Flogging Molly @ la Maroquinerie, Paris.

Flogging Molly c’était ma première accréditation, ma première interview en anglais, mes premières photos de concert et les premiers morceaux de ma fulgurante carrière de DJ le plus talentueux de tout l’ouest du Saulcy1. À bien y réfléchir, si j’en suis là aujourd’hui c’est grâce à ce concert placardé sur ma porte de bureau il y a cinq ans, et donc grâce au groupe, et donc grâce à la fille du Sud qui me l’a fait découvrir fin 2001. Dans ces conditions, difficile d’être objectif à propos d’hier mais de toutes façons, j’ai pas envie. Le concert d’hier soir est à la hauteur de celui d’avant ― mais devant le bon public ― et celui d’encore avant ― mais en configuration plus intensément intime ―. Flogging Molly livre un show du feu de dieu, exécuté à fond de cinquième dans une cave transformée en enfer suintant ― on dégouline déjà tous avant la fin du deuxième titre ―, sur lequel slamment punks à casquettes, rockeux avinés et même des gens normaux. Dave King, fidèle à son rôle de harangueur de foule, est content de revenir en Europe et de trouver quelques Irlandais dans la salle ― « I see the redheads in the back! » ― et partagent ses Guinness tièdes avec le premier rang entre deux morceaux enflammés. Les autres suivent dans un joyeux bordel qui tient la route sans qu’on sache comment, tapent les mains de la foule et distribuent des bouteilles de flotte en pagaille ― la stout, ils se la gardent ―, enfonçant le clou de l’hystérie sur Swagger ou changeant la Maro en taverne dublinoise avec l’accordéon de Whistle The Wind. Vaste bordel électrique. Dans mon imaginaire fantasmagorique, c’est à ça que ressemblait le CBGB. La tempête dure près d’une heure trois quarts sans se calmer, Flogging Molly envoie Drunken Lullabies, Tobacco Island et Devil’s Dance Floor et conclut avec un enchaînement Salty Dog / Within A Mile Of Home / What’s Left Of The Flag mortel. Le Black Friday Rule du rappel, assuré par King seul à la guitare jusqu’au solo, est amputé d’une dizaine de minutes mais finit comme il faut, avant Seven Deadly Sins qui laisse la salle en nage. Flogging Molly descend aussitôt de scène pour serrer la main et signer les trucs de tout le monde en torchant ce qu’il leur reste de stout. Je remonte dégoulinant, le fotoapparat moite et son œilleton bien en place2, dehors aussi c’est l’orage. Je pars sous la pluie avec mes meilleurs souvenirs de Maro défoncés (Datsuns, Gore Gore Girls ou… Beatsteaks). Je n’en attendais pas moins de cette soirée.
Bande-son : Flogging Molly – Within A Mile Of Home (live)
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1 Un épisode bientôt abordé dans l’ABD, bande de veinards, dès que j’aurai enfin réussi à terminer ce !#@$ d’épisode 17.
2 Ça a l’air de rien comme ça, mais retrouver l’œilleton qu’on a perdu dans un choc avec un slammeur et réussir à le retrouver au milieu de ce genre de concert est un exploit du quotidien qui mérite d’être cité ici.
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28 mai 2008 à 12:41
Enfin, une goutte d’eau autobiodiscoreportographique dans un océan d’huile ces temps-ci.
28 mai 2008 à 14:19
Je te PROMETS que j’y travaille d’arrache pied. Quitte à ne plus avoir de pieds, d’ailleurs.
28 mai 2008 à 14:40
Heureusement que ta 1ere acredd/interview/orgasme c’etait pas Vegastar…
28 mai 2008 à 14:45
MDR
Ça sent le vécu. C’était qui toi ? Pleymo ou Muse ?
29 mai 2008 à 8:40
Muse oui. En fanzine. Interview / soirée privée / concert VIP / invit ! la totale !
Jpeux donc PAS etre totalement une salope avec eux !
29 mai 2008 à 11:30
Et puis quand même, c’est pas trop la honte comparé à un Pleymo ou un AqME. Note mes vrais premiers, moi, c’étaient les Amis D’ta Femme, mais seulement pour rigoler.
29 mai 2008 à 14:03
un nom de groupe pleins de poesie certes…
1ere interview RockMag : Maczde Carpat. (apres ils ont disparu, hum, c’est ma specialité : Asyl - Eon Megahertz…)
30 mai 2008 à 10:27
[hé ! Ils ont pas splitté Asyl, ils prévoient un album pour octobre.]
Alors Maczde Carpat, j’ai JAMAIS entendu parler. Je vais potasser les archives.
Pour les ADTF le mieux fut d’appeler la maison de disques sur la route pour prévenir qu’on serait en retard, « allo bonjour monsieur on voudrait prévenir qu’on sera en retard pour interviewer les Amis d’Ta Femme » et qu’en fait c’était un faux numéro. Le gars se demandait ce qui lui arrivait. Ah lala, c’était un groupe plein de poésie, je garde un souvenir magique de Marée basse que je te chanterai, un jour, mais fortement aviné.
9 novembre 2008 à 2:24
[...] en fume dans la foule, c’est dire ―, fait presqu’aussi bien que mon meilleur souvenir de Maro avant de se casser après avoir lâché ses singles comme des missiles [...]
27 novembre 2008 à 19:40
:o|=
28 novembre 2008 à 12:10
Héhéhé :)