Articles avec le mot-clé « Black Rebel Motorcycle Club »

Pont Neuf, Paris, 22 juin.
Écoutez, c’est beau. Surtout si on imagine qu’il s’agit de la Liffey et pas de la Seine, de Guinness et pas d’eau. Après seulement vous irez lire en dessous.
Bon après, comme d’habitude cela n’a rien à voir, mais je pense qu’avec tout ce qu’on voit en ce moment dans les salles de concerts, il devient urgent d’établir un guide du bon goût à l’usage des porteurs de T-shirt en milieu musico-social. Ce guide est long, très long, alors même qu’il ne se concentre que sur le T-shirt ― les autres vêtements récurrents des salles de concerts comme la robe, le tutu, le kilt, la chemise et le bleu de travail seront abordés dans un prochain épisode, si le succès est au rendez-vous ―, mais il vous garantit des décennies de réussite sociale que tout vos semblables vous envieront. Promis.
Types de T-shirt déconseillés
Ce dont il faut s’abstenir à tout prix, donc. Les cinq types fondamentaux de T-shirt à éviter lors d’événements rock et roll sont, dans le désordre :
- Un T-shirt de l’Artiste.
Arborer un T-shirt de l’Artiste, c’est se poser comme un fan de l’Artiste. Voire pire : comme une groupie. Un tel choix, alors qu’on nous a asséné durant toute l’année 2008 que « lé groupi c ke des pouf tro relouuuuuuuuuuuuuuu » [ces amatrices un peu fanatiques ne sont qu'une bande de gourgandines par trop ennuyeuses, NDT] est une cruelle faute de goût. Le vrai amateur de l’Artiste sait faire preuve de retenue et de modération dans ses choix vestimentaires. Parce qu’il voit l’Artiste ce soir pour la 47e fois, bien sûr, mais aussi parce qu’il porte ses T-shirts tous les autres jours de l’année.
- Un T-shirt de l’Artiste acheté à l’entrée du concert.
Rien de pire pour avoir l’air d’une nouille. Le T-shirt est neuf, donc se repère de loin. Le T-shirt sera acheté par tout un troupeau de gens, ce qui rend automatiquement son porteur solidaire du porteur d’à côté, conférant à la soudaine communauté qui en découle le potentiel rock et roll d’un bus de touristes allemands en parka jaune un jour de pluie chez Mickey. Un coup à se faire lapider à coups de canettes vides par le reste du public.
- Un T-shirt du concert de la veille
Même s’il offre l’avantage d’indiquer à l’assemblée que l’on a eu la chance d’assister au concert d’Autre Artiste, qui s’est tenu la veille dans la même salle ― ou mieux, à l’autre bout du pays ―, le T-shirt du concert de la veille respire lui aussi le neuf et rend automatiquement son porteur solidaire du porteur qui, en plus de se faire le même programme de concerts, a manifestement adopté les mêmes règles vestimentaires rock et roll. C’est jouer doublement de malchance, oui, le cas est rare, absolument, mais toutefois AVÉRÉ, j’ai des noms.
- Un T-shirt relativement rétrograde
Le T-shirt réfutant le changement, l’évolution de l’Artiste ou sa décadence, suivant le succès encontré par l’Artiste depuis le choix crucial qui conditionna la suite de sa carrière est à éviter totalement. On ne saurait ainsi entrer dans un concert de Slash avec un T-shirt Guns N’Roses, dans un concert de Paul McCartney avec un T-shirt des Biteulzes, dans un T-shirt de Them Crooked Vultures avec un T-shirt de Led Zeppelin ou dans un concert de Riké avec un T-shirt Sinsemillia. Ou vice-versa. On ne saurait tout court, en fait, pour ce qui est de Sinsemillia.
- Un T-shirt trop pointu.
Rappelons-nous qu’il s’agit ici de briller en société. La société étant constituée de gens, tenir compte de ces gens est crucial ; ce n’est que lorsque un béotien posera LA question que l’on pourra resplendir en lançant d’un air ahuri la phrase « tu connais PAS ??? ». le T-shirt doit être ainsi sis à l’extérieur du champ de connaissance du gens, mais pas trop loin non plus afin d’être défini en un éclair lors de la réponse.
Exemples lors d’un concert de Calogero :
- Bien : « Quoi ??? Tu connais pas les White Stripes ??? Tu connais au moins Seven Nation Army enfin, les crétins qui font popopo dans les stades de foute, là ?? ».
Propre, net, sec comme un coup de fouet, place illico le porteur en hôte de marque. [D'un concert de Calogero, toutefois.]
- Pas bien : « Quoi ??? Tu connais pas les Demolition Doll Rods ??? Mais si enfin, le groupe de Dan Kroha, qui jouait dans les Gories avec Mick Collins dans les années 1980, mais siiiii, Mick Collins qui a formé les Dirtbombs depuis, enfin, le groupe de Détroit, là, avec deux batteurs, y a Jim Diamond dedans, Jim Diamond avec son studio Ghetto Recorders, là, il a produit les deux premiers White Stripes, les White Stripes, putain, tu connais au moins Seven Nation Army enfin, les crétins qui font popopo dans les stades de foute, là ?? ».
Trop long, trop détaillé, viendra mourir à bout de souffle au milieu d’une conversation qui a depuis migré vers le sujet brûlant de la nomination des volontaires à l’avitaillement en bière. La soirée est foutue.
- Un T-shirt absolument rétrograde
Fine est la ligne qui sépare le côté culte que peut avoir un Artiste du passé du côté plouc qu’il finit par avoir, tout comme un vin, même le meilleur, finit tôt ou tard en vinaigre. L’attention doit donc être portée à bien choisir son groupe culte en fonction de la société dans laquelle on compte briller : Oui au MC5 dans un concert des White Stripes, non à Twisted Sister dans un concert de Linkin Park, oui à Johnny Halliday dans une maison de retraite du Cantal, non à Robert Johnson dans une soirée Lady Gaga.
Types de T-shirt conseillés
- Un T-shirt de l’Artiste lorsqu’il n’était encore qu’un obscur fond de poubelle dont même Stereogum n’avait jamais entendu parler.
Le top du snobisme pour le vrai fan, le meilleur moyen de cracher à la figure de l’importun qui, en se décidant subitement à aimer l’Artiste, acheter les albums de l’Artiste et venir le voir l’Artiste en concert, a ôté à l’Artiste toute crédibilité, toute indépendance, toute authenticité, toute originalité. Ce méprisable fat et ses semblables ― ils sont faciles à reconnaître, puisqu’ils portent tous le même T-shirt, acheté il y a cinq minutes à l’entrée de la salle ― sont TOUS responsables de la perversion de l’Artiste et méritent ainsi les châtiments corporels qu’autorise encore la loi en société : regards hautains, écrasement de dauilles et épanchement de bière consécutifs à de feints faux mouvements, excusé par un distrait et dédaigneux « broaaaarfdon ». Et rien que pour le plaisir, d’ailleurs, on pourra même le fabriquer soi-même, ce T-shirt. Qui ira vérifier qu’ils avaient pas cette gueule-là, les T-shirts Radiohead, en 1983 ?
- Un T-shirt de l’Artiste d’à côté
Un choix sain, montrant au monde qu’il n’y a pas que l’Artiste dans la vie, mais aussi les autres Artistes. Il est toutefois conseillé de favoriser le correlatif (Editors pour Interpol, Offspring pour Sum 41, un chat qu’on égorge pour Damien Saez) face à l’antinomique, pour les ennuis que ces derniers choix pourraient attirer à leur porteur : en cas de Tokio Hotel, éviter KillerPilze. En cas de Tweak Bird, éviter Oasis. En cas de Hellfest, éviter Christine and the Boutins. En cas de Blur, éviter Oasis. En cas de Justin Bieber, éviter Dora l’exploratrice. En cas d’Oasis ― on n’est jamais trop prudent ―, éviter Oasis. Précisons toutefois qu’une mise en scène cocasse du T-shirt de l’Artiste d’à côté peut assurer le succès, comme un T-shirt Von Bondies dans un concert des White Stripes, pour peu que l’on se soit préalablement fait la tête de Jason Stollsteimer.
- Un T-shirt de la première partie de l’Artiste
Excellent moyen de snober même les snobs. Si le T-shirt date d’une époque où la première partie était ― encore plus ― obscure, au point que même Stereogum n’en avait jamais entendu parler, c’est encore mieux. Ce type de T-shirt ne rencontre évidemment son plein succès que lorsqu’on l’utilise à bon escient en courant vers le front de scène au début du set, sautant sur place et scandant les paroles durant les 25 minutes intensives que dure l’Événement, avant de quitter la salle en n’oubliant pas d’insulter tous ces veaux qui sont restés au bar plutôt que de venir profiter de l’Événement, puis de crier à qui veut l’entendre que l’on ne saurait rester pour voir ces crétins de [Artiste] qui de « toutes façons ne valent plus rien depuis [leur signature en major] / [qu'ils sortent avec Olivia Gruik] / [le départ de leur bassiste] / [qu'ils se sont battus à coup de guitares dans les loges d'un festival reconnu en bord de Seine] ».
- Un T-shirt dédaigneux
Principalement utilisé par les « professionnels de la profession » que l’on a envoyé là pour bosser, voyez-vous, ma bonne dame, pas assister à ce décadent spectacle. Le T-shirt dédaigneux peut jouer au plus testostéroné (T-shirt Morbid Angel dans un concert de Rammstein, T-shirt Rammstein dans un concert de Mika, T-shirt de Mika dans une cour de maternelle) ou au plus fin en arborant, au choix, le nom d’un groupe obscur pour le commun des mortels mais respectable, voire culte pour l’Initié, celui d’une salle fermée depuis longtemps et / ou située dans une ville lointaine, très lointaine ou celui d’un magasin de disques de Portland qui si tu le connais pas, crétin, je sais même pas pourquoi je perds mon temps à te parler.
- Un T-shirt ironique
S’approche de très près du T-shirt de l’Artiste d’à côté, à la nuance près que l’on s’en vêt sciemment, juste pour le plaisir d’irriter la sensibilité de la masse de fans de l’Artiste, voire l’Artiste lui-même. Vivement qu’on invente le voyage dans le temps pour pouvoir se repointer en T-shirt AC/DC à un récital de Claude François.
Cas particulier du festival.
La plupart des règles ci-dessus s’appliquent également à ces événements festifs et estivaux, le terme « Artiste » étant remplacé par le terme « Festival ». Quelques entorses aux règles seront toutefois plus facilement tolérées ; Le T-shirt de l’édition actuelle du festival se révèle en effet bien plus confortable qu’un sac poubelle usagé quand on s’est fait arracher le sien en slamant ou que, le matin du deuxième jour de l’événement, l’on s’est réveillé nu, peinturluré et loin de sa tente, après avoir manifestement passé la nuit à vomir dans le sac East Pack qui abritait l’intégralité de la garde-robe prévue pour le week-end.
Soyez pro, vivez Fifo
Fifo comme first in, first out, ou premier dedans, premier dehors. La technique implique l’entassement ordonné et chronologique des T-shirts que l’on achète à ses concerts successifs ; il suffit alors, à chaque concert, de se vêtir de celui du bas de la pile (en évitant bien sûr d’enfreindre par hasard les règles énoncées dans la première partie). Le T-shirt a eu le temps de vieillir, l’Artiste qu’il met à l’honneur n’est plus d’actualité et, puisqu’un initié ne va voir que des groupes obscurs, l’Artiste est toujours obscur 6 mois plus tard, donc toujours aussi snob, donc toujours aussi conseillé. Cette technique ne déploie toutefois son plein potentiel qu’accompagnée de discours lancés à la cantonade durant tout le concert, assez fort pour couvrir l’Artiste de la soirée, expliquant en substance que « ce T-shirt ? Je l’ai eu il y a 6 mois, après le concert d’Autre Artiste, nous sommes tous allés nous finir dans [bar] avec le tour manager, on a [insérer ici une anecdote avinée assortie de moult détails gastriques] toute la nuit, j’ai fini par tomber dans une fontaine et vomir dans mon sac East Pack et c’est là qu’[Artiste] me l’a filé pour ne pas que je m’enrhume. On s’entend trop bien depuis, je l’appelle par son prénom et nous sommes mêmes amis sur Facebouque. » Succès assuré. Respect garanti. Y en a même qu’on a vu finir juré à la Neue Star après avoir appliqué ces conseils.
La prochaine fois nous verrons pourquoi, lorsqu’on est accrédité pour un festival, se pointer avec son propre attache-passe est bien plus classe que d’user de celui qu’on vous fournit à l’accueil média.
Ah et je dédie évidemment cette notasse à Dave Murray et Janick Gers d’Iron Maiden, que je n’ai pour ainsi dire jamais vus sur scène arborer autre chose qu’un T-shirt Iron Maiden. C’est beau, tant de conviction.
Mots-clés : 75001, Île de la Cité, Île-de-France, bateau, Black Rebel Motorcycle Club, Dirty Old Town, eau, EF 50 mm f/1.4 USM, Eos 5D Mark II, fleuve, France, nuit, Paris, pont, Pont Neuf, reflet, rivière, Seine, T-Shirt, The Pogues
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Et là je vous vois tous venir et me dire « c’est de l’anarque ta série nulle de photos nulles, à part sur la grande au-dessus, là, on ne lui voit que la charpente, à ton bidule. »
Et de vous répondre que c’est quand même pas de ma faute si j’étais très saoul la veille et que je me suis levé trop tard pour pouvoir entrer dans les galeries, enfin.
Ah si ?
Oups.
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La photo que j’aurais voulu mettre en exergue n’a pas été prise. Hayes et Levon Been, concluant le Shadow’s Keeper long et lancinant de la toute fin du second rappel du show avec un Open Invitation presqu’a capela, enveloppés dans une myriade de lasers verts pour toute lumière. Le genre de truc qu’il faut vivre. En photo, cela ne donne rien.
J’avais gardé de l’Élysée-Montmartre de 2007 (là et là aussi) une grève, un Heart + Soul et un passage sur TF1. D’hier soir, je retiendrai ce rayon vert parti du dos de Peter Hayes pour me frapper sur le front, ma nouvelle définition du « lien avec l’artiste ». Je retiendrai que c’était le premier concert parisien de BRMC sans l’essentiel. Je retiendrai le démarrage de diesel, mon SMS hurlant à Copain croisé au premier rang « c’est mou ! » pendant l’intro d’un Beat the Devil’s Tattoo ralenti . Je retiendrai la température montant insidieusement au fil de la soirée. Je retiendrai le Love Burns lascif et l’Aya éraillé qui prend à la gorge. Je retiendrai les What happened to the revolution ? de Berlin. Je retiendrai les cris de joie accueillant Ain’t No Easy Way et Shuffle Your Feet. Je retiendrai les sauts sur place unanimes du public pendant Spread Your Love, le One ! Two ! Tree ! Four ! enragé scandé par la fosse au début de Whatever Happened to My Rock n’Roll1. Je retiendrai Robert qui pleure à moitié en remerciant les gens d’être venus, Conscience Killer arrêté au milieu pour évacuer le mec au premier rang qui s’est évanoui. Je retiendrai Red qui slame sur Stop. Je retiendrai les explosions de Six Barrel Shotgun et Weapon of Choice. Je retiendrai l’Open Invitation onirique qui conclue les deux heures de show. Je retiendrai le passe all access, je retiendrai la fin de soirée complètement à l’ouest dans un Zéro Zéro qui déborde de gens, de bras et de DJ qui slament jusqu’au bar, pendant que le Robert ressort des loges pour un set acoustique sur le trottoir (photos chez le Loïc).
Je retiendrai bon.
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Mots-clés : 2010, Alive, Île-de-France, Black Rebel Motorcycle Club, EF 28-70 mm f/2.8L USM, EF 70-200 mm f/2.8L USM, Eos 5D Mark II, France, le Bataclan, Paris, Whatever Happened to my Rock & Roll, Zéro Zéro
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East Jackson Boulevard, Chicago, 30 avril 2009.
Bon je ne veux pas encore me la péter genre « j’ai une vie trop rock n’roll, tu vois », mais le Jackon Boulevard, c’est aussi le départ de la route 66, donc quand on marche dans la direction de la photo, vers l’est, l’origine de la route et le lac Michigan, c’est un peu un road trip de rockère grave ― mais à pied, et sur 500 m seulement ― que tu raconteras à tes petits-enfants quand tu seras vieux [« ah ça on était jeune et fous quand on s'est remonté la route 66 à pieds, Kévin, tellement inconscients qu'on traversait la rue alors que c'était vert pour les voitures. C'est qu'on était de vrais rebelles à l'époque, tu vois »]. La frime, quoi, un peu.
Mots-clés : Black Rebel Motorcycle Club, bouchon, Chicago, East Jackson Boulevard, Eos 5D Mark II, Illinois, Martyr, métro, route 66, rue, Sigma 70-300 mm F4-5.6 DG APO Macro, USA, voiture
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Disneyland Paris, Chessy, 18 janvier.
Mots-clés : arbre, Île-de-France, Black Rebel Motorcycle Club, Chessy, Disneyland Paris, EF 50 mm f/1.4 USM, Eos 5D Mark II, France, lampadaire, Noir et blanc, nuit, ombre, Seine-et-Marne, Shadow's Keeper
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Église Saint-Vincent-de-Paul, Paris, 9 janvier.
Ce nouveau simple est très bien mais son intro sonne quand même vachement comme You Are My Sunshine chanté par Will Smith déguisé en marguerite géante.
Opinion personnelle, bien sûr.
Mots-clés : 75010, Île-de-France, église, église Saint-Vincent-de-Paul, Beat the Devil's Tattoo, Black Rebel Motorcycle Club, colonne, EF 16-35 mm f/2.8L II USM, Eos 5D Mark II, escalier, France, neige, Noir et blanc, Paris
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Durant les deux derniers mois de 2009, j’ai passé mon temps à raconter à qui voulait bien l’entendre ― et aussi aux autres, en fait ― que « non mais tu vois en 2010 je vais essayer de faire des photos posées de groupes mais en commençant par des petits tu vois parce que faut que j’apprenne et qu’au moins avec un petit groupe t’as moins de pression tu vois. »
Tu vois.
Voilà donc le premier petit groupe de l’année, mercredi dernier chez Coop’.
Pas de pression, hein, vraiment pas. Ahah.
Puissent mille grâces, pétales de roses et autres douceurs sucrées retomber sur Mathieu de chez Coop’, Rod de chez le Hiboo, Juyette de chez Juyette et Marion de chez Rock et Fluque.
Mots-clés : 75002, Île-de-France, Black Rebel Motorcycle Club, Cooperative Music, EF 16-35 mm f/2.8L II USM, EF 50 mm f/1.4 USM, Eos 5D Mark II, escalier, fenêtre, France, Let's Kill Ourselves, Paris, Portrait, promo, The Ponys
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Place de la cathédrale, Strasbourg, 26 décembre 2009.
BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB
Mots-clés : Alsace, étoile, Bas-Rhin, Black Rebel Motorcycle Club, bleu, EF 50 mm f/1.4 USM, Eos 5D Mark II, France, illuminations, lampadaire, Murder Me Rachael, nuit, place de France, place de la cathédrale, ruelle, Strasbourg, The National
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Galerie Vivienne, Paris, 11 novembre 2009.
Mots-clés : 75002, Île-de-France, Black Rebel Motorcycle Club, carrelage, diptyque, EF 50 mm f/1.4 USM, Eos 5D Mark II, escalier, France, Galerie Vivienne, lampe, Mercy, Paris, passage, plongée, silhouette
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En fait je n’ai jamais vraiment su éviter l’amalgame entre ce qu’entendent mes yeux et ce que voient mes oreilles. Alors quand est venu le moment de faire un classement des albums qui auront marqué ma décennie, plutôt que de faire une bafouille sur chaque disque expliquant à quel point il est génial, plus génial que celui juste en-dessous mais toutefois moins génial que celui juste au-dessus ― vous en faites pas vous aurez quand même droit à ça pour le classement de fin d’année, bande de gens ―, j’en suis venu à le faire avec des mots-clés qui mènent vers des liens ou pas ― ce journal n’a que 5 ans, après tout ―, que tout le monde pourra comprendre ou pas et qui évoqueront des choses ou pas.
Bons clics ou pas, on se revoit en bas.
Ou pas.
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Yeah Yeah Yeahs ― Fever to Tell (2003)
Cleveland / TV on the Radio / Palm Springs / Spin magazine / Coachella 2004 / radio / barbecue / neige / Chouine gomme
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Arctic Monkeys ― Whatever People Think I Am, That’s What I’m Not (2006)
Black session / Mylène Farmer / acné / Bataclan / Leffe triple / Métiz’Art / orage / Doc Martens / Trabendo / vin blanc / voisins / Dancefloor
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The Wombats ― A Guide to Love, Loss and Desperation (2007)
Liverpool / bateau / bourré / hôtel / minibar / polochons / HMV / Babyshambles / Joie Division / Arras / Black Session / New York / Little Miss Pipedream / Los Angeles / jet lag / Trabendo
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The White Stripes ― Icky Thump (2007)
Beggars / Le Bervouze / Zénith / mur / mimes / Saez / Londres / Eurostar / NME / vinyl / téléphone / Ourcq
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Placebo ― Sleeping with Ghosts (2003)
Printemps de Bourges / râteau / Amnéville / conférence de presse / Radio 21 / hiver / Dick Rivers / RTL2 / E411 / nuits
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The White Stripes ― White Blood Cells (2001)
Regrets / Royal Oak / septembre / neige / hiver / school bus / hôtel Yorba / Blind Pig / Ann Arbor / rentrée / Michigan / nuits
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Placebo ― Black Market Music (2000)
RTL / Gibert Joseph / noir / digipack / Nancy / bureau / nuit 2001 2001 2001 / route
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Muse ― Origin of Symmetry (2001)
Hyères / Zikweb / avril 2001 / Georges Lang / Eurockéennes 2002 / Soundhouse studios / Londres / Steelworx / Indochine / mimes / radar / Hullabaloo / Wash me away
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Oasis ― Familiar to Millions (2000)
Vallorcines / Helter Skelter / Audi 80 / vaisselle / Northville / Michigan / balle de golf /
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PJ Harvey ― Stories from the City, Stories from the Sea (2000)
Zikweb / Liverpool / State Theater / nuit / ski / 2001 / One day there’ll be a place called home / Ann Arbor / Audi 80 / passage Brady / été
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Black Rebel Motorcycle Club ― Take Them on, on Your Own (2003)
X-Rock / noir / I think that selfishness will be the end of this if you don’t save me / larsen / route / Coachella 2004 / Air / Londres / Détroit
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The White Stripes ― Elephant (2003)
Com’Info / I-696 / pluie / nuit / Zénith / parking / Blanche / Luxembourg / Wazoo Records / Rép’ / ampli / Ask your girlfriends to see if they know / Tuileries
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Flogging Molly ― Swagger (2000)
Détroit / Course de l’Édhec / Boum / Sables d’Olonne / You drink too much coffee I drink to much stout / avion / Hyères / IV / Coachella 2004 / Guinness / Printemps de Bourges / interview / poster / enterrement / sale
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The Dandy Warhols ― Thirteen Tales from Urban Bohemia (2000)
Mécaflotte / infirmières / décembre / nuit / printemps 2001 / Metz / Radio 21 /
Rolling Stones / boum Énim / Steelworx festival / poussière / Annie Cordy / cassettes / 306 /
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Interpol ― Turn on the Bright Lights (2002)
Nuit / New York / neige / Twingo / 2007 / Paris / Très Grosse Bibliothèque / mimes /
Printemps de Bourges / 21 Avril / cravate / pluie / Curiosa / vin blanc / métro / State Theater / Maple Road / I’ll bring you when my lifeboat sails through the night that is supposing that you don’t sleep tonight / Brooklyn / Pontiac
Ah, et cette liste ne serait pas complète sans ses 5 hors-concours, ceux qui ont pu faire partie de ma vie, mais pas de la même manière que les autres :
- Elista ― La folie douce
- Mademoiselle K ― Ça me vexe
- Mademoiselle K ― Jamais la paix
- Muse ― Black Holes and Revelations
- Placebo ― Meds
Sur ce on poste et vite vite on regrette de ne pas avoir cité Get Behind Me Satan.
Joyeux Noël hein…
[Ou pas.]
Mots-clés : Arcade Fire, Arctic Monkeys, Black Rebel Motorcycle Club, classements de fin d'année, Eddie Vedder, Editors, Elista, Flogging Molly, Franz Ferdinand, Ghinzu, Interpol, Kings Of Leon, Mademoiselle K, Muse, Oasis, PJ Harvey, Placebo, Secret Machines, Snow Patrol, The Dandy Warhols, The Kills, The Von Bondies, The White Stripes, The Wombats, The Yeah Yeah Yeahs
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C’est qu’il serait peut-être temps de clore les années 2000, dis-moi.
Après mûres réflexion, je suis tombé bien d’accord avec moi-même pour dire que faire un classement des meilleurs titres de la décennie, c’est impossible de manière générale. Un top des années nonante aurait eu du mal à départager un No Surprises et un Smells Like Teen Spirit, par exemple ― enfin plus difficilement qu’un Barbie Girl et un Rhythm Is a Dancer, quoi ―, parce que les deux ne jouaient pas dans la même catégorie, au final. Du coup je me suis pris par la main et j’ai tout bien rangé en 5cinq catégories globales et totalement arbitraires pour refléter un peu plus facilement ces belles années 00 qu’on enterre la semaine prochaine. N’hésitez pas à partager les vôtres, histoire de vous occuper ce soir entre le foie gras et le saumon.
Top 5 « postillonnage de cures-dents ».
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The Raconteurs ― Headin’ for the Texas Border (live) (The Flamin’ Groovies cover) (2006)
Top 5 « décapotable et coups de soleil ».
Top 5 « nuit, valium et corde à s’ôter ».
Top 5 « Hiver, neige, pingouins et café au lait ».
Top 5 « Anglais à fesses plates1 ».
Voilà. Je valide, je poste, je relis dans 24 heures et je réalise que je n’ai mis aucun White Stripes, que j’ai oublié de faire les tops 5 « pendant qu’on fait des frites » et « à s’écouter après une vasectomie », avant de jurer bien fort, mais un peu tard, qu’on ne m’y reprendra plus en 2019.
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1 C’est un hommage à qui de droit, vous ne pouvez pas comprendre.
Mots-clés : Air, Alone In Kyoto, Always: Your Way, Apply Some Pressure, Arcade Fire, Arctic Monkeys, Banquet, Black Friday Rule, Black Rebel Motorcycle Club, Blanche, Bloc Party, Bohemian Like You, Busy, C'mon People (We're Making It), classements de fin d'année, Eddie Vedder, Flogging Molly, Franz Ferdinand, Hard Sun, Headin' for the Texas Border, Heart + Soul, I Bet That You Look Good On The Dancefloor, Indio, Interpol, Isobel Campbell, José González, Joy Division, K's Choice, Keep The Car Running, Leif Erikson, Love Will Tear Us Apart, Mark Lanegan, Maxïmo Park, Music When The Light Goes Out, My Body Is A Cage, My Vitriol, Nowhere Again, Placebo, Revolver, Richard Ashcroft, Secret Machines, Someday..., Special Needs, Such Great Heights, Take Me Out, The Dandy Warhols, The Flamin' Groovies, The Libertines, The Postal Service, The Raconteurs
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Rue des Vertus, Paris, 4 août.
Lâm Hua sort une note drôle, sans trop de fautes et pas égocentrée tous les 6 mois ; profitez-en ça tombe aujourd’hui.
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Mots-clés : 75003, Île-de-France, Black Rebel Motorcycle Club, dos, EF 50 mm f/1.4 USM, Eos 5D Mark II, fille, France, Noir et blanc, nuit, Paris, rue des Vertus, ruelle, Wishing Well
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1 Waw Six Barrel Shotgun n’était jamais passé en bande-son ici jusqu’à présent j’en reviens pas c’est l’hallu grave.
Mots-clés : 2009, 75011, Alive, Île-de-France, Black Rebel Motorcycle Club, EF 28-70 mm f/2.8L USM, Eos 5D Mark II, France, Gossip, le Bataclan, Noir et blanc, Paris, Six Barrel Shotgun
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Ground Zero, New York, 9 mai 2009.
Ça fait un mois que ces trois jours d’obsession photographique pour la vue de la fenêtre de l’hôtel sont prêts à poster et que je les laisse dans les cartons parce que je ne trouve pas de bande-son adéquate. J’ai pensé à plein de gens pour l’habiller, à des « I’m not afraid of what I see, I’m not afraid of the world » très pleins de téméraire introspection, des « once I stood at the foot of a great high mountain that I wanted so much to climb » considérant l’ascenseur comme une invention par trop innovante et lui préférant la bonne vieille montée de marches analogique, des « take me up to the top of the world I wanna see my crime » qu’on voit trop souvent ici et des « I don’t know what I’m going to do because the planes keep crashing always two by two » un peu faciles, un « standing on a hill in my mountain of dreams, telling myself it’s not as hard, hard, hard as it seems » pas du tout à sa place, un « warmed by the light of these falling limbs, drunk on the sadness of a universe unmanned » mystique pour faire genre torturé de la vie1, un « immortal rotation in a wordless hearse cosmic funeral, of mothers afterbirth, Lord release the dragons from the pall-bearing sky, our sorrow is navigation, to breathe their hate goodbye » juste pour parler de dragons, et ainsi de suite. Une fois arrivé à « I felt no man cared if I were alive / I felt the whole world was so jive / That’s when someone came up to me and said “young man, take a walk up the street” » et « getting out of the pond, they shake the bottom of their kidneys, and then they do coin-coin, » j’ai réalisé qu’il fallait vite prendre une décision et aller dormir au lieu de rester là à réfléchir en buvant de l’alcool.
Donc on taille dans le vif et paf voilà un instru rêvasseur. Si t’as envie d’écrire des paroles dessus, le lecteur, surtout n’hésite pas, je suis preneur.
[Et j'offre un Carambar® à celui qui me sort toutes les références de la notasse, en incluant celle avec les dragons.]
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1 Et encore, je vous fait grâce des citations en araméen qu’on trouve chez certains.
Mots-clés : A Twisted State, État de New York, Black Rebel Motorcycle Club, bleu, ciel, crépuscule, EF 16-35 mm f/2.8L II USM, EF 70-200 mm f/2.8L USM, Eos 1D Mark II, Eos 5D Mark II, Ground Zero, jaune, Manhattan, New York, soleil, USA, World Trade Center
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54e rue, New York, 8 mai.
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