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Mercredi
28
oct 2009

Previously unreleased #851.


The Raconteurs, Rock en Seine, 29 août 2008.

Parce qu’entre la note d’hier et la note de demain, on ne peut décemment poster qu’une photo pas-vue-jusque-là2 des Raconteurs, accompagnée de leur meilleur prestation-en-date-depuis-que-Five-on-the-Five-n’est-plus-écoutable.

Si vous me cherchez ce soir vous savez où me trouver, hein.

 The RaconteursHeadin’ for the Texas Border (The Flamin’ Groovies cover) (live)

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1 Previously Unreleased © 2004-2009 The Juliette Robert Light and Magic Company.

2 Et on ne se demande pas vraiment pourquoi.

3 Ironie du sort, il n’est même pas d’eux.


Jeudi
12
fév 2009

Main Square Festival, Arras, 6 juillet 2008.

Vampire Weekend

 

The Wombats

 

The Dø

 

Sigur Ròs

 

Radiohead

 


Mardi
30
déc 2008

2008 en… #5.

Présentent

2008 en 10 titres d’une bande-son de peut-être pas nos vies mais au moins la mienne.


Sautons du coq à l’âne en profitant de l’espace vide laissé par l’absence de photos récentes des Kills dans mon stock pour y placer un test de Shooting Doggies, série appelée à remplacer les Shooting People en 2009 si elle reçoit l’aval de tous et qu’on me fournit assez de matière première canine, docile et prête à signer une décharge.

Press play.

      1.  The Kills – Last Day of Magic


         
         
      2.  Infadels Free Things for Poor People

         
         
         
      3.  Eddie Vedder Hard Sun (Indio cover)

         
         
         
      4.  Oasis The Shock of the Lightning

         
         
         
      5.  Eddie Vedder Guaranteed

         
         
         
      6.  Maxïmo Park By the Monument

         
         
         
      7.  Nada Surf Weightless

         
         
         
      8.  The Wombats Moving to New York

         
         
         
      9.  I’m From Barcelona Music Killed Me

         
         
         
      1.  Nada Surf Whose Authority

         
         
         
      1.  Paramore Misery Business

         
         
         

avec

 

2007 en 10 titres qui fouettent

      1. Editors – An End Has a Start
      2. Arcade Fire – Keep the Car Running
      3. The White Stripes – Icky Thump
      4. The Wombats – Let’s Dance to Joy Division
      5. Arcade Fire – My Body Is a Cage
      6. Black Rebel Motorcycle Club – Weapon of Choice
      7. Foo Fighters – The Pretender
      8. PJ Harvey – White Chalk
      9. I’m From Barcelona – The Painter
      10. PJ Harvey – Silence

1998 en 5 morceaux qui datent

      1. Oasis It’s Getting Better (Man!!)
      2. K’s Choice Believe
      3. The Verve – Lucky Man
      4. Oasis I Hope, I Think, I Know
      5. Massive Attack Teardrop

Lundi
29
déc 2008

2008 en… #4.

2008 en 10 trucs de fous trop dingues

Le décompte à la Miss France ayant été super bien reçu l’année dernière par l’association des brodeuses sur soie de Saligny-sur-Loire, on va remettre ça cette année pour leur faire plaisir.

10 ― The Ting Tings – We Started Nothing

Ils ont effectivement commencé quelque chose, et quelque chose de bien. Les Ting Tings ont fait cette année dans l’irrésistible, le déluré et le chaloupé sans dépasser les limites du raisonnables ― donc du chiant ― , et 2008 s’achève en emportant avec au moins un Shut Up and Let Me Go ― traduit « tais-toi prends un vélo » par mewa si vous voulez l’entendre venez me payer des Guinness jusqu’à ce que chant s’en suive ― et un That’s Not My Name dans sa longue liste de titres de fous qui auront marqué l’année et ses soirées.

 

9 ― The Black Angels – Directions to See a Ghost

Je ne vais pas trop épiloguer là-dessus après la note d’avant-hier : tout le bien que je pense des Black Angels rejaillit forcément sur cet album en forme de litanie électrisée et désespérée rouge et verte aussi. Bel album, beau groupe, concerts à retravailler un peu mais on vous aime quand même, des bises.

 

8 ― Oasis – Dig Out Your Soul

Depuis le temps, on sait que le meilleur album d’Oasis est derrière eux. Il faut l’accepter et vivre avec. Cela n’empêche pas Dig Out Your Soul d’être à la hauteur, point. Avec des Shock of the Lightning, des Falling Down, Ain’t Got Nothing et des To Be Where’s There’s Life, les frères Gallagher se sont montrés dignes de leurs jeunes années tout en faisant mieux que Don’t Believe the Truth, qui était lui-même mieux qu’Heathen Chemistry. Les albums passent, les Mancuniens sont toujours là et, en attendant que Blur reviennent, ils jouent tout seuls dans leur catégorie, trop vieux pour rivaliser avec les jeunes et trop jeunes pour se comparer aux vieux. Oasis vit toujours et c’est déjà bien, de moins en moins de groupes peuvent se vanter d’en faire autant.

7 ― TV on the Radio – Dear Science

TV on the Radio est un groupe cool que c’est la frime de les écouter, on pourrait même les qualifier de branchés si cette dernière expression l’était toujours, branchée. À coups de Red Dress impatient, Shout Me Out courant après la montre, DLZ vengeur et Lover’s Day envolé, TV on the Radio signe un album urbain dans la lignée des précédents, ce genre qui colle parfaitement à une chevauchée de métro quand on est en retard pour le boulot, scotché sur ta vie comme si subitement tu vivais à New York. Leur premier qui me marque à ce point. Je ne suis pas mécontent de suivre la haÿpe, pour une fois.

6 ― The Raconteurs – Consolers of the Lonely

En voilà un qu’on m’a bien gâché. Malgré ça, ce deuxième Raconteurs est largement au-dessus de son prédécesseur grâce à une prod bien meilleure et des compos plus incisives. Cette année, White et sa bande on enfin passé la 5e, subitement tout va mieux, on part pour l’album de l’année juché sur des Salute Your Solution, Consoler of the Lonely, Five on the Five, Carolina Drama et puis… Non. La vie. Mais je salue quand même l’effort.

 

5 ― The Dandy Warhols – …Earth to the Dandy Warhols…

Et voilà les Dandys ressurgissant dans ma vie. Pas leur meilleur album non plus, Thirteen Tales of Urban Bohemia ayant mis la barre haut à son époque, mais …Earth to the Dandy Warhols… a eu au moins le mérite de me réconcilier avec eux alors que nous étions fâchés depuis Welcome to the Monkey House. Trois albums plus tard, enfin, on se rabiboche. J’y peux rien, je suis de nature rancunière. C’est mal mais je me soigne.

 

4 ― I’m From Barcelona – Who Killed Harry Houdini?

Jack White mis à part ― on trouve toujours une place pour un Jack White dans les classements de fin d’année, la vie est ainsi faite ―, I’m From Barcelona se retrouve seul survivant de mon top album 2007, après le lamentable échec de Kings of Leon et de leur Only by the Night à vite oublier dans les cachots de la honte musicale, l’incapacité de Cold War Kids à faire quoi que ce soit d’intéressant sur Loyalty to Loyalty et les vacances prises par tous les autres. I’m From Barcelona, cette année, a pris son image de groupe de bisounours toujours guet’z et prêts à faire des poutoux à tout le monde, l’a mise en pièces et a recollé le tout à l’envers, pondant un album bien plus sombre, prenant tout le monde sur un contre-pied inattendu. Le résultat est épatant, la bande d’Emanuel Lundgren s’éclaire d’un jour ― ou plutôt d’une nuit ― nouvelle, la musique m’a tué, Houdini et mort et la multitude suédoise finit cette année 2008 dépouillée de son costume de carnaval. Ce n’est pas une légende, les clowns les plus drôles peuvent vraiment être les gens les plus tristes.

 

3 ― Bloc Party – Intimacy

Voilà un groupe qui aura mis le temps à me percer à jour. Silent Alarm me laissait de marbre en 2005, je ne jetais même pas une oreille sur A Weekend in the City deux ans plus tard, et voilà subitement qu’Intimacy me marque avec ses Signs, Ares, One Month Off, Halo, prouvant que je ne suis finalement pas un si gros imbécile que ça puisque je finis par changer radicalement d’avis sur le groupe. Douce flatterie, rassurant constat, même la pochette est une des plus jolies de l’année, voilà le quartette sur mon podium 2008. Drôle d’année, décidément.

 

2 ― The Kills – Midnight Boom

Un album qui tabasse d’un bout à l’autre, je ne vois pas quoi ajouter. Pourtant pas tellement éloigné des deux premiers Kills, Midnight Boom est la soudaine explosion du duo qu’on commence à subitement retrouver partout. L’année prochaine, ils feront la Star Académie en trio avec Miquailze et Looane et ce sera bien fait pour eux, tiens, ils l’auront bien cherché, merde à la fin, on n’a pas idée de sortir des trucs pareils, une vraie mine de bandes-sons pour ce journal électronique, avec des textes aussi bien torchés et des mélodies épurées et fatales. Je serais musicien, tant de perfection simpliste me déprimerait grave, en fait.

 

1 ― Eddie Vedder – Into the Wild

J’avoue, c’est super-gonflé d’aller mettre en album de l’année 2008 un truc qui est sorti en 2007. Cela étant, beaucoup ayant placé In Rainbows dans leurs classements 2008 alors qu’il est sorti l’année dernière, je prends donc le droit de faire de même devant la nécessité : Into the Wild est le seul album que je me suis écouté complètement, dans l’ordre et sans rien zapper cette année. Ce disque se pose en invitation au voyage géante, l’album idéal du train, l’album parfait de la bagnole, l’album évident de l’avion mais surtout l’album qui colle aux semelles de la moindre équipée pédestre. Parfait de son intro à sa piste cachée, toujours prêts à partir et toujours content de rentrer, moi qui pensait que seuls les labradors étaient vraiment fidèles, je découvre que les chanteurs à cheveux longs et chemises en draps aussi. En 2009 lui et moi en aurons encore à vivre, à découvrir, juste tous les deux. Et c’est tant mieux.

Bande-son : Eddie VedderRise

2007 en 10 albums graves

      1. Arcade Fire – Neon Bible
      2. Editors An End Has a Start
      3. The White Stripes Icky Thump
      4. PJ HarveyWhite Chalk
      5. Kings of Leon Because of the Times
      1. Black Rebel Motorcycle Club Baby 81
      2. The Wombats The Wombats Proudly Present: A Guide to Love, Loss and Desperation
      3. I’m From Barcelona Let Me Introduce My Friends
      1. Interpol Our Love to Admire
      2. RadioheadIn Rainbows

1998 en 5 disques méchants

      1. K’s Choice Cocoon Crash
      2. Oasis Be Here Now
      3. Manic Street Preachers Everything Must Go
      4. Pearl Jam Yield
      5. Soul Asylum Candy from a Stranger

Dimanche
28
déc 2008

2008 en… #3.

 

Présentent

2008 en 10 soirées qui tachent grave je te dis pas


La Maroquinerie, Paris, 28 mai.

Je crois en avoir parlé comme il fallait dès le lendemain du concert. Ce 27 mai, la meute de damnés de Flogging Molly a pris la Maroquinerie, l’a retournée et l’a secouée sans relâche pour en tirer tout le bon jus. De tous les groupes que j’ai vus plusieurs fois, Flogging Molly est de loin celui qui ne déçoit jamais, qui t’offre ce que tu es venu chercher et qui te paie des stouts si tu as de la chance. À côté de cette orgie, le carnaval d’Halloween d’I'm From Barcelona fut une veillée funèbre, la soirée haÿpe d’Oasis et sa baston d’Anglais au bar une soirée pyjama, le crépuscule sudiste de Raconteurs profitant de l’annulation de Winouze pour étirer la magie de ce coucher de soleil d’août un camp scout au coin du feu. Même Radiohead à Arras, me voyant arpenter le fond de la Grand’Place déserté en quête de bouffe, pendant que là-bas, le quintette d’Oxford semblait jouer rien que pour moi dans la vacuité d’un univers duquel je serais le seul atome ; même Arras fut moins intense. Et pourtant.

Mais puisqu’il faut bien tout classer :

        1. Flogging Molly, la Maroquinerie, Paris, 27 mai
        2. I’m From Barcelona, le Bataclan, Paris, 31 octobre – [2]
        3. Oasis, le Bataclan, Paris, 10 novembre
        4. The Raconteurs, Rock en Seine, 29 août
        5. Radiohead, Main Square Festival, Arras, 6 juillet1
        6. Hushpuppies, la Maroquinerie, Paris, 8 novembre – [2]
        7. Black Rebel Motorcycle Club, Furia Sound Festival, Cergy-Pontoise, 28 juin – [2]
        8. The Wombats, le Trabendo, Paris, 20 mars – [2]
        9. Editors, le Bataclan, Paris, 7 avril – [2]
        10. Gore Gore Girls, la Maroquinerie, Paris, 21 avril – [2]

 Bande-son : Flogging MollyRequiem for a Dying Song

avec

2007 en 5 concerts de la mort létale

        1. Arcade Fire @ les Eurockéennes, Belfort, 1er juillet
        2. The White Stripes @ le Zénith, Paris, 11 juin
        3. PJ Harvey @ Canal +, Paris, 11 septembre
        4. Black Rebel Motorcycle Club @ l’Élysée-Montmartre, Paris, 20 novembre
        5. I’m From Barcelona @ les Eurockéennes, Belfort, 30 juin

1998 en 5 ah non tiens.

            • N/A

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1 Ah tiens j’ai toujours pas posté de photo de cette soirée-là dites-moi. L’année prochaine promis.


Samedi
27
déc 2008

2008 en… #2.

 

Présentent

Les 5 groupes inconnus au bataillon de 2007 et reconnus d’intérêt public en 2008


L’Élysée-Montmartre, Paris, 8 décembre.

Je suis effectivement resté sceptique devant le concert de l’Élysée-Montmartre, mais malgré tout, les Black Angels ont lâché cette année un Directions to See a Ghost qui m’a bluffé de sa première piste à son emballage soigné trahissant leur passé de graphistes méticuleux. Ce groupe-là a tout pour plaire, pour peu qu’on aime le velvetien, le doorseux, les rythmes pesants et écrasés et les sillons désolants étirés sur des dizaines de minutes. Là où les Warlocks ont échoué l’année dernière, le combo d’Austin sauve les meubles d’un rock spleenien désabusé et dépressif en renouvelant le genre, mais pas trop, hein, parce qu’il est des choses dans la vie auxquelles mieux ne vaut pas trop toucher.

        1. The Black Angels
        2. The Ting Tings
        3. Blood Red Shoes
        4. The Blakes
        5. MGMT

Saluons également des Ting Tings explosant avec un We Started Something déluré et chaloupant, taillé pour les soirées haÿpe et les pubes d’iPods ; ainsi que Blood Red Shoes revisitant le duo mixte à batterie et guitare dans des directions en tous points opposées à celles des White Stripes, péchant d’une main et promettant de l’autre. The Blakes m’ont séduit avec leur premier album, MGMT fut omniprésent et mérite sa place. Au plaisir de revoir tout ce monde-là en 2009.

 Bande-son : The Black AngelsDoves


avec

2007 en 5 chouettes groupes pas connus en 2006

        1. The Wombats
        2. I’m From Barcelona
        3. Air Traffic
        4. Cold War Kids
        5. Handsome Furs

1998 en 2 groupes blabla tout ça

        1. K’s Choice
        2. Manic Street Preachers

Vendredi
19
déc 2008

Astonvilla + Subway @ le Bataclan, Paris.

Je pourrais faire un long article racontant à quel point le 5D Mark II est un vrai bonheur de la vie, mais le Rod s’en étant déjà occupé avant-hier, je m’en tiendrai à une liste de pour/contre rapide, histoire de gagner du temps :

Contre :

  • L’autofocus patine effectivement. Pas bien meilleur que celui du 20D, qui est pourtant vieux de quatre ans. Cela étant, le fotoapparat fonctionnant dans des conditions lumineuses bien plus défavorables que mes boîtiers précédents, il est normal que l’autofocus s’y fasse plus difficilement puisqu’il lui faut de la lumière pour fonctionner, l’autofocus, c’est un peu le contraire des vampire quand on y pense.
  • La mesure d’expo est assez capricieuse, mais après quelques points sur les i [« Non, Rhubarbe, c'est très mal de surexposer les gens, après ils sont tout blafards, alors tu arrêtes, maintenant. » ; « Non, Rhubarbe, les sous-exposer pour qu'ils deviennent tout noirs c'est pas bien non plus, si tu continues je te prive de dessert demain », etc.]
  • Le bouton AF-On ne peut être utilisé comme sur l’Eos-1D comme basculateur de point d’autofocus instantané, et ça c’est super moche, surtout quand on est habitué depuis deux ans à décaler du point central vers celui du haut en une petite pression quand on veut mettre au point sur une tête de chanteur en vertical. Ça me pose des problèmes dans mon karma, entrave ma nature intrinsèque, je crois qu’il va falloir que je consulte.
  • Les bruts de 30 Mo, pardon mais mon ordinateur n’y arrive pas. Reste à chouter en sRAW, du coup, mais on se retrouve avec 9 millions de pixels seulement, ce qui est un peu limite aux 12 millions du Mark I.
  • Au même rayon, avec 30 Mo de données à manger par prise, mieux vaut que tes CompactFlash aient des pédigrees de poney si tu ne veux pas que ta rafale ― par ailleurs lente, mais on s’en fout, c’est pas un appareil de sport ― dépasse les cinq clichés.
  • Quelqu’un a un CS4 à me prêter ? Lightroom, c’est bien joli, mais rien ne remplace Photoshop pour de vraies optimisations de brut et des noirs et blancs pas gris et gris.

Pour

  • Bienvenu. Bienvenu dans un monde d’ISO à 3 200 sans bruit, de photos les plus lentes au 100e de seconde, un univers tout net où l’on ne rencontre plus de problème à choper ce qu’on voulait choper sans obtenir une vieille merde floue ou une jolie image toute blanche parce qu’au moment où Jimi Hendrix a mordu sa guitare, ton boîtier a trouvé malin d’exposer pendant 2 s pour bien qu’on lui voie les dents. Et le mieux, c’est qu’à 6 400, ça passe encore.
  • Les 21 millions de pixels, encore. Le fichier énorme, ça permet des retouches bien plus jolie puisque précises1. Ça n’empêche pas mon disque dur et mes CompactFlash de faire la gueule mais malgré tout, joie, et dilemme cornélien aggravé pour décider de quel format de brut employer.
  • La visée par écran, quoique passablement gadget, permet d’atteindre des angles vraiment bizarres et ça, si ça ne servira pas trop pour le live ― les trous de nez en contre-plongée, c’est jamais très flatteur pour le sujet ―, bonjour les prochaines photos de plafonds de gares au grand-angle avec le machin posé par terre, ahah, on va s’éclater grave.
  • Le plein format, évidemment, que mon fisheye fait enfin du vrai fisheye et que mes profondeurs de champ sont enfin de vraies profondeurs de champ. Le tout implique un viseur confortable, mes yeux tout pourris et moi pouvons enfin faire de la mise au point manuelle, et franchement, la vie c’est trop bien.

Enfin, je ne sais pas si c’est lié, mais chouter au 5D Mark II ça donne envie aux groupes français de reprendre Whatever Happened to my Rock n’Roll, je sais pas si c’est lié, mais en quatre ans de 20D et d’1D Mark II, aucun groupe français ne m’avait repris de BRMC.

Les photos d’hier suivent, et joyeux anniversaire au passage à Astonvilla qui fêtait ses 15 ans.

Ah et comme j’étais pressé de jouer avec, j’ai fait du Subway aussi :

 Bande-son : Black Rebel Motorcycle ClubWhatever Happened to my Rock & Roll (Punk Song)

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1 Oui, parce que j’efface régulièrement des pieds de micros et des bouts de manches de guitares quand ils me pourrissent mes cadrages et j’en suis fier, d’abord.


Mardi
09
déc 2008

The Black Angels @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

 Bande-son : The Black AngelsDeer-Shee-Ree

The Black Angels ou la preuve criante qu’album marquant ne rime pas forcément avec soirée d’anthologie. Si, grâce à leur Directions to See a Ghost sorti en avril, les Texans d’Austin ont remis au goût du jour un rock spleenien laconique et bien gras trempé dans le Velvet comme les Warlocks n’ont plus su en faire depuis leur Surgery de 2005, sur scène ils pêchent par l’abus d’une formule qui, quoique captivante, revient vite se mordre la queue. Durant une grosse heure et demie, l’Élysée oscille entre riffs lourds, déprimés et lancinants et accords pesants, torturés et rampants. En gros, on repasse toujours par le même point qui, s’il plaît les deux ou trois premières fois, finit invariablement par lasser. Alex Maas ― croisement de Jim Morrison pour la voix et le phrasé, Fidel Castro pour le style et la barbouze et Robert Smith pour la posture et les pas de chat timide ― envoie du bois sur des versions de Science Killer et Young Men Dead vraiment méchantes, la batteuse Stephanie Bailey est impressionnante dans son style mais, malgré tout, quand vient le rappel, on se surprend à regarder sa montre un peu trop souvent et regretter que le fumage de drogue soit dorénavant interdit dans les salles de rock et roll, car ça nous aurait pas mal aidé à triper comme il s’eut dû toute une soirée. À la sortie, tous les avis que j’entends rejoignent le mien : excellent mais trop répétitif, avec la voix de Maas gâchée par un abus de réverb’ sur le son. La formule est payante, c’est certain, les Black Angels ont seulement besoin de travailler leur fond pour se hisser à la hauteur des Warlocks ou de Black Rebel Motorcycle Club. En attendant…

« … ils devraient s’en tenir à faire des premières parties, quand ils ne jouent qu’une demi-heure ils sont mortels. »

Gros Thom, 08 décembre 2008.


Vendredi
05
déc 2008

Julien Doré @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

Vivent les attachées de presse, les spots, les éclairagistes, le format brut, les photos au 1 600e et euh… Radiohead.

 Bande-son : RadioheadElectioneering


Jeudi
04
déc 2008

Isobel Campbell & Mark Lanegan @ le Trabendo, Paris.

 Bande-son : Isobel Campbell & Mark LaneganRamblin’ Man (Hank William cover)

Le truc le plus dingue à retenir de la soirée, ça reste que le Mark Lanegan, il porte les mêmes pompes que moi, ce qui montre bien qu’il est rock en 2008.

À part ça ce Trabendo aura été dans la même veine que la Cigale de juin, tout aussi calme, statique et beau. Lanegan n’a jamais été une bête de scène et ce n’est pas Campbell qui arrangera les choses, mieux vaut se le tenir pour dit avant de se pointer à la soirée. Cela étant, le plantage au milieu de (Do You Wanna) Come Walk With Me? et le fou rire général qu’il provoque rend le tout un instant plus vivant, plus magique. Ça a du bon de se comporter en humain, des fois.


Jeudi
27
nov 2008

Blood Red Shoes @ le Trabendo, Paris.

 Bande-son : Blood Red ShoesI Wish I Was Someone Better

Quand je serai grand je me marierai avec Laura-Mary Carter, on s’achètera plein de spots et je ferai des tas de photos d’elle pas floues pendant qu’elle chante derrière sa frange avec sa toute petite guitare, qu’elle tourne autour de la grande scène du Trabendo en entrechats sautillés tout mignons et qu’elle passe derrière la batterie de son copain Steven pour jouer à la Meg White.

En attendant, il faudra bien se contenter d’entrechats flous et de frange sous-exposée, va.


Lundi
10
nov 2008

Hushpuppies @ la Maroquinerie, Paris, 8 novembre.

 Bande-son : Secret MachinesAtomic Heels


Dimanche
09
nov 2008

Hushpuppies @ la Maroquinerie, Paris.

Une soirée dont la toute première photo est un slam de chanteur 10 secondes à peine après son entrée en scène, où il faut se battre pour trouver une place viable et nourrir son objectif comme on peut, où la condensation causée par une marée de corps sauteurs et hystériques commence par embuer son objectif, avant de se répandre partout, jusqu’au plafond de la Maro duquel elle finit par retomber comme une pluie d’intérieur, une soirée donc, dont le groupe se prend pour les Hives, passe autant de temps sur la scène qu’au bout des bras du public, va au-delà des bons échos qu’on en a eus depuis l’année dernière et transforme la salle en vaste tempête houleuse et vraiment rock n’roll ― ça en fume dans la foule, c’est dire ―, met un bronx aussi vilain que mon meilleur souvenir de Maro avant de se casser après avoir lâché ses singles comme des missiles ballistiques et ne revient pas en rappel, une soirée dont on termine de trier les photos au cœur de la nuit encore tout trempé de sueur froide comme une dépression post-coïtale1, ce genre de soirée, donc, c’est ce que j’appelle une soirée valable.

Sur ce, la douche.

Et on reprend tous en chœur :

 Bande-son : HushpuppiesYou’re Gonna Say Yeah!

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1 Mon dieu, Dépression Post-Coïtale ça fait DPC. Bonjour la réputation après ça.


Jeudi
06
nov 2008

The Pigeon Detectives @ le Trabendo, Paris.

 Bande-son : The White Stripes I Can’t Wait

Cette photo est donc plus ou moins la seule viable de la soirée d’hier.

Y’a quand même des soirs où c’est dur, la vie de photographeur de rock star.

[Pour le reste les Pigeons défoncent, c'était une découverte scénique pour moi et ça méritait franchement le détour.]


Mardi
04
nov 2008

No Age @ le Point Éphémère, Paris, 1er novembre.

 Bande-son : The Mooney Suzuki Half of my Heart (live)