Le jeu du jour : grâce au document d’archive fourni, amuse-toi à mesurer le taux d’accroissement capillaire moyen de la section rythmique de Mademoiselle K en 321 jours et compare tes résultats avec tes amis !
« Comme an éclat de rire viant consolet tristesse
Comme an sauffle avenir viant raviver les brinses
Comme un porfum de sauffre qui fait naître la flomme.
Jeunesse lève-toi. »
J’hésite entre lancer une souscription nationale pour lui payer un orthophoniste ou militer pour une pétition exigeant son interdiction d’ondes immédiate.
Ils ne sont pas partis très longtemps, pourtant. Mais les Anglais pondent tellement de nouveaux groupes à la semaine que lorsque l’un d’eux prend une pause à peine trop longue, on l’oublie de suite. Quand les Subways montent sur scène j’ai l’impression de retrouver un vieux groupe disparu, genre reformation des Beatles, parce que Rock & Roll Queen et le show sous les trombes d’eau de Rock en Seine c’était il y a déjà trois ans, et surtout parce que le trio était resté coi depuis lors, sans émettre ni commettre, rien. De l’eau a coulé sous les ponts, des tonnes d’Arctic Monkeys, de View et de Wombats ont pris le relais du groupe de jeunes sympa qui promettent… Et re-voilà les Subways 3 ans plus tard, à devoir défendre, en plus d’un nouvel album, un statut de vieux de la vieille qui ne devrait même pas leur revenir tant ils ont encore à faire et à apprendre. Le set est bon, très bon même, le trio alterne nouveau et ancien en explosant la scène, en sautant sur place et en approchant le public au plus près. Coincé dans les 20 cm de fosse, il faut autant faire gaffe à ne pas se prendre des pieds de slammeur sur le crâne qu’à se manger le manche de la guitare de Billy Lunn dans l’objectif. Le public exulte, sur scène c’est à peine plus calme, chaudes retrouvailles. Charlotte Cooper est fidèle à elle-même (donc intenable), Lunn joue les entertainers à la Bruce Dickinson, les poils en moins. Le rappel enchaîne Girls & Boys, le nouveau single et son riff de metal musien, avec une version allumée de Rock & Roll Queen qui arrache tout. Bonnard, chapeau. Les Subways sont de retour et ça va se savoir.
Elle fait PEUR, Amy Gore. Rien que quand elle monte sur scène, cachée dans son imper, pour faire ses balances elle-même, on sent qu’il faut pas la faire chier. Le quator s’est manifestement lancé dans un concours de « la première qui se marre devra conduire le tour-bus avec sa culotte sur la tête jusqu’au prochain concert » ― qui sera finalement perdu par la batteuse Nicky Styxx, mais pas avant la fin du set ― et la championne du monde, c’est elle. Ce soir tout le monde s’en prend plein la gueule : l’ingé-son qui a mis le retour trop bas, d’abord, mais surtout le public qui n’applaudit pas comme il faut, qui ne chante pas assez fort et qui ne scande pas assez bien le nom de ses troupes. Au bout de cinq titres, on préfère arrêter de penser et juste faire ce que Chef nous demande, de peur que Chef nous chevauche son fouet à la main en hurlant « dis mon nom, salope ! » et en nous faisant lécher ses bottes. Heureusement qu’il n’y a pas à se forcer beaucoup : Le set est une grosse heure du feu de dieu durant laquelle on a droit à toute la panoplie rock n’roll, des cris aux bains de foules, guitares en l’air et riffs en avant avec ― ça vous l’aurez compris ― beaucoup d’attitude. Quatre ans que je les avais pas vues sur scène et j’avais oublié à quel point les Gore Gore Girls pouvaient être sauvages. Heureusement qu’Amy Gore sait pas ça, tiens, c’est un coup à se bouffer ses bottes la prochaine fois.
Nous sommes officiellement dans le post-begbeidesque.
Rhâh je sais qu’il est pourri mon jeu de mots de titre, mais je suis fatigué aussi, je me suis couché tard parce que je suis rock en 2008, et qu’être rock en 2008 c’est rester jusqu’à 2h sur l’iTunes qu’on a fraîchement installé à reclasser ses MP3 bien comme il faut parce qu’il manque plein de noms d’albums et que du coup la pochette ne s’affiche pas dans la belle galerie de pochettes et que ça c’est super-triste, sans compter qu’il faut tout bien renseigner les champs « Artiste pour le tri » sinon Eddie Vedder apparaît à E au lieu de V et ça c’est typiquement le genre de truc qui m’empêche de dormir, une discothèque mal rangée où le Brian Jonestown Massacre est allé se perdre dans les T au milieu d’une foultitude de groupes en « The » et qu’Annie Cordie est la nouvelle voisine d’AC/DC1. L’horreur.
Ce soir je reprends à Editors. En attendant, on peut débattre sur la bonne lettre où classer A Perfect Circle2 ou, si le débat s’envenime, revenir à un truc plus consensuel comme Marylin Manson, Brendan Benson ou Vazili Vazalian3. À vous de voir.