Récupérer mademoiselle 72. Passer prendre monsieur 28 à Jaurès. En retard. Attendre en regardant fondre la neige. Accueillir monsieur 28 et manquer de l’abandonner là quand il annonce que non, on n’aura pas de truite. Arriver. Fumer. Entrer. Tomber sur monsieur 6 au bar. Monsieur 46 est en retard, il voit une ex. Dans quelle tenue il la voit, l’ex ? Rejoindre la fosse de 15 cm de large. Discuter avec le premier rang. Rencontrer monsieur 1. Faire signe à monsieur 14 et à 48-la-binocle qui ont préféré rester derrière. Attendre. Chouter. S’extraire de la fosse de 15 cm de large. rejoindre mademoiselle 72, monsieur 46, monsieur 28 et mademoiselle 7 qui vient d’arriver. Monsieur 46 a aperçu 48-la-binocle, et savoir que ce n’est pas ce soir qu’il le rattrapera lui gâche autant la soirée que le fait de s’en être tenu à voir son ex habillée. Tuer le réalisateur. Bouger à New York. Saluer Cherub. Déshabiller Patricia. Danser sur Joie Division en observant, au milieu de l’émeute, mademoiselle 72 sauter sur place et impressionner un monsieur 14 qui se demande si elle est sous exta. Rappeler. Marier pour la première fois. Se prendre un retour de flamme à la discothèque. Saluer. Dire bonsoir à messieurs 6, 1 et 14 et emmener mademoiselle 72, mademoiselle 7, monsieur 28 et monsieur 46 dîner. Sortir de là près de deux heures plus tard avec la douce sensation que si les meilleurs concerts font les plus belles soirées, c’est surtout grâce à ces gens sur qui tu peux compter.
1Tout ça pour dire qu’après Crazy et Bang Bang, Umbrella est depuis quelque temps la reprise à la mode du moment, et qu’un vaste débat spéculatif pour savoir qui sera le prochain tioube que tous les groupes s’empresseront de reprendre s’impose. J’attends vos pronostics.
Tentons d’oublier l’horrible 1972 que le mirage des plus récentes belles photos de ce monsieur m’a mis dans la tête en écoutant plutôt notre bande de bostoniens reprenant la plus graou des songwriteuses anglaises que l’on vient juste de m’envoyer du Vermont.
Bon, on attaque tout de suite parce qu’il y en a beaucoup. Devinez sur qui ?
Nouvelles du front
La guerre qui oppose hotellistes et champigneux a perdu du terrain, au profit des fervents admirateurs en quête d’informations juteuses sur leur idoles. Bien sûr, on a des (en train de se battre nus dans la boue ?), des , des , des doutes sur la bonne humeur quotidienne de Billouze (), sa virilité () ou sa joie de vivre (), mais dans la majorité des cas, on tombe sur des requêtes de fan enamourées. Si les champigneux s’en tiennent à vouloir accéder à toute l’œuvre de leurs idoles (, ), les hotellistes pratiquent plus volontier le culte de la personne, cherchant à tout connaître sur la troupe (, , , ― j’aimerais bien entendre celle-là ―, , ) et laissant libre court à ses fantasmes (, , , ). Mais des deux côtés, on n’oublie pas l’essentiel. Je relève autant de que de .
La courteliste
Je crois qu’on touche le fond.
Jesus Christ ?
Le premier qui compare les fans de Maiden aux fans de Tokio Hotel, j’essuie mes mains pleines de gras sur ses joues.
C’est fabuleux, la ponctuation. Sans elle, impossible de savoir si ce visiteur cherche à découvrir le rétrécissement agricole, ou s’il est très pressé et très impatient d’apprendre à reconnaître un placard.
Tu devrais avoir honte, espèce de dégoûtant. Quand tu auras trouvé envoie-moi les photo, que je les jette pour toi.
Il ne faut jamais chercher à expliquer les miracles.
J’avoue, moi aussi j’ai eu du mal au début.
Mou ? Comment ça, mou ?
Euh…
Autant de méticulosité, ça m’épate.
Alors là j’adore. J’en ai eu une ou deux dizaines, mais toutes faites les soirs de Nouvelle Étoile. Les yeux du Manœuvres, tels ceux de la méduse, restent un mystère inquiétant. Reste à savoir pourquoi n’ai-je reçu aucun mot-clé en « Lio sans lifting » ou « Manoukian sans menton ».
J’adore les requêtes qui commencent par « site internet ». Comme si Gougle allait te trouver un phoque ou un tas de vieux pneus.
Pas peu fier que ça mène là.
Et voilà. Ça fait pas un mois qu’Indochine a arrêté de tourner que déjà, elles s’inquiètent toutes.
Ça en fera, des grosses fesses.
Pourvu qu’on m’invite.
C’est une notion radicalement opposée à celle d’entrée au Petit Rex.
Toi, tu vas te faire des tonnes de nouveaux amis.
Voilà qui est quand même moins flatteur que « Jack White courgette ».