Bâti au XIIe siècle, démoli dans la foulée, rebâti au XIVe siècle puis redétruit au XVIIe, le château de Dieppe, surplombant la ville de Dieppe au bord de la mer de Dieppe dans la région de Dieppe, présente la particularité d’être l’un des rares châteaux de France à faire l’objet d’une page du Kikipédia anglais, mais pas de son cousin français.
C’est qu’il serait peut-être temps de clore les années 2000, dis-moi.
Après mûres réflexion, je suis tombé bien d’accord avec moi-même pour dire que faire un classement des meilleurs titres de la décennie, c’est impossible de manière générale. Un top des années nonante aurait eu du mal à départager un No Surprises et un Smells Like Teen Spirit, par exemple ― enfin plus difficilement qu’un Barbie Girl et un Rhythm Is a Dancer, quoi ―, parce que les deux ne jouaient pas dans la même catégorie, au final. Du coup je me suis pris par la main et j’ai tout bien rangé en 5cinq catégories globales et totalement arbitraires pour refléter un peu plus facilement ces belles années 00 qu’on enterre la semaine prochaine. N’hésitez pas à partager les vôtres, histoire de vous occuper ce soir entre le foie gras et le saumon.
Top 5 « postillonnage de cures-dents ».
My Vitriol ― Always: Your Way (2001)
Black Rebel Motorcycle Club ― Heart + Soul (2003)
The Raconteurs ― Headin’ for the Texas Border (live) (The Flamin’ Groovies cover) (2006)
Secret Machines ― Nowhere Again (2004)
Flogging Molly ― Black Friday Rule (2000)
Top 5 « décapotable et coups de soleil ».
Arcade Fire ― Keep the Car Running (2007)
Eddie Vedder ― Hard Sun (Indio cover) (2007)
The Dandy Warhols ― Bohemian Like You (2000)
Blanche ― Someday… (2003)
Richard Ashcroft ― C’mon People (We’re Making It Now) (2000)
Top 5 « nuit, valium et corde à s’ôter ».
Interpol ― Leif Erikson (2002)
Black Rebel Motorcycle Club ― Open Invitation (2005)
Arcade Fire ― My Body Is a Cage (2007)
Isobel Campbell & Mark Lanegan ― Revolver (2005)
José González ― Love Will Tear Us Apart (Joy Division cover) (2004)
Top 5 « Hiver, neige, pingouins et café au lait ».
Air ― Alone in Kyoto (2004)
The Postal Service ― Such Great Heights (2003)
The Libertines ― Music When the Light Goes Out (2004)
K’s Choice ― Busy (2000)
Placebo ― Special Needs (2003)
Top 5 « Anglais à fesses plates1 ».
Franz Ferdinand ― Take Me Out (2004)
Arctic Monkeys ― I Bet You Look Good on the Dancefloor (2006)
The Wombats ― Let’s Dance to Joy Division (2007)
Maxïmo Park ― Apply Some Pressure (2005)
Bloc Party ― Banquet (2004)
Voilà. Je valide, je poste, je relis dans 24 heures et je réalise que je n’ai mis aucun White Stripes, que j’ai oublié de faire les tops 5 « pendant qu’on fait des frites » et « à s’écouter après une vasectomie », avant de jurer bien fort, mais un peu tard, qu’on ne m’y reprendra plus en 2019.
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1 C’est un hommage à qui de droit, vous ne pouvez pas comprendre.
En anglais, le Schtroumpf à Lunettes s’appelle Brainy Smurf. Ils ont rien compris, les Anglais. Tout le monde sait qu’être Schtroumpf à Lunettes n’est pas une question de cerveau, mais de lunettes.
PJ Harvey hier soir à Canal, c’était magique. Sans compter qu’elle ne m’a pas pris en flagrant délit de nez dans ses seins. Je progresse, mine de rien.
D’ailleurs, pourquoi nous, les Français, nous évertuons à prononcer son nom Pidji Harvey alors que la logique voudrait qu’on le prononce Péji Harvet [à la française] ou Pidjai Harvi [à l'anglaise] ? J’en n’ai pas dormi de la nuit.
Blanche est au Trabendo le 26 octobre. Et ça mon pote, c’est cool.
Des semaines que les rumeurs en causaient, c’est officiel : Manœuvre sera dans le jury de la Nouvelle Stare. Deux monde vont s’encontrer, j’ai hâte :
« Ouiiiiiiii, alors Joachim je comprends paaaaaas, y a pas assez de guitares dans ton rock et ton jean slim est trop laaarge, c’est pas géniaaaal, Joey Ramone doit se retourner dans sa tombe, quoiiii. »
« Mais m’sieur, mon djine c’est un baggy et pis D’la merde ta targui moi j’fais du pe-ra, qu’esse tu m’embrouilles ? »
Hier soir sur Jä FM [la radio rock qui aime Mickey Tout Seul, Mika et Olivia Ruiz], au cours d’une interview d’un journaliste de la RTBF parsemée de questions stupides et de blagues grasse dont lui seul à le secret, Johan Rauques a parlé durant 10 minutes des deux principales communautés linguistiques belges en les rebaptisant « Vallons » et « Flanders », faisant passer la Belgique pour un pays constitué de collines verdoyantes et de voisins des Simpsons. Je demande en guise de réparation son renvoi immédiat et sa lapidation en place publique au moyen de poulpes rances.
Wikipédia m’a raconté que si Metz se dit Metz pendant que Yutz se dit Yutz, c’est que les Messins ont décidé de changer la prononciation du nom de leur ville durant l’Annexion pour ne plus le dire de la même façon que les Allemands. Je ne sais pas si c’est vrai, mais ça signifierait que ceux qui écorchent son nom [dont, à coup sûr, Johan Rauques fait partie], sont des espions allemands à la solde de l’Empereur.
1 Puisqu’Icky Thump n’en finit pas de ne pas fuir sur Internet, à 3 semaines à peine de la sortie de l’album (ce qui constitue un réel exploit moderne), rabattons-nous sur les vieux trucs en attendant.
N’en déplaise au Troy, célébrons plutôt aujourd’hui la sortie du nouvel EP de Blanche, What This Town Needs, en s’écoutant sa chouette face E1, un live de Someday… au Feeny prolixe fort bienvenu pour se consoler de n’avoir été au concert de Londres hier soir.
Et après ça, hop, café.
Bande-son : Blanche ― Someday… (live Lowlands Festival 2004)
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1 La 5e piste, quoi, j’imagine bien que vous aviez compris mais j’avais comme une folle envie de note de bas de note.
Auteurs de l’excellent If We Can’t Trust The Doctors en 20031, joyeuse galette folk désuette et romantique, déjà produits par Brendan Benson, puis Jack White, affichant « Little » Jack Lawrence à la basse, le groupe le plus raconteurisant après les Raconteurs eux-mêmes revient avec l’EP 5 titres What This Town Needs, précédant le second album, Little Amber Bottles, prévu pour fin janvier chez V2/Cass Records [label du neveu de Jack, on le rappellera jamais assez]. What This Town Needs, la plage titulaire, est en écoute sur LeurEspace et elle vaut le détour.
Et ils seront en concert unique en Europe le 4 décembre à Londres.
2 En parlant de Blanche, sachons qu’aux dernières nouvelles, le nouvel album est bouclé, que son titre de travail est Little Amber Bottles et qu’il sortirait le 22 janvier 2007, une date qu’elle est loin, très loin Grand Schtroumpf, encore plus loin qu’Arcaïve au Zénith. Pour nous faire patienter, un EP de 5 titres devrait sortir à l’automne, suivi d’une tournée européenne (!!) en octobre.
J’y ai pas mis les pieds depuis le 31 juillet dernier. Il y a 166 jours de cela. Un truc que j’avais pas fait depuis 1997.
Inutile de préciser que là, il me tarde un peu de sauter dans le train pour aller tenter mon nouveau record du plus grand nombre de potes-pas-vus-depuis-des-mois vus en un week-end.
“I am a poor wayfaring stranger
Travelling through this world alone
There is no sickness, toil or danger
In that fair land to which I go”
J’étais bien parti pour mettre les White Stripes, encore. Mais c’était sans compter sur la grosse grosse baffe du 2 novembre, les presque 2 h de rock n’roll suintant, crade, prenant, intense, exécuté avec l’envie, putain, l’envie. L’envie d’un trio de prendre tout l’Élysée-Montmartre par les tripes, de le retourner et de livrer une prestation telle que 56 jours plus tard, je me revois transporté par Robert Turner, enroulé autour de son micro sur Heart + Soul, jouant sa rythmique d’une seule main sur sa guitare qui pend, comme un pantin désarticulé haranguant l’audience avec ses dernières réserves de poumons. Je retrouve les mêmes frissons à repenser aux profondeurs dans lesquelles m’a plongé Peter Hayes avec son Open Invitation, je m’y revois, j’entends à nouveau, j’ai l’impression que c’était hier et j’ai qu’une envie, que ça revienne demain.
Bref, ce soir-là, Black Rebel Motorcycle Club avait mis la barre 3, 4, peut-être 5 crans au-dessus de la double date à 0,51 €/min des White Stripes3 et mérite sa 1ère place4. J’aurais pu mettre une autre photo, mais celle que j’avais postée le soir du concert résume vraiment bien tout le show. Une seule image à retenir : Robert, sa guitare, son micro, ses poumons. Et pour moi, encore un nouveau caleçon.
présentent
2004 en 3 concerts outrageusement flaquogènes :
The White Stripes + Blanche, le Zénith, Paris, 1er février
1 Flaquogène : (adj.) de flaque. « Qui provoque des flaques ». Se dit d’un objet / événement / individu causant une émotion de l’observateur / auditeur / goûteur tellement vive que cette dernière s’accompagne inévitablement de manifestations liquides en tous genres. Ex : « Oh mon dieu! Appuyé contre le bar, là-bas, c’est Jack White !!! *flaque* » ― (N***-Flaque2, Détroit, 26 novembre 2004).
2 N’ayant pas obtenu l’autorisation de M. Nico-Flaque pour utiliser son nom, l’auteur laissera son identité masquée par de petites étoiles.
3 C’est peut-être plus cher que la ligne chaude de wanadou, mais au moins la musique d’attente est plus sympa.
4 Cela dit, les Stripes méritent leur 2e place, hein, parce que le Ball And Biscuit, quand même, et les Hotel Yorba, et je t’en passe, faut quand même dire qu’ils ont fait leur effet, genre. Et je ne suis ― presque ― pas une groupie.