
Rue Saint-Louis-en-l’Île, Paris, 23 mars.
Trouvé grâce à ce billet-ci et celui-là : Harlan Ellison dépeint tout haut et tout bien notre triste époque artistique actuelle. Je sais pas pourquoi, mais ça me parle.
Bande-son : The Last Shadow Puppets – My Mistakes Were Made For You (acoustic)

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[Beau]coup de pompe[s].
Et toits nuits par[sem]èment.
Et pendant ce temps, à Rokensen.
Languis sourd hoche.
All the time that we wasted.
Bancs bi.
Capitaine Flemme.
Phil-harmonie.
La nuit démorve Yvan.
Ça va, l’air de travée.
Fond de tiroir #16.
Re-cyclage.
Harlem @ la Plage du Glaz’Art, Paris.
Persiennes à non gras tas.
Crocs qu’Odile donne, dis.
Mazette, une photo à la Doisneau, bravo!
[Ah, et au fait, pour le commentaire...hum...waouh, merci...ça fait plaisir didonc...]
[Par contre, je risque d'avoir un peu honte, maintenant, de poster mes pauvres photos toutes floues...]
[Mais c'est fait sans prétention, hein...]
m’en parle pas j’suis en plein dedans (recherche de stage et ou pige) : les annonces sont du types:
"Bonjour on cherche un cadreur monteur truquiste qui a son matériel pour une mission de 3 mois non rémunéréé."
Déjà qu’acheter une caméra coute la peau du cul, avoir un banc de montage j’en parle meme pas, savoir faire les effets spéciaux… et en plus pour rien avoir à bouffer pendant trois mois.
Et c’est que ça tout le temps!
Sinon la photo est jolie : )
Rebecca> J’avoue, elle est trafiquée. Mais merci :)
[Mais de rien allons]
[Mais on s'en fout ça, ce qui compte c'est l'Œuvre en entier allons :)]
Saryon> On le retrouve dans tous les domaines, c’est super-gonflant à force, et c’est pas près de s’arrêter puisqu’ils trouveront toujours quelqu’un pour accepter les termes. La vie est dure, et elle va pas s’arranger de si tôt.
Et ouaip…
Pour apporter de l’eau à ton moulin, et pour montrer que ce que dit le monsieur en colère s’applique dans tous les domaines:
j’ai eu la chance de pouvoir faire publier mon mémoire de maîtrise il y a quelques années. Le bouquin est sorti, il s’est vendu pas mal pour le genre de créneau de ce bouquin.
Et bien quoi?
Et bien, pour recevoir mes droits d’auteur, il faut que j’écrive une lettre pour RECLAMER mon argent. Sinon pas payée.Chaque année, chaque été, c’est le même cirque : Bonjour Mr le boursier des B. L. excusez moi de vous déranger, vous n’auriez pas une petite pièce pour le travail que j’ai fait svp?
J’ai l’impression d’être une mendiante. Pourtant le livre, c’est moi qui l’ai écrit. Bien sûr il pourrait aussi bien être resté dans la poussière de mes tiroirs. Donc voilà, je ferme ma gueule, parce que j’ai la chance d’avoir été publiée. Et que ce n’est pas mon métier. Mais putain, je pense à tous ceux qui veulent, ont les couilles de voiloir vivre de leur passion et je compatis. Grandement, je compatis. Quelle putain de société.
Ahahaha c’est tellement typique. Mais il faut insister, parce que sinon c’est s’abandonner au système, qui se nourrit de ça pour renforcer l’aplomb qu’il a à ne pas payer les suivants. C’est une suite de dominos qui tombent. T’as pas à fermer ta gueule, au contraire : les droits d’auteurs ça se rémunère, point.
harlan ellison is my new hero !
(:
à propos de ça d’ailleurs, faudra que je t’en raconte une bien bonne sur un label qui a bien les moyens et qui voulait des tofs gratos…
Ah je veux absolument entendre l’histoire, je me lasse pas de ce genre de truc, c’est mon côté masochiste.