Autodiscobiographie #14.
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Guns N’Roses ― GN’R Lies#22 |
Je reconnais qu’il faudrait que j’arrête de parler des Guns N’Roses. À force, ça saoule. J’aurais dû prévoir le coup il y a 15 ans, d’entrée de jeu réaliser qu’à l’horizon 2007, le groupe aurait disparu depuis plus d’une décennie. J’aurais laissé tomber les Guns (à l’époque on disait les Guns), brûlé ma chemise verte à carreaux et mon T-Shirt « Nobody knows I’m a lesbian », rasé mon duvet bouc naissant, effacé mes tatouages Malabar et laissé tomber le bandana au poignet, avant de me pencher sur des groupes avec plus d’avenir comme Bon Jovi ou Def Leppard. Une décennie et demi plus tard, je ne passerais pas pour un ancien combattant victime des squelettes qu’il retrouve dans son placard. Une chance que je n’aie jamais été fan de Twisted Sister, tiens.
Évidemment, on me signale que j’aurais aussi bien pu passer sous silence GN’R Lies dans cette rubrique et voir directement la suite, vu qu’il est court et que 5 de ses 8 titres avaient déjà été entendus, lui enlevant toute intérêt autodiscobiographique. Mais ç’aurait été compter sans Patience et One In A Million, et ça mon pote, c’est impossible.
Avant d’y passer, il faut quand même survoler le reste. Les deux faces de GN’R Lies sont disctinctes : la face A présente le Live ?!*@ Like A Suicide, premier EP du groupe sorti fin 1986, un faux live de 4 titres agressifs comportant une reprise de Nice Boys de Rose Tatoo, ainsi qu’un autre du Mama Kin d’Aerosmith, bien utile par la suite quand il s’agira de se familiariser avec le premier album du combo à grande bouche. Les deux reprises sont accompagnées de Reckless Life, hymne au comportement de mauvais garçon qui t’explique que dans la vie, plus tu es un rebel qui boit/fume/tripote tout ce qui bouge, plus tu es cool et de Move To The City. Voilà.
La face B comporte 4 titres acoustiques et s’ouvre sur Patience, donc. Un truc de fou. Je vais la mettre sur toutes les mix-tapes de slows que je distribue à l’époque1. Succès garanti. Moi-même, Patience m’ouvre les portes d’une relation passionnée et intense basée sur la confiance et le don de soi qui s’éternisera pendant au moins 10 jours, facile, avant que je me fasse larguer comme une merde aux vacances de printemps (en partant en Angleterre). Mais fi des détails personnel, on n’est pas chez Confessions intimes2. Patience reste un titre qui vieillit pas si mal, beau, l’un des plus honnêtes de Guns N’Roses. Et des plus annonciateurs, d’ailleurs, son clip s’achevant sur un Axl Rose abandonné de tous qui se mate de vieilles vidéos de la gloire passée de son groupe. Ça date de 1989 et ça rappelle déjà un truc.
Patience est suivi d’I Used To Love Her (ce qui explique peut-être pourquoi une relation entamée dessus finit irrémédiablement en eau de boudin), chanson potache promouvant l’enterrement 6 pieds sous terre de son ex, et de Crazy, titre tiré d’Appetite For Destruction ici dans une version acoustique, avant que le disque se conclue sur le cas One In A Million.
One In A Million est musicalement une merveille, donc une merveille tout court pour un gars de seconde en allemand LV1 qui ne cale un traître mot aux déblatérations des chanteurs anglo-saxons. La composition est brillante et la prestation de Slash à la sèche ― surtout sur le solo ― mortelle. Il me faudra quelques années avant de comprendre le sens d’une phrase comme « Immigrants and faggots they make no sense to me / they come to our country and think they’ll do what they please / like start some mini-Iran / or spread some fucking disease / they talk so many goddam ways / it’s all greek to me ». J’apprendrai plus tard qu’à l’époque de sa sortie, One In A Million a fait jaser sévère, malgré la note de Rose sur la pochette de l’album expliquant en gros que « tout ça, c’est pour rigoler ». Le rouquin hurleur ajoutera plus tard que ses deux icônes vivantes étant Elton John et Freddie Mercurie, il pourrait être difficilement homophobe, et encore moins raciste vu que son guitariste à chapeau est noir. Quoi qu’il en soit, Slash refusera pour sa part de la jouer par la suite, ce qu’on peut comprendre, après tout. Le second degré, surtout lorsqu’il tire gravement vers le troisième, fait rarement l’unanimité. Le mieux, encore, est d’écouter One In A Million en faisant abstraction de ce qu’elle dit pour ne garder que sa façon de le faire. Si on peut.
1 Le sponsor officiel des amours collégo-lycéennes, c’était moi.
2 Ce qui est fort heureux, car le sujet du jour serait alors plutôt You’re Beautiful de James Blünte.
Extraits
- #1 - Reckless Life
- #4 – Mama Kin
- #5 – Patience
- #6 – I Used To Love Her
- #8 – One In A Million
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2 octobre 2007 à 10:19
Héhéhé
J’avais oublié ce truc des paroles de One in a million. Très drole.
Encore un morceau qu’il faut pas avoir dans ton ipod quand tu prends le métro sous peine de faire "Next, next, next…!" en catastrophe de peur que le son soit trop fort.
Un peu comme "Au temps béni des colonies" de Michel Sardouille (dont je recommande le dernier album "La Rupture Tranquilou" à chercher sur n’importe quel truc de vidéos en ligne)
2 octobre 2007 à 11:32
Heureusement, le Français moyen bénéficie du même niveau d’anglais qu’un lycéen de seconde en allemand LV1. En revanche dans le métro de New York, oui, mieux vaut éviter.
Au temps béni des colonies ? Fichtre, rien que le titre est éloquent. Faut absolument que je voie la vidéo, Sardou, j’en suis fan depuis tout petit !
2 octobre 2007 à 17:03
J’en connais une à qui ça ne dérange pas que l’on dise du bien des Guns.
2 octobre 2007 à 17:04
Je me fais avoir à chaque fois, je remplace donc le code par des guillemets.
3 octobre 2007 à 11:27
oh dommage moi j’aurais bien voulu des détails… j’ai pas de TFone chez moi :P
3 octobre 2007 à 13:30
Svenska> Merci. Ton soutien m’est cher. Je puiserai dedans la force de faire une nouvelle note pour The Spaghetti Incident ;)
Frall> Fichtre, je l’avais toujours su. TU ES UNE GROUPIE DE JAMES BLÜNTE.
3 octobre 2007 à 15:18
Le hic c’est que je comprenais quand même un peu ce que ça racontait one in a million. pourtant je ne pouvais pas m’empecher d’écouter. encore maintenant j’ai du mal à ne pas aimer. C’est bon la honte, quoi. En plus de faire des belles photos tu as un magnifique trousseau de plus tout jeune musico. Royal.
4 octobre 2007 à 9:22
Tain, tu m’explosais grave en anglais. J’ai le même plaisir honteux à vrai dire, le solo de sèche je l’adore, je ne peux faire autrement. Faudrait peut-être en réenregistrer une version yaourt, tiens.
Chouette, la nouvelle adresse. Je me mets ça en favoris ;)