Articles avec le mot-clé « Alive »

Jeudi
19
août 2010

Harlem @ la Plage du Glaz’Art, Paris.

En attendant la vraie reprise.

Bon groupe, bon cadre, bonne soirée au final.

 HarlemStripper Sunset


Mercredi
21
juil 2010

Nada Surf @ la Maroquinerie, Paris.

Série moisie, oui, mais au moins cette fois-ci on a eu Popular.

 Flogging MollyRebels of the Sacred Heart (live)


Mercredi
07
juil 2010

Main Square Festival, Arras, 2-4 juillet.

Le moment marquant de ces trois jours à Arras, ce seront les deux heures d’ombre projetée de Vedder sur l’église, point. Mais si je devais ne retenir qu’une photo, ce serait celle-là. Parce que c’est la toute dernière que j’ai prise, parce que je pensais vraiment qu’elle ne serait pas au point et parce que le regard de la Florence là-dessus, seule au milieu de tous, surprise dans son monde à elle, sa dimension parallèle enchevêtrée avec la nôtre, contemplant le public comme s’il était à des lieues d’elle, donne un truc à cette photo qu’on peut difficilement décrire.

J’ai un truc magnétique avec Florence Welch, c’est une fille à part, sans âge, qui ne fait décidément pas ses 24 ans mais sans paraître vieille pour autant. Une autre dimension, oui. J’en ai tellement parlé autour de moi dimanche qu’à la fin, on me demandait si j’étais pas amoureux. Non, rien à voir, cette fille est simplement captivante, étrange, un peu anachronique et mystique. Faudra qu’elle pense à faire un concert à Stonehenge un de ces jours. Ou à Kaamelot. Ailleurs qu’à notre époque en tout cas. Juste pour voir.

À part ça le Main Square a fait des progrès. L’ambiance est bien meilleure qu’auparavant. Le passage de la Grand’place à la citadelle lui a fait perdre un peu de son charme mais l’a rendu bien plus facile à vivre. J’ai vu une organisation bien plus détendue et des gens plus heureux. Bien sûr le côté Live Nation du truc, avec ses artistes très, voire trop gros, lui donne une facette Disneyland pas forcément ragoûtante, mais on reste à des années lumières d’un concert de U2 et l’adjonction de la Green Room, une nouvelle scène à taille humaine, lui a redonné un peu de l’authenticité dont il manquait. Du progrès, donc, un retour à l’équilibre qui j’espère sera préservé lors des prochaines éditions. On verra la suite.

Les photos suivent là-dessous. Rien sur les gros pour cause de restrictions. Regrettable pour Pearl Jam et Rammstein, mais les autres, entre nous, on s’en fout un peu.

 Old CanesI Will Be the Sun

2 juillet

La Roux, grande scène, 18h40

Pas arrivé depuis 5 minutes que déjà je me retrouve en fosse à essayer de les choper au vol. Pas trop suivi le reste. D’une part à cause de l’orage, mais aussi parce que j’ai jamais accroché à leur musique et qu’une telle erreur de français dans un nom d’artiste, ça mérite pas d’être promu.

Jamiroquai, grande scène, 20h20

Ce n’est qu’après avoir fait les photos que j’ai appris que Jamiroquai n’est pas un artiste solo, mais un groupe. Comme quoi on en apprend tous les jours. Pour le reste rien, tout ça est bien trop RTL2 pour moi.

3 juillet

Julian Casablancas, grande scène, 16h00

Son horriblement saturé, ça gâchait tout. Casablancas a l’air très mal dans sa peau, sans savoir comment se placer ni que faire. Ça expliquerait presque cette tendance à continuellement planquer sa voix sur ses albums.

Angus & Julia Stone, Green Room, 16h55

Quelques années que je les suis mais première fois en live. Sont mignons, ce frère et cette sœur. Une des séries que j’aime bien.

Phoenix, grande scène, 17h30

J’aime pas Phoenix. J’aime vraiment pas Phoenix. Vraiment, j’aime pas Phoenix. Je comprends très bien qu’on puisse apprécier, hein, respect et tout, mais j’aime pas Phoenix.

-M-, grande scène, 19h25

Fidèle à lui-même. Chaque concert de -M- est un show qu’on n’oublie pas. Je supporte pas ses albums mais ses concerts restent indéniablement énormes. Respect.

Gomez, Green Room, 20h40

Bière.

Ben Harper & Relentless7, grande scène, 21h35

Relentless7 est ce qui est arrivé de mieux à Bernard Peur depuis… depuis rien. La spirale de mollesse du genou dans laquelle il s’était engouffré est enrayée et franchement, c’est pas du luxe.

Ah et avec leur Under Pressure en duo, Harper et Vedder ont fait du meilleur Queen du XXIe siècle que Muse. Ça va faire les pieds à Bellamy.

Taylor Hawkins & the Coattail Riders, Green Room, 22h50

Si le Dave Grohl a choisi le Taylor Hawkins comme batteur des Foo Fighters, c’est pas pour rien ; les deux jouent de la même manière, façon Animal dans le Muppet Show. Après, quand Hawkins se met à chanter en même temps, c’est forcément impressionnant.

4 juillet

The Bewitched Hands on the Top of Our Heads, Green Room, 15h50

Restera pour moi la réponse française à Arcade Fire. Allez [ré]écouter leur version de Tonight de Yuksek, un peu, vous perdrez pas votre temps.

Stereophonics, grande scène, 16h20

On attend, on attend et ils ne viennent pas. La rumeur de la fosse raconte que Till Lindemann se serait assis par inadvertance sur Kelly Jones, mais en fait il s’agit d’un PA cassé ― on m’expliquera plus tard que PA, ça veut dire Power Amplifier ―. Jones et Zindani montent quand même sur scène au bout d’une demi-heure pour assurer un rapide set acoustique. Un peu verts, les gros, ça se voit sur les photos.

Patrick Watson, Green Room, 17h20

Ou comment j’ai découvert que je suis devenu définitivement allergique à l’accent q*******s.

Gossip, grande scène, 18h00

Vus 5 fois depuis Angoulême l’année dernière, donc. Plus rien à dire, du coup. Toujours aussi efficace, toujours aussi percutant. Et la reprise d’I Will Always Love You avec le rot au milieu, pardon mais « lol », comme disent les jeunes.

Florence & the Machine, Green Room, 21h30

J’avais retenu des trois titres de l’Olympia du mois dernier l’image d’un fantôme evanescent hantant la scène dans une ambiance onirique et lascive. 15 jours plus tard Florence Welch se montre sous un autre visage ; on a droit, dans la même robe, à une version infantile de la dame du lac, glissant sur l’onde, agitant la baguette de son tambour comme si elle était magique, cherchant à ensorceler l’assistance, souriant, musardant, sautillant comme une gamine facétieuse qui met ses jeux en scène parce qu’elle sait que les adultes la regarde. Vraiment intéressant. On attend la suite.

Le reste


Lundi
05
juil 2010

Main Square Festival, Arras, 2-4 juillet.


Arras, 5 juillet.

Parce que je suis un homme de traditions.

Les photos viendront plus tard, en attendant j’ai laissé traîner 2-3 flash infos sur Truitteur, pour ceux qui veulent. Woohoo.

 Ikara ColtOne Note


Dimanche
04
juil 2010

Et pendant ce temps, à Arras.


04 juillet, 0:00:50.

Pearl Jam, bordel.

 Pearl JamPorch


Jeudi
01
juil 2010

The Dead Weather @ le Bataclan, Paris.

Ahah et dire que quand j’étais jeune et naïf je m’étais plaint du Bataclan de Pidji Harvet l’année dernière parce qu’on avait eu trop chaud. Hier c’était pire, bien pire, pire même que la Cigale de l’année dernière avec des morts et tout ; mais pas des morts inutiles, hein, des morts pour la bonne cause d’une soirée une fois de plus sulfureuse, grasse, noire, qui sentait le cambouis (au figuré) et la sueur (au propre) (ou sale) (bref vous voyez).

Je ne savais pas si The Dead Weather deviendra le projet de résidence de White, mais il faut reconnaître que plus cette mutante machine tourne et plus elle gagne en épaisseur, en complexité et en énergie venimeuse, développant une image, déclinant un concept qui rivalise de mieux en mieux avec l’univers qu’avaient tissé les White Stripes. Sur scène tout est sauvage et sexuel, dans la fosse tout est brutal et torréfié. L’allégorie du kids want to fuck and fight des Kills. Méchant, mordant, sadique, enlacé et bien trop court. Expédié en 1 h 15, tarif syndical. Mais de toutes façons on aurait pas tenu une demi-heure de plus à 45 °C. Mais quelle énergie putain. Et quelle douche en rentrant. Et dieu que ce groupe devient excitant.

 The Dead WeatherJawbreaker


Jeudi
24
juin 2010

Ash + Alberta Cross + James Yuill @ la Maroquinerie, Paris.

Lose Control / A Life Less Ordinary / Dionysian Urge / Goldfinger / Petrol / Shining Light / Joy Kicks Darkness / Orpheus / The Dead Disciples / True Love 1980 / Oh Yeah / Kung Fu / Arcadia / Girl from Mars / Return of White Rabbit
Rappel : Projects / Twilight of the Innocents / Burn Baby Burn

Jamais encore vus sur scène alors que je les écoute depuis Free All Angels, il y a presque 10 ans. Ash est l’un de ces groupes d’été, de mélodies pop à effet immédiat chevauchant des chœurs insouciants dont on ne se lasse pas ; l’éternité devant toi, la plage à perte de vue, le bac à bières plein. L’été qui commence. Qui commence même bien devant une salle venue fêter son avènement dans une cave plutôt qu’au soleil, le 23 juin plutôt que le 21, avec Cali plutôt qu’avec Cali1. Bon choix de décalage puisque cet été-là se célèbre sans djembé ni ska festif, sans Nagui mais avec un groupe à la setlist parfaitement équilibrée entre ancien et nouveau, avec les guitares de l’éternel adolescent Tim Wheeler et de Russell Lissack2 qui se répondent pendant que toute la salle multiplie les ouh ouh dans le ravissement général. Oui oui, ravissement général. Genre les gens qui lèvent les bras, qui hurlent à l’invite de Wheeler sur Kung Fu et qui rigolent quand on leur sort des blagues entre les morceaux. Voilà l’été. Jack Lang, va te rhabiller. À partir d’aujourd’hui on aura du soleil le matin.

[Ah ah “Sunshine in the morning”, comment je t'introduis la bande-son comme un pro, encore :]

 AshOrpheus

James Yuill

Alberta Cross

Ash

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1 En fait il était là et comme il était aussi à Carcassonne lundi soir en train de chanter Paint It Black avec Olivia Gruik et Mathias Malzieu, ça fait TROP une bonne transition.

2 Oui oui celui de Bloc Party, avec la houpette et tout. ils l’ont embauché pour la tournée pendant que le Kele fait son truc solo.


Jeudi
17
juin 2010

Florence and the Machine + Koudlam @ l’Olympia, Paris.

J’aurais beaucoup aimé raconter si c’était bien ou pas, mais comme on s’est fait gicler au bout de trois titres ― rien d’exceptionnel, ça arrive, hein, même si c’est lourd ―, faudra se contenter de ces 15 minutes de photos de ce drôle de fantôme évanescent glissant sur les planches de l’Olympia.

 Florence and the MachineKiss With a Fist

Koudlam

Florence and the Machine


Mardi
15
juin 2010

The Hold Steady + I Love UFO @ la Flèche d’Or, Paris.

Habituellement, quand un de ces groupes indés qui marchent bien aux États-Unis et restent presque inconnus en France se pointe ici, il se retrouve dans une petite salle à jouer devant un parterre presque entièrement constitué de Ricains tout contents de profiter de l’aubaine d’une si petite scène. Ce qui rend ce soir-là différent, c’est que la première partie est assurée par I Love UFO, qu’I Love UFO a un nouvel album à fêter et qu’I Love UFO est venu avec toute son équipe, sur scène et dans la salle ; pendant une heure, au milieu des pompoms girls de l’enfer, ce sera tempête sonique sur la Flèche, le déluge de gros sons, l’ouragan de guitares. I Love UFO nous lâche son mur de décibels en pleine poire et la transe qui habite leur chanteur, Butch McKoy, gratteux arraché comme on n’en fait plus assez, finit par se transmettre au premier rang quand il saute dedans pour le secouer dans la sueur et l’effroi. Le quatuor torche son heure de set avec dix minutes d’une construction instru qui monte en lancinant, arrache tout en lacérant et s’en va en égrenant les musiciens hors de scène et tout se calme. Grosse fête. Voilà.

Après, forcément, quand on est venu voir un groupe du Minnesota en forme de Bisounours en Converse, tomber sur ce genre de première partie fait peur. Et vice-versa. Du coup, quand The Hold Steady monte sur scène, une bonne partie du premier rang parle subitement ricain et se serre très très fort au point de décourager le photographe tentant de revenir devant. Le photographe reste alors 5 minutes sur le côté pour faire quatre photos et va rejoindre Copain au fond pour voir tout ça de loin. Copain trouve ça vachement bien, même si « le maniérisme de Craig Finn ― le chanteur ― est super ringard », ce que Copain adore, d’ailleurs. À l’heure où le photographe écrit cette notasse, Copain a mis comme statut sur un réseau social bien connu qu’il « a bien quiphé les ploucs de The Hold Steady hier soir à la Flèche d’Or, et échangerait bien mille Christophe Maé et deux mille Michel Sardou contre eux ». Il est comme ça, Copain, il est prodigue du Sardou.

Mais on s’égare.

Pour résumer, disons que The Hold Steady c’est ach’te bien et qu’I Love UFO c’est ach’te mieux, pour peu qu’on porte des Docs.

Si jamais vous portez plutôt des Converse, inversez l’affirmation précédente.

Et si vous portez des tongs, allez voir Camping 2.

 Rogue Wave10:1

I Love UFO

The Hold Steady


Dimanche
13
juin 2010

Muse @ Stade de France, Saint-Denis, 11-12 juin.


Coucou.

#13 – Uprising / Supermassive Black Hole / New Born / MK Ultra / Neutron Star Collision (Love Is Forever) / Guiding Light / Interlude / Hysteria / Nishe / United States of Eurasia / I Belong to You (+ Mon cœur s’ouvre à ta voix) / Feeling Good (Nina Simone) / MK Jam / Undisclosed Desires / Resistance / Starlight / Time Is Running Out / Unnatural Selection
Rappel : Unintended / Exogenesis: Symphony, Part 1: Overture / Stockholm Syndrome
Rappel #2 : Take a Bow / Plug in Baby / Knights of Cydonia

#14 – Uprising / Supermassive Black Hole / New Born / Map of the Problematique / Butterflies and Hurricanes / Guiding Light / Interlude / Hysteria / Nishe / United States of Eurasia / I Belong to You (+ Mon cœur s’ouvre à ta voix) / Feeling Good (Nina Simone) / MK Jam / Undisclosed Desires / Resistance / Starlight / Time Is Running Out / Unnatural Selection
Rappel : Soldier’s Poem / Exogenesis: Symphony, Part 1: Overture / Stockholm Syndrome
Rappel #2 : Take a Bow / Plug in Baby / Knights of Cydonia

 

 

Épisodes 13 et 14, donc. Les 11 premiers sont résumés et le 12e ici.

À tout relire, je dirais qu’il n’y a pas grand-chose à ajouter à ce que j’avais écrit à propos du théâtre du Châtelet : la prophétie du parc des Princes de 2007 s’est accomplie, Muse est passé du statut de groupe de musique à celui d’entertainers. Aujourd’hui, c’est une entreprise qui doit tourner, attirer le chalant et plaire aux masses. Le son est toujours gros, on a toujours affaire au même phénomène de live, mais les vieux dans mon genre vous diront que le trio perd son temps à s’éparpiller dans ses délires cosmico-mièvres alors qu’il promettait tant. Sévère gâchis. Contente-toi des miettes, de ces impros gigantesques qui prennent à la gorge, de ces Hysteria ou Stockholm Syndrome qui font l’unanimité, de ce deuxième rappel mortel, de cette intro à l’harmonica de Wolstenhome qui, avec sa version de Man with the Harmonica transforme le stade en ville déserte du far West avant la tempête Knights of Cydonia. De Knights of Cydonia, oui, qui achève la soirée dans une ruade générale, l’apocalypse au galop, un final dantesque duquel tous ressortent soufflés. Tous, oui, même nous autres vieux aigris qui, dès notre retour, irons nous réfugier dans Hullabaloo pour nous rappeler une époque sans concession, corrosive et saturée, où Muse 2001 enflammait deux soirs de suite le Zénith. Soient 12 000 personnes. Soient treize fois moins que ce week-end. La vie est faite de choix.

 MuseShowbiz (live)


Mercredi
09
juin 2010

RPA & United Nations of Sound @ le Trabendo, Paris.

Si vous avez manqué le début : après la troisième débandade de The Verve, quelque part en 2009, le Richard Ashcroft a resurgi en janvier pour annoncer la naissance d’un nouveau projet, baptisé United Nation of Sounds, puis lâcher dans la nature Are You Ready?, un premier titre que je vous ai mis là-dessous en bande-son parce que je suis un mec cool. Depuis avant-hier, on sait que le groupe s’appelle en fait RPA1 & The United Nations of Sound et que l’album, intitulé bêtement United Nations of Sound, sortira le 19 juillet chez Parlophone. Voilà.

Le Trabendo est plein, malgré la mise à sac du Zénith par les trois gros de Them Crooked Vultures au même moment. Moyenne d’âge 30 ans, à peu près. Alone with Everybody est vieux et Urban Hymns, canonique. Ashcroft, pour sa part, frappe par sa candeur et la joie qu’il affiche en montant sur scène. Enterré, le mec tout gris qui faisait la gueule sur les photos promos de The Verve. Ashcroft donne l’impression de revivre. Au milieu de cette atmosphère de spotlights chamarrés, de chœurs gospel et de mélodies rythmées, sa croix en diamant autour du cou, scandant des titres comme Born Again ou Beatitude, levant les bras bien haut et haranguant la foule, le mec se donne des allures de prédicateur d’église télévisée ricaine. La soirée, même si elle livre logiquement l’essentiel du nouvel album, est une célébration lumineuse de la carrière d’Ashcroft, passant par quelques incontournables : Lucky Man, A Songs for the Lovers et même Lonely Sound, ce truc d’UNKLE sur lequel il avait posé sa voir en 1998. Grosse fête. Encore plus grosse quand Ashcroft, revenu seul pour le rappel, attaque un set acoustique et enchaîne à la demande ― avec le public qui décide et tout, j’avais pas vu ça depuis Suzanne Vega en 20012 ― Check the Meaning, Sonnet et Brave New World. Suivent deux accords de Come on People (We’re Making It), aussitôt interrompus car une fille du premier rang demande The Drugs Don’t Work à la place3. Meilleur moment de la soirée, clairement. Ne jamais oublier les vieux pots quand on vient vendre sa nouvelle soupe. Au retour du reste du groupe, on passe au final fraternel : public qui reprend le refrain de This Thing Called Life en chœur, Ashcroft qui se fend d’une blague de fouteballe, qui ouvre les yeux et qui sourit ― les deux dernières photos, là, où il ressemble à Screech ―, soirée qui finit comme il faut, tout le monde qui s’aime comme à la fin d’un concert de U2, mais en mieux, puisqu’il n’y a pas Bono et qu’on entend les oiseaux chanter en sortant. Enfin les vautours, plutôt. Éructer, plutôt. Une soirée sans mauvais choix, en fait, qu’on ait opté pour l’un ou l’autre.

PS : Une vidéo de présentation de l’album est dispo sur leur site. Allez-y voir, on y voit le Richard boire son thé au ralenti.

 RPA & United Nations of SoundAre You Ready?

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1 P comme Paul, pas comme Poil. Je sais, c’est décevant.

2 À qui on avait évidemment demandé Stairway to Heaven. En fait je crois que, si les artistes ont arrêté de faire des set en solo où ils jouent à la demande, c’est surtout parce qu’il y a toujours un crétin pour demander Stairway to Heaven. D’ailleurs c’est toujours le même crétin, si ça tombe. Le Stairway Dude, c’est son nom, dont le destin serait de requérir le même morceau ad vitam eternam partout où il va.

3 Tout en sachant pertinemment que Come on People fait partie de mes morceaux historiques. Fille-du-premier-rang, si tu passes dans le coin, sache que je t’en veux rudement pour cette attaque personnelle.


Dimanche
06
juin 2010

Menomena + Junip @ la Flèche d’Or, Paris.

 JunipFar Away

Junip

Menomena


Mercredi
02
juin 2010

Kate Nash @ la Cigale, Paris.

Entre nous, c’est quand même plus facile quand la rock star sourit tout le temps.

[Et dans une belle robe en forme de drapeau breton qu'on se croirait déjà en pleine saison des festivals, c'est encore mieux.]

 Kate NashMouthwash


Mardi
01
juin 2010

Wolf Parade + Joensuu 1685 @ le Nouveau Casino, Paris

Pas de photo qui défonce d’hier parce que Nouveau Casino blindé qui empêche d’atteindre le côté de Boeckner1, parce que lumière moisie qui fait du flou, parce que formation qui prend de la place sur une scène exiguë, parce que cadrages décents compliqués au téléobjectif.

Moyen tout ça, donc, mais pour les bonnes raisons : Nouveau Casino blindé parce qu’empli de gros fans ― pour la plupart étrangers, d’ailleurs ―, lumière moisie qui fait du flou parce que le groupe se défonce, formation qui prend de la place sur une scène exiguë mais en impose surtout soniquement, cadrages décents compliqués au téléobjectif parce que bras en l’air et public à fond. Le mieux, c’est qu’on est loin de 2006, quand Apologies to the Queen Mary était porté aux nues par l’intelligentsia branchouille se cherchant déjà un nouvel Arcade Fire : il y a quatre ans, le Nouveau Casino aurait débordé de journalistes des Inrocks désœuvrés venus parce qu’il le fallait, on se serait fait chier ; ce soir on était entre gens contents d’être là et, avec la majorité américaine de l’assemblée, l’atmosphère était détendue, chaleureuse et prenante. Tranquille. Bonnard. Les nouveaux titres alignés ce soir qui annoncent un Expo 1986 prometteur pour le 29 juin. Rien à demander de plus, enfin.

 Wolf ParadeWhat Did My Lover Say? (It Always Had to Go This Way)

Joensuu 1685

Wolf Parade

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1 À droite de la scène. Pour les photos de son profil gauche, je vous renvoie donc vers son projet parallèle et marital Handsome Furs à la Maroquinerie l’année dernière.


Samedi
29
mai 2010

Ted Leo and the Pharmacists + Real Estate + Tweak Bird @ le Café de la Danse, Paris, 26 mai.

Pour résumer :

  • Tweak Bird c’est un duo qui sonne comme Japandroids, mais en mieux. Allez les écouter.
  • Real Estate c’est un groupe avec un chanteur coiffé comme Carl Barât et un batteur coiffé comme Dave Grohl [et sapé comme Parker Lewis] qui démontre admirablement que le rock n’roll, c’est bien plus qu’une question de coupe de cheveux [et de sapes à la Parker Lewis]. N’allez pas les écouter.
  • Ted Leo and the Pharmacists c’est un groupe largement trop méconnu ici dont le seul défaut est de ne pas jouer sur scène en blouses blanches. Ça irait tellement bien pourtant, les blouses blanches. Allez les écouter aussi.

 Ted Leo and the PharmacistsEven Heroes Have to Die

Tweak Bird

Real Estate

Ted Leo and the Pharmacists