Quand je serai grand je me marierai avec Laura-Mary Carter, on s’achètera plein de spots et je ferai des tas de photos d’elle pas floues pendant qu’elle chante derrière sa frange avec sa toute petite guitare, qu’elle tourne autour de la grande scène du Trabendo en entrechats sautillés tout mignons et qu’elle passe derrière la batterie de son copain Steven pour jouer à la Meg White.
En attendant, il faudra bien se contenter d’entrechats flous et de frange sous-exposée, va.
Notre époque moderne nous offre une multitude d’outils aussi innovants qu’indispensables, dans les rangs desquels figurent en bonne place le Javascript et son cortège de fonctions plus baths les unes que les autres. Aujourd’hui, au travers du magique truchement de la fonction de changeage d’image par survol cyber-rongeur, le Belögue vous propose de vivre un décoiffant voyage en Airbus A320 et de vivre un Oslo-Paris comme si vous y étiez, le sandouiche au fromage et les turbulences en moins? :
Effectivement, ça semble plus réel s’il l’on suppose qu’on a dormi à poings fermés du moment où son séant a touché le siège 15A jusqu’à l’arrivée à Charles de Gaulle, mais avouez que c’est quand même un sacré bon début. Non ? Tant pis.
Astonvilla – Live sort aujourd’hui avec 15 de mes photos dans son livret, ce qui est la frime, un peu, reconnaissons-le, alors fêtons ça avec une série sur le concert du Brise Glace où a été enregistré l’album.
Le disque est là. Et si vous êtes gentils, oui je veux bien vous le dédicacer, mais seulement parce que c’est vous.
Une soirée dont la toute première photo est un slam de chanteur 10 secondes à peine après son entrée en scène, où il faut se battre pour trouver une place viable et nourrir son objectif comme on peut, où la condensation causée par une marée de corps sauteurs et hystériques commence par embuer son objectif, avant de se répandre partout, jusqu’au plafond de la Maro duquel elle finit par retomber comme une pluie d’intérieur, une soirée donc, dont le groupe se prend pour les Hives, passe autant de temps sur la scène qu’au bout des bras du public, va au-delà des bons échos qu’on en a eus depuis l’année dernière et transforme la salle en vaste tempête houleuse et vraiment rock n’roll ― ça en fume dans la foule, c’est dire ―, met un bronx aussi vilain que mon meilleur souvenir de Maro avant de se casser après avoir lâché ses singles comme des missiles ballistiques et ne revient pas en rappel, une soirée dont on termine de trier les photos au cœur de la nuit encore tout trempé de sueur froide comme une dépression post-coïtale1, ce genre de soirée, donc, c’est ce que j’appelle une soirée valable.