz proposent un chouette concours pour les gagner en concert chez toi dans ton salon1. C’est très important que tu joues, le lecteur, car comme The Fuzz m’a promis une brouette de gâteaux, plein de bâdches et 40 invites pour le dit concert si je leur faisais de la pub et que mes 39 potes, nos bergers allemands et moi on a super envie de venir visiter ton salon2, le lecteur, il faut donc que tu gagnes et que pour cela tu joues, le lecteur. Voilà de la limpide logique qu’on comprend même le vendredi matin.

Allez va jouer, maintenant.

_____

1 Ou dans ta buanderie, au choix.

2 Ou ta buanderie, au choix.


Samedi
05
déc 2009

I build a house for your bones.


Chapelle expiatoire, Paris, 20 septembre.

 The Dead WeatherBone House


Mardi
10
nov 2009

Oh blue show me something new.


Rue des Archives, Paris, 27 juin.

Et en revoyant ça je réalise que si Empire Records semble subitement tout vieux ce n’est pas à cause d’Anthony LaPaglia avec plein de cheveux, Liv Tyler et Renée Zellwegger toutes jeunes ou le fait que la tenue cool en vigueur est un djine troué avec le pull que Kurt Cobain portait pour l’Unplugged de Nirvana ; c’est qu’à la fin de la scène on voit clairement des gens faire la queue pour acheter des disques. Mon dieu comme c’est loin le XXe siècle.

 The VerveBlue


Lundi
09
nov 2009

It’s a dull life it’s a dull life it’s a dull life it’s a dark place.


Rue de la Roquette, Paris, 27 juin.

 Yeah Yeah YeahsDull Life


Vendredi
06
nov 2009

Globe, pas globe.


Parc de la Villette, Paris, 31 mai.

Oui ce titre est nase. On est vendredi, cette note est ma 1 647e, donc en gros le 1 312e jeu de mot et je suis à bout. I’m real messed up Red, pour me la péter avec des phrases en anglais tout en citant Kitty Forman.

Du coup je m’autorise une photo surdosée en vignettage, que c’en est passablement regrettable et que je devrais inscrire sur ma liste des bonnes résolutions que je ne tiendrai pas de la nouvelle décennie celle de ne plus vignetter autant.

Sur ce je vous laisse avec un excellent Fuck Buttons super-long que je me demande bien si un seul d’entre vous ira jusqu’au bout.

 Fuck ButtonsFlight of the Feathered Serpent


Dimanche
01
nov 2009

Lustre [acharné].


Canal de l’Ourcq, Paris, 31 mai.

Si cette photo est là c’est parce qu’elle ressemble à l’affiche d’une version d’Into the Wild dans laquelle le héros serait un lampadaire parisien, torturé entre son désir d’évasion lointaine et sa triste condition de candélabre qui ne bouge jamais puisqu’il n’a pas de jambe. Alors il attend.

Enfin je trouve, quoi.

 The Black CrowesAimless Peacock


Lundi
12
oct 2009

Long-distance losing is all that I’ve seen.


6e avenue, New York, 10 mai.

 Turin BrakesLong Distance


Mardi
06
oct 2009

Ground Zero.


Ground Zero, New York, 9 mai 2009.

Ça fait un mois que ces trois jours d’obsession photographique pour la vue de la fenêtre de l’hôtel sont prêts à poster et que je les laisse dans les cartons parce que je ne trouve pas de bande-son adéquate. J’ai pensé à plein de gens pour l’habiller, à des « I’m not afraid of what I see, I’m not afraid of the world » très pleins de téméraire introspection, des « once I stood at the foot of a great high mountain that I wanted so much to climb » considérant l’ascenseur comme une invention par trop innovante et lui préférant la bonne vieille montée de marches analogique, des « take me up to the top of the world I wanna see my crime » qu’on voit trop souvent ici et des « I don’t know what I’m going to do because the planes keep crashing always two by two » un peu faciles, un « standing on a hill in my mountain of dreams, telling myself it’s not as hard, hard, hard as it seems » pas du tout à sa place, un « warmed by the light of these falling limbs, drunk on the sadness of a universe unmanned » mystique pour faire genre torturé de la vie1, un « immortal rotation in a wordless hearse cosmic funeral, of mothers afterbirth, Lord release the dragons from the pall-bearing sky, our sorrow is navigation, to breathe their hate goodbye » juste pour parler de dragons, et ainsi de suite. Une fois arrivé à « I felt no man cared if I were alive / I felt the whole world was so jive / That’s when someone came up to me and said “young man, take a walk up the street” » et « getting out of the pond, they shake the bottom of their kidneys, and then they do coin-coin, » j’ai réalisé qu’il fallait vite prendre une décision et aller dormir au lieu de rester là à réfléchir en buvant de l’alcool.

Donc on taille dans le vif et paf voilà un instru rêvasseur. Si t’as envie d’écrire des paroles dessus, le lecteur, surtout n’hésite pas, je suis preneur.

[Et j'offre un Carambar® à celui qui me sort toutes les références de la notasse, en incluant celle avec les dragons.]

 Black Rebel Motorcycle ClubA Twisted State

_____

1 Et encore, je vous fait grâce des citations en araméen qu’on trouve chez certains.


Mercredi
23
sept 2009

Débats tondant les roux.


Columbus Circle, New York, 9 mai.

 Matt & KimDaylight

Et puisque c’est le jour des enfants, n’oubliez pas d’aller écouter les micro-trottoirs de l’Helvète underground.


Mercredi
16
sept 2009

Crise cross.


Church Street, New York, 9 mai.

Il ne me reste pas grand-chose du 11 Septembre. Quelques souvenirs, trois ou quatre photos et un peu de musique. La sensation d’y avoir été sans y être. La nouvelle que je reçois d’un pote basé en Suède alors que je viens d’arriver au bureau et que j’habite à Détroit depuis dix jours à peine. La famille affolée au téléphone. La journée de boulot passée à la trappe et, le soir, alors que je traîne dans un Radioshack d’Ann Arbor à la recherche de matos, les images à la télé de l’attaque américaine sur Kaboul, admirée par tout un magasin assoiffé de vengeance alors qu’on ne sait même pas qui est responsable des attentats de New York.

Des jours suivent dans un flottement cotonneux. Les rayons patriotiques fleurissent dans les magasins et répandent une nouvelle hémorragie de drapeaux sur un pays qui en arbore pourtant déjà trop. Les bagnoles, les cravates, les rubans… les slogans United we stand sont partout et VH1, dans mes souvenirs, tourne en boucle sur trois titres :

 LiveOvercome

 StingFragile (WTC tribute)

 U2Walk on (WTC tribute)

Jusqu’à l’écœurement.

Ce qui m’étonne le plus dans l’après 11 Septembre, ce n’est pas ce mec avec qui je cause bourré le samedi soir suivant, assis sur un trottoir de Liberty street, qui m’annonce étonné « qu’il paraît que les Palestiniens et les Israëliens aussi sont en conflit, » mais plutôt la fervente union sacrée qui unit subitement tout le pays. Pour un étranger qui n’a vu ça chez lui qu’une fois (et encore : au bout d’une nuit à chanter du Gloria Gaynor et du un et deux et trois zéro en buvant des bières, c’était terminé), ça fait un choc. L’on verra tour à tour poindre la peur de l’anthrax, puis les fameuses couches-culottes patriotiques et en janvier 2002, enfin, Chuck the Freak ne sera pas peu fier d’annoncer dans les nouvelles du matin sur 89X que « le Michigan est le premier état américain à proposer des plaques d’immatriculation patriotiques pour voiture. » Si c’est pas la frime, ça… United we stand in the same traffic jam, maintenant.

Bref, tout ça manque de photos de Ground Zero. On se rattrapera, va.

[Cette notasse n'a que peu d'utilité, si ce n'est que de me rappeler quand je serai vieux que j'ai trop vécu des trucs de fou dans ma folle vie, comme Boulet en somme, mais en vachement moins bien. Promis, on retourne à l'anormal dès demain.]