
Père-Lachaise, Paris, 10 juillet.
TV on the Radio – Blind
Vendredi
30
juil 2010
Jeudi
29
juil 2010
Mercredi
21
juil 2010

Série moisie, oui, mais au moins cette fois-ci on a eu Popular.
Flogging Molly – Rebels of the Sacred Heart (live)

Lose Control / A Life Less Ordinary / Dionysian Urge / Goldfinger / Petrol / Shining Light / Joy Kicks Darkness / Orpheus / The Dead Disciples / True Love 1980 / Oh Yeah / Kung Fu / Arcadia / Girl from Mars / Return of White Rabbit
Rappel : Projects / Twilight of the Innocents / Burn Baby Burn
Jamais encore vus sur scène alors que je les écoute depuis Free All Angels, il y a presque 10 ans. Ash est l’un de ces groupes d’été, de mélodies pop à effet immédiat chevauchant des chœurs insouciants dont on ne se lasse pas ; l’éternité devant toi, la plage à perte de vue, le bac à bières plein. L’été qui commence. Qui commence même bien devant une salle venue fêter son avènement dans une cave plutôt qu’au soleil, le 23 juin plutôt que le 21, avec Cali plutôt qu’avec Cali1. Bon choix de décalage puisque cet été-là se célèbre sans djembé ni ska festif, sans Nagui mais avec un groupe à la setlist parfaitement équilibrée entre ancien et nouveau, avec les guitares de l’éternel adolescent Tim Wheeler et de Russell Lissack2 qui se répondent pendant que toute la salle multiplie les ouh ouh dans le ravissement général. Oui oui, ravissement général. Genre les gens qui lèvent les bras, qui hurlent à l’invite de Wheeler sur Kung Fu et qui rigolent quand on leur sort des blagues entre les morceaux. Voilà l’été. Jack Lang, va te rhabiller. À partir d’aujourd’hui on aura du soleil le matin.
[Ah ah “Sunshine in the morning”, comment je t'introduis la bande-son comme un pro, encore :]
Ash – Orpheus
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1 En fait il était là et comme il était aussi à Carcassonne lundi soir en train de chanter Paint It Black avec Olivia Gruik et Mathias Malzieu, ça fait TROP une bonne transition.
2 Oui oui celui de Bloc Party, avec la houpette et tout. ils l’ont embauché pour la tournée pendant que le Kele fait son truc solo.

Habituellement, quand un de ces groupes indés qui marchent bien aux États-Unis et restent presque inconnus en France se pointe ici, il se retrouve dans une petite salle à jouer devant un parterre presque entièrement constitué de Ricains tout contents de profiter de l’aubaine d’une si petite scène. Ce qui rend ce soir-là différent, c’est que la première partie est assurée par I Love UFO, qu’I Love UFO a un nouvel album à fêter et qu’I Love UFO est venu avec toute son équipe, sur scène et dans la salle ; pendant une heure, au milieu des pompoms girls de l’enfer, ce sera tempête sonique sur la Flèche, le déluge de gros sons, l’ouragan de guitares. I Love UFO nous lâche son mur de décibels en pleine poire et la transe qui habite leur chanteur, Butch McKoy, gratteux arraché comme on n’en fait plus assez, finit par se transmettre au premier rang quand il saute dedans pour le secouer dans la sueur et l’effroi. Le quatuor torche son heure de set avec dix minutes d’une construction instru qui monte en lancinant, arrache tout en lacérant et s’en va en égrenant les musiciens hors de scène et tout se calme. Grosse fête. Voilà.
Après, forcément, quand on est venu voir un groupe du Minnesota en forme de Bisounours en Converse, tomber sur ce genre de première partie fait peur. Et vice-versa. Du coup, quand The Hold Steady monte sur scène, une bonne partie du premier rang parle subitement ricain et se serre très très fort au point de décourager le photographe tentant de revenir devant. Le photographe reste alors 5 minutes sur le côté pour faire quatre photos et va rejoindre Copain au fond pour voir tout ça de loin. Copain trouve ça vachement bien, même si « le maniérisme de Craig Finn ― le chanteur ― est super ringard », ce que Copain adore, d’ailleurs. À l’heure où le photographe écrit cette notasse, Copain a mis comme statut sur un réseau social bien connu qu’il « a bien quiphé les ploucs de The Hold Steady hier soir à la Flèche d’Or, et échangerait bien mille Christophe Maé et deux mille Michel Sardou contre eux ». Il est comme ça, Copain, il est prodigue du Sardou.
Mais on s’égare.
Pour résumer, disons que The Hold Steady c’est ach’te bien et qu’I Love UFO c’est ach’te mieux, pour peu qu’on porte des Docs.
Si jamais vous portez plutôt des Converse, inversez l’affirmation précédente.
Et si vous portez des tongs, allez voir Camping 2.
Rogue Wave – 10:1
Lundi
14
juin 2010

La Flèche d’Or, Paris, 5 juin.
Je sais, ils sont tout raides et c’est dommage.
La prochaine fois j’éviterai de faire mes photos une grenade à la main.
Pearl Jam – Insignificance
Dimanche
06
juin 2010

[Va falloir que je pense sérieusement à arrêter la Flèche d'Or et ses lumières moisies.]
Candy Clash n’évolue pas vraiment dans ma ligue, mais plutôt dans ce genre musical où le chanteur finit invariablement pendu dans sa cuisine avec une corde à linge1 la veille de son départ en tournée US, tout à la fin du film. Mais l’ensemble reste carré. Ça promet peut-être des trucs.
Frightened Rabbit ― que je me plairais à traduire en Lapin Crainté ―, fait plutôt dans le rock-folk bisounours, un peu comme les Magic Numbers mais en moins débordant de guimauve. D’après les photos, on croirait un mec en solo, mais c’était un peu le seul éclairé, en fait, pendant que ses potes restaient entassés dans un coin de la scène. En vrai c’est un groupe agréable. Chouette. Mériteraient un peu plus qu’une Flèche, mais il leur faut un gros single d’abord. J’en avais posté un extrait là, en revoilà un autre ici.
Ah et pas de truittage de Neue Star ce soir. La semaine prochaine normalement.
Pour me faire pardonner, je posterai sûrement de nouvelles facebouqueries ce jour-là, mais seulement si vous êtes sages.
Frightened Rabbit – Nothing Like You
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1 Ce début de phrase ressemblant beaucoup à une fin de Cluedo, je précise que le colonel Moutarde n’est pour rien dans la mort du Ian Curtis.

Ça fait toujours bizarre de retrouver ici des artistes qu’on avait pas vus depuis là ; surtout quand le là en question fut la remorque d’un camion partagée avec Muse sur le fond d’un parking de Clarkston, Michigan, il y a bien longtemps. Tellement longtemps, en fait, que maintenant que ses aventures avec Smashing Pumpkins et Hole sont bien loin et qu’on a presque oublié l’apparition de la grande rousse sur le Grand Secret d’Indochine en 2002, on s’attendrait à une Flèche d’Or presque vide. C’est compter sans la première partie ― déjà terminée quand je me pointe ―, Toybloïd1, le groupe de la Lou Sirkis, fille et nièce de. D’où la Flèche blindée et moite, d’où le premier rang juvénile. D’où la série de photos entièrement prise du même angle.
Auf der Maur débarque derrière la longue ― trop longue ― projection d’un film que faut avoir pris de la drogue pour l’apprécier et lâche un set à base d’instrus très longs et de morceaux incisifs, lancinants et lourds lancés la basse en avant et entrecoupés d’interventions rigolotes. Une soirée conviviale, qu’on pourrait dire, surtout en voyant la maîtresse de les sons distribuer ses bouteilles de flotte dans le public comprimé et desseché. Sympa. Rayon fausses notes on trouvera Taste You, l’affreuse bouillie franco-anglaise à l’accent qué***ois dégueulasse qui fait vomir qu’on pensait avoir oubliée, et la grande blague du management qui vire les photographeux à la moitié du show parce que « vous comprenez c’était que pour trois morceaux ». D’où la série de photos qui n’en comporte que sept ; du même angle c’est pas très grave, notez.
Mais bref, Auf der Maur assure, en rappelle de bonnes avec Followed the Waves et en promet de nouvelles avec les extraits d’Out of Our Minds, sorti le 30 mars. Pas grand chose de plus à demander. Ou peut-être une question vitale : combien eut-on été sans la présence de Toybloïd ?
Melissa Auf der Maur – Out of Our Minds
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1 Écouté rapidos en tapotant cette notasse. C’est mieux que Superbus mais encore moins bien chanté que les Dodoz.

Station Télégraphe, Paris, 6 mars.
Sans vouloir casser mon propre effet, je me permets de me signaler que cette photo n’est pas droite.
Air – Dead Bodies
Lundi
29
mar 2010

Station Télégraphe, Paris, 6 mars.
Faut jamais démarrer sa semaine trop rapidement.
Weezer – Put Me Back Together
Mercredi
24
fév 2010

Cimetière de Belleville, Paris, 9 janvier.
« Oh, Pierre, tu sais qu’on voit ta maison d’ici ? ».
Et puisqu’il faut savoir innover, aujourd’hui on fera dans la bande-son à choix multiple :
Mumford and Sons – Timshel
Tom McRae – Out of the Walls
Mardi
23
fév 2010

Rue Boyer, Paris, 21 février.
C’est dingue ce qu’on peut trouver dans les ruelles du XXe arrondissement, des fois.
Locksley – She Does

Flogging Molly – The Seven Deadly Sins (live)
160 000 albums vendus au Royaume-Uni et 27 en France, donc fort logiquement la premère date française de Mumford and Sons est emplie d’Anglaises enamourées ― curieux pour ce genre de musique et de groupe ― qui ne jettent pas de bière ― très curieux pour ce genre de public ― mais en revanche connaissent super-bien les textes par cœur et tiennent à le montrer. La bonne nouvelle, dans l’histoire, c’est que si Mumford and Sons avaient fait un mieux disque que Franz Ferdinand l’année dernière [si si], sur scène ça suit dans une ambiance relevée ― pas à ce point-là quand même, mais on s’en approche un peu de temps en temps ― ponctuée d’histoires de setlists mélangées, de tache dans le slip de Ted Dawes le contrebassiste, de citation de la Ferme des Couillons en Afrique [« comment on dit “merde” en anglais ? “Shit” ? Oh c'est joli. »] et de cours de français un peu séchés sur les bords. Grosse fête, en somme. Ils reviendront. Soyez-y.
[Et bien le bonjour à Mugison le fou folk, ses morceaux entamés mais pas trop, ses anecdotes d'accidents digestifs sur les scènes de Bruxelles et ses chutes de chaises quand il se recule trop durant un solo.]

Band of Skulls – I Know What I Am
Et notre premier groupe tout neuf de l’année est donc un trio d’Anglais barrés et chevelus qui savent retourner une salle comme il faut, même quand elle est un peu dépeuplée. Première expérience convaincante, grave, on attend vite la suite avec un public moins sceptique.
[Ah et je ne causerai pas des Parlotones. Mauvais karma.]
/ Edit : Allez donc voir tout ça en images mouvantes chez le Hibooxe, ça en vaut le clic, oui oui.