
En attendant la vraie reprise.
Bon groupe, bon cadre, bonne soirée au final.
Harlem – Stripper Sunset

En attendant la vraie reprise.
Bon groupe, bon cadre, bonne soirée au final.
Harlem – Stripper Sunset
Mercredi
21
juil 2010

Série moisie, oui, mais au moins cette fois-ci on a eu Popular.
Flogging Molly – Rebels of the Sacred Heart (live)
Mercredi
07
juil 2010

Le moment marquant de ces trois jours à Arras, ce seront les deux heures d’ombre projetée de Vedder sur l’église, point. Mais si je devais ne retenir qu’une photo, ce serait celle-là. Parce que c’est la toute dernière que j’ai prise, parce que je pensais vraiment qu’elle ne serait pas au point et parce que le regard de la Florence là-dessus, seule au milieu de tous, surprise dans son monde à elle, sa dimension parallèle enchevêtrée avec la nôtre, contemplant le public comme s’il était à des lieues d’elle, donne un truc à cette photo qu’on peut difficilement décrire.
J’ai un truc magnétique avec Florence Welch, c’est une fille à part, sans âge, qui ne fait décidément pas ses 24 ans mais sans paraître vieille pour autant. Une autre dimension, oui. J’en ai tellement parlé autour de moi dimanche qu’à la fin, on me demandait si j’étais pas amoureux. Non, rien à voir, cette fille est simplement captivante, étrange, un peu anachronique et mystique. Faudra qu’elle pense à faire un concert à Stonehenge un de ces jours. Ou à Kaamelot. Ailleurs qu’à notre époque en tout cas. Juste pour voir.
À part ça le Main Square a fait des progrès. L’ambiance est bien meilleure qu’auparavant. Le passage de la Grand’place à la citadelle lui a fait perdre un peu de son charme mais l’a rendu bien plus facile à vivre. J’ai vu une organisation bien plus détendue et des gens plus heureux. Bien sûr le côté Live Nation du truc, avec ses artistes très, voire trop gros, lui donne une facette Disneyland pas forcément ragoûtante, mais on reste à des années lumières d’un concert de U2 et l’adjonction de la Green Room, une nouvelle scène à taille humaine, lui a redonné un peu de l’authenticité dont il manquait. Du progrès, donc, un retour à l’équilibre qui j’espère sera préservé lors des prochaines éditions. On verra la suite.
Les photos suivent là-dessous. Rien sur les gros pour cause de restrictions. Regrettable pour Pearl Jam et Rammstein, mais les autres, entre nous, on s’en fout un peu.
Old Canes – I Will Be the Sun
Pas arrivé depuis 5 minutes que déjà je me retrouve en fosse à essayer de les choper au vol. Pas trop suivi le reste. D’une part à cause de l’orage, mais aussi parce que j’ai jamais accroché à leur musique et qu’une telle erreur de français dans un nom d’artiste, ça mérite pas d’être promu.
Ce n’est qu’après avoir fait les photos que j’ai appris que Jamiroquai n’est pas un artiste solo, mais un groupe. Comme quoi on en apprend tous les jours. Pour le reste rien, tout ça est bien trop RTL2 pour moi.
Son horriblement saturé, ça gâchait tout. Casablancas a l’air très mal dans sa peau, sans savoir comment se placer ni que faire. Ça expliquerait presque cette tendance à continuellement planquer sa voix sur ses albums.
Quelques années que je les suis mais première fois en live. Sont mignons, ce frère et cette sœur. Une des séries que j’aime bien.
J’aime pas Phoenix. J’aime vraiment pas Phoenix. Vraiment, j’aime pas Phoenix. Je comprends très bien qu’on puisse apprécier, hein, respect et tout, mais j’aime pas Phoenix.
Fidèle à lui-même. Chaque concert de -M- est un show qu’on n’oublie pas. Je supporte pas ses albums mais ses concerts restent indéniablement énormes. Respect.
Bière.
Relentless7 est ce qui est arrivé de mieux à Bernard Peur depuis… depuis rien. La spirale de mollesse du genou dans laquelle il s’était engouffré est enrayée et franchement, c’est pas du luxe.
Ah et avec leur Under Pressure en duo, Harper et Vedder ont fait du meilleur Queen du XXIe siècle que Muse. Ça va faire les pieds à Bellamy.
Si le Dave Grohl a choisi le Taylor Hawkins comme batteur des Foo Fighters, c’est pas pour rien ; les deux jouent de la même manière, façon Animal dans le Muppet Show. Après, quand Hawkins se met à chanter en même temps, c’est forcément impressionnant.
Restera pour moi la réponse française à Arcade Fire. Allez [ré]écouter leur version de Tonight de Yuksek, un peu, vous perdrez pas votre temps.
On attend, on attend et ils ne viennent pas. La rumeur de la fosse raconte que Till Lindemann se serait assis par inadvertance sur Kelly Jones, mais en fait il s’agit d’un PA cassé ― on m’expliquera plus tard que PA, ça veut dire Power Amplifier ―. Jones et Zindani montent quand même sur scène au bout d’une demi-heure pour assurer un rapide set acoustique. Un peu verts, les gros, ça se voit sur les photos.
Ou comment j’ai découvert que je suis devenu définitivement allergique à l’accent q*******s.
Vus 5 fois depuis Angoulême l’année dernière, donc. Plus rien à dire, du coup. Toujours aussi efficace, toujours aussi percutant. Et la reprise d’I Will Always Love You avec le rot au milieu, pardon mais « lol », comme disent les jeunes.
J’avais retenu des trois titres de l’Olympia du mois dernier l’image d’un fantôme evanescent hantant la scène dans une ambiance onirique et lascive. 15 jours plus tard Florence Welch se montre sous un autre visage ; on a droit, dans la même robe, à une version infantile de la dame du lac, glissant sur l’onde, agitant la baguette de son tambour comme si elle était magique, cherchant à ensorceler l’assistance, souriant, musardant, sautillant comme une gamine facétieuse qui met ses jeux en scène parce qu’elle sait que les adultes la regarde. Vraiment intéressant. On attend la suite.
Dimanche
04
juil 2010

Ahah et dire que quand j’étais jeune et naïf je m’étais plaint du Bataclan de Pidji Harvet l’année dernière parce qu’on avait eu trop chaud. Hier c’était pire, bien pire, pire même que la Cigale de l’année dernière avec des morts et tout ; mais pas des morts inutiles, hein, des morts pour la bonne cause d’une soirée une fois de plus sulfureuse, grasse, noire, qui sentait le cambouis (au figuré) et la sueur (au propre) (ou sale) (bref vous voyez).
Je ne savais pas si The Dead Weather deviendra le projet de résidence de White, mais il faut reconnaître que plus cette mutante machine tourne et plus elle gagne en épaisseur, en complexité et en énergie venimeuse, développant une image, déclinant un concept qui rivalise de mieux en mieux avec l’univers qu’avaient tissé les White Stripes. Sur scène tout est sauvage et sexuel, dans la fosse tout est brutal et torréfié. L’allégorie du kids want to fuck and fight des Kills. Méchant, mordant, sadique, enlacé et bien trop court. Expédié en 1 h 15, tarif syndical. Mais de toutes façons on aurait pas tenu une demi-heure de plus à 45 °C. Mais quelle énergie putain. Et quelle douche en rentrant. Et dieu que ce groupe devient excitant.
The Dead Weather – Jawbreaker

Lose Control / A Life Less Ordinary / Dionysian Urge / Goldfinger / Petrol / Shining Light / Joy Kicks Darkness / Orpheus / The Dead Disciples / True Love 1980 / Oh Yeah / Kung Fu / Arcadia / Girl from Mars / Return of White Rabbit
Rappel : Projects / Twilight of the Innocents / Burn Baby Burn
Jamais encore vus sur scène alors que je les écoute depuis Free All Angels, il y a presque 10 ans. Ash est l’un de ces groupes d’été, de mélodies pop à effet immédiat chevauchant des chœurs insouciants dont on ne se lasse pas ; l’éternité devant toi, la plage à perte de vue, le bac à bières plein. L’été qui commence. Qui commence même bien devant une salle venue fêter son avènement dans une cave plutôt qu’au soleil, le 23 juin plutôt que le 21, avec Cali plutôt qu’avec Cali1. Bon choix de décalage puisque cet été-là se célèbre sans djembé ni ska festif, sans Nagui mais avec un groupe à la setlist parfaitement équilibrée entre ancien et nouveau, avec les guitares de l’éternel adolescent Tim Wheeler et de Russell Lissack2 qui se répondent pendant que toute la salle multiplie les ouh ouh dans le ravissement général. Oui oui, ravissement général. Genre les gens qui lèvent les bras, qui hurlent à l’invite de Wheeler sur Kung Fu et qui rigolent quand on leur sort des blagues entre les morceaux. Voilà l’été. Jack Lang, va te rhabiller. À partir d’aujourd’hui on aura du soleil le matin.
[Ah ah “Sunshine in the morning”, comment je t'introduis la bande-son comme un pro, encore :]
Ash – Orpheus
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1 En fait il était là et comme il était aussi à Carcassonne lundi soir en train de chanter Paint It Black avec Olivia Gruik et Mathias Malzieu, ça fait TROP une bonne transition.
2 Oui oui celui de Bloc Party, avec la houpette et tout. ils l’ont embauché pour la tournée pendant que le Kele fait son truc solo.

J’aurais beaucoup aimé raconter si c’était bien ou pas, mais comme on s’est fait gicler au bout de trois titres ― rien d’exceptionnel, ça arrive, hein, même si c’est lourd ―, faudra se contenter de ces 15 minutes de photos de ce drôle de fantôme évanescent glissant sur les planches de l’Olympia.
Florence and the Machine – Kiss With a Fist

Habituellement, quand un de ces groupes indés qui marchent bien aux États-Unis et restent presque inconnus en France se pointe ici, il se retrouve dans une petite salle à jouer devant un parterre presque entièrement constitué de Ricains tout contents de profiter de l’aubaine d’une si petite scène. Ce qui rend ce soir-là différent, c’est que la première partie est assurée par I Love UFO, qu’I Love UFO a un nouvel album à fêter et qu’I Love UFO est venu avec toute son équipe, sur scène et dans la salle ; pendant une heure, au milieu des pompoms girls de l’enfer, ce sera tempête sonique sur la Flèche, le déluge de gros sons, l’ouragan de guitares. I Love UFO nous lâche son mur de décibels en pleine poire et la transe qui habite leur chanteur, Butch McKoy, gratteux arraché comme on n’en fait plus assez, finit par se transmettre au premier rang quand il saute dedans pour le secouer dans la sueur et l’effroi. Le quatuor torche son heure de set avec dix minutes d’une construction instru qui monte en lancinant, arrache tout en lacérant et s’en va en égrenant les musiciens hors de scène et tout se calme. Grosse fête. Voilà.
Après, forcément, quand on est venu voir un groupe du Minnesota en forme de Bisounours en Converse, tomber sur ce genre de première partie fait peur. Et vice-versa. Du coup, quand The Hold Steady monte sur scène, une bonne partie du premier rang parle subitement ricain et se serre très très fort au point de décourager le photographe tentant de revenir devant. Le photographe reste alors 5 minutes sur le côté pour faire quatre photos et va rejoindre Copain au fond pour voir tout ça de loin. Copain trouve ça vachement bien, même si « le maniérisme de Craig Finn ― le chanteur ― est super ringard », ce que Copain adore, d’ailleurs. À l’heure où le photographe écrit cette notasse, Copain a mis comme statut sur un réseau social bien connu qu’il « a bien quiphé les ploucs de The Hold Steady hier soir à la Flèche d’Or, et échangerait bien mille Christophe Maé et deux mille Michel Sardou contre eux ». Il est comme ça, Copain, il est prodigue du Sardou.
Mais on s’égare.
Pour résumer, disons que The Hold Steady c’est ach’te bien et qu’I Love UFO c’est ach’te mieux, pour peu qu’on porte des Docs.
Si jamais vous portez plutôt des Converse, inversez l’affirmation précédente.
Et si vous portez des tongs, allez voir Camping 2.
Rogue Wave – 10:1

Coucou.
#13 – Uprising / Supermassive Black Hole / New Born / MK Ultra / Neutron Star Collision (Love Is Forever) / Guiding Light / Interlude / Hysteria / Nishe / United States of Eurasia / I Belong to You (+ Mon cœur s’ouvre à ta voix) / Feeling Good (Nina Simone) / MK Jam / Undisclosed Desires / Resistance / Starlight / Time Is Running Out / Unnatural Selection
Rappel : Unintended / Exogenesis: Symphony, Part 1: Overture / Stockholm Syndrome
Rappel #2 : Take a Bow / Plug in Baby / Knights of Cydonia
#14 – Uprising / Supermassive Black Hole / New Born / Map of the Problematique / Butterflies and Hurricanes / Guiding Light / Interlude / Hysteria / Nishe / United States of Eurasia / I Belong to You (+ Mon cœur s’ouvre à ta voix) / Feeling Good (Nina Simone) / MK Jam / Undisclosed Desires / Resistance / Starlight / Time Is Running Out / Unnatural Selection
Rappel : Soldier’s Poem / Exogenesis: Symphony, Part 1: Overture / Stockholm Syndrome
Rappel #2 : Take a Bow / Plug in Baby / Knights of Cydonia
Épisodes 13 et 14, donc. Les 11 premiers sont résumés là et le 12e ici.
À tout relire, je dirais qu’il n’y a pas grand-chose à ajouter à ce que j’avais écrit à propos du théâtre du Châtelet : la prophétie du parc des Princes de 2007 s’est accomplie, Muse est passé du statut de groupe de musique à celui d’entertainers. Aujourd’hui, c’est une entreprise qui doit tourner, attirer le chalant et plaire aux masses. Le son est toujours gros, on a toujours affaire au même phénomène de live, mais les vieux dans mon genre vous diront que le trio perd son temps à s’éparpiller dans ses délires cosmico-mièvres alors qu’il promettait tant. Sévère gâchis. Contente-toi des miettes, de ces impros gigantesques qui prennent à la gorge, de ces Hysteria ou Stockholm Syndrome qui font l’unanimité, de ce deuxième rappel mortel, de cette intro à l’harmonica de Wolstenhome qui, avec sa version de Man with the Harmonica transforme le stade en ville déserte du far West avant la tempête Knights of Cydonia. De Knights of Cydonia, oui, qui achève la soirée dans une ruade générale, l’apocalypse au galop, un final dantesque duquel tous ressortent soufflés. Tous, oui, même nous autres vieux aigris qui, dès notre retour, irons nous réfugier dans Hullabaloo pour nous rappeler une époque sans concession, corrosive et saturée, où Muse 2001 enflammait deux soirs de suite le Zénith. Soient 12 000 personnes. Soient treize fois moins que ce week-end. La vie est faite de choix.
Muse – Showbiz (live)

Si vous avez manqué le début : après la troisième débandade de The Verve, quelque part en 2009, le Richard Ashcroft a resurgi en janvier pour annoncer la naissance d’un nouveau projet, baptisé United Nation of Sounds, puis lâcher dans la nature Are You Ready?, un premier titre que je vous ai mis là-dessous en bande-son parce que je suis un mec cool. Depuis avant-hier, on sait que le groupe s’appelle en fait RPA1 & The United Nations of Sound et que l’album, intitulé bêtement United Nations of Sound, sortira le 19 juillet chez Parlophone. Voilà.
Le Trabendo est plein, malgré la mise à sac du Zénith par les trois gros de Them Crooked Vultures au même moment. Moyenne d’âge 30 ans, à peu près. Alone with Everybody est vieux et Urban Hymns, canonique. Ashcroft, pour sa part, frappe par sa candeur et la joie qu’il affiche en montant sur scène. Enterré, le mec tout gris qui faisait la gueule sur les photos promos de The Verve. Ashcroft donne l’impression de revivre. Au milieu de cette atmosphère de spotlights chamarrés, de chœurs gospel et de mélodies rythmées, sa croix en diamant autour du cou, scandant des titres comme Born Again ou Beatitude, levant les bras bien haut et haranguant la foule, le mec se donne des allures de prédicateur d’église télévisée ricaine. La soirée, même si elle livre logiquement l’essentiel du nouvel album, est une célébration lumineuse de la carrière d’Ashcroft, passant par quelques incontournables : Lucky Man, A Songs for the Lovers et même Lonely Sound, ce truc d’UNKLE sur lequel il avait posé sa voir en 1998. Grosse fête. Encore plus grosse quand Ashcroft, revenu seul pour le rappel, attaque un set acoustique et enchaîne à la demande ― avec le public qui décide et tout, j’avais pas vu ça depuis Suzanne Vega en 20012 ― Check the Meaning, Sonnet et Brave New World. Suivent deux accords de Come on People (We’re Making It), aussitôt interrompus car une fille du premier rang demande The Drugs Don’t Work à la place3. Meilleur moment de la soirée, clairement. Ne jamais oublier les vieux pots quand on vient vendre sa nouvelle soupe. Au retour du reste du groupe, on passe au final fraternel : public qui reprend le refrain de This Thing Called Life en chœur, Ashcroft qui se fend d’une blague de fouteballe, qui ouvre les yeux et qui sourit ― les deux dernières photos, là, où il ressemble à Screech ―, soirée qui finit comme il faut, tout le monde qui s’aime comme à la fin d’un concert de U2, mais en mieux, puisqu’il n’y a pas Bono et qu’on entend les oiseaux chanter en sortant. Enfin les vautours, plutôt. Éructer, plutôt. Une soirée sans mauvais choix, en fait, qu’on ait opté pour l’un ou l’autre.
PS : Une vidéo de présentation de l’album est dispo sur leur site. Allez-y voir, on y voit le Richard boire son thé au ralenti.
RPA & United Nations of Sound – Are You Ready?
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1 P comme Paul, pas comme Poil. Je sais, c’est décevant.
2 À qui on avait évidemment demandé Stairway to Heaven. En fait je crois que, si les artistes ont arrêté de faire des set en solo où ils jouent à la demande, c’est surtout parce qu’il y a toujours un crétin pour demander Stairway to Heaven. D’ailleurs c’est toujours le même crétin, si ça tombe. Le Stairway Dude, c’est son nom, dont le destin serait de requérir le même morceau ad vitam eternam partout où il va.
3 Tout en sachant pertinemment que Come on People fait partie de mes morceaux historiques. Fille-du-premier-rang, si tu passes dans le coin, sache que je t’en veux rudement pour cette attaque personnelle.
Dimanche
06
juin 2010
Mercredi
02
juin 2010

Entre nous, c’est quand même plus facile quand la rock star sourit tout le temps.
[Et dans une belle robe en forme de drapeau breton qu'on se croirait déjà en pleine saison des festivals, c'est encore mieux.]
Kate Nash – Mouthwash
Samedi
29
mai 2010

Pour résumer :
Ted Leo and the Pharmacists – Even Heroes Have to Die
Mercredi
26
mai 2010

J’irais bien dire que « waw énorme j’avais pas vu le Zénith se faire retourner comme ça depuis Franz Ferdinand en novembre », mais ça serait un peu con dans la mesure où je n’ai pas mis les pieds au Zénith depuis Franz Ferdinand en novembre. Mais bon l’idée y est, ça arrachait tout, et la Beth Ditto a même traversé le public pour aller chanter sur les gradins, un peu comme le Malzieu en son temps, mais sans slamer. Yeah.
Gossip – Spare Me from the Mold
Mercredi
19
mai 2010

Avi Buffalo. Bande de quatre grands gamins de Long Beach, Californie, formée autour d’Avigdor Zahner-Isenberg ― qu’on surnommera Avi, comme le reste de la planète, pour s’éviter des tendinites de doigts à répétition ― mélangeant MGMT pour les chants en forme de chœurs, Arcade Fire pour les chœurs en forme de chants, trempant le tout dans une pop rêveuse par ses ambiances et dangereuse par son effarante facilité à te visser ses mélodies dans la tête à la première écoute. Et il y a plus derrière. Avi Buffalo, c’est une revisite des Beach Boys qui se serait chargé sur la route du retour de 40 autres influences, un peu comme ont pu le faire The Drums en fin d’année dernière. Avec le sourire en plus.
Car sur scène, on est surtout frappé par les regards complices que s’échange la troupe. Pour le reste, on voit surtout Avi aller des cordes de sa guitare aux boutons de son pédalier, bricolant le son comme un Bellamy excité mais sans qu’on entende la différence. Puisque le maquillage parfait est invisible, l’arrangement parfait ne s’entend peut-être pas. L’essentiel, c’est que tout ce qui sort d’Avi Buffalo le fait en douceur, même sur les moments les plus énervés et malgré la tiédeur du public, un peu clairesemé, dont l’essentiel est venu ici pour juger du combo sur pied. Pour une toute première, c’est réussi. Attendons la suite.
PS : Boogers en live, c’est très drôle à voir. Respect.
PS 2 : La logique veut que je mette un extrait en bande-son. M’étant pour ma part levé ce matin avec une curieuse et folle envie d’AC/DC, on fera dans la bande-son double pour contenter tout le monde. Enjouissez.
PS 3 : N’écoutez pas les deux morceaux en même temps. J’ai essayé et c’est moche.
Avi Buffalo – What’s in It for?
AC/DC – Whole Lotta Rosie