Archive pour novembre 2007

Zinc pas sis force des vils.


Rue des Cascades, Paris, 17 novembre.

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Bande-son : BlancheRunning With The Devil (Van Halen cover1)

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1 Dont je vous invite à ouïr la version originale après celle de Blanche histoire de rigoler :

Simone & Garth’s fond d’cale.


Royal Daffodil, Liverpool, 18 octobre.

Plus je le regarde et plus je me dis que ce gars ressemble davantage à un Kurt Cobain jeune et chevelu qu’à un Garth Algar juvénile.

Et à part ça, Fred Chichin est mort. Pas que je sois fan des Rita Mitsouko, loin de là même, mais c’est mon premier musicien dont j’ai des photos qui disparaît. Et comme je sais que ce n’est qu’un début, je me dis que la vie, ça craint.

Et à part ça, à trop regarder le Septante Show le soir, on en finit par pondre des conneries. Demain j’arrête, promis.

Bande-son : The WombatsMoving To New York

Carré m’emmêchant.


Église Saint Ambroise, Paris, 3 novembre.

Jah m’escomptant.

Bande-son : CalexicoOcean of Noise (Arcade Fire cover)

Two Gallants @ la Maroquinerie, Paris.

Pendant que les Têtes Raides cherchent à justifier leur nom en fêtant la sortie de leur nouvel album, Banco, dans le bar-restaurant du rez-de-chaussée, Two Gallants prennent possession du sous-sol devant une salle de tous âges en bonne partie anglophone. Le set est carré, pas de setlist, les titres s’enchaînent vite et bien, on pense furtivement aux White Stripes pour la configuration batterie/guitare et la spontanéité, mais la comparaison s’arrête vite là : Two Gallants sont bien plus folk, moins sulfureux et affichent moins leur complicité. Cela ne les empêche pas de communiquer des ambiances magiques dans la salle, surtout sur la fin du second rappel où, plutôt que de finir dans un chaos dont ils sont pourtant capables ― leur version à l’arrache de Las Cruces Jail, avant le premier rappel, en témoigne ―, Two Gallants optent pour un final en berceuse, menant doucement de leurs quatre mains la Maro à l’orée de sa nuit avant de disparaître en catimini. Chapeau.

Bande-son : Cold War KidsRubidoux

Previously unreleased #74¹.


Sharko, la Flèche d’Or, Paris, 11 octobre.

Bande-son : The RaveonettesAly, Walk With Me

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1 Joyeuse tradition honteusement pompée .

Tente à temps dû.


Rue Flayelle, Givet, 27 octobre.

Bande-son : I Am KlootI Believe

Constance Verluca @ la Maroquinerie, Paris.

Je suis officiellement un excité du pied.

Bande-son : StereophonicsDrowning

Art et haut stand.


Cathédrale anglicane, Liverpool, 18 octobre.

Je crois que cette trouvaille tardive du titre qui aurait collé parfaitement à la notouze d’hier mais qui, sur celle-ci, fait tache, va infiniment me gâcher le week-end.

Bande-son : InterpolWrecking Ball

Sa perle hip-hop pète.


Cathédrale anglicane, Liverpool, 18 octobre.

Pour comprendre le rapport entre cette note et son titre, envoie « RAPPORT » (R, A, P, P, O, R, T) au 88691 et découvre le nom de l’amour de ta vie, sa couleur de chat préférée et son membre de Tokio Hotel favori.

Bande-son : Foo FightersThe Ballad of the Beaconsfield Miners

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1 0,50 € par SMS en 83 SMS [je sais, c'est vil, mais je dois me racheter un nouveau tricycle].

Black Rebel Motorcycle Club @ l’Élysée-Montmartre, Paris.

Saute dans la voiture. Démarre. Roule. Roule. Stop. Roule. Stop. Roule. Stop. Stop. Stop. 2h30. Entre. Chope le fotoapparat. Métro. 10 min. Blindé. Arrive. Il faut une autre place. Oui tu cherches. 27 €. Pas 50. 27 €. Pas 40. Pas 35. Une clope si tu me la vends 30. Pas de clope. Oui je cherche. 30 €. Dans le kébab pour pas qu’on te voit faire ? Kébab. Billet. Entre. Fosse photo. Ça commence. 10 minutes d’avance. Pas prêt. Berlin. Sors le fotoapparat. Déclenche. Mise au point foirée. Déclenche. Déclenche. Ça foire. Déclenche. Ça marche. Déclenche. Des pieds. Setlist. Déclenche. Weapon Of Choice. Stop. Lumières de merde. Photos pourries. Pire qu’il y a deux ans. Extraction de la fosse. Bière. Visu. Photos moches. Pas dedans. Robert est beau. Téléobjectif. Tu flottes. Semblent fatigués. Fault Line. T’es dedans. Six Barrel Shotgun. Tu planes. Whatever Happened To My Rock n’Roll. Panard. Rappel. Excitation. Take Out A Loan. Impatience. 2 autres. Intro. Intro. Intro. Deux ans d’attente. Intro. Heart + Soul. Laisse aller. I think our moment’s come and if feel this well you can save me. I feel our selfishness will be the end of this if you don’t save me. Larsens. Cris. Retombe. Des bises. Métro. ACDSee. Finalement ça va. Développe. Ça va bien. Traite. Ça va très bien. Ta gueule en poster sur TF1. Tes pieds aussi. Tout le monde au lit.

Bande-son à écouter très, très fort : Black Rebel Motorcycle ClubHeart + Soul

Autodiscobiographie #16.

Joe Satriani ― The Extremist

#26
Label :
Epic
Sortie : 21 juillet 1992
Producteur : Joe Satriani, Andy Johns, John Cuniberti

En vrai, sur la cassette de Sepultura que le Lacaille m’avait filé1 figurait en Face B cet album à l’opposé de l’autre, aussi fignolé et lisse que Chaos AD pouvait être rèche et sauvage. The Extremist. Une montagne de guitare instrumentale pompeuse et stratosphérique, taillée pour accompagner des films de bagnoles ou d’avions, ou n’importe quel autre monde étrange dans lequel peut se projeter un mec de 15 ans. Joe Satriani, derrière son nom de pizzaïolo2, est surtout l’un des meilleurs guitaristes vivants, amené à la guitare par la mort d’Hendrix et prof de mecs comme Steve Vaï ou Kirk Hammett (Metallica). À l’époque la légende raconte que le mec joue tellement de notes à la seconde que les tablatures de ses morceaux ne montrent que de grossiers paquets de chiffres agglomérés en pâtés3. Épatant.

Quatrième album d’un gratteux pareil, The Extremist c’est forcément du lourd4. Tour à tour aérien, déchiré, intime ou la tête dans le vent, c’est une bande-son que l’on peut mettre à toutes les sauces, de la dépression solitaire à l’hystérie collective. Son ouverture dans un Friends pompeux à souhaits, grandiloquent et vaste, place un hymne galvanisant qui tire vers le haut. Why me revoit toujours au fond d’un bus, quelque part sur la route qui mène de Bath à un ensemble de grottes quelconques, déprimant devant la morne campagne du Somerset qui défile sous la bruine. Des Cryin’ ou Tears In The Rain, me replongent plutôt dans tout un tas de soirées solitaires, la gueule dans la nuit à réfléchir à des sujets grave comme ce que peut bien penser la fille du dortoir d’à côté ou quel sera le meilleur moment pour commencer la dissertation d’histoire que je dois rendre le lendemain. À l’inverse, les cordes cristallines de Rubina’s blue Sky Happiness vont plutôt chercher vers des après-midis de légère insouciance, passés à débattre de sujets de fond comme, bien entendus, les indices de ce que peut bien penser la fille du dortoir d’à côté ou quel est le meilleur moment pour commencer une dissert’ d’histoire devant être rendue le lendemain ; mais aussi des controverses plus universelles comme qui est le plus fort entre Slash et Lars Ulrich, est-on plus rock en 1993 avec des doc 14 trous qu’avec des 11 et si embrasser sans la langue ça veut dire qu’on sort ensemble. Quant à Motorcycle Driver et ses riffs en ronflements de moteur, j’en ai fait fumer la 205 de joie.

Puisque c’est un album instrumental, doublé d’une polyvalence atmosphérique l’adaptant à toute situation, The Extremist colle à tous les moments et tous les lieux. Enfin, collait, bien sûr, parce que malgré tout ses grosses guitares fignolées, lissées et résonnantes, encore marquée d’années 80 au métal suant, font quelque peu taches dans l’époque garage faussement brouillonne dans laquelle la fin des années 1990 nous a laissés : après avoir loupé Satch5 en 19936, je cherche à soigner ma frustration un 20 octobre 2004 à Ann Arbor. Pour m’être pointé en retard au Michigan Theater, je ressors de là sans photo, après deux heures passées assis au milieu d’un public impassible, à mater un Satriani au crâne rasé dérouler son show sans une once de flamme. Les rockeux, comme Samson, concentrent toute leur énergie dans leurs cheveux. Leurs doigts ne font que canaliser le trop-plein. Reste que The Extremist mérite la visite rapide d’une oreille émue, en l’honneur du dernier poilu.

1 Cf. ADB n0 15.

2 C’est Risoli qui l’avait surnommé comme ça au Millionnaire, j’avais été super-choqué.

3 Légende que je n’ai par ailleurs jamais vérifiée.

4 Surfing With The Alien en 1987 était pas mal non plus dans le genre, mais je ne l’apprendrai que plus tard.

5 Les fans de Satriani, qui sont des mecs cools et très rock n’rolls ― quoique portant des Converse 3 trous ― le surnomment affectueusement Satch.

6 Après Depeche Mode (ADB n0 1) et avant les White Stripes (ADB n0 x), l’un de mes plus gros regrets rock n’roll sera d’avoir fait le concert de Deep Purple du 13 octobre 1993 alors que, dix jours plus tard, Blackmore et Gillian se foutait une fois de plus sur la gueule, Blackmore se barrait et Satriani était appelé à la rescousse pour assurer l’intérim jusqu’à la fin de la tournée.

Extraits

  • #1 - Friends
  • #5 – Rubina’s Blue Sky Happiness
  • #7 – Tears In The Rain
  • #8 – Why
  • #9 – Motorcycle Driver

Un Dieu-toit.


Cathédrale anglicane, Liverpool, 18 octobre.

La semaine sera longue, dites donc.

Bande-son : Secret MachinesNow Here Is Nowhere

Vis, dors dur.


Black Knight street, Liverpool, 18 octobre.

Polly-Jean, tout est fini entre nous.

Bande-son : GarbagePush It (Boom Boom Satellites remix)

Previously unreleased #73¹.


Kings of Leon, le Bataclan, 26 juin.

Comprendre : « j’étais tellement bourré au Beaujolais hier soir que j’en suis sorti sans photo ce matin, ce qui m’oblige à meubler avec le premier fond de tiroir venu. »

J’ai honte, oui.

Bande-son : The White StripesBone Brokes

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1 Tradition fort jolie empruntée ici.

Stoppe ou encorne.


Black Knight Street, Liverpool, 18 octobre.

La journée commence toujours mieux avec de l’Arcade Fire à se tremper dans le café.

Bande-son : The WarlocksInside Outside