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Archive pour le mot-clef ‘2003’

Up to #11.

Lundi 25 juin 2007

#1 – Muse, Steelworx Festival, Esch-sur-Alzette, 22 juin 2002

Space Dementia / New One / New Born / Microcuts / Dead Star / Citizen Erased / Sunburn / In Your World / Feeling Good / Hyper Music / Muscle Museum / Plug-In Baby / Bliss

Je suis venu là parce qu’après un Showbiz qui n’avait fait que m’effleurer de prime abord, Plug In Baby et New Born m’ont donné l’envie de voir ça de plus près. Ce soir-là Muse déchire tout. Les 30 000 personnes présentes en prennent plein la gueule, Bliss explose comme pètent les ballons qui sont jetés dans la fosse et Bellamy acheve sa guitare depuis les coulisses pendant 5 bonnes minutes. Je ressors de là soufflé.

#2 – Muse, Le Zénith, Nancy, 3 novembre 2003

Apocalypse Please / Hysteria / New Born / Absolution / Thoughts Of A Dying Atheist / Citizen Erased / Space Dementia / Endlessly / Feeling Good (Nina Simone) / Butterflies And Hurricanes / This Small Print / Sunburn / Muscle Museum / Bliss / Time Is Running Out / Plug-In Baby
Rappel : Blackout / Stockholm Syndrome (Dead Star)

Nous débarquons à Nancy avec Absolution à fond dans la bagnole. Là aussi, le show est dantesque, encore mieux qu’à Esch parce qu’entre temps j’ai appris à connaître tous les morceaux. La soirée se termine sur le parking, en SMS et en Espace gris. Quelque chose est sur le point de changer.

#3 – Muse, St. Andrew’s Hall, Détroit, 22 avril 2004

Hysteria / New Born / Thoughts Of A Dying Atheist / Sing For Absolution / Muscle Museum / Citizen Erased / Ruled By Secrecy / Sunburn / Butterflies And Hurricanes / Bliss / Time Is Running Out / Plug In Baby
Rappel : Apocalypse Please / Stockholm Syndrome

Premier concert aux États-Unis, un show gratuit organisé par 89X1. 800 personnes, pas plus. Et Bellamy qui en veut, au point de s’être mangé sa guitare la semaine précédente à Atlanta. La soirée est dingue, même si peu de gens les connaissent au moment d’entrer dans la salle. Et pour la première fois, je les prends en photo. La nuit finira tard, très tard, à taper du texte pendant qu’on m’agresse sur MSN. Une soirée écossaise.

#4 – Muse, Coachella Music and Arts Festival, Indio, 02 mai 2004

Hysteria / New Born / Butterflies And Hurricanes / Citizen Erased / Sunburn / Bliss / Time Is Running Out / Plug In Baby / Stockholm Syndrome

5 heures d’avion et 3 jours en Californie pour 2 jours et demi de concert. Muse joue en plein après-midi, devant un petit millier de personnes dont les plus virulentes sont mexicaines. Il fait chaud. Il y a des palmiers. Il y a Radiohead et les Pixies et BRMC.

#5 – Muse, Curiosa Festival, Clarkston, 11 août 2004

Hysteria / New Born / The Small Print / Butterflies And Hurricanes / Time Is Running Out / Stockholm Syndrome

Invités avec Interpol et The Rapture par The Cure sur leur festival itinérant, Muse joue 30 minutes sur une scène de 3 m2 au fond du parking, sur une remorque de camion. 500 personnes à peine, mais hystériques comme 10 000 quand le groupe termine sur Time Is Running Out et Stockholm Syndrome. Le lendemain, Wolstenhome se pétera le poignet à Chicago, ce qui l’empêchera de jouer à Rock En Seine. C’est Morgan Nicholls, déjà, qui assurera l’intérim.

#6 – Muse, Clutch Cargo’s, Pontiac, 12 novembre 2004 - 2

Butterflies And Hurricanes / New Born / The Small Print / Sing For Absolution / Thoughts Of A Dying Atheist / Citizen Erased / Ruled By Secrecy / Apocalypse Please / Sunburn / Hysteria / Time Is Running Out / Plug In Baby / Bliss / Stockholm Syndrome

Dernière audience réduite, 850 personnes peut-être. Muse profite bien du cadre de cette ancienne église transformée en salle de concert et fout le feu. Ça tombe bien, dehors il neige. C’est la dernière fois que je les vois aux États-Unis, dernière fois avant Black Holes And Revelations.

#7 – Muse, La Musicale, Canal +, 9 juin 2006

Map Of The Problematique / Supermassive Black Hole / Starlight / Stockholm Syndrome / Plug In Baby / Knights Of Cydonia

Premier concert à la télé pour moi, première sortie live de Knights Of Cydonia pour eux, première hystérie collective sur le far west de l’espace pour les autres. Si un seul titre est réussi sur le nouvel album, c’est celui-là, même les fanatiques de Showbiz vous le diront. La soirée se termine en coulisse où tout le monde fête l’anniversaire de Bellamy, incluant une trentaine de gens du fan club qui ont trouvé le moyen de tromper la sécu. Inoubliable.

#8 – Muse, Les Eurockéennes, Belfort, 2 juillet 2006

Knights Of Cydonia / Bliss / Starlight / New Born / Assassin (Lose Control) / Citizen Erased / A Soldier’s Poem / Stockholm Syndrome / Invincible / Map Of The Problematique / Plug In Baby / Supermassive Black Hole / Time Is Running Out
Rappel : Take A Bow / Hysteria / Showbiz

Archive fut énorme, Muse fera mieux. Livrés à 30 000 personnes d’un coup, les titres de Black Holes And Revelations sonnent plus fort, plus gros et surtout moins nazes que sur disque. Take A Bow est gigantesque. Showbiz, revenu d’entre les morts, enterre des Eurockéennes 2006 agonisantes dans un bain de son.

#9 – Muse, Patinoire Mériadeck, Bordeaux, 31 octobre 2006

Take A Bow / Hysteria / Map Of The Problematique / Butterflies And Hurricanes / New Born / Plug In Baby / Bliss / Citizen Erased / Hoodoo / Invincible / Supermassive Black Hole / Starlight / Time Is Running Out / Stockholm Syndrome
Rappel : Muscle Museum / Knights Of Cydonia

Nouvelle scène, encore plus d’ampleur. Mon premier Bliss-ballon en pleine poire.

#10 – Muse, POP Bercy, Paris, 14 décembre 2006

Take A Bow / Map Of The Problematique / Butterflies & Hurricanes / Supermassive Black Hole / New Born / Starlight / City Of Delusion / Forced In / Bliss / Feeling Good / Hoodoo / Invincible / Time Is Running Out / Plug In Baby
Rappel : Sunburn / Hysteria / Stockholm Syndrome
Rappel 2 : Knights Of Cydonia

Comme pressenti, les deux Bercy seront énormes. Muse est définitivement taillé pour les stades. Pour s’en assurer, ils sont allés visiter le Parc des Princes l’après-midi même et déjà, les rumeurs vont bon train. 2007 sera un tournant.

#11 – Muse, Parc des Princes, Paris, 23 juin 2007

Knights Of Cydonia / Hysteria / Supermassive Black Hole / Map Of The Problematique / City Of Delusion / Butterflies And Hurricanes / Space Dementia / Hoodoo / Apocalypse Please / Feeling Good / Sunburn / Invincible / Starlight / Time Is Running Out / New Born
Rappel : Unintended / Blackout / Bliss
Rappel #2 : Plug In Baby / Stockholm Syndrome / Man Of Mystery (The Shadows) / Take A Bow

5 ans et un jour se sont écoulés depuis mon premier concert de Muse et je me retrouve là, assis entre Mylène Farmer et Jenifère de la Star Académie [mais finalement c'est pas elle] à contempler l’œuvre bâtie en moins de dix ans par le trio. 50 000 fans complètement dingues, s’en prenant plein la gueule dans un décor de radars et d’antennes polaires, cerclé de ballons géants d’où surgissent des danseurs étoiles volants. Muse vient de passer à une autre dimension. Encore une poignée d’albums et ces Wembley, Parc des Prince ou Louis II feront partie de la routine. Pour beaucoup l’aventure s’arrête là. Unanimité rime avec variété, variété avec a été. Je me demande combien de fans de la première heure de U2 leur trouve encore de l’intérêt, comme je me demande combien d’entre nous écouterons encore Muse dans 5 ans. L’histoire a déjà été vue cent fois. À eux de la contredire. Je ne leur/me souhaite que ça.

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1 Qui organise justement un nouveau concert de Muse le 2 août, avec Black Rebel Motorcycle Club et Cold War Kids. Je suis vraiment déprimé d’être rentré en France, moi, tout à coup.

Tom McRae @ l’After-Club, Amnéville.

Samedi 15 novembre 2003

Tom McRae est triste. Au vu de l’aura de mélancolie et de douceur que ce gars-là dégage, on sent qu’il a du souffrir, un jour ou l’autre. Et cette souffrance a été si tenace qu’il a décidé de la mettre en texte tout d’abord, puis en musique ensuite. Il l’avoue d’ailleurs lui-même au moment d’introduire Mermaid Blues, dans un français hésitant (mais fort louable), « cette chanson n’est pas très heureux… comme tous mes chansons. »

C’est peut-être cette mélancolie ambiante le véritable moteur de la musique de Tom McRae. Un noyau étoffé d’une très belle voix, un peu chuintante, et d’arrangements travaillés. L’ensemble provoque une grande émotion dans la salle. La formation acoustique pourrait sembler simple, avec McRae à la guitare, Olli Cunningham au piano et Oli Kraus au violoncelle ; Elle est en fait épatante de part la diversité des sons qui sortent de l’ensemble et tout spécialement du violoncelle, tour à tour dépressif ou enragé.

Le public écoute et vibre sur les chansons les plus connues comme Dose Me Up (End Of The World News) ou A & B Song , point d’orgue de ce soir. McRae présente son groupe, introduit ses chansons, fait participer le public, le tout en français. L’ambiance intime du lieu renforce cette proximité entre le chanteur et la salle et Tom McRae se permet même de chanter Bloodless sans micro avec le soutien vocal du public. Une magie qui perdure pendant tout le concert, de Walking 2 Hawaii à São Paulo Rain, jusqu’à la toute fin quand viennent les deux rappels et le final, Second Law, interprété en solo au piano. Juste avant de prendre congé, Tom McRae promet de revenir dans un an avec tout son groupe. Au vu de la prestation de ce soir, mieux vaudrait ne pas louper le rendez-vous.

Muse @ le Zénith, Nancy.

Samedi 1 novembre 2003

Dès leur entrée en scène, les trois Anglais allument dans le Zénith un feu qui va être sacrément long à éteindre. Matthew Bellamy, tout de blanc vêtu dans une redingote des plus seyantes, entame Apocalypse Please sur son clavier magique qui fait de la lumière en fonction des accords et accroche pour une bonne heure et demi sa voix au plafond. Décidément clé de voûte du groupe, il passe indifféremment du clavier lumineux à la guitare qui clignote dans un son et lumière des plus puissants. Entre le jeu de batterie musclé de Wolstenhome et les envolées lyriques de la voix de Bellamy, le public, véritable quatrième homme ce soir, hurle, reprend les refrains et se démène en suivant la musique, en accueillant toute fois moins bien les chansons du dernier album. Absolution se fait pourtant la part belle du concert de ce soir avec dix de ses douze titres joués, mais des chansons comme Thoughts Of A Dying Atheist, Endlessly ou Blackout font largement moins effet que des New Born, Plug-In Baby ou autres Sunburn. À la moitié du concert, un écran géant en triptyque descend dans le fond de la scène et alterne les images envoyées par de petites caméras dispersées sur scène et celles de paysages. Montagnes et autres soleils couchants défilent, comme si l’absolution recherchée par le groupe se trouvait au-dessus de nous. Bien au-dessus même, quand vient le quart d’heure galactique de Space Dementia. Pour le reste, le public chavire sous les coups de Butterflies And Hurricanes, Muscle Museum et Citizen Erased. L’apogée de cette ambiance hystérique est atteinte sur Time Is Running Out et Stockholm Syndrome, qui clôt le concert sous les paillettes. Les lumières se rallument, je regarde autour de moi, j’écoute, plus personne n’a de voix. Une arme de destruction massive de cordes vocales vient de faire 5 000 victimes.

Placebo @ le Galaxie, Amnéville.

Lundi 20 octobre 2003

Le trio anglais n’y est pas allé par quatre chemins pour imposer son quintette. Un quintette composé de nos trois gars et de MM. Xavier Roide et Bill « Toxico de résidence » Loyd en guise de soutien. Leur renfort apporte à l’ensemble un bon gros son, plus fourni (voire trop sur certains titres) et plus de liberté à Brian Molko et Stefan Olsdal. Every You Every Me, This Picture ou Without You I’m Nothing rendent la foule dingue, sans oublier The Bitter End, sur laquelle la tempête humaine atteint son paroxysme.

Par contre, si musicalement ça ne pourrait être mieux, la présence du groupe entre deux chansons n’est pas des meilleures. Loin des longs discours métaphysiques qui ont ponctué les concerts de la tournée du début d’année, Brian Molko ne semble pas avoir le cœur au one man show ce soir et Placebo enchaîne les titres sur a une cadence industrielle (stakhanoviste, oui!). Heureusement, le chanteur finit par se réveiller après English Summer Rain , commence à causer aux gens et interagir avec eux.

Cette soudaine prise en compte du public relève d’un coup l’émotion du show. On a ainsi droit à une superbe version de Without You I’m Nothing et un excellent Special K en guise de premier final. Placebo livre ensuite un Slave To The Wage vibrant sur lequel le public chante longtemps. Taste In Men et Pure Morning , si oppressants grâce au jeu de batterie de Steve Hewitt, viennent compléter le tableau avant que Centrefolds ne plonge la salle dans un spleen latent. C’est enfin la reprise des PIXIES, Where Is My Mind, qui vient clore le concert en apothéose, le public reprenant le refrain à tue-tête.

Impeccable et de plus en plus impressionnant, Placebo a fourni ce soir une très bonne prestation, qui aurait toutefois pu être excellente avec une plus prompte prise en compte du public. On est décidément exigeant avec les meilleurs.