Et sinon la pochette du Flight Of The Conchord rappelle un mélange de Tintin et les Picaros et Tom Tom Tommy de Philippe Chatel, un 33-tours dont j’avais oublié jusqu’à l’existence depuis mes 7 ans, ce qui confère au duo néo-zélandais un statut de madeleines proustiennes en puissance, au moins visuellement.
En anglais, le Schtroumpf à Lunettes s’appelle Brainy Smurf. Ils ont rien compris, les Anglais. Tout le monde sait qu’être Schtroumpf à Lunettes n’est pas une question de cerveau, mais de lunettes.
PJ Harvey hier soir à Canal, c’était magique. Sans compter qu’elle ne m’a pas pris en flagrant délit de nez dans ses seins. Je progresse, mine de rien.
D’ailleurs, pourquoi nous, les Français, nous évertuons à prononcer son nom Pidji Harvey alors que la logique voudrait qu’on le prononce Péji Harvet [à la française] ou Pidjai Harvi [à l'anglaise] ? J’en n’ai pas dormi de la nuit.
Blanche est au Trabendo le 26 octobre. Et ça mon pote, c’est cool.
Des semaines que les rumeurs en causaient, c’est officiel : Manœuvre sera dans le jury de la Nouvelle Stare. Deux monde vont s’encontrer, j’ai hâte :
« Ouiiiiiiii, alors Joachim je comprends paaaaaas, y a pas assez de guitares dans ton rock et ton jean slim est trop laaarge, c’est pas géniaaaal, Joey Ramone doit se retourner dans sa tombe, quoiiii. »
« Mais m’sieur, mon djine c’est un baggy et pis D’la merde ta targui moi j’fais du pe-ra, qu’esse tu m’embrouilles ? »
Hier soir sur Jä FM [la radio rock qui aime Mickey Tout Seul, Mika et Olivia Ruiz], au cours d’une interview d’un journaliste de la RTBF parsemée de questions stupides et de blagues grasse dont lui seul à le secret, Johan Rauques a parlé durant 10 minutes des deux principales communautés linguistiques belges en les rebaptisant « Vallons » et « Flanders », faisant passer la Belgique pour un pays constitué de collines verdoyantes et de voisins des Simpsons. Je demande en guise de réparation son renvoi immédiat et sa lapidation en place publique au moyen de poulpes rances.
Wikipédia m’a raconté que si Metz se dit Metz pendant que Yutz se dit Yutz, c’est que les Messins ont décidé de changer la prononciation du nom de leur ville durant l’Annexion pour ne plus le dire de la même façon que les Allemands. Je ne sais pas si c’est vrai, mais ça signifierait que ceux qui écorchent son nom [dont, à coup sûr, Johan Rauques fait partie], sont des espions allemands à la solde de l’Empereur.
En 10 ans j’ai connu 8 apparts, vécu dans 2 pays, travaillé dans 3, passé 6 années en cours, puis une à glander et 3 autres à bosser, usé 4 voitures et 4 ordinateurs, pris 29 avions, visité quelques bras, doublé une fois, entassé 40 Go de photos, squatté 2 centrales nucléaires, une usine de tôles, un atelier de pares-brises, deux centres techniques, un CAT presque alsacien, connu 3 radios, édité 40 numéros de magazine étudiant, sonorisé 47 soirées, cousu 5 écrous, ouvert 7 sites dont 5 ont fermé, dessiné 22 T-shirts, 17 affiches de soirées et 1 voiture, connu 7 mariages, 1 double-baptême et 3 enterrements, gagné 20 cm de cheveux, obtenu un diplôme, acheté 412 disques, amassé 4 fotoapparaten, vu 314 groupes jouer dans 209 concerts et festivals, chanté dans 1 seul, chopé 119 passes photos, développé un syndrôme de polonophilie aiguë, traîné dans 4 studios de télé, écrit dans 38 numéros de magazine pas étudiant, fumé trop de clopes et bu trop de bières. J’ai changé, tout a changé, mais ce qui me rassure c’est que, dans les grandes lignes, ça avance bien.
Et je suis pas plus gros qu’en 1997. Ça c’est pas rien.
Que je sois revenu [bien que pas parti longtemps] avec des photos [bien que bateau], des stroopwafels [bien que sucrés], une chouette édition promo à 45 € de Be Here Now [bien que vide] et un cocasse Office Space [bien que bien], après avoir vu la mer [bien que froide], des musées [bien que bondés] et des restaurants [bien que pas de cuisine], on s’en fout, parce que la vraie nouvelle qui tue du jour, c’est plutôt que l’
Je suis donc rentré de Détroit le 16 février dernier. Il y a 283 jours. 283 jours que le belögue se promenait avec un titre nul et non avenu. En plus, à force, je le trouvais moche.
Il change donc de titre et devient D’ici et là. Parce que je ne suis pas d’ici mais que je suis quand même là. Et que des fois, je me promène, un peu. Pas loin, hein, enfin pas aussi loin qu’avant, mais un peu.
En guise d’hommage à ce que fut DPC [je sais, j'ai l'hommage facile] je laisse la liste de liens qui le concerne. La radio-belögue vaque, ainsi que la bannière avec le bonhomme-qui-regarde-Franz-Ferdinand-franz-ferdiner. À la place, je mets la première photo que j’ai prise le jour de mon retour, pendant que l’avion atterissait à Schripol, à 6h du matin, alors que mon MD bombardait un gros Jet Sex de Ghinzu dans mes oreilles bouchées par la pression. Au final, cette photo, c’était la première de ma vie de maintenant.
Voilà. C’est [re]parti.
“Here is the time for us to know a secret sky for us to go, A jumbo jet, just you and me, no parachute, it’s pilot free.”