Archives : octobre 2008

Vendredi
31
oct 2008

Blog-notes – octobre 2008

Albums

  1. The Delgados – The Complete BBC Peel Sessions etoileàetoileàetoileà
  1. Dionysos – Monsters in Live etoileàetoileàetoileàetoileà
  2. Sons & Daughters This Gift etoileàetoileàetoileàetoileà
  3. The Datsuns Headstunts etoileàetoileàetoileà
  4. I’m From Barcelona Who Killed Harry Houdini? etoileàetoileàetoileàetoileà
  5. TV On The Radio – Dear Science etoileàetoileàetoileà
  6. Oasis – Dig Out Your Soul etoileàetoileàetoileà
  7. Cold War Kids – Loyalty To Loyalty etoileà
  8. Kings Of Leon Only By the Night etoileà

Ipod

  • Kaiser Chiefs – Off With Their Heads etoileàetoileà
  • Bloc Party – Intimacy etoileàetoileàetoileà
  • Snow Patrol – A Hundred Million Suns etoileàetoileàetoileà

5 titres

  • Ryan Adams – Wonderwall (Oasis cover)
  • Friendly Foes – My Body (Is a Strange Place To Live)
  • Operator Please – Just a Song About Ping Pong
  • Dionysos – Neige (live)
  • Vetiver – Been So Long

Films

  • Tropic Thunder etoileàetoileàetoileà

Bouquins

  • N/A

Jeudi
30
oct 2008

The Subways @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

 Bande-son : The SubwaysAlright

Photographiquement parlant ç’aura été une soirée en demi-teinte, puisque que j’arrive trop tard pour chouter Quidam et que je me retrouve coincé sur la gauche parce que j’avais prévu de faire une variante de la photo ci-dessus et que lorsque je cherche à partir à droite, tout le monde est ― on se demande bien pourquoi ― aux pieds de la bassiste. En ajoutant à ça des lumières sursaturées, un chanteur torse (sans) poil qui crée de méchants contrastes et le carton jaune que je me prends avant le rappel, ce qui m’empêche de choper le slam et le concours de chant de la toute fin, on obtient ça :

Pour le reste les Subways sont fidèles à eux-mêmes, en agressant une salle plutôt dépeuplée mais surchauffée comme il faut dès Kalifornia qui ouvre la soirée. Sur comme devant la scène, ça saute d’un bout à l’autre du show, on a droit à un Oh Yeah d’anthologie, Shake Shake bien méchant, This Is The Club à fond de cinquième et, en rappel, un enchaînement mortel de Strawberry Blonde, Girls & Boys et Rock & Roll Queen, conclu par un slam de Billy Lunn, donc, et un concours de chant entre les deux moitiés de l’Élysée qui évidemment finira sur un match nul. Le public parisien est le meilleur de France, puis le meilleur de la tournée, tout le monde sait que tout les soirs Lunn sert le même discours à toutes ses salles mais merde, après tout, ça fait partie du jeu alors on y croira. The Subways explosent en torchant ― en français, comme pour la Boule Noire d’avril dernier, mais cette fois-ci sans lire son texte ― Rock & Roll Queen et laissent l’Élysée frustré par un set si court mais suintant son intensité. Dans la vie c’est dur de tout avoir.


Mercredi
29
oct 2008

Décal’O manie.

Comme je n’ai pas pu faire le concert de The Kilts au Bataclan hier soir, sautons du Coca Light et causons plutôt décalage de pistes.

Tout le monde connaît donc la théorie des 17 secondes sur le Kid A de Radiohead.

Hum ?

Bon, tout ceux qui ne connaissent pas la règle des 17 secondes sur le Kid A de Radiohead, je vous aurais bien invités à écouter l’épisode de feu Vox du 23 octobre 2006, mais le MP3 n’est plus en ligne1, ce qui m’oblige à vous le résumer : en gros quand on se met Kid A en double avec un décalage de 17 secondes entre les deux copies, on obtient un truc neuf et cohérent. Comme je suis sympa, je vous donne deux exemples :

  • Everything in its Right Place
  • Idioteque

Évidemment, d’aucuns me rétorqueront que « de toutes façons Radiohead c’est toujours la même soupe, alors doubler leurs compos ne fera que doubler le bordel et tout ça sonnera comme du Radiohead puisque 0 plus 0 ça fait toujours 02. » À ceux-là, je répondrai par un exemple de recouvrement à 17 secondes d’une reprise de Creep par le(s) obscur(s) Xeo, si vous devez n’écouter qu’un MP3 aujourd’hui faites en sorte que ce soit celui-là :

Sur ce, reprenons.

Tout le monde connaît la théorie des 17 secondes sur le Kid A de Radiohead. Si, tout le monde. Même toi. Aujourd’hui, nous évoquerons plutôt la théorie des 0 secondes sur 9 de Damien Rice.

Elephant et Sleep Don’t Weep sont tous deux en phase avec, respectivement, The Blower’s Daughter et Cold Water sur le premier album de l’Irlandais déprimé. Mélodies semblables, rythmes similaires, dans les deux cas l’association des deux titres donne un effet de crise de dédoublement de personnalité du chanteur, dont les deux hémisphères vocaux décident de chanter chacun un truc en se foutant ouvertement de la gueule de l’autre. Pour le reste, ça fonctionne bien, sauf quand Lisa Hannigan intervient dans The Blower’s Daughter, ce qui indique bien que Rice avait manigancé longtemps avant leur rupture artistique de mars 2007 ce stratagème visant à la discréditer en lui taillant un beau costard de grain de sable venant foutre la merde dans ses manipulation inter-discographiques intimes au cas où leur relation musicale arriverait à son terme, ce qui relève du plus pur machiavélisme. Mais là où ça devient intéressant, c’est que Rice nous avait prévenus dès 2003 en intitulant son premier album O, qui peut également se lire 0, soit la valeur exacte à la seconde près du décalage qu’il faut donner au second morceau par rapport au premier pour obtenir l’effet désiré. De là, on peut s’interroger sur la signification du titre de son deuxième album, 9, quant à sa signification mathématique ainsi qu’à l’incidence de cette dernière sur les bidouilles qu’il nous faudra mettre en œuvre lors de la sortie de son troisième disque :

  • Décalage de neuf secondes entre les morceaux : classique, déjà fait, ça fait trop resucée de Radiohead, à oublier de suite.
  • Décalage de neuf ans entre les albums : là, ça devient intéressant dans la mesure où ce délai de neuf années entre l’écoute des deux disques donne des airs de petit rituel à la chose ; on a subitement envie de s’écouter le deuxième entre potes, puis de se fixer rendez-vous dans 9 ans sur une place honorant des hommes de haute taille pour s’écouter le troisième en se racontant la vie après le lycée. C’est original, personne d’autre n’y a pensé avant, sinon “The Spaghetti Incident?” se serait intitulé 14.
  • Inversion du troisième disque : 9 est un chiffre sympa qu’on a souvent envie d’associer à son alter-ego 6 pour d’élémentaires raisons de ying-yang. On peut ainsi déduire, et c’est là un scoop, que le prochain Damien Rice sera livré à l’envers et uniquement en vinyle, qu’il faudra bricoler nos vieilles platines pour inverser leur sens de rotation et que ce n’est qu’en jouant les deux albums simultanément dans cette configuration qu’on pourra en profiter. Il y a de quoi se demander où seront placés les messages sataniques au sein du nouvel album ― depuis Black Sabbath, on trouve dans TOUS les albums des messages à caractère satanique, même dans le BB Brunes ― mais le concept n’en est pas moins révolutionnaire, je vois déjà la maison de disque vanter le truc en clamant partout que Rice a fait du neuf avec son 9.

Ah, j’ai failli oublier les MP3 schizophrènes :

  • Elephant / The Blower’s Daughter
  • Sleep Don’t Weep / Cold Water
  • Évidemment, d’aucuns me rétorqueront que « de toutes façons, même en mélangeant n’importe quoi avec n’importe quoi, on obtient toujours de la musique, c’est complètement débile ton truc. » Pour ceux-là, je conclurai sur un mariage consanguin de Kyo et d’Empyr :

    2 /Edit : Ah tiens si, il est revenu en ligne. C’est con, mon texte est déjà tapé.

    1 Fichtre, cette dernière phrase me donne une folle idée de dessin.


Mardi
28
oct 2008

À la clef refond aine.


Gare de Lyon, Paris, 4 octobre.

 Bande-son : The Kills Getting Down

Je suis très horloges en ce moment, moi.


Lundi
27
oct 2008

Prendre de là haute heure.


Gare de Lyon, Paris, 4 octobre.

 Bande-son : Interpol The Lighthouse

C’est ach’te bien les radios de djeunzes qui aiment le rock et roll, mais alors quand elles te réveillent le lundi matin en te souhaitant de bonnes vacances de la Toussaint, tout de suite, c’est beaucoup moins marrant.


Vendredi
24
oct 2008

Au train on emporte le vin.


Gare de Lyon, Paris, 4 octobre.

 Bande-son : Oasis Half the World Away

[Plus j'écoute Noel Gallagher chanter, plus je pense que Liam ne sert à rien d'autre que d'assurer le chaînon manquant entre l'homme et le chimpanzé.]


Jeudi
23
oct 2008

Saoul dépravé lape l’âge.


Avenue de la Motte-Piquet, Paris, 27 septembre.

 Bande-son : Vetiver No One Word

Pourtant c’est léger, la fondue.


Mercredi
22
oct 2008

Mademoiselle K @ l’Olympia, Paris, 20 octobre.

 Bande-son : Operator Please Just a Song About Ping Pong


Mardi
21
oct 2008

Mademoiselle K @ l’Olympia, Paris.


Punaise celle-là est moins bien que la première et la deuxième, je sens que je perds la main.

Ça restera comme une grande soirée d’innovation. D’abord grâce à la camelote post-soviétique de Juyette (sic) qui inventa le panoramique de concert en tranches, mais aussi grâce au management de Mademoiselle K qui tenta une expérience de fosse photo rotative et révolutionnaire1 permettant de peupler le devant de scène de manière parcimonieuse, rythmée et intégrale suivant une théorie que je vous aurais bien exposée dans un fichier Excel si l’idée de refaire une note à schéma manuscrit ― les plus fameuses commencent à dater ― ne m’avait subitement pris comme une envie de choucroute :


Figure 1 : placement stratégique initial des différents acteurs de la soirée.

Les neuf photographes sont donc partagés en trois groupes de trois et on fait tourner ces trois groupes ― respectivement A, B et C ― dans la fosse durant tout le concert à raison de quatre minutes par groupe dans la fosse, sous le chronomètre impartial et l’œil exigeant de maître Ménard, huissier de justice à Paris XVI, ainsi que les bras musclés de deux agents de sécurités prêts à en découdre pour faire respecter la loi artistico-temporelle du lieu, suivant le schéma suivant :


Figure 2 : cycle de rotation photographique prévu durant le concert.

Bon, vu que maître Ménard est coincé dans les embouteillages et que les agents de sécurités sont sympas, on décide tous d’un commun accord de tourner tous les deux morceaux, ce qui simplifie bien les choses, parce que sortir au beau milieu d’un solo risque de perturber le groupe et gâcher sa fête donc ruiner la soirée, avouez que les photographes comme les agents de sécurité font quand même preuve d’un admirable respect pour le travail de l’artiste. Après simplification, on obtient donc le programme suivant :


Figure 3 : cycle de rotation harmonieux imaginé par l’association fertile de photographes et d’agents de sécurité faisant tous preuve de bon sens.

Ce qui est beau, propre, bien embouché et parfait pour que rien ne soit loupé durant la soirée. Tout va parfaitement s’opérer durant le concert, du moins au début, comme le relate l’expérience pratique ci-dessous :


Figure 4 : Allégorie de l’insertion de l’élément humaine dans la mécanique bien huilée de la logique élémentaire théorique.

Nous pouvons retenir de l’expérience que :

  • Le système de rotation c’est très chouette, ça laisse de la place dans la fosse sans que personne ne se marche dessus ni ne bouche la vue du premier rang et tout le monde en sort tellement heureux qu’on se croirait dans un épisode des Bisounours.
  • L’éparpillement des différents groupes de photographes m’invite à suggérer aux artistes qui aimeraient repomper le concept ― je les y enjoins ― de vêtir leurs équipes photographiques de dossards à lettres ― ou à animaux, ce qui ajoute un côté scout à l’affaire ― qu’ils peuvent se repasser à loisir quand ils vont et viennent au bar, dans les gradins ou au stand de marchandise, ce qui simplifie l’accès à la fosse.
  • Laisser toutes les équipes envahir la fosse pour le final est également une bonne idée, puisque ça limite les jalousies inter-groupes et que si l’on a opté pour les dossard à animaux, cela donne à la fin du concert une ambiance de fin de camp scout où se mélangent les totems de toutes les escouades décidément bon enfant.

Ah, et sinon le show fut évidemment bon, Mademoiselle K est un groupe qui progresse constamment et remet sans cesse en question ses compos, même au bout de 10 fois c’est toujours un bonheur de les voir sur scène.

Et à part ça, rien.

_____

1 Durant la préhistoire, les photographes pouvaient chouter durant l’intégralité des concerts. Depuis les Stones dans les années 70 ― la légende veut que ça vienne des Stones dans les années 70 ― les photographes n’ont plus droit qu’aux trois premiers morceaux, ce qui craint pour chouter des rappels.


Lundi
20
oct 2008

Foehns¹ radiaux.


Louis Vuitton, Paris, 20 septembre.

 Bande-son : We Are Scientists Ghouls

C’est fou comme les jours où t’as juste pas envie souvent tombent un lundi.

1 Avouez que c’est la frime, un mot pareil.


Vendredi
17
oct 2008

Bloc Party @ le Nouveau Casino, Paris, 14 octobre.

 Bande-son : Adventure KidRobots Sing We’re From Barcelona


Jeudi
16
oct 2008

I don’t ever wanna come down from here to there.


Stonehouse, 14 septembre.

 Bande-son : I’m From Barcelona Music Killed Me


Mercredi
15
oct 2008

Bloc Party @ le Nouveau Casino, Paris.

Observation no 1 : Ce qu’il y a de bien, avec Bloc Party, c’est que le charisme et les mimiques du Kele font qu’on a quelque chose à se mettre dans l’œil tout au long de la soirée.

Observation no 2 : Ce qu’il y a de mal, avec Bloc Party, c’est que du coup on en oublie ses potes batteur, bassiste et gratteux qui à force doivent être super vexés et malheureux dans leur vie.

Pour le reste la soirée fut bonne, à des lieues du concert promo typique où tout le monde reste les bras croisés sans bouger ou bouge aux bars pour se croiser, grâce à un premier rang particulièrement à fond dedans. Bloc Party assure, Kele Okereke fait le show, slame une fois, deux fois, grimpe jusqu’à la console de la mezzanine, revient, perd sa ceinture ― opération intégralement exécutée avec un photographe du NME qui lui court après tout du long, ce qui prouve qu’au NME ils doivent les recruter dans l’armée, leurs photographes ― et s’excuse par avance s’il perd son pantalon, ce à quoi la salle rétorque « hélicoptère ! », que je trouve particulièrement drôle et osé mais surtout drôle, jusqu’à ce que plus tard dans la soirée on me rappelle que non non Helicopter c’est juste le titre de cette chanson là, tu sais bien, ce qui m’enlève toute la blague, comme quoi les ignorants sont effectivement les plus heureux parce qu’ils peuvent voir des blagues osées mais drôle là où il n’y a qu’une requête de chanson. Malgré ça la soirée est bonne et fini bien, le groupe est toujours très bon, son batteur et son chanteur toujours aussi impressionnants et leur nouveau singôle a du hip-hop dedans, tout va bien. Y a un Olympia le 10 février, je me demande si le Kele tentera la grimpette jusqu’au balcon.

 Bande-son : Bloc Party She’s Hearing Voices (Gloubi-Boulga)


Mardi
14
oct 2008

Deux coudes cuits hier à Pau¹.


Saint Cyr’s Church, Stonehouse, 15 septembre.

 Mark Lanegan Carry Home (The Gun Club cover)

[Merci à Polly Magoo pour le prêt de bande-son]

[Et si vous êtes messins faites un tour là-bas.]

_____

1 Aucun rapport. Y avait longtemps, hein ?


Jeudi
09
oct 2008

Space mots-keys #26.

ize proude tou présente

La fournée du mois craint. C’est d’autant plus triste que cette 26e édition marque le deuxième anniversaire de cette noble rubrique, qui s’en trouve fort mal honorée. Avouons qu’il y a de quoi déprimer.

La ― très ― courte-liste :


  • Sûrement parce que la conjugaison telle qu’on la trouve dans les Bled est totalement hors de mode.
     

  • Si tu ne dis pas « perdu avenue de la Motte-Piquet rends-le moi sinon je t’envoie mes potes rugbeux » ça ne compte pas.
     

  • Ah non, maintenant la mode c’est Cinéma Bizarre est le meilleur groupe du monde.
     

  • Là pardon mais huhuhu.
     

  • Y en a qui mériteraient des Gif.

     

  • Monsieur n’est pas une pédale. Monsieur est un groupe de rock et roll.
     

  • J’ai décidé de ne pas répondre à cette question.
     

  • Je me disais bien, aussi.

     

  • Euh ?
     

  • Ça doit pas être simple, une vie de femme en bas et talons. Surtout à la piscine.
     

  • Mais absolument. J’ai d’ailleurs fait beaucoup de photos en noir et blanc hier soir.