
Oslofjorden, 16 novembre.
Bande-son : The Decemberists – Sons & Daughters

Bande-son : The Black Angels – Deer-Shee-Ree
The Black Angels ou la preuve criante qu’album marquant ne rime pas forcément avec soirée d’anthologie. Si, grâce à leur Directions to See a Ghost sorti en avril, les Texans d’Austin ont remis au goût du jour un rock spleenien laconique et bien gras trempé dans le Velvet comme les Warlocks n’ont plus su en faire depuis leur Surgery de 2005, sur scène ils pêchent par l’abus d’une formule qui, quoique captivante, revient vite se mordre la queue. Durant une grosse heure et demie, l’Élysée oscille entre riffs lourds, déprimés et lancinants et accords pesants, torturés et rampants. En gros, on repasse toujours par le même point qui, s’il plaît les deux ou trois premières fois, finit invariablement par lasser. Alex Maas ― croisement de Jim Morrison pour la voix et le phrasé, Fidel Castro pour le style et la barbouze et Robert Smith pour la posture et les pas de chat timide ― envoie du bois sur des versions de Science Killer et Young Men Dead vraiment méchantes, la batteuse Stephanie Bailey est impressionnante dans son style mais, malgré tout, quand vient le rappel, on se surprend à regarder sa montre un peu trop souvent et regretter que le fumage de drogue soit dorénavant interdit dans les salles de rock et roll, car ça nous aurait pas mal aidé à triper comme il s’eut dû toute une soirée. À la sortie, tous les avis que j’entends rejoignent le mien : excellent mais trop répétitif, avec la voix de Maas gâchée par un abus de réverb’ sur le son. La formule est payante, c’est certain, les Black Angels ont seulement besoin de travailler leur fond pour se hisser à la hauteur des Warlocks ou de Black Rebel Motorcycle Club. En attendant…
« … ils devraient s’en tenir à faire des premières parties, quand ils ne jouent qu’une demi-heure ils sont mortels. »
Gros Thom, 08 décembre 2008.
ize proude tou présente

[Qui raccourcit de mois en mois, oui j'ai vu.]
Sur ce, tout le monde au lit.

Vivent les attachées de presse, les spots, les éclairagistes, le format brut, les photos au 1 600e et euh… Radiohead.
Bande-son : Radiohead – Electioneering

Bande-son : Isobel Campbell & Mark Lanegan – Ramblin’ Man (Hank William cover)
Le truc le plus dingue à retenir de la soirée, ça reste que le Mark Lanegan, il porte les mêmes pompes que moi, ce qui montre bien qu’il est rock en 2008.
À part ça ce Trabendo aura été dans la même veine que la Cigale de juin, tout aussi calme, statique et beau. Lanegan n’a jamais été une bête de scène et ce n’est pas Campbell qui arrangera les choses, mieux vaut se le tenir pour dit avant de se pointer à la soirée. Cela étant, le plantage au milieu de (Do You Wanna) Come Walk With Me? et le fou rire général qu’il provoque rend le tout un instant plus vivant, plus magique. Ça a du bon de se comporter en humain, des fois.

[On occupe sa pause-café du mercredi comme on peut, hein.]

Rådhusgata, Oslo, 16 novembre.
Bande-son : Kaki King – Close to Me (The Cure cover)
Y a quand même des fois où tu portes le fotoapparat à ton œil sans savoir pourquoi, que tu déclenches sans pouvoir l’expliquer, que tu gardes le résultat sans aucune raison particulière et que tu finis par le poster en t’avouant incapable de dire pourquoi cette photo-là, tu l’aimes et c’est comme ça.

Tollbugata, Oslo, 16 novembre.
Bande-son : My Vitriol – Losing Touch (live Islington Academy 2005)


Cimetière du Père-Lachaise, Paris, 9 novembre.
Bande-son : Caesars – Winter Song

Bande-son : Blood Red Shoes – I Wish I Was Someone Better
Quand je serai grand je me marierai avec Laura-Mary Carter, on s’achètera plein de spots et je ferai des tas de photos d’elle pas floues pendant qu’elle chante derrière sa frange avec sa toute petite guitare, qu’elle tourne autour de la grande scène du Trabendo en entrechats sautillés tout mignons et qu’elle passe derrière la batterie de son copain Steven pour jouer à la Meg White.
En attendant, il faudra bien se contenter d’entrechats flous et de frange sous-exposée, va.

Cimetière du Père-Lachaise, Paris, 9 novembre.
Bande-son : Cat Power – Maybe Not

Cimetière du Père-Lachaise, Paris, 9 novembre.
Bande-son : M83 – Graveyard Girl